Journal des penchants du roseau

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Peaux de papier

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jeudi 9 octobre 2014

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Peaux de papier

couverture_peaux_de_papier_1_400

Chers lecteurs de Peaux de papier de Yasmina Teterel, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

[je réactualise ce billet-accueil des lecteurs de Peaux de papier en y glissant au fur et à mesure que j'en prends connaissance des avis glanés ici ou là, n'hésitez pas à me faire parvenir les vôtres] « (...) Yasmina Teterel se dévêt pour nous de ces peaux-èmes, fragments fragiles à fleur de vif, expériences encrées qu’on incorpore et détache au fil des vers. Qu’elle évoque en jeu d’ombres la maladie (« qu’il est long ce matin/ dans cette chambre engourdie/ rythmée par le chant/ de ce ventre, tambour creux »), la tentation de disparaître (« et mes yeux ont tiré leur couverture. Ils avaient froid »), la douloureuse absence (« mon corps affaibli par tes absences/ s’usait sur les toits du monde / cherchant en vain le ciel de tes yeux / dans le regard des autres ») ou, au contraire, des instants où l’âme se retrouve en pleine lumière consciente, où elle se réchauffe à la lumière des rencontres (belle ombre de René Char dans Le marteau du maître– « la Sorgue, votre sang, nourrit la terre des hommes »- ou des cultures fécondes – « sur ta bouche j’ai lu/le livre de ton peuple »), la poétesse nous conte l’immanence de son être et de sa poésie. (...) »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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En général la poésie n'est pas mon genre préféré, mais je n'ai éprouvé aucune peine à entrer dans l'univers de Yasmina. Ici, aucune affectation, juste des mots vrais et sincères. Au fil des pages j'ai été bouleversée (Mary Eye Liner) nostalgique (Lever) révoltée (Le Chien de garde) et même joyeuse ( le soleil brille...)

Mon texte préféré? Peut-être Le voleur de rêves....Et tous les autres.

En reprenant certains textes j'ai ressenti plus profondément la grande tristesse, la noirceur même de ces poèmes. Le temps qui passe en laissant des blessures , les amours absentes, la froide solitude sous la lune, la vie avec ses douleurs..

"Et un jour, les yeux ont tiré leur couverture "..

Dimitra (recopié de commentaires ci-dessous)

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Je viens de lire et de relire Peaux de papier.

Quelle profondeur dans votre pensée, quelle fluidité dans votre écriture !

Votre chant est fort comme un opéra, parfois en relief, parfois en creux, parfois sage, parfois douloureux. C'est une langue universelle, celle de l'innocence ou de la souffrance, de la raison démesurée ou des illuminations. Vous répugnez à la laideur, vous magnifiez les bonheurs. Alors, je vous dis simplement merci, merci et à bientôt.

Robert Bruce (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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J'ai pris le temps, ou plutôt "Peaux de papier" me l'a pris et je l'ai laissé faire avec délectation...

Yasmina Teterel est une vraie poétesse! Quel talent!

Il y a de l'élégance, de la délicatesse, de l'humble justesse, et surtout une discrète mais si éclatante profondeur dans ses peaux de mots!

Sous ce bel épiderme perce sans saigner l'humanité entière faite de retenue y versant à la fois ses douleurs et ses petits bonheurs..

Yasmina ne s'efface pas, elle laisse de vraies et belles traces:

   "là où le futur est passé
Là, au centre,
Percer l'oeuf.
Ecrire."

Cécile Delalandre (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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S'il y a bien un pan du registre de la chose écrite qui me met toujours un peu mal à l'aise, c'est bien celui de devoir donner un avis sur des poèmes. Tant il me semble que c'est de l'ordre de l'extrême intime. Dans le cas de Yasmina je suis, en premier, infiniment séduite par le titre. Les mots qui prennent chair dans ce recueil étincelant témoignent que le creuset est douloureux et profond, mais aussi d'une belle élégance. S'il ne fallait en choisir qu'un seul pour exprimer mon penchant de l'instant présent, ce serait peut-être celui de la page 21... Mais aussi celui de la page 13 et... les suivants ! Bien évidemment. Si l'amour et la mort sont, comme il est dit, les mamelles éternelles du poète, il me semble que Yasmina Teterel le confirme.

Véra (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Peaux de papier est arrivé chez moi par surprise... Il repose depuis sur ma table de chevet pour que je puisse le lire et le relire. J'ai une sensibilité toute particulière au Voleur de rêves et au Chien de garde. Des mots solaires, tout en douceur, pour dire la noirceur d'un monde de douleur. Merci Christian de m'avoir fait découvrir Yasmina Teterel. Merci Yasmina pour vos merveilleux mots.

