Journal des penchants du roseau

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dimanche 28 août 2011

Dangereuse expédition

Est-ce un titre ?

mercredi 8 juin 2011

Bistro - le tournedos, le chateaubriand ou le pavé saignant : ouverture de la salle Combourg

(j'antidate ce billet pour qu'il n'apparaissent pas avant les derniers commentaires de lecteurs)

Dimitra : « On peut donc penser que le bilan du vagabond solitaire est plutôt positif, trois librairies accueillantes et une "journée Penchants" en prévision dans l'une d'elles.

Une petite tournée pour fêter ça ? »

Qu'à cela ne tienne & l'enseigne d'ouverture de la salle Combourg :

tête de taureau

« Le voyageur Arthur Young, traversant Combourg, écrivait :

« Jusqu’à Combourg (de Pontorson) le pays a un aspect sauvage ; l’agriculture n’y est pas plus avancée que chez les Hurons, ce qui paraît incroyable dans un pays enclos ; le peuple y est presque aussi sauvage que le pays, et la ville de Combourg, une des places les plus sales et les plus rudes que l’on puisse voir : des maisons de terre sans vitres, et un pavé si rompu qu’il arrête les passagers, mais aucune aisance. — Cependant il s’y trouve un château, et il est même habité. Qui est ce M. de Chateaubriand, propriétaire de cette habitation, qui a des nerfs assez forts pour résider au milieu de tant d’ordures et de pauvreté ? Au-dessous de cet amas hideux de misère est un beau lac environné d’enclos bien boisés. » »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, 1848.

(photo : Tête de taureau d'Edme Gaulle, photo de Marie-Lan Nguyen, licence creative common)

samedi 21 mai 2011

Bistro : Olympe, le ciseau, la varlope et la gouge

Olympe de Gouges

En attendant l'annonce de la publication de Retours Difficiles - Scènes étranges d'une enfance de garçon, de Mémoires du cargo de Padrig Moazon & d'une soirée - le 27 mai prochain - consacrée aux publications des penchants du roseau en la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier, est ouverte la salle Olympe de Gouges.

Pour l'anecdote (le paradoxe ?), cette ouverture me fut suggérée au mitan de la nuit par un murmure féminin & lointain.

(Olympe de Gouges par Henriot, photo de Frédéric Bisson, licence creative common)

dimanche 3 avril 2011

Bistro : Orgye

Absinthe Degas

Orgye

Sus, sus, enfans ! qu'on empoigne la couppe !
Je suis crevé de manger de la soupe.
Du vin ! du vin ! cependant qu'il est frais,
Verse, garçon, verse jusqu'aux bords,
Car je veux chiffler à longs traits
À la santé des vivans et des morts.

Pour du vin blanc, je n'en tasteray guere ;
Je crains toujours le syrop de l'esguiere,
Dont la couleur me pourroit attraper.
Baille-moy donc de ce vin vermeil :
C'est luy seul qui me fait tauper
Bref, c'est mon feu, mon sang mon soleil.

Ô qu'il est doux ! j'en ay l'ame ravie,
Et ne croy pas qu'il se trouve en la vie
Un tel plaisir que de boire d'autant ;
Fay-moy raison, mon cher amy Faret,
Ou tu seras tout à l'instant
Privé du nom qui rime à cabaret.

Marc-Antoine Girard de Saint Amant

(L'absinthe, Edgar Degas)

vendredi 1 avril 2011

Bistro - À douleur de dent n'ayde viole n'instrument - Antoine Le Roux de Lincy

dents

Unplugged, Apprivoiser l’éphémère d'Alexandra Varrin est amorcé par une rage de dents.

M'en distraire à demander si elle est propice à l'écriture ?

(Dents de tanche-tautogue, photo de Matthieu Godbout, licence creative common)

samedi 5 mars 2011

le bistro des représentants...

...en sonotones virtuels qui feraient bien de tester leurs produits

(idée de Dimitra)

Bristro des penchants - ouverture de la salle Chipie

[À la demande générale & bien particulière, de Véra, sa ribambelle, Serpentin coloré, Mireille Ladousseurt, Julie Lateigne, Lioubov Dormeur, Jacques Desavoie, Anatole, Simon, 24, Swinka, Fanchon, Pomponette, Anatole goguenard ou non, Dourak Dourakine, Armelle, =^:^= et, pardon à ceux que j'oublie, Chipie, j'ouvre une salle bistro portant ce dernier nom. Comme je ne veux pas dénaturer l'exposition des poèmes d'Infinis paysages, j'antidate ce billet à la veille du 6 mars et l'inaugure par un extrait de Madame Pantalon de Paul de Kock]

Madame Étoilé s'arrête, de bruyants éclats de rire interrompent sa lecture : c'est madame Grassouillet qui a donné le signal de cet accès de gaieté. La dixième muse pose son manuscrit et lance à la jolie Amandine un regard qui n'est pas doux, en lui disant :

