Journal des penchants du roseau

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Un jour de grosse lune

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mardi 21 février 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs d'Un jour de grosse lune

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Chers lecteurs d'Un jour de grosse lune de Cécile Delalandre, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

°°°

Ce Vendremanche, j'ai pris le livre de Cécile Delalandre et je ne l'ai pas lâché.. Sans bouger, j'ai été transportée. J'ai pris une rame de métro infernale, je suis allée à Casablanca, j'ai vu au loin les côtes de Tanger , j'ai traîné place Clichy, et humé avec délices le parfum du premier matin d'Octobre.. Un conte fantastique avec des tranches de vie faites de paysages et de rencontres magiques, glauques et maléfiques, avec des couleurs et des odeurs entêtantes..

Et puis surtout le langage de Cécile, un style baroque et riche... couleur d'Azerty.

Dimitra (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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Il y a des jours comme ci, des jours comme ça, des jours avec ou sans et il y a les jours de Cécile Delalandre. Et là, nous entrons dans un monde, un autre monde dont on ne veut plus sortir.

Une explosion d’odeurs, de couleurs, de sons qui vous transporte dans un imaginaire extra-ordinaire où même le lecteur le plus terre à terre ne peut être insensible. Des tranches de vie, banales, magnifiées par la plume de Cécile et la musicalité de son verbe. La musique est partout, par le rythme, les mots et j’ai eu le sentiment, à la lecture, d’être une groupie accompagnant des artistes en tournée.

Hier, en recevant le livret, c’était un jour, ni sans, ni avec, ni comme ci, ni comme ça, c’était un autre jour. Merci.

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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J'ai joué au petit Poucet avec les textes de Cécile, les découvrant un à un sur mon chemin, éclairés par cette grosse lune qui les faisait luire. Puis j'ai eu le bonheur de recevoir mon exemplaire et de m'imprégner d'eux 'à la suite'... ils m'ont ramenée vers une maison dont l'hôtesse accueille en Rabelais les amants de ses mots.

Marie-Agnès Michel (recopié d'un commentaire ci-dessous).

°°°

J'ai lu deux fois ce petit livre. La première fois, j'ai été poussé dès les premières pages par la curiosité: le besoin d'avoir une impression globale, une apprehension, une compréhension, une intuition de la nature du texte et des sentiments qui s'y expriment.... A la fin, j'avais le goût d'un journal d'automne dans le coeur (ben oui..) La deuxième fois, j'ai relu doucement. J'ai oublié les fautes (il y en a peu) et je me suis arrêté sur les merveilles (il y en a beaucoup)que j'avais soulignées à ma première lecture... J'ai parfois regretté les ellipses parisiennes, l'addition des métaphores, ou la complexité de certaines phrases... J'ai souvent regretté la brièveté du texte (certaines paragraphes méritent plusieurs pages)... J'ai toujours adoré le mélange pudique-m'astuvu du langage, si fort, si difficile, si juste..... Surtout je n'ai jamais boudé mon plaisir ! Le goût qui m'en est resté est plus complexe: subtile, gai, doux, amer, une sorte poétique très parnassienne (ben oui). Je me suis dit que j'avais oublié ce qu'il y a entre les lignes, entre les mots.. Dans ce petit livre, il y a beaucoup à lire.. Avec un grand bonheur. Merci.

Je vais le relire.

Michel Dalmazzo (commentaire recopié)

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Tout d'abord merci d'avoir usé ainsi des mots et de cette idée de les pousser parfois à bout ; la promenade est maîtrisée, cocasse, l'ambiance intime et sincère.

On sent que tu as pris plaisir à t'affranchir de certaines logiques rationnelles, et l'onirisme teinte continuellement l'aventure intérieure d'un souffle très personnel. Peut-être que cette dernière phrase ne veut rien dire... mais un peu à l'image de certaines phrases de ton texte, sur lesquelles je me suis interrogé également :-)

On a affaire, assurément, à un bel exercice de style. Les mots se marient, les duos séparés se rabibochent de force... de force, oui. Tour de force, ou tour forcée ?

On assiste finalement à une artiste chanteuse d'Opéra, sensible, expérimentée, qui vient s'échauffer la voix avant son grand récital.

