Journal des penchants du roseau

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Une gorgée de cailloux

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jeudi 9 octobre 2014

Bienvenue aux lectrices et lecteurs d'Une gorgée de cailloux

Une gorgée de cailloux, Padrig Moazon, première de couverture

Chers lecteurs d'Une gorgée de cailloux de Padrig Moazon, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.

°°°

« Le papillon ignore totalement la botanique
Il n’a pas de compte à rendre sur son battement d’ailes. »

Ainsi s’ouvre Une gorgée de cailloux, le recueil que le poète rennais Padrig Moazon publie samedi, aux Éditions Les penchants du roseau, installées à Saint-Aubin-du-Cormier.

Le recueil regorge de vers lumineux. Certains sont d’une brûlante actualité :

« Dans le pré, une vache prépare ses revendications
Le schéma de distribution du lait lui échappe totalement » ;

« Les chalutiers de l’aube ont rendez-vous avec les quotas » ;

« Marées noires,
Algues vertes,
Sacs plastiques,
À quoi rêvent les méduses ? »

Padrig Moazon est un poète à auteur d’homme. Ses mots et sa vie sont les nôtres. Sauf que lui regarde les choses du quotidien avec une œil mouillé de tendresse. Et il voit des choses que nous ne voyons pas. En tous les cas, pas comme ça : « Les cailloux rêvent », « Le vent n’a rien à raconter », « La poussière a plus de patience que le regard », « Le lointain commence passé le pas de la porte »…

Au cœur de ses textes, il parle d’un cimetière dans lequel « les veuves ont triomphé des fumeurs de maïs et des buveurs de goutte.
Elles versent de l’eau sur les géraniums.
Elles explorent les merveilleux paysages des promenades intérieures,
qui ne mènent nulle part ».

Padrig Moazon déjà auteur du splendide Mémoires du cargo, est un glaneur d’images avec lesquelles il tresse des tableaux sensibles.

Philippe Simon, Ouest-France du 7 mars 2013

°°°

« La marée laisse sa monnaie de coquillages sur le comptoir du jusant. »

Extrait de Une gorgée de cailloux de Padrig Moazon, édition Les penchants du roseau.

Padrig Moazon, poète breton, je viens de le découvrir dans la fraîcheur de mon jardin. J’admire les images poétiques de sa prose, les nombreuses métaphores.

« La mélancolie a laissé ses empreintes digitales sur les arrière-pensées. »

« La rosée sur l’herbe, bijou de pacotille »

Des mots fleurs agréables à découvrir dans un livret de délicat papier crème livré dans une pochette en papier de soie. On sent l’amour du métier, le désir de faire bonne impression.
Il est important de faire connaître les poètes, comme il l’est aussi de parler des petites maisons d’édition qui relèvent des saveurs inconnues, de curieuses délices.
Ils préservent la bibliodiversité ! (...)

Grillon du foyer

°°°

« Une gorgée de cailloux : le titre est déjà magnifique. Les poètes comme Padrig Moazon (de Cesson) nous réconcilient avec la partie immergée de nous-même. On a envie d'isoler les bons mots : « La poésie est biodégradable » ; ou « Tenir un smartphone à la main au lieu de tenir une autre main » ; « Le lointain commence passé le pas de la porte ». On ne devrait pas. La poésie est beaucoup plus qu'une performance. »

La rédaction de Nous, Vous, Ille

°°°

dimanche 20 octobre 2013

« Une gorgée de cailloux : le titre est déjà magnifique »

Lu à l'instant :

« Une gorgée de cailloux : le titre est déjà magnifique. Les poètes comme Padrig Moazon (de Cesson) nous réconcilient avec la partie immergée de nous-même. On a envie d'isoler les bons mots : « La poésie est biodégradable » ; ou « Tenir un smartphone à la main au lieu de tenir une autre main » ; « Le lointain commence passé le pas de la porte ». On ne devrait pas. La poésie est beaucoup plus qu'une performance. »

La rédaction de Nous, Vous, Ille

mercredi 10 juillet 2013

Une gorgée de cailloux et des brassées de fleurs

« (...) Dans les cailloux de l’allée poussent des roses trémières qu’il faut transplanter dans le massif, comme les escargots égarés sur la route qu’on ramasse avant le passage fatal de l’automobile. J’ai semé l’an dernier une poignée de soucis. (...) »

Du côté de chez Grillon du foyer.

lire le billet complet accompagné de ses photos.

dimanche 21 avril 2013

Ce samedi 4 mai - si par curiosité(s)...

... vous vous rendiez 3 rue Toul al Laer ?

Samedi 4 mai, de 17 h à 18 h 30, dédicace de Padrig Moazon, à la Librairie et curiosités - Quimper.

lire l'article de Ouest-France.

mercredi 17 avril 2013

Poésie toujours : Du bout des lèvres, elle boit son Darjeeling...

