Journal des penchants du roseau

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vendredi 30 décembre 2011

Objet onirique et vision numérique

Reflet du réel

Pour des raisons essentiellement idéologiques, les informations véhiculées par les tuyaux numériques comportent deux valeurs représentées par le 0 et le 1 : une représentation binaire du monde, celle des idéologies dominantes ou des discussions au café du commerce (ou sur son pendant numérique : facebook, par exemple). La nuance est à proscrire parce qu’elle est vertigineuse. Humaine quoi.

Alors bien sûr, la multiplication des combinaisons de 0 et de 1 permet de finement représenter des nuances ou du moins de s’en approcher « à peu près ». Pourtant c’est cet « à peu près » qui importe : c’est le lieu où vibre nos sensibilités aussi ténu soit-il.

Cet « à peu près », fin parfois, peut devenir grossier ou obscène.

Je vous raconte ça… mais pourquoi donc ?

Oh ! Juste un petit truc cocasse – encore un.

Pour le livre en France - outre celle de la Bibliothèque nationale de France chargée du dépôt légal et du catalogage physique et numérique des publications - il existe plusieurs bases de données. Elles vont « arroser » de leurs informations les librairies et bibliothèques en ou hors ligne. Les deux plus importantes sont Électre et Dilicom ; elles sont parentes, la seconde étant une excroissance de la première qui avec Livres hebdo a un rôle commercial au service de la « grande » édition. Dans ces bases, un livre est essentiellement représenté par une unité de stock : ses dimensions, son poids et son prix seront les données essentielles à retenir, un numéro (ISBN) son identifiant unique ; un nom d’auteur, un titre, un nom d’éditeur sont aussi obligatoires, mais considérés comme secondaires puisque les champs à remplir n’ont pas toujours la dimension suffisante (ex. Cécile Fargue Schouler était trop long, il été tronqué à Schou, j’ai en accord avec Cécile choisi S.), le contenu ils s’en fichent (sic) complètement. Dilicom enregistre à l’aveugle, Électre c’est maximum – pour la plupart des livres (tout se négocie…) – cinq minutes par fiche. Jugeons-en, voici celle du seul livre que je leur ai envoyé « pour voir » :

« Le livre est écrit en hommage à un adolescent, Sébastien, de 14 ans, sans abri, retrouvé mort. C. Fargue lui écrit une lettre 15 ans après les faits. Puis, ce sont des fragments plus ou moins longs de textes, datés de septembre à mars. »

Vous aurez reconnu sans doute de quel livre il est question… J'aime beaucoup ce « des fragments plus ou moins longs de textes », j'ai des goûts bizarres me direz-vous.

0 et 1 donc. Mais le zéro, seul, passe difficilement même lorsqu’il est suivi d’une virgule. J’ai, il y a trois jours, entré deux livres : Scènes étranges d’une enfance de garçon – objet onirique et Staccato de Michel Gros Dumaine. Côté Bnf, en attendant le dépôt légal physique aucun problème, voici l’un (sans prix) et l’autre (avec le prix). Côté Dilicom, je ne pouvais entrer 0, un livre gratuit, ils ne connaissent pas, j’ai – pour forcer l’enregistrement – mis 0,01 €, ça ne passe pas, la TVA ne pouvait être calculée… Malin, je suis passé à 0,10 €… Ouf l’enregistrement s’est fait… mais dans le vide. Qu’on en juge sur, par exemple Amazon qui se nourrit de ces bases n’ayant que peu de stocks (cette présence est du pipeau, un effet catalogue, ils ne traitent guère ce type de commande), Staccato apparaît, l’Objet onirique non (je suis quand même en train de chercher une parade… style le mettre à XXX € mais en rupture de stock).

