Journal des penchants du roseau

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Infinis paysages

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jeudi 9 octobre 2014

Bienvenue aux lectrices et lecteurs d'Infinis paysages

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Chers lecteurs d'Infinis paysages de Quinze poètes, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.

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Roseau et Libellule...

Roseau et Libellule

Photo : Christelle Angano

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Philippe Morel, lisant Farandole à ses sculptures...

Philippe Morel lisant Farandole à ses sculptures

Photo : Christelle Angano

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Sophie et les Infinis paysages

Sophie et les Infinis paysages

Photos : A.-C. et E.T.

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Sans paroles I

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Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Sans paroles II

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Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Sans paroles III

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Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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« (...) Que la forme soit classique ou privilégie l’éclatement (telles les petites phrases de Patrick Aspe), que le poème suggère ou narre, que l’on sente un grand travail du texte ou une éclaboussure d’encre spontanée, et que l’on s’immerge ou non dans ces univers poétiques diversifiés, il y a dans ce petit recueil une volonté touchante de dire l’être au monde et de s’ex-primer dans toute sa plénitude – que celle-ci soit matière abrupte ou ciselée, que la voix porte en elle le poids d’une vie en poésie ou les pousses tendres d’un éveil au vers.

Un recueil qu’on sent lié par l’amitié et l’engouement de l’éditeur envers ces quinze voix singulières et complémentaires. »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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Elle cherchais dans les mots, dans ces infinis paysages, les images qui dessinaient tous ces poèmes, ces instants de grâce...

Elle cherchais dans les mots, dans ces infinis paysages, les images qui dessinaient tous ces poèmes, ces instants de grâce...

Photo de Laura L.

mercredi 5 décembre 2012

Infinis paysages finis ?

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« Infinis paysages fini ? »

Cette question je l'ai soumise aux quatorze auteurs du recueil de poèmes Infinis paysages, le quinzième m'ayant demandé d'en retirer ses poèmes (cf. Elle fut amusante, mais n'est pas finie).

Pour préciser la question, j'énonçais ce choix :

« soit j'arrête l'édition d'Infinis paysages de Quinze poètes, puisque tronquée elle n'aurait plus de sens.
soit je réédite ce recueil avec les quinze poèmes restant (de quatorze poètes donc).

La première solution est simple, mais assez radicale.
La seconde, je ne pourrai la réaliser que si tous les autres auteurs la souhaitent (une parution papier, avec dépôt légal, etc. n'offre pas la souplesse d'un fichier numérique) et seulement dans deux à trois mois - je travaille sur d'autres publications actuellement. »

De cette consultation, il ressort que presque tous les auteurs souhaitent qu'Infinis paysages vive, soit en l'état, soit tronqué. Un seul m'a recommandé la première solution, je l'en remercie, elle me paraissait la plus simple. Enfin quelques-uns m'ont dit de faire comme bon me semble.

J'ai décidé de faire ainsi :

D'ici une semaine, Infinis paysages sera retiré de la vente via les libraires et portails véhiculant les informations numériques.
Le recueil sera consultable, lisible et téléchargeable dans sa version numérique au format pdf dans la bibliothèque numérique des penchants du roseau.
Les commandes du livre seront déclarées closes (ou plus précisément hors librairie) sur le site des penchants du roseau, mais il restera à la disposition de ceux qui désireraient l'acquérir - en particulier les auteurs de ces poèmes.

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Pour réaliser vous même votre livret :

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Rappel :

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mardi 30 octobre 2012

Infinis paysages de Quinze poètes lu par De Litteris

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« (...) Que la forme soit classique ou privilégie l’éclatement (telles les petites phrases de Patrick Aspe), que le poème suggère ou narre, que l’on sente un grand travail du texte ou une éclaboussure d’encre spontanée, et que l’on s’immerge ou non dans ces univers poétiques diversifiés, il y a dans ce petit recueil une volonté touchante de dire l’être au monde et de s’ex-primer dans toute sa plénitude – que celle-ci soit matière abrupte ou ciselée, que la voix porte en elle le poids d’une vie en poésie ou les pousses tendres d’un éveil au vers.

Un recueil qu’on sent lié par l’amitié et l’engouement de l’éditeur envers ces quinze voix singulières et complémentaires. »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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Autres articles de Julie :

lundi 8 octobre 2012

Infinis paysages - Christelle Anjou : Farandole

(je réactualise ce billet publié le 14 mars 2011 : Farandole de Christelle Anjou parce que tope-là, je vous en dirai plus dans quelques jours)

Farandole

Seule sur le sofa, je me laisse sombrer.
Le halo de la ville se fait caressant.
Là-bas, bien plus loin, on entend une sirène.
Les outils de l’artiste près de moi s’endorment.

De blanches ombres m’entourent
Protectrices,
Inquiétantes aussi.
Certes vous m’accueillez, mais je me sens intruse.
Je vous observe attentive et silencieuse.
Votre beauté me bouleverse,
Vos silhouettes me hantent.
Vous ne me voyez pas ; égoïstes, superbes.
Savez-vous seulement que moi aussi, j’existe ?

