Journal des penchants du roseau

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dimanche 26 février 2012

Éditions Monplaisir

Gilles Monplaisir vient de m'envoyer une plaquette de présentation de « sa maison ». En voici un extrait :

Fondées en janvier 2012, les Éditions Monplaisir publient des textes dans lesquels l'individu se confronte à son environnement naturel ou culturel.
Espace de jeu ouvert aux écritures novatrices, elles s’attachent à découvrir, accompagner et promouvoir des auteurs à la voix singulière.

« Écrire est une chose. Publier en est une autre. Si écrire implique une distance avec le prosaïsme du travail, publier nécessite la prise en compte de l’économie générale au sein de laquelle l’écrit est produit. C’est devenir une de ces cathédrales qui carillonnent au milieu des villes industrieuses.
Cette position intermédiaire est instable mais nécessaire. C’est celle du prêtre… ou de la prostituée. C’est également celle des auteurs que les éditions Monplaisir publient. »

°°°

La lecture de ce passage entre en résonance avec le commentaire/question de Gilles au bas de cette page (n° 58) : Réponse du tricheur avec les mains plongées dans la glaise gallèse .

°°°

Voir la plaquette en entier : Editions Monplaisir

vendredi 24 février 2012

Mon plaisir ?

Une nouvelle maison d'édition ouvre ses portes, Monplaisir est son nom. J'ai commandé leur première parution prévue le 10 mars 2012 : La volonté des Anges, de Pauline Valmage.

J'invite Gilles Monplaisir à nous en dire plus dans un billet de présentation si tel est son bon plaisir (voir contact).

Bienvenue donc !

mercredi 30 décembre 2009

Rater mieux Barberine

[depuis l’introduction en encyclopédie de l’article Barberine en 2008, de nombreuses feuilles se sont envolées, d’autres déchirées, certaines reliées, quelques-unes projetées comme dirait mon ami Roger Ergans. Un point de départ pourrait être de se rendre à cet accueil.]

BARBERINE n.f. (2008 ; de Barberine, auteur de Rater mieux) ♦ action de longue haleine consistant à déposer un manuscrit en ligne sur le site d'un éditeur ; d'accepter qu'il subisse, tel quel, le feu de la critique. Si l'éditeur choisit de publier — sous forme d'un livre de qualité — ce manuscrit, le travail éditorial accompagnant cette édition pourra être consultable en ligne. On dira d'une barberine accomplie : « rater mieux ». ♦ prov. : « À plume légère et fine, rater mieux sa barberine ». ♦ cit. : « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. Ou mieux plus mal. Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. Jusqu'à être dégoûté pour de bon. Vomir pour de bon. Partir pour de bon. Là où ni l'un ni l'autre pour de bon. Une bonne fois pour toutes pour de bon. » Samuel Beckett, Cap au pire, éditions de Minuit, 1991. ♦ gramm. : le dérivé verbal barberiner bien que d'un emploi rare est à éviter : « Quel auteur quitterait la maison-mère qui le barberine ainsi tendrement, entre ses bras ? » Reb, blog Léo Scheer, 2008.

syn. (registre soutenu) RÉTROPUBLICATION.

encycl. L'origine de ce mot est sujette à plusieurs interprétations ; la plus couramment admise bruisse sur divers forums et blogues sous la forme d'une historiette : « une jeune auteure nommée Barberine en quête d'un éditeur proposa aux éditions Léo Scheer son manuscrit au titre évocateur de Rater mieux. N'arrivant à trouver le canal historique, elle choisit celui du blog de l'éditeur. Rapidement, une rubrique appelée M@nuscrits fut créée pour réceptionner ceux-ci et permettre leur visualisation et leur critique. Après avoir pris connaissance des travaux de l'atelier Bovary, l'idée vint à Léo Scheer de s'en inspirer pour mettre en ligne le travail éditorial réalisé lorsqu'un manuscrit est retenu. Rater mieux est le premier ouvrage de la collection M@nuscrits (le 15 octobre 2008). »

ico. Barberines nocturnes en attente de rater mieux et en image.

chronol. :
   — 15 nov. 2007 : Barberine ne sait que faire de son chef-d'œuvre,
   — 28 nov. 2007 : création de la rubrique M@nuscrits avec Rater mieux,
   — nov./déc. 2007 : commentaires : wrath, la piqûre, le tiers livre, teXtes, l'huître perlière,
   — 4 déc. 2007 : première critique de Rater mieux, par Marco,
   — 7 déc. 2007 : deuxième m@nuscrit : Cinq récits de la famille Ergans,
   — 7 janv. 2008 : Béatrice Shalit dépose Gina Blum... dans M@nuscrits,
   — 7 fév. 2008 : annonces : créer la collection M@nuscrits, publier le travail éditorial,
   — 25 mars 2008 : 24 m@nuscrits déposés,
   — 2 avr. 2008 : Jean-Clet Martin dépose La Chambre dans M@nuscrits,
   — 7 avr. 2008 : 34 m@nuscrits,
   — 6 mai 2008 : proposition de classement des m@nuscrits,
   — 6 mai 2008 : annonce de la date de publication de Rater mieux de Barberine.
   — 27 juin 2008 : la centaine de m@nuscrits est franchie.
   — 28 juin 2008 : Barberine dans Livres Hebdo.
   — 15 oct. 2008 : Rater mieux dans toutes les bonnes librairies.

hom. Barberine, prénom, dérivé de Barbe, Barbara. Du latin barbarus issu du grec Βάρβαρος. Étranger : « qui ne parle pas grec ». On l'évoque pour se protéger de la foudre.

■ poésie

Chanson de Barberine ♫

Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
Si loin d'ici ?
Voyez-vous pas que la nuit est profonde,
Et que le monde
N'est que souci ?

Vous qui croyez qu'une amour délaissée
De la pensée
S'enfuit ainsi,
Hélas ! hélas ! chercheurs de renommée,
Votre fumée
S'envole aussi.


Beau chevalier qui partez pour la guerre,
Qu'allez-vous faire
Si loin de nous ?
J'en vais pleurer, moi qui me laissais dire
Que mon sourire
Était si doux.

Chanson de Barberine, Alfred de Musset, 1836, éd. A. Lemerre.


■ géo. Barberine, lieu-dit, près d'une grande cascade, où niche le musée de Vallorcine (cf. carte).

Roseau, 2008.