Journal des penchants du roseau

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mardi 20 septembre 2016

Dimanche 2 octobre, « Poésie, roman & photographie » à Saint-Aubin-du-Cormier

36e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« Poésie, roman & photographie » au Bar d'à côté

avec Corinne Pluchart, Gilles Cervera & Gérard Fourel.

Dimanche 2 octobre de 10h à 12h30

La poésie, le roman et la photographie seront au cœur de notre rencontre autour du livre, à fleur de zinc au Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – avec les voix entremêlées de la poète Corinne Pluchart, du romancier Gilles Cervera et du photographe Gérard Fourel.

Nous découvrirons ce qui les relie. Le fait que leurs livres soient publiés en 2016 par Critina de Melo des éditions Vagamundo en est un premier signe avec : le recueil de poèmes « Fragments », le roman « L’Enfant du monde » et l’album « Bretagne Trás-os-Montes ».

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au bar d'à côté, 2 octobre 2016

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Quatrième saison 2016/2017

Comme pour les saisons précédentes (2013/2016), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

mercredi 24 août 2016

Dimanche 4 septembre,« Impulser le débat par l’écriture » à Saint-Aubin-du-Cormier

35e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« Impulser le débat par l’écriture » au Bar d'à côté

avec Mikaël Hardy, paysan (école paysanne 35 et Perma G’Rennes).

Dimanche 4 septembre de 10h à 12h30

« Impulser le débat par l’écriture » sera le thème de notre rencontre autour du livre, à fleur de zinc au Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – avec pour invité Mikaël Hardy, paysan (école paysanne 35 et Perma G’Rennes).

Pour cette première rencontre de la saison 2016/2017, n’hésitez à venir avec un livre que vous avez lu récemment et aimé afin de nous le présenter.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au bar d'à côté, 4 septembre 2016

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Quatrième saison 2016/2017

Comme pour les saisons précédentes (2013/2016), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

vendredi 22 juillet 2016

Les « Rencontres autour du livre, à fleur de zinc » à Saint-Aubin-du-Cormier

Rendez-vous le dimanche 4 septembre à 10 h au Bar d’à côté à Saint-Aubin-du-Cormier !

Amorcées fin août 2013, elles ont eu lieu tous les premiers dimanches de chaque mois en matinée – de 10 h à 12 h30 – au Bar d’à côté.

Elles permettent à de nombreuses personnes passionnées par le livre de présenter leurs œuvres, d’en découvrir d’autres, de s’exprimer et de débattre dans une ambiance propice et sympathique : des lecteurs bien sûr, mais aussi des auteurs, écrivains, poètes, éditeurs, illustrateurs, essayistes, traducteurs, graveurs, philosophes, humoristes, scénaristes, dessinateurs, libraires, bibliothécaires... (le masculin-neutre, révérence à la langue, ne saurait cacher que les femmes furent plutôt plus nombreuses).

Cette gageure, parce que c’en était une à l’échelle d’une petite commune rurale, n’a été possible que par l’existence d’un bar associatif – le Bar d’à côté – ouvert à ce type d’initiative, à la présence constante d’au moins deux bénévoles de l’association – les « taverniers » – pour ouvrir le bar ce jour-là, préparer la salle et l’accueil et, cerise sur le gâteau, attentives en participant avec plaisir à cette rencontre. Je nommerais en particulier Jennyfer Canedo, Bénédicte Mongrolle et Laurent. Enfin l’engagement bénévole de toutes les personnes présentes – en particulier des invités qui pouvaient venir de fort loin et ne bénéficiaient d’aucun défraiement – a permis à lui seul que ces rencontres puissent exister.

La troisième saison a pris fin en juillet dernier, la nouvelle débutera le dimanche 4 septembre 2016 à 10 h, le choix du thème et des invités n’est pas encore arrêté. Amoureux et curieux des livres, vous y êtes invités et attendus !