Lorsque le binaire se réduit à 1 - soyons positif ! -, il ne voit plus rien. C’est la version numérique du fanatisme, ici, celui du marchand.

dimanche 18 décembre 2011

Mots, maux, patati et patata : regardez le mâle et moi

Je suis grognon ce matin - comme cette truie qui doutait. Oh ! Il y en a qui ne supportent pas cette faute de syntaxe : faire suivre l'après que d'un subjonctif. C'est un manque de respect pour la subtilité d'une langue, disent-il... Personnellement, ça ne me gêne pas vraiment du moment qu'elle s'enroule. Juste, un sourire s'esquisse. Mais alors, Il est une vieille ficelle usée qui me fout en rogne, me fatigue les pupilles : celle qui consiste à jouer avec mots et maux. Ce n'est pas la fiente de l'esprit qui vole, mais le triste bégaiement de celui qui en est dépourvu (malin, il sait que la ficelle romprait s'il tentait de s'y suspendre). Je ne supporte plus.

Excusez ce mouvement d'humeur... Il fallait que ça sorte

lundi 29 août 2011

Le Plagiat n'est plus un marronnier de rentrée, mais une pépinière hors saison

À lire cet article (et ceux auquel il fait référence), je rigole : Joseph Macé-Scaron l’emprunteur.

dimanche 3 octobre 2010

La Poste et ses deux saints

papillon

Le discret battement de trois feuilles, deux locales, une radiophonique, crée aussi son chaos. En à peine trois semaines, j'ai reçu 43 propositions de manuscrits – bien plus que de commandes de livres (je pense à Bleu Terre, je pense au Souvenir de personne, j'oublie La Chèvre jaune). J'ai de toute urgence convoqué mon comité de lecture. Lisez ! Leur ai-je dit. Lisez, répondez, argumentez et rédigez-moi une note de synthèse en trois exemplaires. Ils partirent en grève sur le champ, sans préavis. Dois-je battre en retraite ? Homme prudent, je ne sais à quel code me vouer pour les remettre au chagrin. Façon de parler... N'est-ce pas un cadeau que je leur offre, découvrir des textes vierges de tout regard, être les premiers à les déflorer, ils ne manquerait plus qu'ils me réclament salaire.

Heureusement, parmi ces 43, un seul prit le chemin de la malle poste, les autres me furent postés par mail.

Si vous êtes un de ceux qui m'avez envoyé votre prose, excusez-moi, excusez ce préambule caustique, je vous ai répondu que... ma réponse prendrait tout son temps et je tâcherai de m'y tenir : au temps et à la réponse.

En attendant, je papillonne un peu et découvre ce propos, en deux exemplaires, de Jérôme Cayla sur le forum facebook : « Recherche d'éditeur » :

« Ce n'est pas ainsi que l'on prospecte les éditeurs ! Ils ont suffisamment de manuscrits sur le bureau pour ne pas perdre de temps à chercher sur les pages FB ... La meilleure solution est la poste et, de prier très fort... Il est plus facile d'écrire un bouquin que de trouver un bon éditeur ! »

Oh non ! de grâce, Saint Jérôme, je vous en prie, pas la Poste. Wrath, vous connaissez ? Sainte Wrath répète : cultiver son carnet d'adresses plutôt que faire confiance à la Poste. Je me sens tout d'un coup un peu Milou avec ces deux voix ailées, mais ne sais vraiment laquelle est la plus diablotine.

Je n'ai aucun bon conseil à donner. Les voies de la publication ne sont nullement impénétrables, c'est une des choses les plus aisée aujourd'hui y compris dans sa version noble : le livre. Elles sont cependant multiples et je n'en ai exploré qu'une infime partie, je ne vais donc pas vous faire un dessin. Maintenant, publié ne veut pas dire être lu, encore moins bien lu, il est des alchimies qui ne peuvent être décrites ni maîtrisées. Heureusement.

