[depuis l’introduction en encyclopédie de l’article Barberine en 2008, de nombreuses feuilles se sont envolées, d’autres déchirées, certaines reliées, quelques-unes projetées comme dirait mon ami Roger Ergans. Un point de départ pourrait être de se rendre à cet accueil.]
BARBERINE n.f. (2008 ; de Barberine, auteur de Rater
mieux) ♦ action de longue haleine consistant à déposer un manuscrit en
ligne sur le site d'un éditeur ; d'accepter qu'il subisse, tel quel, le
feu de la
critique. Si l'éditeur choisit de publier — sous forme d'un livre de
qualité — ce manuscrit, le travail éditorial accompagnant cette édition pourra
être consultable en ligne. On dira d'une barberine accomplie : « rater
mieux ». ♦ prov. : « À plume légère et fine, rater mieux sa barberine
». ♦ cit. : « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore.
Ou mieux plus mal. Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. Jusqu'à être
dégoûté pour de bon. Vomir pour de bon. Partir pour de bon. Là où ni l'un ni
l'autre pour de bon. Une bonne fois pour toutes pour de bon. » Samuel Beckett,
Cap au pire, éditions de Minuit, 1991. ♦ gramm. : le dérivé
verbal barberiner bien que d'un emploi rare est à éviter : « Quel
auteur quitterait la maison-mère qui le barberine ainsi tendrement,
entre ses bras ? » Reb, blog
Léo Scheer, 2008.
♣ syn. (registre soutenu) RÉTROPUBLICATION.
■ encycl. L'origine de ce mot est sujette à plusieurs
interprétations ; la plus couramment admise bruisse sur divers forums et
blogues sous la forme d'une historiette : « une jeune auteure nommée
Barberine en quête d'un éditeur proposa aux éditions Léo Scheer son manuscrit au titre
évocateur de Rater
mieux. N'arrivant à trouver le canal historique, elle choisit celui du
blog de l'éditeur. Rapidement, une
rubrique appelée M@nuscrits fut créée
pour réceptionner ceux-ci et permettre leur visualisation et leur critique.
Après avoir pris connaissance des travaux de l'atelier Bovary, l'idée vint à Léo
Scheer de s'en inspirer pour mettre en ligne le travail éditorial réalisé
lorsqu'un manuscrit est retenu. Rater mieux est le premier ouvrage de
la collection M@nuscrits (le 15 octobre 2008). »
♠ ico. Barberines nocturnes en
attente de rater mieux et en image.
♣ chronol. :
— 15 nov. 2007 :
Barberine ne sait que faire de son chef-d'œuvre,
— 28 nov. 2007 :
création de la rubrique M@nuscrits avec Rater mieux,
— nov./déc. 2007 : commentaires : wrath,
la piqûre, le
tiers livre, teXtes, l'huître perlière,
— 4 déc. 2007 : première
critique de Rater mieux, par Marco,
— 7 déc. 2007 : deuxième
m@nuscrit : Cinq récits de la famille Ergans,
— 7 janv. 2008 : Béatrice
Shalit dépose Gina Blum... dans M@nuscrits,
— 7 fév. 2008 : annonces :
créer la collection M@nuscrits, publier le travail éditorial,
— 25 mars 2008 : 24 m@nuscrits
déposés,
— 2 avr. 2008 :
Jean-Clet Martin dépose
La Chambre dans M@nuscrits,
— 7 avr. 2008 :
34
m@nuscrits,
— 6 mai 2008 : proposition
de classement des m@nuscrits,
— 6 mai 2008 : annonce de la
date de publication de Rater mieux de Barberine.
— 27 juin 2008 : la
centaine de m@nuscrits est franchie.
— 28 juin 2008 : Barberine
dans Livres Hebdo.
— 15 oct. 2008 :
Rater mieux dans toutes les bonnes librairies.
♣ hom. Barberine, prénom, dérivé de Barbe, Barbara. Du latin barbarus
issu du grec Βάρβαρος. Étranger : « qui ne parle pas grec ». On
l'évoque pour se protéger de la foudre.
■ poésie
Chanson de Barberine ♫
Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
Si loin d'ici ?
Voyez-vous pas que la nuit est profonde,
Et que le monde
N'est que souci ?
Vous qui croyez qu'une amour délaissée
De la pensée
S'enfuit ainsi,
Hélas ! hélas ! chercheurs de renommée,
Votre fumée
S'envole aussi.
Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
Si loin de nous ?
J'en vais pleurer, moi qui me laissais dire
Que mon sourire
Était si doux.
Chanson de Barberine, Alfred de Musset, 1836, éd. A. Lemerre.
■ géo. Barberine, lieu-dit, près d'une grande
cascade, où niche le musée
de Vallorcine (cf.
carte).
Roseau, 2008.