In loving memory II

Le black taxi remonte Falls road sous le murmure du crachin et s’arrête devant la grille du cimetière de Milltown.
Les tombes grises, usées par d’inutiles prières, négocient un semblant d’éternité avec l’averse. La grisaille maquille Belfast, brique par brique.
Les barbelés ont toujours le sourire.
Dans le carré des voluunters, les plaques luisantes de marbre noir sont alignées sur le gravier rouge dans un garde-à-vous solennel et dérisoire. Fleurs de plastique.
Elles murmurent au passant des noms en lettres dorées :

En souvenir de ceux qui moururent
pendant la grève de la faim
dans les quartiers de haute sécurité
de Long Kesh
Mars-Octobre 1981

Vol. Bobby SANDS –
mort le 5-5-81 à 27 ans après 66 jours

Vol. Francis HUGHES –
mort le 12-5-81 à 25 ans après 59 jours

Vol. Raymond Mac CREESH –
mort le 21-5-81 à 24 ans après 61 jours

Vol. Patsy O’HARA –
mort le 21-5-81à 24 ans après 61 jours

Vol. Joe Mac DONELL –
mort le 8-7-81 à 30 ans après 61 jours

Vol. Martin HURSON –
mort le 13-7-81 à 24 ans après 46 jours

Vol. Kevin LYNCH –
mort le 1-8-81 à 25 ans après 71 jours

Vol. Kieran DOHERTY –
mort le 2-8-81 à 25 ans après 73 jours

Vol. Thomas Mac ILWEE –
mort le 8-8-81 à 23 ans après 62 jours

Vol. Micky DEVINE –
mort le 20-8-81 à 27 ans après 60 jours

Et de leurs camarades morts
pendant la grève de la faim en Angleterre

Vol. Michael GAUGHAN –
mort le 3-6-74 à 24 ans après 65 jours

Vol. Frank STAGG –
mort le 12-2-76 à 34 ans après 62 jours

Pendant ce temps-là, la dame de fer rouille tranquillement.
Du bout des lèvres, elle boit son Darjeeling en oubliant ses crimes.

Padrig Moazon in Une gorgée de cailloux.

In loving memory

photos de Padrig Moazon.

jeudi 7 mars 2013

Une gorgée de cailloux de Padrig Moazon est publié

(ce billet fait comme si...)

Annoncer cette publication en recopiant cet article :

Article Ouest-France du 7 mars 2013

« « Le papillon ignore totalement la botanique
Il n’a pas de compte à rendre sur son battement d’ailes. »

Ainsi s’ouvre Une gorgée de cailloux, le recueil que le poète rennais Padrig Moazon publie samedi, aux Éditions Les penchants du roseau, installées à Saint-Aubin-du-Cormier.

Le recueil regorge de vers lumineux. Certains sont d’une brûlante actualité :

« Dans le pré, une vache prépare ses revendications
Le schéma de distribution du lait lui échappe totalement » ;

« Les chalutiers de l’aube ont rendez-vous avec les quotas » ;

« Marées noires,
Algues vertes,
Sacs plastiques,
À quoi rêvent les méduses ? »

Padrig Moazon est un poète à auteur d’homme. Ses mots et sa vie sont les nôtres. Sauf que lui regarde les choses du quotidien avec une œil mouillé de tendresse. Et il voit des choses que nous ne voyons pas. En tous les cas, pas comme ça : « Les cailloux rêvent », « Le vent n’a rien à raconter », « La poussière a plus de patience que le regard », « Le lointain commence passé le pas de la porte »…

Au cœur de ses textes, il parle d’un cimetière dans lequel « les veuves ont triomphé des fumeurs de maïs et des buveurs de goutte.
Elles versent de l’eau sur les géraniums.
Elles explorent les merveilleux paysages des promenades intérieures,
qui ne mènent nulle part ».

Padrig Moazon déjà auteur du splendide Mémoires du cargo, est un glaneur d’images avec lesquelles il tresse des tableaux sensibles. »

Philippe Simon, Ouest-France du 7 mars 2013.

Une gorgée de cailloux, Padrig Moazon, première de couverture

Une gorgée de cailloux, Padrig Moazon, quatrième de couverture

Padrig Moazon,

poète, Breton et citoyen du monde, nous offre cette Gorgée de cailloux, semés comme autant de traces sur son carnet de route.

Après les Mémoires du cargo, (éd. les penchants du roseau, 2011), il a mis pied à terre et poursuit ses itinerrances.

Ici ou là-bas.

___

« À travers les ruelles du village,
l’argument de la pluie apaise les dérobades,
lave les visages intermédiaires.

En voulant donner un sens au quotidien,
L’usage des mots émousse les outils dérangés dans l’atelier des habitudes.
Le protocole est respecté, question de principe.
L’alphabet n’est pas l’écriture, même pas un murmure. »

Une gorgée de cailloux

Comment le commander ?

