Journal des penchants du roseau

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vendredi 18 mai 2012

Conseil : descriptions

Voilà-t-il pas que j'ai besoin de vous...

Je monte un petit catalogue-papier des livres édités par les penchants du roseau, j'aimerais joindre une courte description de chacun. Au lieu de qualifier le texte en quelques phrases, il me paraît plus intéressant d'en donner un extrait. J'aimerais bien, si vous avez un peu de temps à y consacrer, que vous me me citiez celui qui vous semble le plus significatif pour le ou les livres que vous désirez (4 à 5 lignes maximum). Si vous n'avez pas le livre à portée de main, vous pouvez le feuilleter à partir de la bibliothèque numérique (le lien nommé « image » vous conduit à chaque texte).

Merci.

Rappel des titres :

Les Conards de Rouen, Anonymes, Nicolas Dugord, Marc de Montifaud, Hervé Bréchet,

Bleu Terre, Jean-François Joubert,

La Chèvre jaune, Paul de Musset, Jean Domec,

Le Souvenir de personne, Cécile Fargue,

Bankster, Robert Bruce,

Un jour de grosse lune, Cécile Delalandre,

Peaux de papier, Yasmina Teterel,

L'Homme qui plantait des arbres, Jean Giono,

Descriptions, Christine Lapostolle,

Infinis paysages, Yasmina Teterel, Cécile Delalandre, Nourit Masson-Sékiné, Stanislas Fleury, Dzovinar, Marie-Agnès Michel, Simon Camier, Christelle Anjou, Luna Barbare, Robert Bruce, Fanie Vincent, Christine Leininger, Patrick Aspe, Véra Stépanowa, Annie David,

Retours difficiles, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Mémoires du cargo, Padrig Moazon,

Dangereuse expédition, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Instants tannés, Cécile Fargue Schouler,

Scènes étranges d'une enfance de garçon, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Staccato, Michel Gros Dumaine,

Sel et menthe séchée, Mariana Iacoblev-Barbu,

Lisières, Marianne Desroziers.

Cavalcade vers Montreuil à la recontre Des Rives et de Bruno Geneste

Ce soir à l'heure où se distend la campagne je partirai, chevauchant vapeur pour atteindre Quayline au nord de la Vilaine, là où se réunissent régulièrement Des Rives - « association de poésie vivante en Haute-Bretagne ». C'est au 46, avenue Alexis Rey à Montreuil-sur-Ille.

Pour la Saint-Yves, leur invité du 20 heures sera Bruno. Bruno Geneste, poète d'Ar Vro Vigoudenn et des lisières atlantiques.

jeudi 17 mai 2012

Et vive la poésie !

(Commentaire de Yasmina Hasnaoui à propos de la Rencontre poétique du 12 mai à Saint-Aubin-du-Comier)

Le bar d'à côté, photo prise par JoG

« Cette rencontre a été un moment fort, si fort que je suis encore sous l’émotion. C’était ma vraie première lecture publique et l’accueil si chaleureux de mes lecteurs, de Christian et de la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier m’a de suite mise à l’aise. Même si j’ai eu quelque appréhension, tout s’est dissipé rapidement grâce aux sourires et regards d’encouragement. ½ heure avant cette lecture, les talentueux Olivier et Jean-Bernard et moi-même avons répété. Répéter est un bien grand mot puisque c’était la première fois que nous nous voyions. Nous sommes entrés dans le vif du sujet, naturellement, et à notre grande surprise nous étions synchro. La musique irlandaise était l’habit parfait pour ces peaux. Nous pouvions commencer…une trentaine de personnes à l’écoute… je les entends encore respirer. Tout à côté, des poteries faisaient écho à la Poetry

J’ignore ce qui se passait dans le cœur des personnes présentes mais je sais ce qui s’y passait dans le mien. Me laissant porter par la musique, tapant la mesure discrètement du pied, j’ai dit et je crois avoir été entendue. Alors merci.

