Journal des penchants du roseau

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Bankster

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jeudi 9 octobre 2014

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Bankster

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Chers lecteurs de Bankster de Robert Bruce, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

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(...) Je ne résiste pas au plaisir d'ouvrir de suite ce livre de 29 pages, ayant tout de même avant, vu le classique de bon ton de la couverture (cliquez pour la voir)

A peine quelques mots lus et j'entre complétement dans l'univers de Robert Bruce, celui de la belle écriture, des beaux mots, une syntaxe parfaite, même la police est jolie !

L'histoire se situe à Paris, il y a quelques années déjà, et commence dans un bouillon...

La suite, vous la connaîtrez en lisant vous-même ce livre, vendu 3.50 euros et je vous souhaite le même régal que celui que j'ai connu !

Sabine Barbier (extrait de son billet : Bankster par Robert Bruce)

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(...) L’écriture... La nouvelle... Je n’étais que sourire... Un moment délicieux grâce à un style à l’ancienne, comme j'aime, mais en plus aéré. Une réconciliation avec les descriptions que "jadis" les écoliers trouvaient, à tort ou à raison, interminables. J’ai même songé, au Moulin...

Vous qui connaissez sans doute ma profession d’antan, je peux témoigner que ce genre d’aventure, un bref récit policier en somme et « en sommes », est tout à fait plausible. Je certifie que l’énigmatique Jean-Marie C... que nous dévoile Robert Bruce n’a rien d'un tartarin !

Plus haut, je mens un tantinet en parlant d’instant présent. J’ai quand même pris le temps de lire les vingt-neuf pages avant de dépêcher ma souris rouge pour vous écrire. Jamais, il me semble, je n’ai rien lu aussi vitement ! (...)

V.S. (extrait d'un commentaire ci-dessous).

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(...) Un style classique, enlevé ; langue française parfaitement maîtrisée.

L’auteur écrit à la première personne, où va-t-il nous mener ?

Il nous relate ses habitudes dans le quartier des Halles, chez le « Merle Moqueur », où il aime goûter aux plats « comme à la maison ». Une ambiance de rue, les clients sont des habitués, le ton y est badin, familial.

Restaurant populaire à succès, il y fait chaque midi bondé. Un jour, alors que le narrateur s’y trouve, il remarque un homme, habitué comme lui. Flanqué d’une moustache à la Salvator Dali, le sourire éternel gravé sur le visage, l’homme attire l’attention du narrateur. Pour son accoutrement un peu spécial, certes, mais surtout, et aussi, parce que, coincé entre ses jambes, il y serre avec crainte une sorte de cartable « un peu arrogant ». (...)

Savina de Jamblinne, extrait du billet : Robert Bruce : « Bankster », de , à lire dans Vingt mille lieues sous les livres...

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Après avoir lu divers avis sur Bankster, j’attendais avec impatience ce livret et hier, dès réception, j’ai pu satisfaire ma curiosité.

La nouvelle est un exercice qui demande, dans un format réduit, tous les ingrédients d’une histoire en évitant les égarements et une chute satisfaisante tout en ouvrant des possibilités. Oui, exercice particulier et formateur. Robert Bruce, ici, nous fait une belle démonstration de sa maîtrise du sujet. Son écriture, de facture classique mais non dépourvue d’humour et de verve, apporte à cette histoire un goût particulier. D’ailleurs, si certains éléments se rapportant à notre époque n’étaient pas mentionnés, nous pourrions situer l’histoire à une autre. Et c’est ce qui fait le charme de cette nouvelle. Une histoire à lire par tous les temps et en tout temps.

Bravo à Robert Bruce pour ce coup de maître !

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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J'ai (...) lu "Bankster" que j'ai trouvé, comme tout le monde, malicieux et enlevé, mais réticence devant les phrases où la gouaille m'a paru forcée (la tendance à glisser de manière un peu systématique des aphorismes, certes drôles et/ou bien vus), avec parfois une impression de redites (l'image de "la patience de bénédictin", par exemple).

Marco (extrait de ce commentaire)

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Il y a de la tendre malice, de la générosité et beaucoup d'humanité dans ce "Bankster" de Robert Bruce dont je me suis régalé à la lecture !

Robert confie à Savina que son petit roman est "un amusement intellectuel, un pied de nez, un exercice pour l’esprit", moi je crois qu'il est plus que cela.

J'y ai perçu, dans l'atmosphère, dans la description de ses personnages, dans l'ironie du détail, des bolées de cidre à la Maupassant voire même des gouttes de Vouvray à la Balzac. Je m'y suis assise "comme à la maison" et m'y suis retrouvée en terrain familier.

