Journal des penchants du roseau

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mercredi 25 janvier 2012

Poëme à Di de Nourit Masson-Sékiné

Nourit nous propose une nouvelle édition de Poëme à Di, imprimée cette fois à cent exemplaires numérotés par ses soins et de belle manière.

Poëme à DI

Son contenu est librement feuilletable (!) à l'adresse ci-dessus. En voici l'ouverture :

Ouverture

Je me demandais ce jour, amour aux mille têtes : sommes-nous l’œuvre l’un de l’autre ? Qu’ai-je fait de toi, qu’as-tu fait de moi – simultanément.
Œuvre de formes, de sons, de fragrances, fais-tu poids et transportes-tu à la fois ?

Globalité d’une œuvre tourmentée
travaillée par la fermentation d’une alchimie
qui graduellement polit
le cristal de l’Un-fini

Si les visages changent, le corps de l’amour n’est-il pas toujours le même ?
La grande histoire, au tain des petites réunies, se poursuit au-delà d’elle-même et tous les êtres à l’inouï, en un seul, nous entraînent.
A-t-on jamais vu le feu originel s’épuiser aux mille flammes qu’inlassablement il nourrit ?
Est-ce pourquoi ainsi Poëme à Di me vient, sans pluriel, et fouille dans la Mort même que l’Amour interpelle.
Ringard Amour, ringards mots d’amour, mais que sait-on de ce tiers qui, de pile et de face, fait et défait de tout temps ces guerres duelles comme individuelles ?
Ainsi, à mort, amour, à vie, s’essaye.
Toujours.

Nourit Masson-Sékiné in Poëme à Di.

mercredi 18 janvier 2012

Ce soir

Je ne parlerai ni de Staccato, ni de Peaux de papier, ni d'Un jour de grosse lune, ni des Conards de Rouen, ni de Descriptions, ni de Bankster, ni du Souvenir de personne, ni de L'Homme qui plantait des arbres, ni d'Infinis paysages, ni de Scènes étranges d'une enfance de garçon, ni d'Instants tannés, ni de Retours difficiles, ni de La Chèvre jaune, ni de Dangereuse expédition, ni de Mémoires du cargo, ni de Bleu Terre, ni de leurs auteurs.

Ce soir non, mais demain sans doute & d'autres encore.

(ça y est, l'apprenti débloque)

mardi 17 janvier 2012

Encore, Babette pub

Babette, vous vous souvenez de Babette et ses boules :

LES BOULES

J'ai les boules, t'es pas là
J'ai les boules, j't'en veux pas
J'ai les boules, j'pense à toi
J'ai les boules, t'en fais pas
J'ai les boules, j'm'ennuie pas
J'ai les boules de Geisha!

Eh bien Babette a sorti un recueil cet automne : Encore, il sera chroniqué dans l'émission « Pluriel » animée par Gabriel Aubert de Radio Rennes (100.8 MHz), vendredi 20 janvier à partir de 10 h 10 et de 23 h10 : « Dans la chronique 'L'instant érotique' : Encore, un recueil de poésie coquine de Bernadette Guillouët. »

vendredi 13 janvier 2012

Clignette à A.-C. et à Véra

« Pray, my dear, quoth my mother, have you not forgot to wind up the clock ? ――― Good G ! ――― cried my father, making an exclamation, but taking care to moderate his voice at the same time, ――― Did ever woman, since the creation of the world, interrupt a man with such a silly question? Pray, what was your father saying ? ―――
Nothing. »

in The Life and opinions of Tristam Shandy, Genteman de Laurence Sterne, 3e éd., 1760.

(lire l'intégralité ici)

Une belle traduction en français de ce côté là

lundi 9 janvier 2012

Chut !

Chute de Yasmina Hasnaoui.

lundi 2 janvier 2012

2012 sera une année amusante (© une amie)

De tous les messages de sympathie que j'ai reçus, et le plaisir de les lire, il en est un qui m'a fait franchement sourire. Ce devait être : « nous avons décidé que 2012 serait une année amusante. » Il ne dépend que de nous !

