Journal des penchants du roseau

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dimanche 10 juin 2012

Conseil : communication brève

Je ne vais pas vous écrire un long laïus à ce sujet. Je renonce.

Je renonce à ce que j'avais imaginé il y a un an environ, la possibilité de dépasser – pour les penchants du roseau – l'activité en solitaire. J'ai griffonné une cinquantaine de feuillets à ce sujet, ils faisaient projet. Il y a six mois environ, j'ai voulu tester – en lançant quelques thèmes sous la rubrique Conseil. Fort est de constater l'impossibilité d'une association de personnes autour et au-delà des penchants à une échelle autre que locale, éventuellement extensible lorsque ce sera bien arrimé, .

Je vais donc, pour avancer un peu, voir localement ce que je peux faire avec des personnes que je vois régulièrement en vis-à-vis et garder, bien entendu, les contacts et accords avec celles qui se sont proposées pour des aspects particuliers (lectures de manuscrits, page facebook, etc.). J'aime faire, j'aime faire avec et respecter l'indépendance et la mesure de chacun.

Ce renoncement a quatre conséquences concrètes : je vais mettre sous le boisseau quelques projets (1) que je ne pourrai pas assumer, je vais réduire le temps consacré à la fabrication quitte à ne pas répondre rapidement à des commandes (remarquez, pour l'instant ça va, il n'y a pas grande affluence), je vais réduire mon déficit chronique en ne passant commande de matière que lorsque j'aurai les moyens réels de le faire. Je ferme boutique tout le mois de juillet.

Tout en maintenant mes engagements même vis-à-vis de ceux qui me chient dans les bottes (remarquez, je n'en ai pas).

Et m’interroger sur cette phrase : « quand on rêve, on dort. » Je retourne à mon marigot pour y penser.

Poursuivons donc !

(1)

  • l'action vers les bibliothèques est reportée – au plus tôt – à l'automne,
  • la nouvelle collection « côté cour » ne verra le jour qu'en septembre ou octobre,
  • les quatre-cents quatrains fripons : reportés sine die.
  • l'opération sots-l'y-laisse, aux oubliettes, tout le monde s'en fout, si ce n'est s'en réjouir. Idem pour le « sel de l'édition », le pré-carré et sa vogue semblant être un horizon indépassable.
  • l'écriture de « de la métamorphose d'un texte en livre », sous le boisseau.

Etc. Tout est mis dans l'agenda.

mercredi 23 mai 2012

Conseil : descriptions

(ajout du 21 mai : ça avance, ça avance !)

Voilà-t-il pas que j'ai besoin de vous...

Je monte un petit catalogue-papier des livres édités par les penchants du roseau, j'aimerais joindre une courte description de chacun. Au lieu de qualifier le texte en quelques phrases, il me paraît plus intéressant d'en donner un extrait. J'aimerais bien, si vous avez un peu de temps à y consacrer, que vous me citiez celui qui vous semble le plus significatif pour le ou les livres que vous désirez (4 à 5 lignes maximum). Si vous n'avez pas le livre à portée de main, vous pouvez le feuilleter à partir de la bibliothèque numérique (le lien nommé « image » vous conduit à chaque texte).

Merci.

Rappel des titres :

Les Conards de Rouen, Anonymes, Nicolas Dugord, Marc de Montifaud, Hervé Bréchet,

Bleu Terre, Jean-François Joubert,

La Chèvre jaune, Paul de Musset, Jean Domec,

Le Souvenir de personne, Cécile Fargue,

Bankster, Robert Bruce,

Un jour de grosse lune, Cécile Delalandre,

Peaux de papier , Yasmina Teterel,

L'Homme qui plantait des arbres, Jean Giono,

Descriptions, Christine Lapostolle,

Infinis paysages, Yasmina Teterel, Cécile Delalandre, Nourit Masson-Sékiné, Stanislas Fleury, Dzovinar, Marie-Agnès Michel, Simon Camier, Christelle Anjou, Luna Barbare, Robert Bruce, Fanie Vincent, Christine Leininger, Patrick Aspe, Véra Stépanowa, Annie David,

Retours difficiles, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Mémoires du cargo, Padrig Moazon,

Dangereuse expédition, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Instants tannés, Cécile Fargue Schouler,

Scènes étranges d'une enfance de garçon, Scènes étranges d'une enfance de garçon,

Staccato, Michel Gros Dumaine,

Sel et menthe séchée, Mariana Iacoblev-Barbu,

Lisières, Marianne Desroziers.

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Ajout du 19 mai 2012 :

Merci pour les tous premiers extraits proposés, je vais construire, au fur et à mesure de vos suggestions publiques, le texte du catalogue tel qu'il sera envoyé aux bibliothécaires avec le courrier l'accompagnant - je ne manquerai pas de rendre ce dernier public et de lister les bibliothèques contactées et leur réponse (ou absence). Cette action, de longue haleine, se fera sur plusieurs mois. Elle ne commencera que lorsque le catalogue me semblera suffisamment présentable.