Le livre au bar d'à côté, été 2016

Furent invités en particulier :

  • Pascale Goze, éditrice chez Lunatique,
  • Nicole Laurent-Catrice, poète, romancière et traductrice,
  • Patrig Moazon, poète,
  • Flora Delalande, poète,
  • L'association Tazart (ainsi que George Orwell d'outre-tombe),
  • François Houtin, graveur, illustrateur,
  • Pascal Rougé, philosophe, essayiste,
  • Claude Bougeot, écrivant-humoriste,
  • Serge Prioul, poète,
  • Patricia Godard, féministe, essayiste,
  • Lydie Porée, féministe, essayiste,
  • Carmen Pennarun, poète,
  • Muriel Vautier, poète,
  • Anne-Claire Vilbert, bibliothécaire, « croqueuse de mots »
  • Laure Missir, poète, biographe, illustratrice, éditrice,
  • Jacques Josse, écrivain, poète,
  • Bruno Duval, libraire,
  • Omar Khayyam, poète, d'outre-tombe,
  • un apprenti libraire,
  • Gégé, dessinateur, scénariste,
  • Bélom, dessinateur, scénariste,
  • Gérard Fourel, photographe,
  • Jean-Pierre Mathias, conteur,
  • Cécile Bellanger, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Dominique Truet, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Isabelle Deplano, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Catherine Lepeinteur, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Marc Baron, poète,
  • Danielle Allain Guesdon, poète,
  • Denis Heudré, poète.
  • Mireille Lacour, éditrice,
  • Mariano Otero, peintre & illustrateur,
  • Nicolas de Casanove, poète & récitant.
  • Tinuviele Parmentier, éditrice & danseuse.

Environ 180 livres ont été présentés, en particulier ceux de ces auteurs.

Un bon début...

Merci à tous et à chacun.

mercredi 22 juin 2016

Dimanche 3 juillet, « Contre-Silences » à Saint-Aubin-du-Cormier

34e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« Contre-Silences » au Bar d'à côté

avec Alexandra Pommier, poète et violoniste ; Nicolas de Casanove, poète et récitant ; Tinuviele Parmentier, éditrice.

Dimanche 3 juillet de 10h à 12h30

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose un spectacle poétique et musical - « Contre-Silences » - interprété par la poète et violoniste Alexandra Pommier & le poète et récitant Nicolas de Casenove.

Ce spectacle se nourrit du livre-objet « Tempête de Cœur », poésie d’Alexandra Pommier illustrée par Cédric Abt ; édité par Tinuviele Parmentier des Éditions Paysages.

Plus d'informations sur le site des Éditions Paysages.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au bar d'à côté, 3 juillet 2016

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Troisième saison 2015/2016

Comme pour les saisons précédentes (2013/2015), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

mardi 24 mai 2016

Dimanche 5 juin, « La Part commune » à Saint-Aubin-du-Cormier

33e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« La Part commune » au Bar d'à côté

avec Mireille Lacour, éditrice ; Nicole Laurent-Catrice, poète ; Mariano Otero, peintre.

Dimanche 5 juin de 10h à __12h30_

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose une rencontre avec les éditions La Part Commune avec Mireille Lacour, éditrice.

Nicole Laurent-Catrice, poète & romancière, présentera en particulier son dernier livre : Un front de feuilles.

Mariano Otero, peintre, nous fera découvrir Écrits sur Dalí et Picasso, dont les illustrations accompagnent les textes de Antonio Otero Seco.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au bar d'à côté, 5 juin 2016

errata : « sur » est écrit « su » pour le titre du livre Écrits sur Dalí et Picasso sur l'affichette, désolé.

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Troisième saison 2015/2016

Comme pour les saisons précédentes (2013/2015), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

dimanche 22 mai 2016

Soutien à la famille Karasani vivant à Saint-Aubin-du-Cormier

Ce journal devenu de plus en plus celui d’un ex-apprenti libraire – ayant arrêté mon activité éditoriale et de fabrication de livres – m’incite à l’ouvrir un peu à des thèmes qui peuvent m’être chers.

Même si ces dernières années je n’ai côtoyé qu’à la marge ce qu’on appelle un peu rapidement le milieu éditorial et littéraire, il m’est permis d’affirmer qu’il ne se caractérise guère par la curiosité, peu par l’accueil, et paradoxalement ne fait pas grand cas de la liberté d’expression. Il est certainement plus ouvert que le milieu villageois du Pays de Caux décrit par Maupassant, mais sans doute moins qu’une nuitée d’un centre de tri postal en banlieue parisienne. Bref, c’est un milieu moyen, presque quelconque, parmi tous ceux que l’on peut côtoyer, sans reliefs particuliers ni défauts notables. Un milieu presque insignifiant.

Ne voyez aucune aigreur dans ce préambule, c’est finalement assez réjouissant, si d’aventure vous ne le connaissiez pas, de savoir que vous ne perdez rien de décisif. Et puis, il fallait bien que j’aborde le sujet qui m’importe par un bout, j’ai choisi celui-ci.