L'affaire est magnifiquement et rondement menée jusqu'au bout ! et puis on ne peut s'empêcher d'avoir de la tendresse pour le narrateur qui dit que sa vie c'est "de ne point avoir d'histoire" alors qu'elle semble en regorger !.. de l'affectueuse admiration aussi pour ce Bankster que Robert compare "à cette patiente petite graine sommeillant des années sous terre, qui un jour, sent la nature se réveiller et commence à monter vers le soleil pour disparaître aussitôt après après la floraison"... Je suis sûre qu'il y a un peu du Jean-Marie/Bankster dans notre Robert... et/ou inversement !.. et ça c'est réjouissant voire attendrissant !

Enfant je voulais être Molière et partir sur les routes de France... je fus "foraine" aussi dès l'âge de neuf mois accompagnant mes parents sur les marchés du pays de Caux, alors forcément ce Colporteur et son Platon parlent à mes premières aspirations enfouies à jamais dans les pores de ma peau !

Désormais, j'ai bien envie de découvrir "les habits du Dimanche" "la grande nuit" ou encore "Soleil" dont parle Françoise ! Quoiqu'il en soit, Bravo à vous, Robert et merci à Christian d'avoir eu la belle idée de publier votre Bankster !

Cécile Delalandre (recopié de ce commentaire)

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Bankster : tentant, gourmand, insolent, réjouissant et très bien écrit. Robert Bruce est aussi captivant, par l'acuité du regard qu'il porte sur un certain jeu social, que son personnage.

Anne-Laure Brun Buisson (avis reproduit avec son autorisation)

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Une nouvelle ? Une histoire courte c'est certain mais qui tient la route comme son auteur qui « colporte » avec son âne Platon. Des personnages bien campés, des décors savoureux, il y a dans ce récit tous les ingrédients pour faire un récit au long cours.

J'ai beaucoup aimé la scène au restaurant du Merle Moqueur avec la serveuse Marinette qui me rappelle cette époque des « restaurants ouvriers » où il n'y avait que de grandes tables et où il fallait se mettre à la suite... sans discuter ni du menu ni de la boisson... comme chez grand-mère !

Avec ses « Petits Penchants », notre apprenti libraire s'inscrit dans l'esprit des Folio à 2 euros que j'adore : découvrir ou redécouvrir un auteur par une petite pièce ou une longue nouvelle... c'est bien ce qui arrive ici avec Robert Bruce que je découvre avec bonheur.

Becdanlo (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Le personnage, l'atmosphère, les descriptions, la belle écriture pourraient laisser penser que l'histoire se passe fin dix-neuvième. Mais non, il y a des euros. J'ai bien aimé l'emploi des temps grammaticaux qui animent le texte, déroulent les scènes. Très agréable à lire.

Cependant, l'auteur aurait-il quelque côté machiste ? Les femmes piaillent et "sont maquillées à la truelle", sont plus agréables quand elles ne parlent pas, repassent à merveille, font des épouses légitimes raides et revêches. Ah ! Prendre maitresse, devenir bankster et partir avec elle au soleil... A mon avis, Jean-Marie est parti seul. Parce que les couples "indifférents l'un à l'autre dans l'année" ne se découvrent "des tendresses inattendues" et des goûts communs que lorsqu'ils jouent les touristes pris "d'un accès aigu de culture". Alors pourquoi recréerait-il un tel ennui ?

Kayenn (recopié d'un commentaire présent ici)

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Le livre de Robert Bruce m’a transportée, très facilement, dès les premiers paragraphes, dans une brasserie parisienne, où je me suis attablée familièrement, devenant le témoin d’une tranche de vie citadine, percevant la gouaille des consommateurs présents, me glissant dans la peau du narrateur, entourée de verres et de couverts qui s’entrechoquaient sur les tables et le zinc, dans le brouhaha ambiant.

Une belle langue : simple, mais élégante et efficace, de celles qui coulent pour conter une rencontre avec un personnage plus tout à fait ordinaire ; dont on aurait pu croiser le chemin, pour peu que l’on soit assez habile, pour observer et écouter la vie aussi bien que le conteur, et narrer ce récit d’escroquerie en ménageant le suspens...

Et pourtant avec l’air d’être habillées de mots de la semaine, ces phrases m’ont donné l’envie et le besoin de les relire, pour découvrir les mots endimanchés qui s’y étaient cachés, l’air de rien. Ah, vraiment, ce que j’appellerais une écriture sympathique. J’en redemande pour une prochaine « journée particulièrement rayonnante, avec un ciel aux éclats de victoire ».