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Le catalogue (à suivre et à compléter)

Chers bibliothécaires,

Les penchants du roseau, librairie artisanale, vous propose un petit choix de livres fabriqués à l'unité dans son atelier sis au bord de l'étang de Saint-Aubin-du-Cormier en Ille-et-Vilaine.

Chaque livre peut bien sûr être commandé directement ou via votre libraire habituel. Il vous est loisible de le feuilleter dans sa bibliothèque numérique ainsi que dans les feuilles correspondantes du journal des penchants du roseau. La remise bibliothèque est celle en usage.

Les penchants du roseau prend le plus grand soin dans le choix des textes qu’il publie ; se défiant des genres, l’accent est mis sur la singularité, le ton et la profondeur de l’écriture de leur auteur.

Christian Domec, apprenti libraire.

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Les Conards de Rouen
Nicolas Dugord, Marc de Montifaud, Hervé Bréchet
2009 — 154 p. — 14 € — 978-2-916965-01-7

« Oubliés les Conards, ceux de Rouen ? Presque. Et pourtant, à mesure que nos doigts impriment ces caractères, on nous annonce une rumeur : ils sortiraient lentement de l'ombre, toujours braillards, prêts à se moquer des dignitaires et surtout d'eux-mêmes. »

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Bleu Terre
balade poétique & insulaire
Jean-François Joubert
2010 — 112 p. — 13 € — 978-2-916965-02-4

« Mon âme saigne et je reste aveugle devant la nature, brisé, coupé en deux. Depuis que ta silhouette est lointaine, j'habite une ville fantôme. Bien sûr, des chants de marin me rassurent, ils poussent leurs ballades dans la moindre fissure, et mon être tremble comme le hêtre se donne aux vents. »

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La Chèvre jaune
& balade caprine à travers la littérature tourangelle
Paul de Musset, Jean Domec
« Côte à cote n° 0 »
2010 — 160 p. — 13 € — 978-2-916965-03-1

« Le dormeur, réveillé par le son joyeux des clochettes, ouvre sa fenêtre et s'amuse à regarder ces escadrons de nourrices qui apportent dans leurs mamelles le remède des poitrines malades et le déjeuner des enfants sevrés. »

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Le Souvenir de personne
Cécile Fargue
2010 — 120 p. — 13 € — 978-2-916965-04-8

« À l'oreille tu me parles avec des mots que je ne connais pas. Des mots comme des volutes, qui naissent et s'évanouissent, tourbillonnent dans l'air et s'émerveillent, puis retombent et se taisent presque de concert. Tu es si fatigué soudain, il te coûte, je le sens, d'articuler chaque lettre, tu ne cesses pourtant de me raconter ton autre côté. »

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Bankster
Robert Bruce
« Petits penchants n° 1 »
2010 — 32 p. — 5 € — 978-2-916965-05-5

« Les chevillards, maraîchers, fleuristes, poissonniers négocient âprement en langue verte avec les grossistes, les bouchers s’interpellent en louchebem, puis concluent leurs accords avec les détaillants en se tapant dans la main. Les transactions se traitent en cash, sont discrètes, rapides, formelles et consensuelles. Ici, pas de chèque, pas de trace. Une poignée de main vaut contrat. »

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Un jour de grosse lune
Cécile Delalandre
« Petits penchants n° 2 »
2010 — 52 p. — 7,50 € — 978-2-916965-06-2

« Un Dicredi, jour de pain perdu, jour de rien. Je m'en souviens comme une de mes premières socquettes blanches qu'une odeur d'encens aurait souillées à jamais comme un viol de cantiques derrière un prie-Dieu. »

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Peaux de papier
Yasmina Teterel
« Petits penchants n° 3 »
2010 — 36 p. — 6 € — 978-2-916965-07-9

« Je veux aller là-bas
Là où le futur est passé
Là, au centre.
Percer l’œuf.
Écrire. »

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L'Homme qui plantait des arbres
Jean Giono
« Petits penchants n° 4 »
2011 — 24 p. — 3,50 € — 978-2-916965-08-6

« Arrivé à l’endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Je lui demandai si la terre lui appartenait. Il me répondit que non. »

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Description
''Jean-Yves chevrier, Éric, potier
Christine Lapostolle
« Petits penchants n° 5 »
2011 — 52 p. — 7 € — 978-2-916965-09-3

« Résister ce serait croire à sa singularité, au fait que dans le grand ensemble humain, eh bien ! on est une petite note qui n’est pas exactement pareille… qui est singulière. Et que cette singularité il faut la mener envers et contre tout en acceptant qu’il n’y ait pas d’explications, en n’ayant pas peur, en se laissant conduire par des choses qui viennent de l’intérieur. »