Je n'ai aucun conseil à donner, mais il me plaît de découvrir, à mon rythme, un texte ici, une bribe là. Y revenir. M'interroger. Relire. Apprécier. Prendre contact parfois, me retenir souvent. Passer à autre chose, lire des auteurs reconnus, des volumes... Y revenir parce que décidément... Et saisir. Saisir l'instant de la proposition. Qu'elle vienne de l'auteur ou de moi, peu importe. Oser un peu et proposer. Mes frêles penchants se sont pliés à cette fantaisie, comme ça, tout simplement, que l'auteur soit mort ou vivant, il y a eu découverte, hésitation, doute, proposition, conversation, doute encore, décision... Ce sont les moments les plus intenses parmi ceux que peuvent vivre un apprenti libraire : la lecture se fait déjà à deux voix. Ici le marié est nain, il en est de plus belle envergure, nous allons le voir tout à l'heure.

Alors oui, je n'ai rien contre les propositions spontanées, mais comme pour le marché du clos Saint-Marc ou celui de Betton, ce ne sont pas ceux qui ont la plus grande gueule qui m'attirent le plus, ni les couleurs de l'étal, parce que souvent, c'est à côté, juste au bord, sur un bout de trottoir, qu'une conversation s'engage, et savoir où porter le regard.

Ici nous sommes bien sur le web, ici donc ce regard peut passer de pages en pages, en effleurer une, se plonger dans une autre. Ces pages qu'elles soient sur blogs, sites, fichiers déposés... sont souvent discrètes. Leur porte peut être un lien ici, une citation là, petites loupiotes entrebâillant d'un rai coursive. Et, là, savez-vous, j'aime découvrir les brouillons, les inachevés... mais déjà finement ciselés. Il y a, je trouve, une part de générosité à les offrir ainsi. Je vous en citerai brièvement trois, parce que j'y pense à l'instant, en écrivant ce billet, sans les commenter : L'être ouverte de Cécile Fargue qui pourrait être vu comme le brouillon du Souvenir de personne, mais a pourtant sa personnalité propre ; Lunule de Chios de Cécile Delalandre, une mine poétique, pétillante et grave et La Mare noire de Céc..., euh, Marc de Gondolfo et sa malle aux trésors. Si vous ne les connaissez, allez les découvrir quitte à y plonger des heures et vous comprendrez pourquoi un éditeur digne de ce nom n'a besoin ni de malle ni de poste même s'il ne les néglige pas pour autant, il y a aussi des auteurs qui n'utilisent internet.

À mes deux saints susnommés qui pourraient se gausser des avis d'un frêle roseau j'aimerai leur apprendre – mais ne le savent-ils pas déjà ? – qu'il existe d'autres éditeurs plus robustes qui n'hésitent pas à regarder de-ci de-là et créent même des lieux où les fichiers peuvent être déposés et débattus. Je n'en citerai qu'un parce que j'ai bien suivi l'évolution de son projet, c'est Léo Scheer avec la belle petite collection M@nuscrits. Je ne reviendrai pas sur toute l'histoire de cette collection, elle fut évoquée à l'article Barberine, Mais juste constater deux choses : les deux premiers manuscrits déposés furent publiés, Rater mieux de Géraldine Barbe et, bien plus tard, après sa résurrection, Récits d’Ostwand d'Éric Meije ; ce même Éric Meije continue de publier son récit en cours de réécriture permanente sur son site. Il n'y a pas de rupture autre que symbolique entre le papier et le numérique.

Ceci dit, Éric, je ne vous ai vraiment lu et bien lu que dans le livre de la collection M@nuscrits, livre que j'ai recommandé il y a peu dans un « café littéraire », en Gallésie, loin donc de ce mur, à l'est.

Conclusion : il n'y en a pas. Tout est ouvert à celui qui ne s'enferme pas.

(photo de OliBac, licence creative common)

mardi 10 août 2010

Nom d’une pipe !

martinet

Quelques mots échangés ce matin et l’on se moque de mon apprenti.

Il paraîtrait qu’une émission de télévision a fait un reportage, ces jours derniers, sur la fameuse collection « XXX pour les nuls », ouvrages que je n’ai pas encore eu le loisir de lire tant à les feuilleter ils me paraissent dénués d’intérêt.