Isabelle Giordani-Durand (voir la lecture ici)

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« (...) Le narrateur, un vendeur de journaux itinérants, un colporteur comme on n’en fait plus, dresse le portrait d’une rencontre inoubliable : celle d’un homme, tout droit sorti d’un roman de Balzac, qui, sous ses airs rassurants et bonhommes, cache un arnaqueur de talent. Dépeignant le cheminement de leur amitié, il conte la terrible machination mise en place par ce banquier duplice et entraîne jusqu’à la chute son lecteur complice.

On se régale de ce petit récit à dévorer d’un seul trait : le rythme de la narration est excellent, l’atmosphère nostalgique emporte et la langue, surtout, s’engloutit comme une friandise. (...) »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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vendredi 14 décembre 2012

La grande foire à la ripaille

Le marché des Saturnins est une immense plate-forme alimentaire, une sorte de grande foire aux victuailles. Dès le matin à l’aube, l’on débarque avec entrain les arrivages du jour. Saisis de fébrilité dans un vacarme étourdissant, les camions des grossistes s’immobilisent le long des quais dans le grincement des freins à air comprimé, déversant caisses, fagots, palettes et sacs sur le carreau. Les hommes de peine sont machinisés, s’interpellent bruyamment, se lancent parfois une plaisanterie grivoise, et se tapent dans le dos pour se donner du courage. Les roues des diables chargés de cagettes jusqu’aux poignées grincent sous le poids et slaloment difficilement dans les travées. Les caisses en bois s’empilent progressive­ment sur les étals des détaillants.

Les chevillards, maraîchers, fleuristes, poissonniers négocient âprement en langue verte avec les grossistes, les bouchers s’interpellent en louchebem, puis concluent leurs accords avec les détaillants en se tapant dans la main. Les transactions se traitent en cash, sont discrètes, rapides, formelles et consen­suelles. Ici, pas de chèque, pas de trace. Une poignée de main vaut contrat.

Les mises en place seront terminées en moins d’une heure, la grande foire à la ripaille pourra commencer. Les Parisiens réputés bons becs viendront fureter, comparer, tâter, récriminer puis remplir leurs paniers. Le numéraire va circuler dans tous les sens, s’extraire des poches, gonfler les tiroirs-caisses, puis s’empiler dans les coffres. L’or et l’argent résistent aux acides, pas aux cupides. (...)

Robert Bruce in Bankster.

lundi 29 octobre 2012

Bankster de Robert Bruce lu par De Litteris

« (...) Le narrateur, un vendeur de journaux itinérants, un colporteur comme on n’en fait plus, dresse le portrait d’une rencontre inoubliable : celle d’un homme, tout droit sorti d’un roman de Balzac, qui, sous ses airs rassurants et bonhommes, cache un arnaqueur de talent. Dépeignant le cheminement de leur amitié, il conte la terrible machination mise en place par ce banquier duplice et entraîne jusqu’à la chute son lecteur complice.

On se régale de ce petit récit à dévorer d’un seul trait : le rythme de la narration est excellent, l’atmosphère nostalgique emporte et la langue, surtout, s’engloutit comme une friandise. (...) »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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Autres articles de Julie :

jeudi 20 janvier 2011

Bankster de Robert Bruce est publié

Bankster

« Le marché des Saturnins est une immense plate-forme alimentaire, une sorte de grande foire aux victuailles. Dès le matin à l’aube, l’on débarque avec entrain les arrivages du jour. Saisis de fébrilité dans un vacarme étourdissant, les camions des grossistes s’immobilisent le long des quais dans le grincement des freins à air comprimé, déversant caisses, fagots, palettes et sacs sur le carreau. Les hommes de peine sont machinisés, s’interpellent bruyamment, se lancent parfois une plaisanterie grivoise, et se tapent dans le dos pour se donner du courage. Les roues des diables chargés de cagettes jusqu’aux poignées grincent sous le poids et slaloment difficilement dans les travées. Les caisses en bois s’empilent progressivement sur les étals des détaillants.

Les chevillards, maraîchers, fleuristes, poissonniers négocient âprement en langue verte avec les grossistes, les bouchers s’interpellent en louchebem, puis concluent leurs accords avec les détaillants en se tapant dans la main. Les transactions se traitent en cash, sont discrètes, rapides, formelles et consensuelles. Ici, pas de chèque, pas de trace. Une poignée de main vaut contrat.

