Journal des penchants du roseau

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vendredi 2 avril 2010

La Planète aux crayons

Êtes-vous galeriste ou en quête d'illustrations ? Auriez-vous le désir de voir votre doigt avoir bonne mine et frotter le papier de graphite ? Il existe une Planète aux crayons, elle demande vos incursions, non loin de la Seine à Duclair. Elle est habitée par Teddy Gardez.

Par dessus son épaule (*), mes yeux volèrent - hier soir - quelques traces griffonées sur son agenda :

Du 1er au 30 Avril 2010 : Exposition personnelle au restaurant La P'tite ardoise à Rouen.

Du 1 au 31 Mai 2010 : Exposition Golf du Havre

Du 5 au 13 Juin 2010 : Exposition à la Galerie BIJ KREPEL (Klarenbeek - Pays-bas)

En permanence 2009/2010 : « Nature pas complétement morte » en exposition itinérante dans le département de l'Orne avec l'Atelier Balias .

En permanence: Exposition en projection Galerie Art Project à Mougins (06).

Contact : teddy.gardez@orange.fr

(*) entre deux bières, il me subtilisa une volée de Conards.

jeudi 1 avril 2010

Adieu papier & son champ du signe

poisson origami

Éric Meije en culottes courtes nous l’avait annoncé : « le livre, en tant qu'objet fétiche, objet à sens, parasite l'écrit qu'il contient. Le livre-objet est à l'écrit ce que l'image est à un concert public : en trop. » Par une ultime pirouette il publiera le 28 avril prochain ses Récits aux éditions Léo Scheer, ainsi le champ du signe redeviendra friche.

Éric avait raison, le papier doit retourner à sa fonction première : d’emballants cartons ondulés protégeant nos élevages de puces savantes ou mieux encore servir de torche et moucher nos transits passagers. Ses fibres celluloïdes sont insignifiantes et n’offrent lorsqu’elles sont couchées qu’un sens unique à nos expressions.

Libérons nos textes de toute entrave matérielle – éphémère chinoiserie –, l’avenir sera numériquement sautillant et cliquant ou ne sera pas. De petites entreprises audacieuses, la pomme, l’amazone, la hachette de Numi, nous montrent le chemin.

Nous ne nous pencherons plus sur ce papier obsolète et préférerons dorénavant dresser les puces à coups de fouet : la mayonnaise n’en sera que plus onctueuse.

Chr1st14n D0m3c, 4ppr3nt1 l1br41r3.

(photo de Emre Ayaroğlu, licence creative common)

vendredi 19 mars 2010

Séville, ici ou ailleurs...

Vous annoncer tardivement la présence de Laurence Olsson Moinot auteur de Séville, ici ou ailleurs... (1) pour une journée de dédicaces et la rencontre de ses lecteurs au café littéraire Les Yeux d'Elsa au Havre ce samedi 20 mars 2010.

Je regrette vraiment de ne pouvoir m'y rendre.

Laurence participera aussi à une soirée rencontre le lundi 22 mars Passage de Retz à Paris, à partir de 18 heures.

...et rejoindre Séville.

(1) j'en reparlerai ici prochainement.

jeudi 11 mars 2010

Hyrok au Cent

Ce soir.

vendredi 5 mars 2010

Petite annonce n° 1 : chiffrer le pilon

(je remonte cette petite annonce, il serait curieux que parmi les visiteurs des penchants du roseau il n'y ait pas quelqu'un qui possède un début de réponse. Alors, merci de me donner une piste. Pour vous séduire, je présente à nouveau ce court et magnifique reportage de FR3 sur le développement durable du pilon)

J'étrenne une nouvelle rubrique: les petites annonces.

Vous commencez à être nombreux à venir ici (1), souvent fort silencieux parfois non. Il y a donc une petite chance qu'une annonce trouve réponse. Je tente donc la première.

J'aimerais écrire un relevé d'idées simples contre le pilon, celui des livres. Il pourrait s'appeler : « Mort au pilon !... Oui mon poulet » ou autrement, nous verrons bien.

Le pilon qui est, pour le livre, la modernité du modèle économique dominant : fabriquer des déchets et les peindre en vert, j'en ignore précisément l'étendue. « On » parle de 25 % des livres façonnés.

Ma petite annonce est :

Qui peut me dire, avec l'appui de sources fiables, la quantité des livres pilonnés chaque année en France (2) ? Et, sans vouloir pousser le bouchon trop loin : Quels sont les lieux principaux du pilonnage industriel ?




Le pilonage des livres - Ma-Tvideo France3
Les livres invendus finissent pilonnés dans une usine de Vigneux. Toutes les cinq minutes, 1,5 tonne de livres y sont détruits. Le papier est ensuite recyclé dans l'industrie papetière.

(1) une centaine de personnes par jour depuis février.
(2) nous nous bornerons à la France dans un premier temps, d'une part parce que nous y résidons, d'autre part parce qu'elle a la fâcheuse manie, par la voix de ses bredouilleurs patentés, de donner des leçons à la terre entière et même parfois... à l'Univers.