Anne Laure (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Le lecteur lit Peaux de papier comme on déguste un thé rare. J’ai bien aimé la phrase mise en exergue : "Si je me tue tu m’en voudras toute ma vie ", cela sonne comme un lapsus, c’est un présent du ciel reçu par lecteur ou par la lectrice. Les poèmes de Yasmina Teterel reflètent la lumière d’étoile dans la noirceur de la matière noire. De cette noirceur de charbon Yasmina Teterel a su ciseler un diamant. On ne lit pas seulement les vers, les lettres ont leurs mots à dire. Yasmina Teterel est un auteur inspiré, une femme de lettres. Ces peaux aime fait de papier couleur chair poursuivent longtemps le lecteur après la fermeture du livre.

Rémy (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Cela fait déjà un bon moment que je suis en possession de votre beau recueil "Peaux de papier" que je lis et relis éblouie par la beauté des poèmes, leur profondeur, leur style fluide et élégant.

Chère Yasmina, vous me faites aimer la poésie contemporaine et je vous en remercie.

Maïa (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Les penchants de la mer I

les penchants de la mer I

Photo : Aurélie Dudouit & Bernard Dupont

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Les penchants de la mer II

les penchants de la mer II

Photo : Aurélie Dudouit & Bernard Dupont

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Les penchants de la mer III

les penchants de la mer III

Photo : Aurélie Dudouit & Bernard Dupont

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Les penchants de la mer IV

les penchants de la mer IV

Photo : Aurélie Dudouit & Bernard Dupont

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Les penchants de la mer V

les penchants de la mer V

Photo : Aurélie Dudouit & Bernard Dupont

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Ces mots de Yasmina « Le silence se déploie Chut ! Écoute Il se glisse »

Peaux de papier par Ariane

photo d'un inconnu, via Ariane.

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Sur les traces de Mimi

Sur les traces de Mimi

Photo de Naïs. °°°

Sur le penchant d'un idéogramme en bois, une jolie petite fille brune parcourt les Peaux de papier

Sur le penchant d'un idéogramme en bois, une jolie petite fille brune parcourt les Peaux de papier

Photo de Jennyfer.

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Cuir-épaule, porter-pleurer, corps- enveloppe, livre-lumière, fleur, fenêtre, envol

Cuir-épaule, porter-pleurer, corps- enveloppe, livre-lumière, fleur, fenêtre, envol

Photo de Jennyfer.

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Rêve de lecture

Rêve de lecture

Photo de Thierry.

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Entre les lignes

Entre les lignes

Photo de Thierry.

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Bibliothèque

Bibliothèque

Photo de Thierry.

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Lire

Lire

Photo de Thierry.

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Lecture éphémère

Lecture éphémère

Photo de Thierry.

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Doremi fasol lasido Lasol

Doremi fasol lasido. Lasol

Photo de Thierry.

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Les penchants

Les penchants

Photo de Thierry.

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Autoportrait au Peaux de papier

« Dans le lit bouillant de fièvre
L'esprit affûté par les sens
Tranche une à une
Rondelles de chairs parfumées »

in Peaux de papier, Yasmina Hasnaoui Téterel.

Dans le lit bouillant de fièvre / l'esprit affûté par les sens / Tranche une à une / Rondelles de chairs parfumées

photo de Gilles Monplaisir.

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L'usage

L'usage

Photo de Lise.

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Au fur...

Au fur

Photo de Lise.

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Lecture silencieuse

Lecture silencieuse

Photo de Lise.

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A vau l'eau

À vau-l'eau

Photo de Lise.

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Vie de chat et Peaux de papier

Vie de chat et Peau de papier

Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Sans paroles I

rats 1

Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Sans paroles II

rats 2

Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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Sans paroles III

rats 3

Photo de Carmen Pennarun Boucher (contact)

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« (...) Yasmina Teterel se dévêt pour nous de ces peaux-èmes, fragments fragiles à fleur de vif, expériences encrées qu’on incorpore et détache au fil des vers. Qu’elle évoque en jeu d’ombres la maladie (« qu’il est long ce matin/ dans cette chambre engourdie/ rythmée par le chant/ de ce ventre, tambour creux »), la tentation de disparaître (« et mes yeux ont tiré leur couverture. Ils avaient froid »), la douloureuse absence (« mon corps affaibli par tes absences/ s’usait sur les toits du monde / cherchant en vain le ciel de tes yeux / dans le regard des autres ») ou, au contraire, des instants où l’âme se retrouve en pleine lumière consciente, où elle se réchauffe à la lumière des rencontres (belle ombre de René Char dans Le marteau du maître– « la Sorgue, votre sang, nourrit la terre des hommes »- ou des cultures fécondes – « sur ta bouche j’ai lu/le livre de ton peuple »), la poétesse nous conte l’immanence de son être et de sa poésie. (...) »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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Les mots de Yasmina Teterel, précis et chargés d'émotion parlent au coeur et au corps du lecteur, qu'il soit ou pas amateur de poésie.

