Journal des penchants du roseau

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Mémoires du cargo

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dimanche 7 avril 2013

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Mémoires du Cargo

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Chers lecteurs de Mémoires du cargo de Padrig Moazon, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.

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Magnifique
Quelle douceur - quelle beauté
Le cargo glisse et vous emmène très loin dès le matin......
Un voyage inoubliable que je referai

Bidet (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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C'est un cargo envoûtant qui transporte l'âme au gré de la houle. Il m'a emmenée, toutes sensibilités dehors comme autant de voiles, légère. De paysages en parfums, de langueurs en mouvements, de douceurs en lenteurs, il avance, tangue et fait escale, figeant l' instant de vie comme sur pellicule, imprègne de sa tendresse ou de sa lassitude. Il effleure les courbes de la terre et de l'eau, amant mélancolique. Les phrases ondulantes et poétiques impriment les images, le temps et l'espace comme ces petits poèmes japonais. Passagère du cargo, je n'ai pas pu le quitter. Bonheur.

Kayenn (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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On lit les Mémoires du cargo comme on feuillette un album photos. Ce fut ma première impression à la lecture de ce recueil, le sentiment que Padrig Moazon a cherché, avant tout, à fixer ses mots comme on fixe une image, une scène, sur pellicule. D’ailleurs, l’usage de termes en rapport à la photographie, tels que mémoire photographique, dispositif, vient conforter cette idée. Et cette impression est d’autant plus forte quand un dernier vers, posé un peu en retrait, semble commenter et/ou illustrer l’image évoquée. De plus, le rythme de certains vers, court, bref, un peu sec, semble être un clic de l’auteur. Cependant, ces images ne sont pas aussi figées qu’elles le paraissent. Padrig Moazon sollicite nos sens et un bouquet de couleurs, de senteurs, de sons, nous transporte avec ce cargo dans ces voyages et ces escales. Sous nos yeux, les mots se meuvent et se transforment en paysages.

Nous découvrons alors ce que l’auteur a vu et ressentons son profond respect pour son environnement. Ce dernier est le personnage principal de ces mémoires et s’il y a mouvement, ce n’est pas celui du cargo, ni celui des hommes, mais bien celui de la Nature à laquelle le poète cède verbes et actions. Les îles élaborent des stratégies, le crabe s’interroge, le bigorneau est en colère…

La poésie de Padrig Moazon est profondément humaine, respectueuse de notre monde et surtout nous ramène à l’essentiel. L’homme doit rester humble. « La terre et la mer mettent leur problème en commun, l’homme ». Merci au poète. Du grand art !

Je crois que vous l’aurez compris, j’ai aimé.

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Dès les premiers mots, j'ai su que j'aimerais les Mémoires du cargo, tant elles m'ont, d'emblée, par ses touches impressionnistes fait rêver. Présentées tel un journal de bord poétique, il me semble que Padrig Moazan renoue ou rejoint la tradition de ce grand poète voyageur d'autrefois que fut Pierre Loti. Du moins pour les souvenirs qu'il me laisse. Et comment ne pas avoir une pensée pour les croquis des carnets de voyages d'Eugène Delacroix ?

Véra (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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(...) Sa dernière page tournée, il continue de naviguer en songes. Pour longtemps.

Philippe Simon in Ouest-France, le 8 juillet 2011.

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Michèle et Mémoires du cargo

Michèle et Mémoires du cargo

Photo de A.-C. et E.T.

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Plongée dans Mémoires du cargo

Plongée dans Mémoires du cargo

Photo de A.-C. et E.T.

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Paulette lisant

Paulette lisant

Photo de A.-C. et E.T.

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Sieste floue à l'ombre du cargo

Sieste floue à l’ombre du cargo

Photo de Sylvie & Daniel

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Petit bateau deviendra grand

Petit bateau deviendra grand

Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Oui, évidemment, il y a celle-ci :

(Textes : Antoine Carle – Photographies : Daniel Abiven © des Errances 1999 / 2012)

Mais aussi les autres, peu, un choix. Il n'est pas toujours aisé de numériser l'argentique et le respecter. Et prendre plaisir à découvrir les retenues, presque nues tant l'atour est sobre. Merci Daniel.

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mardi 11 décembre 2012

Une rumeur rose

« Le silence est bleu comme la neige posée sur une baie des Lofoten.
Murmure bleu sur les chalutiers à l'amarre.

Bleue la nuit négocie avec le jour.

L'attente bleue.

Au fond de l'horizon court une rumeur rose. »

Padrig Moazon in Mémoires du cargo.

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Baie des Lofoten

Baie des Lofoten

merci P.

lundi 17 septembre 2012

À Madame de Keravel

Chère Madame, avant même de découvrir votre De plus près, je glisse ici ce que le Cargo dit de Brest :

« Brest en imperméable gris.
Les embrayages de camions grognent entre les flaques.
Le port de commerce hésite entre la rade et les baraques.

Derrière les grillages défoncés, les rails luisant vont lécher les citernes de gasoil et les torchères éteintes.
Réverbères allumés malgré l'heure avancée.
Sans doute un peu de lumière pour conduire les ombres vers l'arrière-salle des bistrots.
L'étrave du remorqueur prend en charge la fatigue du cargo au ventre lourd.
Forceps des grues, la nuit anesthésie.