Elle teste sa voix, l'élève en des trilles forcées, la met en sourdine curieuse, la place en des accords virtuoses et inattendus. Cela émerveille, surprend, agace parfois, émeut souvent. On peut même parfois trouver quelques répétitions, et se dire que cet échauffement peut paraître vain.

Le Jour de bal sur le pont Caulaincourt émerveille par ses descriptions inquiétantes et drôles.

Jour couleur d'Azerty surprend : c'est beau, mais quoi ?

Jour de premier octobre agace : ce n'est pas de la poésie, ce n'est pas de la prose ; l'auteur s'est fait plaisir.

Jour de Nuit émeut parce que deux solitudes se ratent dans des mots plus simples et moins alambiqués.
Des formules ou images répétitives ont élu adresse (« ... ton présent se mirera... tu projetteras ton futur » - page 22, « ... s'évaporèrent dans un hier qui disparut dans un demain » - page 26 , et à un autre endroit aussi il me semble.)

Curieusement, ce sont les textes les moins "travaillés" qui m'ont le plus plu.
Tel ce Jour de Rame assise qui lorgne du côté du petit sketch poétique de la vie quotidienne.
Tel ce Jour de Septembre, abusée, et surtout, le plus beau, celui qui clôt ce petit recueil, Frontières, qui raconte beaucoup en peu, qui parle beaucoup sans force mots.

On est loin « des vieilles moules enshalimarées d'où émanait un stupre peint sur une french manucure clinquante comme un bling-bling de culture dégoulinante qu'annoncerait un big-bang », qui donnerait l'envie de crier « Stop ! Trop, c'est trop ! »

Résumons : bravo l'artiste, l'échauffement de la voix est prometteur. C'est virtuose, beau, un peu forcé, mais on devine la douceur et la maîtrise. Alors, une fois les vocalises achevées, on attend, silencieux, le début du vrai récital, de l'œuvre écrite et ambitieuse qui nous prouvera que l'on a eu raison d'écouter jusqu'au bout ces arpèges et ces belles gammes.

Stanislas Fleury

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J'ai reçu le livre ce midi, j'ai décacheté le délicat emballage avec soin, car il s'agit d'un livre précieux par sa forme et par son contenu. Il faut lire plusieurs fois les textes pour bien les comprendre. On éprouve beaucoup de plaisir à relire cet ouvrage. Cécile Delalandre est un artisan des mots. L'auteur a accompli un travail d'orfèvre, ces mots sont des bijoux précieux, j'aime les relire. Si il y a un effet miroir dans ce livre, c’est un effet miroir universel, car les textes de Cécile peuvent s’appliquer à tous et à chacun, même si les situations décrites sont issues de ces observations, et interprétations. C’est un livre d’une délicate poésie.

Rémy (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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J'ai lu, relu, et encore... Les phrases vif argent claquent comme des balles de tennis. On les tâte, on les monte, on les démonte, on les associe... mais elles vous échappent sans préavis. Ce sont des écorchures, de sublimes fêlures,d'impérissables ratures. Je n'ai jamais ressenti pareille commotion en lisant un texte aussi raisonnablement démesuré,d'un auteur qui défend le temps du rêve ou le temps éveillé,l'hyperbole ou le mot juste, l'aile ou la main.

La Fourche, le Wepler, Mancey, Caulaincourt, autant de lieux que je frôlais chaque jour à longueur de temps.

C'est vous dire que je ne suis pas peu fier d'avoir commenté une œuvre exceptionnellement lumineuse un jour de grosse lune.

Robert Bruce__ (copié d'un commentaire ci-dessous)

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Mardredi, jour de marché ; Lundredi, jour de nuit ; Mercremanche jour de kiss ; ainsi s'égrènent les jours de l'univers de Cécile Delalandre. Tout un monde décalé et visuel... on se croirait sur une scène abandonnée, dans un espace cerné de pendrillons noirs où un projecteur éveillerait des mondes improbables : tel ce voyage à bord d'un bateau à voile qui avance à l'air décomprimé, ou celui d'un certain septembre, en subaru sur un chemin bordé de pruniers et de figuiers...