"La ville, ce soir, est plein de désir noir" nous murmure-t-elle tandis que la nuit tombe autour de nous. Noirceur, mélancolie et nostalgie sont omniprésentes dans ses poèmes qui composent ses "Peaux de papier" (un très beau titre, non ?). Pourtant, le moteur de sa poésie semble être à chercher du côté de l'amour, du désir, de l'espoir, de l'ouverture à l'autre, même si ses histoires finissent souvent mal, dans le rejet, l'indifférence ou la mort. (...)

Extrait du billet de Marianne Desroziers à lire sur son Pandémonium littéraire.

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jeudi 20 décembre 2012

À l'heure du thé mentholé

Photo de « Bestra », licence creative common

Racines

Du haut de tes pommettes
J'ai guetté ton passage
Et les empreintes des épices
Sur les vagues de sable

Sur ta bouche j'ai lu
Le livre de ton peuple
Des pensées vagabondes
Dans le cœur des hommes

J'ai bu dans ta main
Le lait de la brebis
Suivant le chemin
Des arabesques safranées

À l'horizon du voile bleu
J'ai entendu tes yeux
Louant l'amour de la vie
De l'homme Targui

Targui, ton sang
Je l'ai recueilli
Il coule dans mes veines
À l'heure du thé mentholé

Yasmina Hasnaoui Teterel in Peaux de papier.

mercredi 31 octobre 2012

Peaux de papier de Yasmina Teterel lu par De Litteris

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« (...) Yasmina Teterel se dévêt pour nous de ces peaux-èmes, fragments fragiles à fleur de vif, expériences encrées qu’on incorpore et détache au fil des vers. Qu’elle évoque en jeu d’ombres la maladie (« qu’il est long ce matin/ dans cette chambre engourdie/ rythmée par le chant/ de ce ventre, tambour creux »), la tentation de disparaître (« et mes yeux ont tiré leur couverture. Ils avaient froid »), la douloureuse absence (« mon corps affaibli par tes absences/ s’usait sur les toits du monde / cherchant en vain le ciel de tes yeux / dans le regard des autres ») ou, au contraire, des instants où l’âme se retrouve en pleine lumière consciente, où elle se réchauffe à la lumière des rencontres (belle ombre de René Char dans Le marteau du maître– « la Sorgue, votre sang, nourrit la terre des hommes »- ou des cultures fécondes – « sur ta bouche j’ai lu/le livre de ton peuple »), la poétesse nous conte l’immanence de son être et de sa poésie. (...) »

Lire l'article de De Litteris en entier en suivant ce lien.

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Autres articles de Julie :

mercredi 15 février 2012

Peaux & Cie

Personne ne parle
N’entends-tu pas ?
Les ventres restent muets depuis que les têtes, nues,
Ont été parquées sur les aires de silence,
L’œil tourné vers un horizon qui n’existe plus.

Crois-tu que nos peaux se souviennent encore
Des étreintes murmurées ?
Elles buvaient à grande bouche la sueur de notre histoire
Pour ne rien dévoiler

Mon corps affaibli par tes absences
S’usait sur les toits du monde
Cherchant en vain le ciel de tes yeux
Dans le regard des autres

Les mots étaient devenus blancs
Leur mémoire semblait effacée
Ne rien dire. Se taire.
Pourtant…

Il reste des traces
Les cœurs portent toujours une laisse
Et leur sang ne sèche pas
Il nourrit l’épiderme du papier

Peaux en absence in Peaux de papier de Yasmina Teterel (Hasnaoui)

mardi 17 janvier 2012

« Marie Eye Liner » de Yasmina H. pour A.