Liberté d’expression, curiosité et accueil symbolisent assez bien l’attitude que nous pourrions avoir vis-à-vis de personnes qui chez nous, là où nous vivons, demandent refuge, à s’exprimer et à vivre. Je suis atterré par notre attitude pusillanime collective concernant la situation actuelle où des murs s’érigent en Europe, comme un véritable rideau de fer, pour empêcher l’accueil de personnes aux abois fuyant une guerre dévastatrice : je pense ici plus particulièrement aux Syriens qui frappent à nos portes. Que l’accueil de 10 000 Syriens sur le territoire français entre 2011 et 2015 puisse faire que l’État se proclame « La France, pays d’accueil pour les réfugiés syriens » a de quoi faire frémir quand on sait qu’une famille syrienne (parents et 2 enfants) dans chaque commune française représenteraient plus de 140 000 personnes. Ne serions-nous pas en mesure de les accueillir facilement et bien ? Serions-nous une nation si pauvre et sèche ?

France pays d'accueil - sic

Notre histoire assez récente, si « notre » est la France, montre que l’accueil de réfugiés qui n’était pas toujours à bras ouverts fut plus généreux que ça : sans doute un million de personnes en 1962 fuyant l’Algérie (pieds-noirs, juifs et musulmans), quelques-unes de celles-ci font partie aujourd’hui de ma famille proche. Et l’exode de 1940, où des millions de fugitifs (on avance les chiffres de 8 à 10 millions) vont, dans un méli-mélo indescriptibles et la peur aux trousses, fuir l’avancée des troupes allemandes. Une bonne partie d’entre eux resteront en zone « libre » pendant 5 ans et plus. Ils se fait que mes parents adolescents alors, par le jeu d’une frontière éphémère, furent l’un du camp des exilés, l’autre de celui des accueillants ; je le sus de bonne heure. L’époque fut redoutable, elle fut celle où les principaux éditeurs (Hachette, Gallimard, Grasset...) dressèrent la liste des ouvrages à proscrire et à retirer de la vente, la proposèrent aux autorités allemandes ; elle prit le nom de leur ambassadeur Otto Abetz. Ils le firent un mois avant l’entrevue de Montoire, celle où Pétain rencontre Hitler, où la France entre dans la collaboration, quatre semaines donc après ses principaux éditeurs.

Nulle angélisme de ma part concernant la qualité humaine des réfugiés, elle doit épouser toute la variété des qualités que nous connaissons bien, celles qui nous animent, celles de nos proches. Des salauds, des lumineux, des salauds lumineux et de ternes affables…. Mais un peu de curiosité, le sens de l’accueil nous incitent à ouvrir grand les bras quitte à apprécier les personnes que nous accueillons ou à les critiquer. Notre accueil n’est pas une contrainte, mais une liberté, et de l’exprimer.

soutien karasani

De mon village j’écrivais, ici, il y a cinq ans ceci : « On s’installe dans une petite ville, non loin de son étang, on est charmé par l’accueil. Il est, à force d’habitudes – parce que nous sommes aux Marches –, devenu spontané chez les personnes qui vivent ce lieu. Nous sommes tous de passage, nous le savons. Certains depuis quelques générations, d’autres – comme cet apprenti libraire – depuis une année. Nous savons vite qu'ici l'entraide, l'échange sans souci d'un retour, est vivante, évidente. Elle accompagne ces bonjours qui rythment nos pas sans même savoir vraiment à qui nous les adressons. Juste dire par un hochement de tête, un sourire, une mimique ou un claquement sonore que nous ne sommes pas les ombres d'un décor où il faudrait se fondre et s'enfouir. Oh ! Rien d'idyllique : nous avons nos bisbilles et nos fronts froncés aussi, quelques esclandres qui habillent nos tragédies intimes lorsque le chant mue. Mais il y fait bon vivre, avec mesure : nous jouissons de ce luxe là.

Et puis voilà. Voilà que ce qui nous est profondément étranger nous rattrape. Une mécanique politique, administrative & judiciaire, mais surtout anonyme et étrangère, décide d’extirper de cette petite ville – leur lieu d’accueil et de vie – deux enfants, leur père et leur mère. »

Je pourrais aujourd’hui encore l’écrire, la description de Saint-Aubin-du-Cormier me semble toujours fidèle, une autre famille de même composition est aujourd’hui menacée ; les Karasani : Lirie, Artan, Gentian et Klédian. Ces Saint-Aubinais parce que d’origine étrangère – ils ont fui une deuxième fois l’Albanie en 2012 pour se réfugier en France et choisirent assez rapidement Saint-Aubin-du-Cormier comme lieu d’accueil puis de vie – sont aujourd’hui menacés d’expulsion. Pourtant, et ce n’est pas le moindre paradoxe, ils sont bien insérés dans la vie de la commune et appréciés comme rares peuvent l’être d’autres habitants. Les premiers témoignages collectés par le collectif de soutien à la famille Karasani en apportent chaque jour la preuve (même quelques bisbilles clochemerdesques sont mises pour l’occasion sous le boisseau).