Une vingtaine de petits textes tricotés avec grâce et humour comme « des enluminures sous les draps de sa retirance... qui fait du vert de flambe dans sa mélancolie »

Becdanlo (copié d'un commentaire ci-dessous)

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La poèsie de Cécile, belle à en crever, belle à en déchirer les pages puis les manger afin d'absorber, s'imprégner un peu de cette rime, la sienne, pour en faire ressortir quelque chose de plus léger que la lourdeur. Trop en dire serait mentir, ralentir la naissance de ses mots, les goûter, pour les voir s'envoler vers de lointains azur et disparaître, nous laisser pantois, à faire couler un pleur.

Deville (copié de ce commentaire)

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J'ai tellement aimé ce jour de grosse lune - je ne suis pas une grande lectrice mais je le redis j'ai tellement aimé !!!- merci pour ce moment délicieux

Chantal (copié de ce commentaire)

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« (...) Le vocabulaire est riche et précis, poétique en diable, léger comme une plume de colibri. L’écriture de Cécile Delalandre est pleine de sensibilité et de tendresse et la nostalgie qu’on sent poindre souvent n’empêche pas des accès de drôlerie, de jeux de mots et d’invention langagière (le mardredi). La plume flirte à la fois avec Boris Vian, Queneau et une certaine littérature américaine à l’élégance un peu déglinguée.(...) »

Marianne Desroziers, in « Un Jour de grosse lune » de Cécile Delalandre (Les Penchants du roseau).

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A la réception de l'enveloppe, je découvre un livre fin, fragile, 50 pages qui me disent qu'elles vont vite être lues. Non, il n'en est point. Tout de suite, dès la première page, les mots précis, subtils, tordus freinent mon élan. La brièveté des chapitres me permet de les relire pour mieux m'imprégner du sens et des images que transmettent ces mots. Une histoire où je me suis laissée entraîner agréablement dans les tourbillons des bons et mauvais souvenirs de la narratrice. Des souvenirs qu'elle égrène dans une balade féérique et une vision optimiste, au fil des jours aux évocations originales. Une balade, où à travers des mots précis, inhabituels, et de multiples métaphores, j'ai pris des étoiles pleins les yeux.

Seule, la rencontre inattendue, à la fin, m'appelle à la réalité.

Mary Troillard

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dimanche 12 février 2012

« Je crois bien qu'il a raison »

« (...) et à nous écouter parler je me suis souvenue d'une phrase que Tchéky m'avait dite quelques jours avant : "ce sont nos différences qui font le lien " ...
je crois bien qu'il a raison. »

Cécile Delalandre in Un Lundredi de Février 2012 "chez Ginette...."

samedi 26 novembre 2011

« C’était un jour de neige, j’avais cinq ans » - Cécile Delalandre

« Je crois que je suis une sorte de femme à colombages mi-effrontée, mi-pudique, cigarette aux lèvres toujours, qui chercherait un endroit classe où s’inviteraient des loups pour y boire un coup, m’y raconter des histoires et puis partir. Ça pourrait tout aussi bien être dans la maison de Madame Bovary, la Maison Tellier ou la Maison Nucingen ou encore celle de Neauphle-le-Château que dans un bar proche de la piaule d’un Bandini, d’un Chinaski et autre Carver. Des lieux qui me ressemblent, se ressemblent peut-être au fond, dans le bocage de la comédie humaine où la dérision et le doute me tiennent lieu de béquilles.

Ce qui guide la plume qui très tôt s’est faite en moi charpente date du jour où j’ai compris que le mot est barreau, encercle la solitude, compris aussi qu’il fait comprendre mais pas sentir ma réalité à la réalité de l’autre... La quadrature du cercle ! (de vieilles pensées folles empruntées aux protagonistes du Human Be-In, à Schopenhauer, à Winnie l’Ourson, à Lewis Carroll ou encore à Saint-Augustin bien avant que je connaisse tout ce beau monde, peut-être ?…veux pas savoir, m’intéresse pas). Bref, trouver la faille dans le mot, celle par où passerait l’émotion d’un instant. C’est pour ça que j’écris, donc. C’était un jour de neige, j’avais cinq ans, je n’étais pas encore une femme à colombages. »

Cécile Delalandre : lire la suite sur Le Pandémonium littéraire de Marianne Desroziers.