— Puis-je savoir, madame, ce qui provoque cette gaieté, au moins intempestive, à laquelle vous vous livrez ?
— Mon Dieu ! madame, ce sont vos citrons... Franchement, ils reviennent si souvent dans votre article que cela m'agaçait... J'aurais pu en avoir une attaque de nerfs, mais j'ai préféré en rire...
— En effet, madame, je comprends que vous soyez agacée quand vous entendez lire des choses sensées, des choses sérieuses, des choses qui ont le sens commun, enfin !... moi, je n'ai pas ri à la lecture de votre article sur les petits chapeaux que vous voulez fourrer dans les corsets, mais cela m'a fait pitié !...
— Madame, je suis bien désolée que mon article vous ait fait pitié !... cependant, plus que toute autre, vous devriez être enchantée d'avoir quelque chose à mettre dans votre corset !...
— Madame, vous êtes une impertinente !...
— C'est vous, madame, qui m'insultez en me disant que je n'entends rien à ce qui a le sens commun !...
— Oui, madame, et je le répète, vous n'êtes bonne qu'à parler chiffons !...
— Cela vaut encore mieux que d'ennuyer tout le monde avec des phrases à prétention, avec du pathos enfin !...
— Du pathos!... du pathos !... c'en est trop! vous me rendrez raison du cette injure...
— Vous m'ennuyez!... vous êtes assommante...
— Mesdames !... mesdames !... calmez-vous...
— Non, non, cela ne se passera pas ainsi... Je veux une réparation !
— Le fait est que vous avez grand besoin d'être réparée...
— Taisez-vous, chipie !...
— Vous n'êtes pas une chipie, vous ; mais vous êtes une pie, ce qui est bien pis !...
— Ah ! quelle horreur !... Vous m'en rendrez raison... Madame Pantalon se lève et va se placer entre les deux antagonistes, qui commençaient à se regarder de trop près, et leur dit d'un ton sévère :

— Point d'injures, mesdames, ce n'est pas de cette façon que des personnes bien nées, que des femmes courageuses doivent vider une querelle. Puisque nous tenons à montrer que nous valons bien les hommes, prouvons-le eu nous battant en duel comme eux. Paolina, Amandine, choisissez chacune vos témoins, ils s'entendront entre eux sur les conditions du combat et le choix des armes, et demain matin, à huit heures, on se rencontrera dans le petit bois qui fait suite au jardin. J'ai dit ! la séance est levée.

dimanche 27 février 2011

Bistro - ouverture de la salle Roxane

Houseaux

Je vais avoir le plaisir, dans quelques jours, de déchirer cette pellicule qui parfois fait écran, découvrir et redécouvrir des personnes qui me sont chères (1). En attendant ce moment, parce qu'il faut que je flâne dans cette grande bourgade provinciale nommée Paris, je laisse libre cours aux commentaires sur ce blog et à l'attention attentive d'Anatole, ici présent. J'ai donc le plaisir d'ouvrir la salle Roxane.

Je rappelle ce rendez-vous au Cyrano, 3 rue Biot, 75017 Paris avec Cécile Delalandre et son Jour de grosse lune, à ceux qui fréquenteraient cette contrée le mercredi 2 mars 2011 entre 18 h et 20 h.

(1) Je pense, en particulier, à Cécile, Jean-François, Paulette, Marie-Agnès, Ariane & Anne-Laure.

samedi 19 février 2011

Bistro - Les écharpés du roseau

Une discussion littéraire à la deuxième galerie

sans commentaire...

jeudi 17 février 2011

Bistro - le millième caractère ?

Le dimanche 8 mai, je suis invité au salon du livre de Vitré lors des sportiviales.

Il m'est demandé une courte présentation, je cite : « Texte de 1000 signes (espaces compris) ou 150 mots.
- But : susciter l’intérêt d’un lectorat qui, d’emblée, ne va pas forcément vers le livre. - Objet : présenter un ou deux ouvrages (genre, sujet, lectorat – enfants – jeunes - adultes) En fin de texte, renvoyer pour le détail à votre site ou blog. »

Je viens de rédiger ceci :

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Le latin ne s’y trompe pas : lire c’est cueillir. Ne nous privons pas de cette invitation à découvrir des fleurs sauvages aux parfums subtils. Apprenons à les recueillir, les relier pour en faire des livres. Les penchants du roseau, librairie artisanale de St-Aubin-du-Cormier, vous invite à confectionner vos livres et vous réjouir des couleurs des textes d’auteurs anciens ou modernes. Les enfants – petits et grands – pourront repartir avec un petit livret fabriqué de leurs mains en trois plis et une découpe : Poupie Limpopo de Cécile Delalandre.

« Ce matin, en me réveillant, j’ai trouvé sur la table juste à côté de mon lit (…) un petit pavé blanc immaculé. (…) C’était bien un livre, un vrai. Un que tu aurais pu toucher. Un que je pouvais toucher moi aussi, que n’importe qui sur cette terre pouvait toucher… Et c’est comme si soudain t’était rendu tout ce qui t’avait été pris. Un poids, une place. Enfin. » Le Souvenir de personne, Cécile Fargue.

Les penchants du roseau : http://domec.net/

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J'ai compté : 999 caractères (espaces comprises).

Questions :
- ce texte est-il lisible ?
- que pourrait être ce 1000e caractère ?

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