Alors, vous qui lisez ce billet, n’hésitez pas à prendre connaissance de la page de soutien à la famille Karasani en cliquant sur ce lien : https://www.facebook.com/1603117173337967/, et de l’accompagner si tel est votre souhait. En attendant, je vous recopie mon témoignage :

« Habitant Saint-Aubin-du-Cormier depuis 6 ans, j’aime non pas y loger, mais y vivre, en particulier dans ses accueillants communs (rues et places publiques, sentes et jardins, lieux de spectacles, etc.).

Mes goûts me portent plus particulièrement vers certains lieux, je citerai ici la médiathèque où j’y ai pris une petite place de bénévole tant l’endroit est propice à la découverte et à la lecture ou, à défaut, à l’emprunt de livres. Comme un peu dans toutes les bibliothèques publiques, les visiteurs sont le plus souvent d’âge mûr, ou de tout jeunes enfants accompagnés d’un de leurs parents. Plus rares les adultes happés par leur vie professionnelle et exceptionnellement de jeunes adolescents qui ont d’autres centres d’intérêt.

J’y vois pourtant régulièrement un jeune homme, accompagné de son petit frère, furetant dans les étagères, curieux de tous les trésors qui s’y nichent. Cela me réjouit. Je n’ai appris qu’aujourd’hui que ces jeunes Saint-Aubinais, intéressés par notre culture commune, se nomment Gentian et Klédian ; qu’ils pourraient nous quitter non parce qu’ils le voudraient ou pour suivre les aventures professionnelles de leurs parents, mais parce que ça leur serait imposé pour une histoire de papiers. J’apprends aussi aujourd’hui que cette femme qui veillait sur eux au loin, leur mère, s’appelle Lirie et parce que cette Saint-Aubinaise serait d’un pays étranger, elle risquerait de ne pas le rester.

Un autre lieu où j’aime flâner, le faire visiter à des amis de passage, venant parfois d’un pays lointain, est notre Jardin médiéval mis en valeur par l’association Ragoles & Béruchets. Tous les mois environ, un chantier participatif des membres de cette association cisèle ce jardin, lui donne vie, le propose aux passants curieux de ses charmes. Je mets rarement la main à la binette, mais aime serrer celles plus rugueuses de membres de l’association qui s’échinent en souriant. Quelques échanges verbaux et chaleureux. Parmi ceux-là, il est un homme discret qui met en valeur ce jardin communal. Nous échangeons souvent de brèves amabilités avec une économie de mots. Je n’apprends qu’aujourd’hui que ce Saint-Aubinais dur à la tâche s’appelle Artan qu’il s’agit du mari de Lirie et le père de Gentian et Klédian.

Et je découvre aujourd’hui par la voie du collectif de soutien à la famille Karasani l’extrême détresse qu’ils ont pu vivre ces 14 dernières années, avec un moment de répit depuis qu’il sont, comme 3 600 d’entre-nous, Saint-Aubinais. Et l’incertitude qui plane aujourd’hui sur eux : celle qui pourrait les arracher à leur lieu de vie, de relations sociales et d’étude pour les replonger dans des années de détresse.

Pour quoi ?

Christian Domec, le 9 mai 2016. »

Soutien à la famille Karasani

jeudi 19 mai 2016

Super Cagnotte à Fougères le 24 mai 2016 !

Ce mardi 24 mai à 20 h 30, Super cagnotte sera dévoilée au public fougerais dans la salle Juliette Drouet.

Vous vous rappelez de « Super cagnotte » ? C’est cette pièce de théâtre que composa Jean Eyoum à partir de L’Avare de Molière lorsqu’il était encore lycéen à Villeneuve-Saint-Georges. Les penchants du roseau ont eu le plaisir de le rééditer en mai 2014... Malheureusement l’éditeur ne put assumer la distribution de ce livre correctement et c’est un grand regret.