Cette rencontre s’est poursuivie ensuite autour d’un buffet organisé par Christian et JoG. Ainsi, chacun a pu faire connaissance et échanger entre deux bouchées et gorgées. Plus tard, un petit tour au Bar d’à côté. Le patron était présent à cette lecture. Lui et quelques clients ont parlé des Penchants et de leurs lectures. D’ailleurs le client de passage peut, le temps d’une consommation, emprunter un des ouvrages mis à disposition près du comptoir. Si le roseau doit être heureux de cet intérêt, je suis également très touchée par la sensibilité à mes mots et à ceux des autres auteurs édités par Christian. Nous avons échangé nos impressions sur tel ou tel ouvrage, conseillé la lecture de l’un, raconté l’histoire d’un autre….Il n’y a pas que dans les grandes villes qu’on parle de littérature. A Saint-Aubin-du-Cormier, il y a de fins connaisseurs.

Alors, une fois de plus, merci de tout cœur à toutes et à tous pour ce moment de partage.

Et vive la Poésie ! »

Yasmina Hasnaoui, auteur de Peaux de papier.

mercredi 16 mai 2012

Rencontre autour de Staccato de Michel Gros Dumaine Emission RCF Accord

Il suffit de cliquer sur ce lien pour écouter l'émission autour de Staccato.

Marie-Josée

« (...) Marie-Josée. Une courte vie : quelques objets. Laissés en vrac dans un petit deux pièces à deux pas de la place de la Victoire. Enfance dorée dans un milieu bourgeois, à Versailles, piano, danse, cours de dessin, s’est même crue artiste un temps avant de se découvrir d’autres ambitions. On la dit jolie, elle se sait attirante et en joue jusqu’à s’y faire prendre un soir de juin dans l’appartement d’un inconnu, quai des Chartrons, où elle était venue faire un casting pour une pub, soi-disant. Elle n’eut pas le temps de boire sa coupe de champagne qu’elle sentit le froid de la lame s’enfonçant dans la chair, la chaleur de son sang quitter son corps. Et sa vie finit comme ça : un soir, les quais, la Garonne qui l’emporta dans ses flots boueux. (...) »

extrait de Lisières de Marianne Desroziers à paraître le 1er juin 2012.

mardi 15 mai 2012

Le nom de Madame le Maire de Rouen ? Valérie Fourneyron

(ajout du 15 mai 2012 : je réactualise ce billet, il semble attirer le chaland ces derniers jours. Alors comptons... 895 après, Valérie Fourneyron ne m'a toujours pas répondu... Ce n'est pas très sport.)

Oh non ! Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que je n'ai pas reçu de réponse à mon courrier posté il y a soixante-douze jours à Madame le Maire de Rouen que j'intitule ainsi ce billet. Non, non, croyez-moi ! Il s'avère que depuis ce jour les penchants du roseau reçoivent de nombreuses visites accompagnées de cette requête : « Quel est le nom du Maire de Rouen ? »

Maintenant vous en savez autant que moi, alors poursuivons... par un petit retour en arrière, voici le contenu du courrier posté le 3 décembre dernier :

Madame le Maire,

Il est des noms de rues comme de nos manières, elles furent frustes mais gaies, pieuses mais irrespectueuses. Ces noms évoquaient plutôt un métier, une habitude, un marché, une réputation, un personnage illustré... qu’une personne illustre, sévère, défunte. Aujourd’hui, les épitaphes clouées à l’entrée de nos venelles, ruelles et avenues appesantissent nos pas à tel point qu’une prothèse pneumatique nous est devenue indispensable.