La respiration enrouée des fenwicks résonne sous les hangars. »

Padrig Moazon in Mémoires du cargo.

samedi 24 septembre 2011

Ce 24 septembre le cargo fait escale à L'Encre de Bretagne - Rennes

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Padrig Moazon, invité par Bruno Duval, sera présent à la librairie L'Encre de Bretagne le samedi 24 septembre à partir de 16h00. Il présentera "Mémoires du cargo" et le dédicacera aussi.

« Ce recueil écrit à l'encre salée se lit comme un roman, sans escales. Sa dernière page tournée, il continue de naviguer en songes. Pour longtemps. »
Philippe Simon, Ouest-France.

L'Encre de Bretagne
28 rue Saint Melaine
35000 Rennes

vendredi 5 août 2011

Carte postale du Minnesota : le cargo, à quai, retrouve ses mémoires

présentation des mémoires au cargo

Cette nuit, un carte postale m'est parvenue du Minnesota. Padrig Moazon a retrouvé son cargo ; lui présenter ses Mémoires & en rougir.

Merci.

vendredi 22 juillet 2011

Le poète Padrig Moazon écrit à l'encre salée

Ce n'est pas grand-chose une île
Un peu de brume
Une poussière d'oiseaux blancs
Un rêve fatigué.

C'est ainsi que s'ouvre Mémoires du cargo, le recueil de poèmes de Padrig Moazon, un Rennais, ivre de mer, qui dit avoir « besoin d'horizons lointains »...

Ses poèmes pleins d'odeurs, de couleurs, de saveurs et de chaleurs racontent « des voyages réels, d'autres imaginaires ». En Irlande, au Sénégal, à l'Île Maurice, à San Francisco... Il en rapporte des images pétries d'humanité et d'émotions :

Le cargo écorchait la rouille de ses plaies en léchant les blessures du quai.
La bernique n'a jamais vu la lune
Ça ne l'empêche pas de connaître le rythme des marées.
L'huître n'a pas l'ambition
D'une perle,
Juste l'intention
D'une coquille.

Ce recueil écrit à l'encre salée se lit comme un roman, sans escales.
Sa dernière page tournée, il continue de naviguer en songes.
Pour longtemps.

Philippe Simon, Ouest-France, rubrique Ille & Vilaine, le 8 juillet 2011.

Article reproduit avec l'accord de son auteur.
Je salue Padrig qui doit être bien loin à cet instant.
Je remercie Nathalie G. pour m'avoir fait parvenir la copie de cet article.

samedi 11 juin 2011

Mémoires du cargo vu par Yasmina Teterel

On lit les Mémoires du cargo comme on feuillette un album photos. Ce fut ma première impression à la lecture de ce recueil, le sentiment que Padrig Moazon a cherché, avant tout, à fixer ses mots comme on fixe une image, une scène, sur pellicule. D’ailleurs, l’usage de termes en rapport à la photographie, tels que mémoire photographique, dispositif, vient conforter cette idée. Et cette impression est d’autant plus forte quand un dernier vers, posé un peu en retrait, semble commenter et/ou illustrer l’image évoquée. De plus, le rythme de certains vers, court, bref, un peu sec, semble être un clic de l’auteur.

Cependant, ces images ne sont pas aussi figées qu’elles le paraissent. Padrig Moazon sollicite nos sens et un bouquet de couleurs, de senteurs, de sons, nous transporte avec ce cargo dans ces voyages et ces escales. Sous nos yeux, les mots se meuvent et se transforment en paysages.

Nous découvrons alors ce que l’auteur a vu et ressentons son profond respect pour son environnement. Ce dernier est le personnage principal de ces mémoires et s’il y a mouvement, ce n’est pas celui du cargo, ni celui des hommes, mais bien celui de la Nature à laquelle le poète cède verbes et actions. Les îles élaborent des stratégies, le crabe s’interroge, le bigorneau est en colère…

La poésie de Padrig Moazon est profondément humaine, respectueuse de notre monde et surtout nous ramène à l’essentiel. L’homme doit rester humble. « La terre et la mer mettent leur problème en commun, l’homme ». Merci au poète. Du grand art !

Je crois que vous l’aurez compris, j’ai aimé.

Yasmina Teterel (repris d'un commentaire présent sous le billet Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Mémoires du cargo)

lundi 30 mai 2011

Mémoires du cargo de Padrig Moazon est publié

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Après une présentation publique faite ce vendredi 27 mai à la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier en compagnie de son auteur, Padrig Moazon, j'ai le plaisir de vous annoncer la parution de Mémoires du cargo : ses escales, navigations & marines poétiques. Elles sont illustrées par la reproduction de deux photos d'Erwan Moazon.

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Padrig Moazon,

poète et « Breton par milliers » – Celte présence, édition Pierre-Jean Oswald.

D’outre Iroise ou d’Océan, d’Irlande ou du Minnesota, il entend les murmures du Cargo ; ceux qui le suivent, discrets, là où s’enlacent la Vilaine et l’Ille.

Erwan Moazon illustre ces Mémoires du cargo.

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« (…) Les vagues soulevées par le moteur viennent lécher les cicatrices de la mangrove, tatouée de tentacules.
Mélancolie des albatros attendant que le soleil sèche les plumes de leurs ailes déployées.

Le delta neutralise le fleuve, lui impose l’immobilité.
Les pêcheurs ont pris le parti de ne pas provoquer l’horizon.

Un vol de pélicans pour justifier le ciel. »

Mémoires du cargo