En écho cet extrait d'Un jour de grosse lune :

Prélude…

Neige. Maigre et fort dans la neige. Mon père.
J’ai cinq ans. Grands yeux sombres, joues rondes. Lui sourit.
À côté, frères et sœurs jouent dans la cour blanche, sous les pommiers qui grelottent sans pommes.
Ne les vois pas. Les entends seulement, très loin.
Tout est blanc, pareil, uniforme, chaud.
Heureuse. C’est la première fois.
Étranger, ça m’étonne, me surprend.
Une lame de fond brûlante qui prend sa source au creux de mon ventre, embrase les plaines, les monts, les rivages de mon corps, vient jaillir en perles, le long des pores de ma peau, ma peau qui suinte ce bonheur dans la neige.
Voudrais en inonder le monde entier. Le dire à mon père, à mes frères, à mes sœurs. Être ensemble, exactement, dans la douce tourmente de cette avalanche de sensations.
Pas facile.
Mots trop faibles ou pas assez précis.
Mots uniques à résonances multiples.
Impossible.
Mots signifiants trop chargés d’histoires singulières pour signifier.
J’ai cinq ans dans la neige.
Comprends que le mot est barreau, encercle la solitude. Comprends qu’il fait comprendre pas sentir. Ne m’y résous pas. Ne m’y résoudrai jamais.
J’ai cinq ans dans la neige.
Déclare la guerre aux mots. Décide de les scier, de les tordre. Décide de trouver la faille pour libérer l’authentique et semblable impression. Faire qu’elle se glisse intacte de moi à l’autre, de l’autre à moi. J’ai cinq ans dans la neige.
Ne suis plus complètement heureuse.
Ainsi, c’est arrivé.

Cécile Delalandre in Un jour de grosse lune.

dimanche 23 octobre 2011

Un jour de grosse lune vu par Marianne Desroziers

« (...) Le vocabulaire est riche et précis, poétique en diable, léger comme une plume de colibri. L’écriture de Cécile Delalandre est pleine de sensibilité et de tendresse et la nostalgie qu’on sent poindre souvent n’empêche pas des accès de drôlerie, de jeux de mots et d’invention langagière (le mardredi). La plume flirte à la fois avec Boris Vian, Queneau et une certaine littérature américaine à l’élégance un peu déglinguée.(...) »

Marianne Desroziers, in « Un Jour de grosse lune » de Cécile Delalandre (Les Penchants du roseau).

vendredi 14 octobre 2011

Comme le clin d'un oeil

Prélude…

Neige. Maigre et fort dans la neige. Mon père.
J’ai cinq ans. Grands yeux sombres, joues rondes. Lui sourit.
À côté, frères et sœurs jouent dans la cour blanche, sous les pommiers qui grelottent sans pommes.
Ne les vois pas. Les entends seulement, très loin.
Tout est blanc, pareil, uniforme, chaud.
Heureuse. C’est la première fois.
Étranger, ça m’étonne, me surprend.
Une lame de fond brûlante qui prend sa source au creux de mon ventre, embrase les plaines, les monts, les rivages de mon corps, vient jaillir en perles, le long des pores de ma peau, ma peau qui suinte ce bonheur dans la neige.
Voudrais en inonder le monde entier. Le dire à mon père, à mes frères, à mes sœurs. Être ensemble, exactement, dans la douce tourmente de cette avalanche de sensations.
Pas facile.
Mots trop faibles ou pas assez précis.
Mots uniques à résonances multiples.
Impossible.
Mots signifiants trop chargés d’histoires singulières pour signifier.
J’ai cinq ans dans la neige.
Comprends que le mot est barreau, encercle la solitude. Comprends qu’il fait comprendre pas sentir. Ne m’y résous pas. Ne m’y résoudrai jamais.
J’ai cinq ans dans la neige.
Déclare la guerre aux mots. Décide de les scier, de les tordre. Décide de trouver la faille pour libérer l’authentique et semblable impression. Faire qu’elle se glisse intacte de moi à l’autre, de l’autre à moi.
J’ai cinq ans dans la neige.
Ne suis plus complètement heureuse.
Ainsi, c’est arrivé.