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Infinis paysages
Yasmina Teterel, Cécile Delalandre, Nourit Masson-Sékiné, Stanislas Fleury, Dzovinar, Marie-Agnès Michel, Simon Camier, Christelle Anjou, Luna Barbare, Robert Bruce, Fanie Vincent, Christine Leininger, Patrick Aspe, Véra Stépanowa, Annie David
« Petits penchants n° 6 »
2011 — 52 p. — 7 € — 978-2-916965-10-9

« Plaisir de découvrir que leurs paysages déchiraient les décors habituels pour y retisser de l’intime, du profond, de la nostalgie, du malicieux. Ce recueil présente ceux que nous avons choisis : quinze poètes et leurs infinis paysages. »

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Retours difficiles
Scènes étranges d'une enfance de garçon
« Petits penchants n° 7 »
2011 — 48 p. — 6,50 € — 978-2-916965-11-6

« Avant son emploi, la baguette était agitée une ou deux fois à dessein dans le vide, comme pour signifier à toute la classe sa redoutable souplesse, puis le professeur s’approchait dans votre dos et l’appréhension vous serrait la gorge. Vous saviez que vous alliez passer un moment difficile.»

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Mémoires du cargo
Padrig Moazon
« Petits penchants n° 8 »
2011 — 52 p. — 7,50 € — 978-2-916965-12-3

« Dans le sillage s'efface la mémoire du rivage.
L'océan est le territoire du passage,
Une transition,
Pas un ailleurs. »

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Dangereuse expédition
Scènes étranges d'une enfance de garçon
« Petits penchants n° 9 »
2011 — 56 p. — 7 € — 978-2-916965-13-0

« Tu préfères être un homme et tuer les bandits méchants ou pleurer comme une sale fille ?
— Je veux tuer les méchants ! balbutia Serg.
— Tous ?
— Tous !
— Alors ça va, dit Wems. »

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Instants tannés
Textes & autres miniatures
Cécile Fargue Schouler
« Petits penchants n° 10 »
2011 — 48 p. — 7 € — 978-2-916965-14-7

« Les passants, sur les trottoirs, se sont remis à passer, à passer à autre chose, comme toujours, et elle est restée sous la pluie avec ses bateaux en vague mouillée au bord de l’iris. »

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Scènes étranges d'une enfance de garçon
Objet onirique
Scènes étranges d'une enfance de garçon
« Scènes étranges d'une enfance de garçon n° 0 »
2011 — 20 p. — 0 € — 978-2-916965-17-8

« Les courts récits parfois naïfs et tendres, d’autres fois cruels ou choquants, qui composent les Scènes étranges d’une enfance de garçon peuvent se lire sans ordre particulier. »

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Staccato
Michel Gros Dumaine
2012 — 104 p. — 13 € — 978-2-916965-15-4

« L’arpète n’a pas repris l’affaire à la mort d’Oscar. Seulement son balluchon et un savoir-faire devenu inutile. Il aurait été vu, battant la campagne environnante, entouré de quelques chèvres. Une vie, semble-t-il, consacrée aux bêtes avec modestie. »

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Sel et menthe séchée
Mariana Iacoblev-Barbu
« Côté jardin n° 1 »
2012 — 48 p. — 7 € — 978-2-916965-16-1

« Une vie de labeur et parfois de privations de toutes sortes, illuminée çà et là par quelques étincelles de petits bonheurs, grâce à ton humour et à ta volonté de vivre coûte que coûte. « Rire, c’est bon pour la santé ! », nous disais-tu souvent avant de faire le récit de blagues qui me font toujours sourire.

Tu n’avais pas l’habitude de me dire que tu m’aimais. Cela ne se faisait pas à l’époque, mais tu l’as prouvé par tout le bien que tu m’as fait et par tout ce que j’ai appris par toi. »

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Lisières
Marianne Desroziers
« Petits penchants n° 11 »
2012 — 52 p. — 7,50 € — 978-2-916965-19-2

« Quelques minutes plus tard, un jeune garçon au regard fou dansait sous la pluie, tournant sur lui-même, sautant dans les flaques qui commençaient à se former. À côté de lui, une dame très élégante, qu’on aurait pu prendre pour sa grand-mère, regardait l’océan, apparemment soulagée de n’y voir que de l’eau. »

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Un mal nécessaire
Scènes étranges d'une enfance de garçon
« Scènes étranges d'une enfance de garçon n° 1 »
2012 — à paraître

« – Personne ne fera jamais aucun mal à Winka, Wems et Serg, dit-il sourdement, sans reconnaître sa propre voix. Personne, je tuerai de mes mains ceux qui s’y risqueront…
– En ce cas, vous aurez sans aucun doute énormément de monde à tuer, monsieur Erwaal. Vraiment beaucoup et vite, une assez belle meute de hyènes… Songez que la vie d’un homme menacé et celle de sa famille peuvent devenir un véritable enfer.»