  • envoyer un message (1) à l'adresse roseau.penchant@orange.fr annonçant votre commande, vous recevrez une réponse précisant la date estimée de l'envoi, les moyens de paiement (chèque (2), virement (3), paypal (4)),
  • si vous en convenez, vous envoyez votre paiement de 9 € (frais d'envoi inclus pour la France), après réception, votre commande vous sera expédiée à la date convenue.

(1) Attention ! Vous recevrez la réponse d'une personne et non d'un robot, n'en soyez pas surpris.

(2) chèque à l'ordre de Christian Domec,
adressé à :

Christian Domec
9 rue du Bourg au Loup
35140 Saint-Aubin-du-Cormier

(3) les références vous seront communiquées par retour de mail
(4) compte : christian.domec@wanadoo.fr

vendredi 22 février 2013

Bouffre ! Ce manuscrit sera plié en cocotte !

Vous me connaissez, ça n'est pas dans mes habitudes. Déflorer publiquement un courrier intime ou livrer en pâture un manuscrit confié en privé. Et pourtant là, je ne tiens plus. Je ne puis m'en empêcher, hélas ! C'est plus fort que moi. Après en avoir lu, ici, quelques lignes, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Et quand bien même. Tant pis.

« Tout va rentrer dans l'ordre (ça c'est le titre, mauvais plagiat du "tout est rétabli" de Rimbaud ?)

Cette édition spéciale pour rendre compte consciencieusement de la machination en marge de ces négociations. Elle optimise en priorité le schéma directeur et de distribution qui ne mènent nulle part, bradent les revendications. La règle du jeu – question d'habitude – et le protocole – affaire de spécialiste – réquisitionnent méthode et juste mesure pour un retour à l'équilibre après état des lieux. Négocier le compromis sur les quotas, la promotion, délimite l'argument de principe et rectifie la trajectoire. Les hypothèses de stock, taxe à la valeur ajoutée pour ceux qui fabriquent et étiquettent – tributaires de la pointeuse - offrent des perspectives qui rassemblent. Les origines de la violence sont dans cette mise en scène d'un signe extérieur de richesse, dimension imprévisible de décisions incertaines, avec circonstances atténuantes. Le coefficient multiplicateur sans erreur de calcul est un programme négociable, son équation dans ce cas de force majeure entrouvre le mode d'emploi contre les adeptes de la force d'inertie : monter à l'assaut par efficacité (et aux panneaux indicateurs de technique biodégradable – araignée ou papillon). (...) »

Bon j'arrête là le massacre... Le comble, tenez-vous bien, est que ce long borborygme verbal est signé (griffonné à la main, oui, oui), si je lis bien : Poète Maudit ! Un Pliage Méticuleux, oui : grue, pigeon, coq ou, tout bêtement cocotte.

Je sais que les penchants du roseau peut être le réceptacle de toutes les fantaisies, mais tenter de me faire avaler ça : un concentré de novlangue sans queue ni caboche, même à petites gorgées, il fallait oser ! Il y aurait trop de bruit fait avec la bouche avant de déglutir ces calculs amers. D'la barre.

Et pourtant...

Et pourtant...

Ce manuscrit - malgré ces calculs ou, plus sûrement, à cause d'eux - sera publié par nos soins. Il fera partie du catalogue des penchants du roseau à partir du 9 mars prochain. Oui, je l'avoue, j'ai un peu triché (Padrig ne me jette pas la première pierre, ni vous les suivantes, j'en avais trop envie et la lapidation est passée de saison) en regroupant méticuleusement une partie des cailloux présents dans ce fabuleux recueil, cette gorgée que nous avons pourtant trop tendance à avaler, comme ça, mine de rien, la tête en l'air et son temps. La poésie n'est décidément pas faite pour être jolie. Réenchanter le monde, juste, parfois. Une geste. Sur base.

°°°

Une gorgée de cailloux de Padrig Moazon, commence ainsi :

Ici

« Poteaux, pancartes, transfos :
il n’y a pas de paysage apolitique »

Chann Lagatu

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Le papillon ignore totalement la botanique.
Il n’a pas de compte à rendre sur son battement d’ailes.
Il mesure le travail qui reste à faire mais ne programme rien.
Appréhende la complicité de l’ortie et de la ronce,
se moque des apparences et optimise l’éphémère.

Posé sur la fleur de chèvrefeuille,
il commence à peine l’apprentissage de l’aéronautique,
se concentre en priorité sur le retour aux gestes de base.

°°°

Rendez-vous le 9 mars 2013 et ensuite, la vie et ses gestes de base.

Et, soudain, flot ride l'océan.

°°°

images :

mardi 12 février 2013

Voix de poème : rendez-vous le 9 mars 2013 (I)

Une gorgée de cailloux, Padrig Moazon, première et quatrième de couverture

(à suivre)