Marie Eye Liner

Icône glacée
Femme adrénaline
Les bas-ventres affamés de ces chiens
Crient ton nom

Ô Marie Eye Liner
Cesse de pleurer

Toi, si adulée
Acidulée
Rondeur platine sur cheval désaxé
Croupe offerte aux loups enragés

Ô Marie Eye Liner
Cesse de pleurer

Corps praline
Au cœur de porcelaine
Brisé sous le joug
De ces sculpteurs cupides

Ô Marie Eye Liner
A Cessé de pleurer

Peaux de papier, Yasmina Teterel

samedi 13 août 2011

Avignon : « je poursuis une conversation passionnée »

Ce jeudi 11 août est le dernier soir des lectures libres avant la fermeture pour congés du centre européen de poésie d’Avignon. J’ai décidé de m’y rendre et de partager quelques vers.

J’arrive un peu en avance et je profite de ces instants pour relire les mots accrochés aux murs pour les 25 ans du centre. L’écriture des poètes est la thématique de cette fabuleuse exposition. Ces vers à l’état brut ! On peut encore en saisir l’émotion, l’encre semble encore fraîche.

Nous sommes maintenant une bonne dizaine et Marie Jouannic, directrice artistique, nous invite à prendre place autour de la table. Les lectures peuvent commencer. Que dire de ce que j’ai entendu et reçu ? Des mots qui résonnent encore en moi et dont je savoure la texture. Des mots que je n’ai pas mémorisés mais dont je vois les couleurs et sens les parfums. L’élément eau est présent ce soir, la mer s’est invitée et c’est tout naturellement que trois poèmes des Mémoires du Cargo de Padrig Moazon entrent dans cette ronde. Le retour à la terre s’annonce avec la lecture de trois textes de Peaux de papier et s’achève à un retour à la mère de mon voisin.

Si l’écoute est silencieuse durant la lecture, la discussion s’anime ensuite et Marie Jouannic nous invite à partager le verre de l’amitié. Il est l’heure de rentrer. Je poursuis une conversation passionnée et passionnante dans les rues animées d’Avignon avec un des poètes, mais nous sommes obligés d’y mettre un terme. Il doit rejoindre son Ardèche. Si la poésie ignore les kilomètres, le corps, lui, les compte.

Il est 23 heures et juste avant de m’endormir je pense aux Infinis paysages, aux Mémoires du cargo et à mes Peaux de papier qui ont pris place sur un des rayons du centre.

Je pense à ces visiteurs qui, un jour, feuilletteront ces pages.

Yasmina Teterel

mercredi 10 août 2011

La voix de Yasmina en Avignon ce 11 août 2011

À l'occasion des Lectures libres du Centre européen de poésie d'Avignon ce jeudi 11 août 2011, Yasmina Teterel présentera et lira des poèmes de Mémoires du cargo & de Peaux de papier.

Amis qui passez le pont, venez l'entendre et vibrer au 4-6 rue Figuière, Avignon, et, s'il vous plaît, merci de la saluer de ma part.

mercredi 26 janvier 2011

Peaux de papier de Yasmina Teterel est publié

Peaux de papier

« Le Voleur de rêves

La main du faiseur d’images
Dessine ses larges empreintes
Sur le corps apeuré
De l’enfant aux yeux de pluie
Petite pelote aux chairs meurtries
Souillées du rire carnassier
Du voleur de rêves
Ô petit ange cassé
Oublie ce visage
Écoute la voix du confident
Des mille et une lunes »

Peaux de papier, Yasmina Teterel.

Peaux nues, sans l'aspérité d'un mot - d'un son - qui pourrait heurter, sans l'artifice d'un ton affecté. Peaux simplement limpides à dire le trouble, le sombre et l'espoir aussi.

Cécile Delalandre l'exprime bien :

« Quel talent !

Il y a de l'élégance, de la délicatesse, de l'humble justesse, et surtout une discrète mais si éclatante profondeur dans ses peaux de mots !

Sous ce bel épiderme perce sans saigner l'humanité entière faite de retenue y versant à la fois ses douleurs et ses petits bonheurs..

Yasmina ne s'efface pas, elle laisse de vraies et belles traces:

  "là où le futur est passé
  Là, au centre,
  Percer l'œuf.
  Écrire." »

Yasmina Teterel nous offre dans Peaux de papier une discrète, mais magnifique invitation : nous rappeler à la poésie.

mardi 21 décembre 2010

Peaux de papier de Yasmina Teterel - la couverture

« petits penchants » - 3

[en attendant la sortie de Peaux de papier]

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Yasmina Teterel,

poète aux peaux de papier, lorsqu’elle ne les déchire pas, aime les suspendre à un poteau sous notre regard. Elle se réveille, le matin parfois, en Avignon.


***

« L’essai se meurt
De ma main fébrile
Je ne suis qu’un brouillon
Voyez ! Je m’efface

Je … »

Peaux de papier