Les mises en place seront terminées en moins d’une heure, la grande foire à la ripaille pourra commencer. Les Parisiens réputés bons becs viendront fureter, comparer, tâter, récriminer puis remplir leurs paniers. Le numéraire va circuler dans tous les sens, s’extraire des poches, gonfler les tiroirs-caisses, puis s’empiler dans les coffres. L’or et l’argent résistent aux acides, pas aux cupides. »

Bankster, Robert Bruce.

Notre première poignée de main, ce ne fut pas au marché des Saturnins, mais dans ce lieu où le port est profond ; les vagues glaciales y attirent quelques curieux pingouins. Les penchants n'avaient encore que les Conards à la bouche et Bleu Terre à l'horizon. À l'automne dernier, lorsque cette brise longue me fit ployer et entendre les petits penchants, j'ai tout de suite pensé à Bankster, croustillante nouvelle de Robert Bruce qu'il m'avait donné à lire. Lorsque je lui demandai s'il acceptait cette publication légère, il me dit oui, Oui.

Annoncer aujourd'hui la publication de Bankster, celui de Robert Bruce me rend joyeux ; l'être est aussi un de mes petits penchants, le premier sans doute.

Eh bien cette annonce, je vais l'abréger ici, parce qu'un besoin urgent me presse : celui de vider un godet, après l'avoir levé à Robert !

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P.S. : les premiers avis de lecteurs sont présents sur la page de bienvenue.

P.P.S. :Comme pour tous les petits penchants, il y aura un mode d'emploi pour le fabriquer vous-même à partir des fichiers que je vous confierai et dont vous saurez faire bon usage en respectant l'auteur. J'ai pris un peu de retard pour l'écrire (en fait, je ne l'ai pas encore fait parce qu'il serait bien d'y adjoindre des photos... à prendre), mais il apparaîtra bientôt. Vous en serez avertis, faites déjà chauffer la colle.

jeudi 13 janvier 2011

Bankster vu par Savina de Jamblinne

(...) « Bankster » ! Le titre par excellence. Il sonne comme cet hommage de Cocteau en évoquant Marlène Dietrich : « Votre nom commence par une caresse et se termine par un coup de cravache » Sauf qu’ici, la caresse est écartée pour le coup de cravache immédiat. « Bankster » ! Je me demande ce que l’auteur a bien pu inventer avec un pareil titre. J’imagine des gansters. Des « Al » partout, genre, Al Pacino, Al Capone, et un Corleone, pourquoi pas. « Bankster » ! Ou, banko ! ? Je hume l’odeur du fric, du flouze, du pèse, de l’oseille. Chapeau rabattu sur les yeux, regard noir, perçant, un flingue quelque part sous le veston, à rayures, bien entendu. Mais je m’égare. Le titre fait trop rêver. Lisons plutôt.

Je suis assez surprise. Mais j’aurais dû m’y attendre. L’écriture ne semble pas coller au titre. Je suis de plus en plus intriguée. Un style classique, enlevé ; langue française parfaitement maîtrisée.

L’auteur écrit à la première personne, où va-t-il nous mener ?

Il nous relate ses habitudes dans le quartier des Halles, chez le « Merle Moqueur », où il aime goûter aux plats « comme à la maison ». Une ambiance de rue, les clients sont des habitués, le ton y est badin, familial.

Restaurant populaire à succès, il y fait chaque midi bondé. Un jour, alors que le narrateur s’y trouve, il remarque un homme, habitué comme lui. Flanqué d’une moustache à la Salvator Dali, le sourire éternel gravé sur le visage, l’homme attire l’attention du narrateur. Pour son accoutrement un peu spécial, certes, mais surtout, et aussi, parce que, coincé entre ses jambes, il y serre avec crainte une sorte de cartable « un peu arrogant ». (...)

Extrait de : Robert Bruce : « Bankster », de Savina de Jamblinne, à lire dans Vingt mille lieues sous les livres...

mercredi 12 janvier 2011

Bankster vu par V.S.

Très cher Christian,

Permettez-moi de parodier la Marquise, en dépit qu’il ne plût jamais à Dieu que j’eusse de si belles plumes ni celles taillées de votre main...

Je ne bouderai donc mon plaisir, en tout racontant depuis le début - et - en premier, vous remercier dignement de la plus que jolie étrenne que vous m’avez envoyée.