Disparues, celle des Arpenteurs, des Belles-Femmes, des Coquets, du Bon-Espoir, de la Basse-Fesse, de Derrière, Devant-la-Cohue, Dame-Jeanne, du Petit-Enfer, du Chien-qui-rit, du Cochon-rôti, de la Truie, des Ramasses, du Bardel, des Barbiers, des Curandiers, de Vanterie, de la Chèvre, des Crottes, de la Grosse-Bouteille, de la Pompe, des Prêtresses... même celle des Jésuites ; comme partout, elles furent remplacées par des galonnés, des ceinturés, des notables, des académiciens, des artistes... un pont récent, inauguré en grande pompe, fut même affublé du nom de celui qui s’écriait : « Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit ! »

Il est pourtant une rue qui retient plus particulièrement l’attention. Celle qui éventra un quartier tumultueux ; qui trancha et redressa les rues des Tanneurs, de la Renelle-aux-Tanneurs, des Maroquiniers, de Dessus-la-Renelle pour tracer une droite impeccable entre la Seine, l’Hôtel-de-Ville et les boulevards. Celle qui eut toujours une belle maîtresse, l’Impériale, la Royale, la République, l’Impériale (bis), la République (bis)... et demain ?

Demain est ma requête, Madame le Maire, celle de redonner fierté aux riverains de cette artère qu’on traverse sans jamais s’y attarder ; permettre aux passants de sourire, de se rappeler, de revenir. Demain sera changer son nom en rue de la Conardie, en mémoire aux fameux Conards de Rouen(1) qui surent égayer la ville un siècle durant avant d’être étouffés par le Parlement et l’ombre du sinistre homme rouge.

Madame le Maire, je vous en prie, bousculez l’ordre du jour de votre prochain conseil, présentez-lui cette requête et, à n’en pas douter, il l’adoptera à l’unanimité. Pensez à ces jours de liesse lorsqu’au son des « tabourins, fleustes, phiffres, trompes, trompettes, cimbales, cornemuses, vielles, carivary, hautsbois, rebecquets, bourdons, violons, harpes, loures sourdes, orgues, timpans, pippets, cornets » vous inaugurerez cette rue : la clameur s’étendra à toute la cité et... bien au-delà.

À cette inauguration prochaine, bien à vous,

Christian Domec, apprenti libraire.

(1) Les Conards de Rouen, les penchants du roseau, 2009, dans toutes les bonnes librairies de la ville.

Les Conards de Rouen - Couverture

lundi 14 mai 2012

Du cormier, au loin, des lisières

Nombril de Vénus

Cette crête est étonnante. Des chênes, des charmes, quelques conifères et des hêtres parfois. Dans le creux de leur tronc, s'épanouissent des nombrils de Vénus et, vers l'automne, des cèpes et leurs congénères percent la mort des feuilles chues. Le Mont-Saint-Michel serait visible de son faîte rocailleux, dit-on. La science de l'observation aiguise l’œil et se nourrit de légendes. Plus près au creux du vallon, Couesnon orvète, invisible, les replis des bosquets l'imaginent, il aime se laisser deviner. N'écoutez pas le poète. Nulle folie mit le Mont d'un côté du monde. Le Couesnon relie plus qu'il ne sépare et son eau pure fit tourner tant de moulins papetiers que des bibliothèques levantines sèchent encore leurs feuilles encrées.

Cette crête est une lisière, celle des possibles.

Six nouvelles me sont parvenues en automne, elles portaient chacune un nom : Depuis les terrasses, La Disparition de la photo, Le Vice enfin puni, La Couverture rouge, Le Bar d'acajou, Marie-Josée. Diversité des angles, unité de style. Le ciel était clair. C'est dans le parc des Gayeulles que je les ai effeuillées, bigre ! une cane s'en moqua. Et très vite me décider. Elles formeraient recueil pour ce printemps. Un onzième petits penchants. Nommé Lisières. Signé Marianne Desroziers.

Il paraîtra ce 1er juin.

°°°

Marianne Desroziers,

Trente-trois ans, écrivain et blogueuse littéraire, vit dans le Sud-Ouest. Lisières est son premier livre. Elle a publié des nouvelles dans des revues littéraires (Dissonances, Népenthès, Lapsus…) et collabore à plusieurs sites Internet (Vents contraires, Pastiches.net, La Cause littéraire…).
http://mariannedesroziers.blogspot.fr/

William Mathieu, artiste peintre, a réalisé l’illustration de couverture.