Soudain, s’accélère mon cœur
De son si vieux phono, du fond de l’atelier
S’élève une musique, impétueuse mais douce.
Ravel prend possession de l’instant et des lieux.

Quand l’Artiste n’est pas là, la nuit, les sculptures dansent.

Le Boléro nous prend, la ronde peut commencer.
Dieu, que vous êtes belles, si pures et si blanches
Dans cette Farandole au fond de la nuit bleue.
Je m’approche de vous, timidement d’abord
Quand l’une d’entre vous, la plus belle qui soit
Me touche de la main et me prend dans ses bras.

Elle m’entraîne avec elle tout au creux du mystère.
Au fond de la passion, dans le ventre du monde.

Ensemble nous tournons, maintenant réunies.
Votre blancheur de pierre ma chemise de nuit
Derviche en négatif étourdie de bonheur.

Enfin la Musique prend possession de nous.

Doucement vos veines de marbre se gonflent.
Vos regards, étrangement, s’emparent alors
De mes rêves les plus fous.

La poussière de pierre en volutes s’élève
Un lampadaire projette sur nous sa lumière
Accentuant ainsi vos allures de fantômes.

Je caresse des yeux une Mère à l’Enfant
Je m’y retrouve un peu, et te vois petit homme
Tu es là mon Juluan dans ce sourire si doux
Enfin grâce à la pierre, près de moi pour toujours.

Un couple enlacé s’embrasse tout près de moi.
Uni dans un Baiser Renversé, renversant.
Ensemble ils frissonnent de bonheur et d’extase.
Assurément ces deux là ne sont pas de marbre.

Telle l’œil du cyclone, leur étreinte m’aspire
Nous aspire, nous transporte, mais aussi me ravage.
Il n’est rien qui ne puisse jamais les séparer
C’est dans la pierre que leur amour est né
Dans la pierre à jamais il restera gravé.

Cette étreinte me renvoie notre solitude
Nous qui, hélas, ne sommes pas de pierre.
Mon mari, mon aimé, j’aurais tant désiré
Être ta siamoise, pour ne jamais de toi
Être un jour séparée.

Au milieu de la ronde se dressent deux mains blanches.
Jointes, suppliantes face à la laideur du monde
Elles sont les chefs d’orchestre de cette Sarabande.

Non loin de là une Vierge me sourit.
Nous échangeons un unique et complice regard.
Toutes deux savons la douleur du sacrifice,
Toutes les deux pleurons notre enfant, notre fils.

Derrière moi, plus loin, Orphée pleure Eurydice.

Mais voici que la musique s’atténue, dissipant avec elle le sommeil de pierre.

Mes amies noctambules reprennent alors la pose.
Compagnes de la nuit, vous êtes aussi mes sœurs
Nous sommes vous et moi les Filles de cet homme
Car à vous comme à moi, il a donné la vie.

Encore bouleversée de bonheur, moi qui sais
Je reviens au grand jour et renais à la vie.
En fermant les yeux, je calme mon cœur qui bat
J’entends alors le chant du burin sur la pierre.

Le Boléro s’est tu… mon père chante Brel.

Christelle Anjou

Farandole est déjà édité par Christelle Anjou dans le recueil Itinerrances - sept portraits de la nuit - préface de Philippe Grimbert, illustré par un ami peintre « déclinaison de lunes ».

À paraître : Infinis paysages.

lundi 23 mai 2011

Infinis paysages est publié

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Oh oui, j'ai beaucoup de plaisir à annoncer cette publication et remercier toutes les personnes qui ont participé à ce projet devenu livre ; en rappeler la préface :

« D’Infinis paysages, thème du Printemps des poètes 2011, fut l'occasion pour les penchants du roseau de lancer un appel à poèmes début février. Grande fut notre surprise de découvrir l'engouement qu’il suscita. Pendant plus d’un mois, plusieurs centaines de personnes venaient chaque jour déposer, lire, recopier, commenter des poèmes, ceux de leurs infinis paysages ; certains oubliés dans le fond d'un tiroir ou déjà en recueil, d’autres écrits pour l’occasion. Plaisir de découvrir que leurs paysages déchiraient les décors habituels pour y retisser de l’intime, du profond, de la nostalgie, du malicieux. Ce recueil présente ceux que nous avons choisis : quinze poètes et leurs infinis paysages. »

« poésie, geste de l'être »

Christian Domec, apprenti libraire.

lundi 18 avril 2011

Infinis paysages - Quinze poètes, parution prévue le 17 mai 2011 - suite

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Brève : j'ai profité de ces belles journées de printemps pour en fabriquer quelques exemplaires, ils vont rejoindre cette semaine leurs auteurs et ceux qui y ont contribué (dont j'ai bien reçu les adresses postales). Je vais donc, avant parution, ouvrir bientôt une page de bienvenue aux lecteurs d'Infinis paysages.

mardi 12 avril 2011

Infinis paysages - Quinze poètes, parution prévue le 17 mai 2011

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D'Infinis paysages, thème du Printemps des poètes 2011, fut l'occasion pour les penchants du roseau de lancer un appel à poèmes début février. Grande fut notre surprise de découvrir l'engouement qu'il suscita. Pendant plus d'un mois, plusieurs centaines de personnes venaient chaque jour déposer, lire, recopier, commenter des poèmes, ceux de leurs infinis paysages ; certains oubliés dans le fond d'un tiroir ou déjà en recueil, d'autres écrits pour l'occasion. Plaisir de découvrir que leurs paysages déchiraient les décors habituels pour y retisser de l'intime, du profond, de la nostalgie, du malicieux. Ce recueil présente ceux que nous avons choisis : quinze poètes et leurs infinis paysages.