Cécile Delalandre in Un jour de grosse lune.

mercredi 5 octobre 2011

Un jour de pain perdu lors d'un bal sous le pont Caulaincourt

Vous me connaissez. Non ? Je ne suis pas trop porté sur les votes et autres clics. Pourtant j'ai failli. Je l'ai fait pour ce Jour de Bal sous le pont Caulaincourt qui accompagne Un jour de pain perdu et d'autres jours dans le « petits penchants » de Cécile Delalandre : Un jour de grosse lune.

J'ai hésité, bien sûr. Mais en regardant ce qui était en jeu : un concert acoustique de Tcheky Karyo portant haut le texte choisi dans le lieu de son récit, le XVIIIe, je me suis dit, basta la retenue, cela lui ferait tant plaisir, de près, et à moi aussi, de loin.

Alors, je vous invite à faillir aussi. C'est ici : écrivez la clameur de Tcheky Karyo.

samedi 5 mars 2011

Ah ! non ! c'est un peu court... On pourrait dire... Oh ! Dieu ! Bien des choses

Robert Bruce, dans ce commentaire, propose :

« Bonjour Cécile et Christian,
Ce serait sympa de nous raconter en photos ou pas, la soirée Cyrano de Cécile. Nous avons hâte d'en savoir un peu plus. Merci... »

Mon proche retour en Gallésie m'empêche dans l'immédiat de mettre petites touches à ces impressions lune couchante ; à décrire un peu cette soirée du trois autour de Cécile, lumineuse. J'y reviendrai, dans les jours qui viennent, en la partie commentaire de ce billet. J'invite ceux qui ont fait vivre cette soirée à y glisser leur regard, l'y délier.

mercredi 23 février 2011

Le 2 mars : Un jour de grosse lune a rendez-vous avec Cyrano

« Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! »

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand, 1897.

Mercredi 2 mars 2011 de 18 h à 20 h

Rencontre avec Cécile Delalandre

et son Jour de grosse lune

au Cyrano

bistrot-foyer des musiciens et comédiens

3, rue Biot

75017 Paris

Métro Place Clichy / ou Bus 148 - 173

(un plan)

Et après vingt heures me direz-vous ? Nous éviterons de trébucher contre des éclats de lune, leur ruisseau & embrasserons les étoiles.

Ajout de dernière minute... pour répondre à quelques questions reçues par mail.

Cette courte soirée a pour but une rencontre... des rencontres... entre des personnes et Cécile autour de la grosse lune. Elle se fera à la fortune du pot. Le pot sera là, une table, des clins d'œil & sourires sans doute. Venez avec vous-même ou une autre, et si nous sommes à l'étroit à l'intérieur, nous irons tituber les trottoirs et glisser les ruisseaux.

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vendredi 11 février 2011

Un jour de grosse lune vu par Becdanlo

Mardredi, jour de marché ; Lundredi, jour de nuit ; Mercremanche jour de kiss ; ainsi s'égrènent les jours de l'univers de Cécile Delalandre. Tout un monde décalé et visuel... on se croirait sur une scène abandonnée, dans un espace cerné de pendrillons noirs où un projecteur éveillerait des mondes improbables : tel ce voyage à bord d'un bateau à voile qui avance à l'air décomprimé, ou celui d'un certain septembre, en subaru sur un chemin bordé de pruniers et de figuiers...

Une vingtaine de petits textes tricotés avec grâce et humour comme « des enluminures sous les draps de sa retirance... qui fait du vert de flambe dans sa mélancolie »

Becdanlo

jeudi 3 février 2011

Un jour de grosse lune vu par Robert Bruce

J'ai lu, relu, et encore... Les phrases vif argent claquent comme des balles de tennis. On les tâte, on les monte, on les démonte, on les associe... mais elles vous échappent sans préavis. Ce sont des écorchures, de sublimes fêlures,d'impérissables ratures. Je n'ai jamais ressenti pareille commotion en lisant un texte aussi raisonnablement démesuré,d'un auteur qui défend le temps du rêve ou le temps éveillé,l'hyperbole ou le mot juste, l'aile ou la main.

La Fourche, le Wepler, Mancey, Caulaincourt, autant de lieux que je frôlais chaque jour à longueur de temps.

C'est vous dire que je ne suis pas peu fier d'avoir commenté une œuvre exceptionnellement lumineuse un jour de grosse lune.

Robert Bruce

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