Mais ne critiquons pas nos petits camarades. Non, le sujet de la moquerie était que pour le temps que consacre mon apprenti à façonner un livre, une merveilleuse machine en débiterait 40 000. 40 000 à l’heure : le mur du çon franchi près de 33 fois, docteur.

Il y a du martinet dans l’air…

(photo d'Alexandre Vialle, licence creative common)

vendredi 5 mars 2010

Salon du livre de Paris 2010 (suite et fin)

Je m'étonnais, dans un précédent billet, qu'à une manifestation où il est proclamé : « La Région Haute-Normandie, aux côtés de son agence régionale du livre, présentera sur son espace tous les auteurs et les éditeurs régionaux qui contribuent à la création et à la vitalité du livre en Haute-Normandie. Pour en savoir plus : www.arl-haute-normandie.fr. » nos penchants fussent oubliés.

N'ayant, par mail, de réponse du côté de la Région et de son service de communication. Je me suis fais violence en leur téléphonant. Ils me renvoyèrent à l'agence régionale du livre. S. F. (1) eut l'amabilité de me contacter pour m'expliquer leur manière de procéder. Tous les auteurs ne sont bien sûr pas là, puisque ce sont les éditeurs - et éventuellement leurs auteurs - qui bénéficient des tables sur le stand. Il n'y a pas de sélection puisque le nombre de places suffit aux éditeurs souhaitant se déplacer. Il existe une table « tremplin » pour les nouveaux éditeurs, leur inscription y est financée par la Région. J'aurais dédaigné cette table lors de notre entretien, S. F. et moi, fin 2009 : ce qui est fort possible et ne m'étonnerait guère. Bref tout roule, à part cet excès coutumier des communicants - ici ceux de la Région - de vernir ce qui n'a pas besoin de l'être. Nous regarderons si correction a été apportée sur le site du Salon.

Bref, ce salon est pour moi clos, passons à la cuisine et mitonnons une belle recette, ce soir elle sera à base d'éperlans.

(1) S. F. corrigez-moi si je m'égare.

jeudi 4 mars 2010

Paris Normandie (re)parle des Conards de Rouen : cornes de bouc !

Je m'étonnais, hier, de l'article de Paris Normandie dont l'incipit et la conclusion nous présentaient les Conards de Rouen en évitant soigneusement de citer toute référence bibliographique.

Je viens de le relire et suis pris d'un éclat de rire, ça tire dans tous les sens et mériterait un petit coup de badine : « Les Conards, bouffons, badins de Rouen s'associaient tous les ans au Carnaval et avaient le privilège reconnu par le parlement de la ville de défiler masqués avec à leur tête un abbé mitré et de jeter aux tout-venant des rébus et des satyres. »

Jouvencelles & jouvenceaux de Conardye voicy de quoy nous réjouyr sy d'aventure les Conards revenayent.

Cornes de bouc !

mercredi 3 mars 2010

Paris Normandie (re)parle des Conards de Rouen

Paris Normandie - journal du groupe Hersant Média - à l’occasion d’un article sur l’excellente librairie L’Écho des vagues, évoque les Conards de Rouen. Il est dommage qu’il ne cite pas une seule référence bibliographique dont notre Les Conards de Rouen qui non seulement est en vente dans toutes les bonnes librairies dont L’Écho des vagues, mais librement consultable via notre bibliothèque numérique.

Il est vrai que ce journal n’est pas prompt à connaître et relater les sources : voir ici et .

Christian Domec, apprenti libraire.

PS : j’aurais bien laissé un commentaire au bas de l’article, mais, ici aussi, il faut s’inscrire : marchand mais frileux !

mardi 2 mars 2010

Salon du livre de Paris 2010 (à suivre...)