Super cagnotte, la pièce, eut sa vie propre, celle des planches et de comédiens, celles de metteurs en scène. Après une représentation initiale à Villeneuve-Saint-Georges, elle fut jouée dans un « mixte » L’Avare/Super Cagnotte à Saint-Aubin-du-Cormier en 2014 par Les Baladins de la Tour sous la direction de Thierry Pavard ; au même moment elle était au programme du Théâtre de la Reine Blanche à Paris, interprétée par une jeune troupe de comédiens L’Atelier des caméléons dirigée par Dimitri Ruiz.

Un blanc... qui ne laissa pas Jean Eyoum sans activités professionnelles ni littéraires... Un blanc juste pour cette « Super cagnotte. »

Au début de l’année scolaire 2015/2016, une collégienne cherchant une pièce à suggérer pour son atelier de théâtre animé par William Aumand dans le collège Jeanne d’Arc de Fougères découvrit après de promptes recherches cette « Super cagnotte. » Au lieu, tel Harpagon, de la planquer, elle s’en ouvrit à sa petite troupe. Après lecture, cette pièce fut adoptée pour l’année scolaire.

Incidemment elle offrit le plaisir d’une rencontre entre Jean Eyoum, William Aumand, les collégiennes et collégiens de l’atelier théâtre et moi-même à Fougères (ainsi qu’avec Thierry Pavard à Saint-Aubin-du-Cormier).

Comme Jean Eyoum, je me réjouis de voir cette pièce prendre à nouveau corps dans l’expression de jeunes comédiens plein d'entrain et l’interprétation qu’ils en feront sous la conduite attentive de William Aumand.

Vive le théâtre ! Et bravo à ces comédiens qui, je n’en doute pas, nous surprendront.

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Une petite introduction à cette pièce :

Une photo de l'atelier de Villeneuve-Saint-Georges :

Super Cagnotte à Villeneuve-Saint-Georges

Une photo de la représentation à Saint-Aubin-du-Cormier

Super Cagnotte à Saint-Aubin-du-Cormier

Une photo de l'atelier des caméléons avec Jean Eyoum au théâtre de la Reine Blanche à Paris

Super Cagnotte Atelier des caméléons

Super cagnotte de Jean Eyoum

Super cagnotte, Jean Eyoum, première de couverture

Super cagnotte, Jean Eyoum, quatrième de couverture

Court extrait de Super cagnotte :

Pierre
— Qu’est-ce qui te fait flipper ? On s’aime ! Alors où est le problème ?

Jennifer
— Je n’en sais rien. Je suis à l’ouest. Avec mon daron qui s’excite pour rien ces jours-ci. C’est tendu à la baraque. Et puis qu’est-ce qu’ils vont dire la mifa ? Tu connais les gens de mon milieu… Et plus que tout, j’ai peur que tu sois un pur mytho. Les mecs sont tous pareils. Tu leur donnes tout, ils tirent un coup et dès qu’ils en ont marre, ils se barrent et te laissent en pleurs.

Pierre
— Je ne suis pas comme ces gars-là et tu le sais. Je suis dingue de toi et…

Jennifer
— Arrête ! Je ne suis plus une môme, tu sais. Vous avez tous le même discours. Vous n’arrêtez pas de nous mettre des dis­quettes et dès qu’on craque, vous disparaissez. Parfois même, vous nous plantez avec un gosse entre les bras parce que vous êtes incapables d’assumer. Il ne faut pas que je m’attache à toi comme ça, sinon…

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jeudi 21 avril 2016

Dimanche 1er mai, « Faire la fête au travail » à Saint-Aubin-du-Cormier

32e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« Faire la fête au travail » au Bar d'à côté

Dimanche 1er mai de 10h à 12h30

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose de de faire la fête au travail avec Une apologie des oisifs de Robert-Louis Stevenson, Le Droit à la paresse de Paul Lafargue, Éloge de l’oisiveté de Bertrand Russell et tout autre livre que vous aimeriez présenter à l’occasion de ce premier mai.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

(image du fond de l’affichette : d’après Desideria de Pierre Brueghel)

L'affichette

Le livre au Bar d'à côté, 1 mai 2016

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Troisième saison 2015/2016

Comme pour les saisons précédentes (2013/2015), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

lundi 28 mars 2016

Dimanche 3 avril, « Six minutes pour séduire » à Saint-Aubin-du-Cormier

31e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

« Six minutes pour séduire », au Bar d'à côté

Dimanche 3 avril de 10h à 12h30

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose de venir – si vous le souhaitez – avec un ou deux livres que vous aimez afin de les présenter aux autres participants dans un temps assez bref. Les séduire. Leur donner le désir de les découvrir à leur tour et de les lire.