Depuis hier, je guettais le facteur, comme naguère. N’ayant, ainsi que sœur Anne rien vu venir ce matin, je me suis inquiétée. Or, je trouve, à l’instant, et avec épouvante, que votre charmant présent se dérobait, non sans malice, sous un lot de lettres - pour la plupart des notes facturées, bien évidemment - mais cela depuis hier déjà !!!

Bien évidemment - toujours - précédée de Pomponette, j’ai gravi deux volées d’escaliers en vitesse - accabler un marteau serait vain, il a le mérite de mal supporter mes « fantaisies » - je me suis installée dans une bergère en rotin, le coupe-papier (*) à la main pour décoller l'enveloppe-coussinet.

(*) En fait, un élégant coupe-lettres en bois précieux africain, surmonté d'une tête sculptée au gracieux profil nubien. Mais puisque Buffon ornait bien ses poignets de manchettes en dentelle pour prendre la plume, comme le rappelle Matzneff, je ne vois pas pourquoi un lecteur se priverait de rituels pour lire...

Je vous jure par tous les petits et grands dieux païens que j’ai eu l’impression d’ouvrir un écrin. En fait, tout à fait comme je l’imaginais, si pas mieux. Ce serait mentir que de dire que j'étais surprise-surprise par tant d'élégance, mais comme disait une des charmantes sœurs Grammaticopoulos, vous excellez dans l'art de nous surprendre malgré tout.

J’ai aimé la discrète étiquette dorée aux effigies des auteurs et le bruissement ô combien délicat du cristal.(Pomponette aussi... Le son du papier la rend folle =^ :^= )

Quant au contenu... L’écriture... La nouvelle... Je n’étais que sourire... Un moment délicieux grâce à un style à l’ancienne, comme j'aime, mais en plus aéré. Une réconciliation avec les descriptions que "jadis" les écoliers trouvaient, à tort ou à raison, interminables. J’ai même songé, au Moulin...

Vous qui connaissez sans doute ma profession d’antan, je peux témoigner que ce genre d’aventure, un bref récit policier en somme et « en sommes », est tout à fait plausible. Je certifie que l’énigmatique Jean-Marie C... que nous dévoile Robert Bruce n’a rien d'un tartarin !

Plus haut, je mens un tantinet en parlant d’instant présent. J’ai quand même pris le temps de lire les vingt-neuf pages avant de dépêcher ma souris rouge pour vous écrire. Jamais, il me semble, je n’ai rien lu aussi vitement ! En revanche, ma souris n’est pas une rapide... Je viens de voir l'heure, à l'instant, et votre dépôt d'un nouveau billet que je vais m'empresser de lire.

NB : Un détail sur l’enveloppe m’intrigue. Il m’avait échappé. Le timbre est bien oblitéré au Cormier, mais le 16/10/2010 à 12H ? Quant au coût de l’envoi du pli, n’en parlons même pas, il s’élève à quasi deux Petits P. Vu ces coûts exorbitants, je comprends que vous penchiez volontiers vers la possibilité de consulter les suivants en numérique.

Je vous remercie encore de tout mon cœur suspendue à l’attente des Petits Penchants de Cécile et de Yasmina, mais je vous en supplie, ne récidivez plus. Je n’accepte jamais - ou très rarement - un cadeau. J’ai fait exception pour les Penchants qui n’ont rien de si petits ! Merci mille fois, et j'aimerais vous rendre quelque services à ma fantaisie. (sic)

V.S. (repris d'un commentaire présent sous le billet : Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Bankster)

lundi 20 décembre 2010

Bankster de Robert Bruce - la couverture

« petits penchants » - 1

[en attendant la sortie de Bankster]

couverture_bankster_1_400

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Robert Bruce,

dernier écrivain colporteur de France, a pour ceux qu’il rencontre le regard effilé, le biseau d’une plume. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont La Grande Nuit, éd. L’Encre et la Plume.

Lorsqu’il délaisse les chemins et les sentes en compagnie de son âne Platon, il rentre au chaud à Bacqueville-en-Caux.


***

« À première vue, notre homme n’a ni l’entregent d’un Stasvisky, ni la révolte d’un Mandrin, encore moins la farouche combativité de Villon, la canaillerie d’un Cartouche, d’un Guilleri ou tous ces autres légen­daires malandrins des grands chemins de France.

Non, ce personnage ne leur ressemble pas, il est d’une espèce différente, de celle qui, secrètement, méthodi­quement, solitairement, dans une sorte de jouissance intellectuelle intérieure inouïe monte une seule mais spectaculaire carambouille, puis son forfait accompli, tire sa révérence et disparaît définitivement de la scène. »

Bankster