En baguenaudant sur le site du Salon du livre de Paris, je suis tombé sur cette page. J'y lis : « La Région Haute-Normandie, aux côtés de son agence régionale du livre, présentera sur son espace tous les auteurs et les éditeurs régionaux qui contribuent à la création et à la vitalité du livre en Haute-Normandie. Pour en savoir plus : www.arl-haute-normandie.fr. » Diantre ! Et l'on ne me dit rien. Un oubli, sans doute.

Je viens de me fendre d'un message à l'adresse indiquée sur cette page, communication@cr-haute-normandie.fr :

Madame, Monsieur,

J'ai débuté à l'automne 2009 une activité de création, publication et distribution de livres, je vais le 17 mars prochain publier un deuxième ouvrage : Terre Bleu de Jean-François Joubert après Les Conards de Rouen paru le 3 décembre 2009.

En parcourant le site du Salon de Paris 2010, je découvre qu'il existe un stand où : "La Région Haute-Normandie, aux côtés de son agence régionale du livre, présentera sur son espace tous les auteurs et les éditeurs régionaux qui contribuent à la création et à la vitalité du livre en Haute-Normandie."

Contribuant, à ma mesure, à cette vitalité, j'aimerais savoir comment trouver place à ce stand et connaître tous les détails pratiques pour y faire honneur ne serait-ce qu'une demi-journée.

Merci de votre attention, bien à vous,

Christian Domec.

PS :
- ma "vitrine" : http://domec.net/
- ma "fiche" : http://www.arl-haute-normandie.fr/Annuaire/Editeurs--Les-penchants-du-roseau-1583.htm
- mes livres :
Les Conards de Rouen : http://billets.domec.net/pages/Les-Conards-de-Rouen
Bleu Terre : http://billets.domec.net/pages/Bleu-Terre

Nous verrons bien. Je vous tiens au courant.

mardi 23 février 2010

À votre service me presse ?

– La consigne n'a pas changé, dit l'allumeur. C'est bien là le drame ! La planète d'année en année a tourné de plus en plus vite, et la consigne n'a pas changé !

Le Petit Prince, Antoine de Saint Exupéry, 1943.

Un bref échange de courriels, hier, entre le responsable de l’agence locale d’un organe de presse et moi-même me permet de préciser quelques petites choses.

Résumons nos propos :

Responsable agence locale de presse (Ralop) : « serait-il possible d'avoir un exemplaire du livre Les conards de Rouen afin de l'évoquer dans nos colonnes (…) »

Christian Domec (Céder) : « Les exemplaires des Conards de Rouen prévus pour le service de presse sont malheureusement épuisés, je garde les autres pour satisfaire les commandes client, en attendant une nouvelle édition. Quelques jour avant la sortie de ce livre le 3 décembre 2009, j'avais proposé ce service de presse à B. V., mais il ne m'a pas répondu. Néanmoins, vous pouvez prendre connaissance de l'ensemble du contenu de ce livre soit sur le journal des penchants du Roseau (…) soit, de manière plus confortable, via google books (…) »

Ralop : « le livre constitue le point de départ une autre fois peut-être »

Céder : « Je suis tout à fait d'accord avec vous. Vous avez, à proximité, la librairie l'Armitière, Chantefables, Élisabeth Brunet et un peu plus à l'est l'Écho des vagues, ils se feront un plaisir, je crois, de vous proposer les Conards de Rouen. Je peux aussi vous l'envoyer, vous avez dans ma page contact mes coordonnées postales (adresse et compte). »

Il me semble donc nécessaire de rappeler qu’ici un livre n’est pas l’élément d’un stock dont le premier souci serait qu’il s’épuise, qu’un article, une critique ou une chronique seront toujours bien venues, mêmes les plus acides, mais qu’en aucune manière un « service de presse » va de soi. Décidément le port de la chaîne du livre consigne d’étranges habitudes qui ne seront miennes. Je décide d’offrir un livre selon mon bon plaisir, les petites connivences et les « un prêté pour un rendu », au mieux, me fatiguent. En cela, je suis un vrai Conard et en tire quelque fierté.

Christian Domec, apprenti libraire.

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