Vous n’avez de livre à présenter ? Laissez-vous séduire.
Vous avez plus de deux livres à présenter ? Amenez-les toujours.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux !

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au Bar d'à côté, 3 avril 2016

En écrivant ce mot, j'ai pensé aux «Dix droits et un seul devoir : ne vous moquez jamais de ceux qui ne lisent pas, si vous voulez qu'ils lisent un jour !» ; droits imprescriptibles du lecteur in Comme un roman de Daniel Pennac :

1 - Le droit de ne pas lire
2 - Le droit de sauter des pages
3 - Le droit de ne pas finir un livre
4 - Le droit de relire
5 - Le droit de lire n'importe quoi
6 - Le droit au bovarysme
7 - Le droit de lire n'importe où
8 - Le droit de grappiller
9 - Le droit de lire à haute voix
10 - Le droit de se taire

Mais la séduction fait-elle bon ménage avec les droits ?

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Troisième saison 2015/2016

Comme pour les saisons précédentes (2013/2015), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

lundi 7 mars 2016

Trente rencontres autour du livre, à fleur de zinc à Saint-Aubin-du-Cormier

Ce dimanche 6 mars 2016 fut notre trentième « Rencontre autour du livre, à fleur de zinc » au Bar d'à côté. Amorcées fin août 2013, elles ont eu lieu, depuis, tous les premiers dimanches de chaque mois en matinée (à l’exception d’un). Elles ont permis à de nombreuses personnes passionnées par le livre de présenter leurs œuvres, d’en découvrir d’autres, de s’exprimer et de débattre dans une ambiance propice et sympathique : des lecteurs bien sûr, mais aussi des auteurs, écrivains, poètes, éditeurs, illustrateurs, essayistes, traducteurs, graveurs, philosophes, humoristes, scénaristes, dessinateurs, libraires, bibliothécaires... (le masculin-neutre, révérence à la langue, ne saurait cacher que les femmes furent un brin plus nombreuses).

Cette gageure, parce que c’en était une à l’échelle d’une petite commune rurale, n’a été possible que par l’existence d’un bar associatif – le Bar d’à côté – ouvert à ce type d’initiative, à la présence constante d’au moins deux bénévoles de l’association – les « taverniers » – pour ouvrir le bar ce jour-là – ce qui n’est pas habituel –, préparer la salle et l’accueil et, cerise sur le gâteau, qui étaient attentifs et participaient avec plaisir à cette rencontre. Je nommerais en particulier Jennyfer Canedo, Bénédicte Mongrolle et Laurent. Enfin l’engagement bénévole de toutes les personnes présentes – en particulier des invités qui pouvaient venir de fort loin et ne bénéficiaient d’aucun défraiement – a permis à lui seul que ces rencontres puissent exister.

30 rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Furent invités en particulier :

  • Pascale Goze, éditrice chez Lunatique,
  • Nicole Laurent-Catrice, poète, romancière et traductrice,
  • Patrig Moazon, poète,
  • Flora Delalande, poète,
  • L'association Tazart (ainsi que George Orwell d'outre-tombe),
  • François Houtin, graveur, illustrateur,
  • Pascal Rougé, philosophe, essayiste,
  • Claude Bougeot, écrivant-humoriste,
  • Serge Prioul, poète,
  • Patricia Godard, féministe, essayiste,
  • Lydie Porée, féministe, essayiste,
  • Carmen Pennarun, poète,
  • Muriel Vautier, poète,
  • Anne-Claire Vilbert, bibliothécaire, « croqueuse de mots »
  • Laure Missir, poète, biographe, illustratrice, éditrice,
  • Jacques Josse, écrivain, poète,
  • Bruno Duval, libraire,
  • Omar Khayyam, poète, d'outre-tombe,
  • un apprenti libraire,
  • Gégé, dessinateur, scénariste,
  • Bélom, dessinateur, scénariste,
  • Gérard Fourel, photographe,
  • Jean-Pierre Mathias, conteur,
  • Cécile Bellanger, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Dominique Truet, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Isabelle Deplano, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Catherine Lepeinteur, bibliothécaire, « croqueuse de mots »,
  • Marc Baron, poète,
  • Danielle Allain Guesdon, poète,
  • Denis Heudré, poète.

Environ 150 livres ont été présentés, en particulier ceux de ces auteurs.

Un bon début...

Merci à tous et à chacun.

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