« Lecteur, suis-moi sur ce chemin, à la lisière, même – et surtout – si tu ne sais pas où il te mènera. La lecture est un risque à prendre...

Ceci est une invitation au voyage, au périple le long de la frontière, de toutes les frontières. Celles poreuses entre la réalité et l’illusion, le banal et l’extraordinaire, le monde des vivants et celui des morts.

Une jeune fille disparue, laissant la porte ouverte à toutes les hypothèses, une photo de famille recélant bien des secrets, une couverture rouge faisant resurgir le souvenir d’un homme aimé quelques instants, une rencontre improbable dans une station balnéaire à l’abandon, une lectrice perdue dans ses livres, un garde-frontière aux prises avec de drôles de créatures... Voilà ce qui t’attend dans ces six nouvelles que j’ai voulues emplies de mystère, d'étrangeté et d'ambiguïté, te laissant, cher lecteur, ta part d'interprétation. »

MD

°°°

dimanche 13 mai 2012

Sur mes traces en glaise gallèse

Quatre tablettes en argile où la morsure du feu fixa Sur mes traces gravé des doigts de JoG.
Celles et là, reliées en codex par bout de ficelle, partiront demain en Avignon.

tablette peaux de papier 1

tablette peaux de papier 2

tablette peaux de papier 3

tablette peaux de papier 4

°°°

Sur mes traces

Sur la route du temps divisé
J’avance, le cœur suspendu
Au plafond de ma mémoire
Précédée de mes empreintes
Je cherche mes silences
Sur les pages de neige
Et une lune de sang et de chair
Éclaire le chemin.
Je veux aller là-bas
Là où le futur est passé
Là, au centre.
Percer l’oeuf.
Écrire.

Yasmina Hasnaoui Teterel, Peaux de papier.

samedi 12 mai 2012

Merci

.

Rencontre poétique avec Yasmina Hasnaoui le 12 mai à Saint-Aubin-du-Cormier

Rencontre poétique avec Yasmina Teterel

La rencontre poétique avec Yasmina Hasnaoui Teterel, poète en Avignon et auteur de Peaux de papier, aura lieu le 12 mai 2012 à 11 heures à la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier – Ille-et-Vilaine.
Sur la carte c'est ici : http://g.co/maps/c2tmy

Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire Peaux de papier à cette adresse ; ainsi que des textes récents sur sa correspondance de nuit.

dont celui-ci :

°°°

Café blanc

Il ne reste que le silence et tes doigts aux nœuds coulants accrochés à l’anse de la tasse. Pendus comme de vieux crochets rouillés par un temps corrosif, ils s’agrippent, au-dessus de ce vide. La porcelaine reste encore le lien saisissable. Encore…. Encore un peu. Assise sur ce fauteuil qui semble t’étreindre pour que tu ne te disperses pas, les souvenirs chiffonnés, tu te replies sous la désarticulation de tes pensées. On peut les entendre geindre lorsqu’elles tentent de percer l’iris de tes yeux, miroirs sans tain. Les reflets les ont usés.

L’absence a le bras long. Elle atteint même la chair des cœurs. Mais vois-tu je reviendrai. Je reviendrai poser ma tête sur tes seins et m’abreuverai du lait de ta mémoire. J’ai le gosier étanche. J’absorberai ! Ainsi, le ventre plein, je t’écrirai. J’écrirai ton corps et ton sang. J’écrirai à chaque lever de lune jusqu’à tuer l’absence avant qu’elle ne devienne tienne.

Je reviendrai et ensemble nous écouterons le bruit de nos cuillers dans le café blanc.

°°°

Poésies, lectures, musiques, conversations avec non loin un gâteau aux pommes et une gorgée de cidre seront au menu. Pour ceux qui le souhaiteront un buffet frugal sera proposé sous mon atelier pour poursuivre cette journée. Après ? Nous verrons bien...

À bientôt !

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