Merci à tous.

samedi 24 décembre 2011

Il eût fallu tout reprendre de zéro

Robert Bruce écrivain colporteur et son âne Platon

lundi 19 décembre 2011

Jour de bal sous le pont Caulaincourt de Cécile Delalandre : une clameur à venir

Un clic à l'instant, une nouvelle (deux en fait) et un moment de plaisir. Je découvre que le texte proposé par Cécile Delalandre a été choisi (ainsi que celui de Anne Giddey) pour être clamé par Tcheky Karyo. Ce qui me fait aussi plaisir est que le nombre de clics n'a pas été déterminant (cela aurait été triste), mais le choix d'une personne, un homme, un Tcheky.

Bravo Cécile, je t'embrasse !

PS : curieux de connaître la suite de cette aventure.

PPS : les textes retenus sont donc : Jour de Bal sous le pont Caulaincourt de Cécile Delalandre et Palais Garnier, les fastes d'un vaisseau fantôme d'Anne Giddey.

vendredi 16 décembre 2011

日誌傾向的蘆葦

via Dimi.

Eh bien, Paul, merci ! ça fait plaisir.

Je ne sais plus quand ni où, je vous avais parlé de ma conversation avec un jeune lycéen autour des penchants. Tôt ce matin, il m'a remis le journal What L's des premières et terminales littéraires de son lycée (Saint Vincent à Rennes), voici ce qu'il y écrit (accompagné d'une photo qu'il a chipé sur le web avec mon accord) :

°°°

« Sortir un livre, l'éditer, c'est pour moi une passion à ma mesure », témoigne Christian Domec, quadragénaire (sic), éditeur d'une quinzaine d'ouvrages qu'il s'amuse à pomponner à sa manière.

L'homme, à l'allure plutôt discrète, souvent accompagné par une volute de fumée, allie la gentillesse et la générosité de paroles à la perfection. C'est l'image même de sa librairie artisanale, « Les penchants du roseau », qu'il a créée il y a quelques années déjà.

Je le rencontre dans la bibliothèque de Saint-Aubin. Nous choisissons la salle du fond et nous nous asseyons confortablement. Derrière sa paire de lunettes, ses yeux brillent. Il me raconte sa vocation, née au parcours de La Route, de l'auteur américain McCarthy. Lors de sa lecture, il tombe, au fil des pages, sur des phrases restées incomplètes. Des erreurs d'impression, sans doute. Celle-ci, comme à l'habitude, s'est déroulée sur d'immenses rotatives américaines. L'étincelle jaillit alors : à la publication de masse, il opposera un savoir-faire discret et une application inégalée.

Et c'est bien cet esprit que l'on retrouve dans ces petits livres. En passant par le papier, méticuleusement choisi, la subtilité élégante des caractères d'imprimerie, l'éditeur ne laisse rien au hasard. Il avoue même son dégoût pour la quatrième de couverture, qui selon lui, n'est écrite que pour « allécher le client »...

Les auteurs qu'il choisit sont le plus souvent bretons (il est fasciné par leurs textes très caractéristiques, emprunts de force, de « houle », comme il sait le dire). Mais il aime aussi à publier, par exemple, L'Homme qui plantait des arbres, de Giono, ainsi que d'autres œuvres. Son but ultime est d'arriver au plus près de ce que l'écrivain veut transmettre ; ainsi, n'imposant pas de réécriture comme la pratique la plupart des éditeurs, il tente d'implanter en lui le style de l'auteur pour accompagner celui-ci dans un exigeant travail de relecture personnelle. Cette relation auteur-éditeur est plutôt édifiante : il me rappelle qu'il a passé plus de quatre-vingts heures ainsi, penché sur un manuscrit ! Ce grand admirateur de Flaubert et Montaigne, discrétion et vertu obligent, ne dépasse pas, en moyenne, les 50-300 exemplaires, ce qui lui permet de respecter son objectif zéro-pilon. Pas de diffuseur, mais il fournit de petits libraires traditionnels, ou bien propose le fruit de son travail à des bibliothèques municipales.

Voilà comment son rôle s'achève, et que commence une nouvelle histoire...

°°°

Eh bien, Paul, merci ! ça fait plaisir.

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