Chers lecteurs de Dangereuse expédition des Scènes étranges d'une enfance de garçon, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.
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Je viens de lire "Dangereuse expédition" et j'avoue que ce récit, comme le précédent, m'a beaucoup troublée !
A l'époque de mon enfance, la sévérité de mes parents sans être identique à celle des parents du livre était impressionnante par rapport aux méthodes d'éducation actuelles. Ceci dit, cela n'enlève rien aux qualités de mes procréateurs à qui je dois tout.
Toutefois, je me suis rendu compte que, enfant, ce qui m'a manqué c'était le fait que nos parents ne nous disaient jamais qu'ils nous aimaient. Cela ne se faisaient pas. De nos jours, on le dit parfois sans compter et à tort et à raison, ce qui, à mon avis, n'est pas forcément très bien non plus. Pourtant, secrètement, et, peut-être, bêtement, j'attendais qu'ils me le disent.
En refermant le livre et en repensant à la phrase qu'elle avait dite à son fils aîné, "...maman t'aime, je t'aime très fort aussi...", je ne pus empêcher mes larmes de couler...Effet de catharsis ? Probablement.
Emouvant et inquiétant récit !
Maïa (appréciation reçue par mail)
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Il est des récits dont la lecture, tout juste achevée, nous laisse dans un état qu’on ne peut définir tant le bonheur et le malaise sont présents. Ces scènes étranges en font partie.
Dans cette dangereuse expédition, l’auteur nous ramène une fois de plus à notre enfance et aux jeux auxquels nous nous livrions. Des jeux, dont le genre respectait le sexe, où nous nous identifions aux adultes. Avec un style qui lui est propre, la plume, à l’instar d’une caméra, nous visionne deux petits garçons, des frères, s’adonnant à un jeu de guerre. Le danger est présent, la mort n’est pas loin.
Le style de l’auteur simple et si singulier, non seulement nous rappelle notre propre enfance mais nous transpose dans le corps de ces deux protagonistes. Nous ressentons l’angoisse du petit Serg, nous haletons devant le danger qui arrive à son point culminant devant cette porte, celle de la chambre des parents. Territoire si convoité par l’enfant et si terrifiant, la vision de la scène tuant l’idéalisation de ces êtres que sont les parents.
« Ils font de l’amour » et les pensées de mort submergent Wems. La
vengeance sera implacable et Serg en fera les frais.
Cette mise en italiques de Il et Elle, cette manière si étrange de nommer les
parents nous laisse supposer qu’il y a autant de haine que d’amour dans le cœur
de Wems pour eux.
Un récit très fort, très humain. Tout au long de la lecture, j’ai ressenti une obsession chez l’auteur, celle de se délester.
Merci à lui et aux Penchants de ce partage.
Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous)
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C'est-à-dire, qu'à mon corps défendant, ce qui me charme aussi dans ce récit-ci, c'est son irrésistible drôlerie tendre. Si j'ose dire.
Mais non dénuée de cette cruauté souvent propre à l'enfance que le monde dit des adultes semble souvent ignorer en vieillissant.
Citer des exemples seraient trop réducteur, mais je pense que la prouesse - le génie - du narrateur est d'avoir su transmettre un univers de l'enfance, ses émois, ses tourments, en parvenant, par sa justesse de ton, à créer de véritables archétypes.
Personnellement, je ne pense pas que le style soit "naïf", mais, au contraire, il dénote une faculté singulière d'introspection avec la mémoire à l'enfance qui me laisse franchement baba.
Si, un exemple quand même ! L'expression de l'ombrageux Wems « Ils font de l’amour », résume à merveille - par son petit "de" - la petite voix secrète du récit. Drôle à souhait, j'insiste !
Véra-Rèva (recopié d'un commentaire ci-dessous)
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