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dimanche 10 avril 2011

Infinis paysages, une préface gâte-sauce

fouet

« Bechameil fit de prodigieuses dépenses à faire des beautés en cette terre de Beauvoisis. Le comte de Fiesque fit sur son entrée en ce lieu la plus plaisante chanson du monde, dont le refrain était Vive le roi et Bechameil son favori, dont le roi pensa mourir de rire, et le pauvre Bechameil de dépit. Il était bien fait et de bonne mine, et croyait avoir de l'air du duc de Grammont. Le comte de Grammont le voyant se promener aux Tuileries : « Voulez-vous parier, dit-il à sa compagnie que je vais donner un coup de pied dans le cul à Bechameil, et qu'il m'en saura le meilleur gré du monde » ; en effet, il l'exécuta en plein. Bechameil bien étonné se retourne, et le comte de Grammont à lui faire de grandes excuses sur ce qu'il l'a pris pour son neveu. Bechameil fut charmé, et les deux compagnies encore davantage. »

In Mémoires du duc de Saint-Simon.

J'ai reçu de mon apprenti préfacier le texte suivant en guise de préface d'Infinis paysage. Vitement lu, je l'ai confié au regard critique et acéré d'une amie. Bien m'en a pris, son verdict fut cinglant : trop sérieux, trop emberlificoté, trop long. Alors, de ce pas « je vais donner un coup de pied dans le cul » de cet apprenti et me pose cette alternative :

- soit je fais figurer quand même cette préface en amorce du recueil (nous avons bien gardé la sauce de ce Bechameil),
- soit j'en écris une simple, courte et légère (une gageure tout de même),
- soit je la remplace par une feuille blanche (ou son absence).

Bref, je ne dois pas me comporter comme l'âne de Buridan, et décider avant mercredi.

Quel est votre avis ?

Ah oui, pardon, j'oubliais, la préface en question :

« Infinis paysages

Les derniers replis de l’hiver ont drapé d’infinis pay­sages. Comme un archet qui joue sur l’âme du poète, les paysages ne se réduisent à une perspective, à ce qu’un belvédère nous offre : du bucolique, des para­pets vertigineux, des horizons pigmentés d’outremer ; ils sont aussi visages, cuisses, urbains ou désolés, et intérieurs aussi.

Une hésitation ?

Malmenés ils sont nos paysages, des pans entiers s'effondrent à l'extrémité de l'Orient, d'autres plus au sud vivent le tumulte de l'entre-deux, d'une révolte toujours légitime aux fracas de son étouffement. La propagation numérique de leur réalité les transforme en décors obscènes et émouvants ; désolés par l'ab­sence de personnes.

La poésie n'est-elle pas ce faire puisé du grec ? Et le faire est la négation du spectacle, il est notre condi­tion, celle de vivre. Ce faire n'est pas extérieur à nous, il est ce que nous sommes. Lorsqu'il se saisit de la langue, il use ses aspérités, les courbe pour en modeler le sens. Nos iris le diffractent parce que nous, l'un, l'autre et pourtant.

Le poète n'a pas toujours raison, le poète peut être odieux, vaniteux, stupide, mais sensible, vibrant et parfois sublime. Lorsqu'il fait et surprend notre attention, il est déjà ce que nous serons et poursui­vrons, sans raison. Le poète est juste nous et la poésie : ce que nous créons. Poursuivons.

Découvrons et goûtons ceux de ces quinze poètes, d'un Matin vert à Né en Maurienne, ils nous laissent entrevoir ce que replis voilaient. »

(photo de Jeff Golden, licence creative common)

jeudi 7 avril 2011

Flap, flap, flap, flap, flap

Couverture entière Infinis paysages

lundi 21 mars 2011

Infinis paysages - Yasmina Teterel : Matin vert

Matin vert

Aux tempes de l’homme
S’agrippent les temps anciens
Quand l’horizon n’était que reflet sombre
Au bord du cil
Patience ! Le moment viendra
Où tout sera lavé
À la sortie de ce long sommeil
Les arbres dévoileront leur chair tendre
Et les rues frétilleront
Les draps de l’eau se mouvront
Au rythme de l’étreinte du ciel et de la terre
Écoute, les entends-tu se chercher ?
Le matin vert est annoncé
Déjà sur tes lèvres fendues
Le jour a posé ses éclats

Yasmina Teterel

Avec Yasmina, tout est question de peaux et cie...

À paraître : Infinis paysages.

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