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Pour vous tenir informé des prochaines parutions, parler de vos lectures, feuilleter les livres, contacter les auteurs, deux adresses :
le site web : http://domec.net|http://domec.net
et son journal : http://billets.domec.net

Christian Domec - Les penchants du roseau - Siret : 515 145 563 00026 - Gencod éditeur : 3055594072114 - roseau.penchant @ orange.fr

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mardi 1 mai 2012

Conseil : vos réponses

Un mois, c'est le temps où fut déposé un questionnaire adressé à tous ceux qui ont pu lire un livre édité par les penchants du roseau. Le hasard des nombres et de leur concordance fait que pour dix-sept livres publiés, dix-sept personnes plus une ont répondu (parfois sous des habits différents ou en voulant garder l'anonymat) sur environ trois cents qui ont visité la page contenant ce questionnaire. Je les en remercie.

J'expose ici ces réponses, je n'y apporte aucun commentaire (sauf pour une question technique et un doublon hors sujet, en utilisant les italiques). J'y reviendrai bien sûr lorsque je déroulerai mes propositions vers la mi-mai. Toutes les remarques et suggestions recueillies ici ainsi que dans l'ensemble de cette rubrique me sont précieuses. Merci.

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Question n ° 1 : vos appréciations, critiques et suggestions à propos des livres publiés par les penchants du roseau

Véra Stépanowa (17 livres lus) : Une élégante et singulière collection artisanale et variée, et dont le professionnalisme et le bon goût ne sont plus à démontrer. Une fontaine rafraîchissante tant par le fil d'humanité qui semble l'inspirer que par la discrétion de ses tirages. Un bel exemple qui pourrait bien détrôner assez vite les quelques bulldozers marchands du temple de ce début de siècle qui déjà agonise.

PS : Ceci dit sans flagornerie ni « copinage» J'insiste.

Dimitra (11 livres lus) : Je m'aperçois que j'en ai lu beaucoup. J'ai aimé la plupart d'entre eux, avec une préférence pour « Dangereuse expédition », « Un jour de grosse lune », et « Peaux de papier ». Le petit recueil de souvenirs entrecoupés de recettes écrit par Mariana m'a attendrie et amusée, et j'ai apprécié l'humour de « Bankster ». Je me suis également beaucoup intéressée aux personnalités dépeintes par Christine dans « Descriptions ». Je ne parle pas des poèmes de « Infinis paysages » que je connais quasiment par cœur, et pour cause :)

Pour le reste, je n'ai pas encore lu les « Conards de Rouen », ni « Cargo », mais pour ce dernier, je compte monter à l'abordage très bientôt. Quant à Staccato, je l'ai lu (et bien aimé) sur la plateforme Scryf.

Anonyme (3 livres lus) : Belle qualité.

Yasmina Hasnaoui (13 livres lus) : J'ai déjà donné mes appréciations sur les livres que j'ai lus. Ceux qui ne le sont pas encore la raison en est rupture de stock et/ou commande en attente.

L'objet livre est quant à lui très agréable pour le regard et le toucher.

Je reviens sur les ouvrages lus et appréciés pour la plupart. Trois auteurs m'ont particulièrement touchée : Padrig Moazon, Garçon, Michel Gros Dumaine. Trois écritures différentes mais qui touchent à la corde sensible : l'humain. Des textes très profonds.

SC Habens (17 livres lus) : Je ne peux en dire que du bien puisque je les ai acquis ! Pour la bonne raison que - contrairement à ceux qui achètent un chat dans un sac - tous sont accessibles et lisibles en ligne avant l'achat.

Suggestion 1 : pourquoi ne pas envisager un petit atelier d'écriture qui, lui, serait nettement moins complexe et plus accessibles que ceux rencontrés sur la toile ?

Suggestion 2 : un petit penchant coquin réservé pour la littérature « coquine » ?

Suggestion 3 : ou plutôt une question. La maison a-t-elle prévu une descendance pour reprendre le flambeau ?

Suggestion 4 : prévoir une sorte d'actionnariat anonyme sous forme de coopérative afin que le Roseau puisse vivre en autarcie en toute liberté, mais surtout afin qu'il survivre dans la nuit des temps ? Car un tel trésor d''un travail de bénédiction ne peut en aucune manière courir le risque d'un jour disparaître.

Suggestion 5 : se conforter dans le sentiment que tout est possible et pas trop en douter, si possible...

Maïa (10 livres lus) : Je suis sensible à la qualité des choix de ces textes, leur caractère original, singulier et profondément humain, leur style.

Anonyme (3 livres lus) : (...)

Anonyme (4 livres lus) : Tous les livres étaient des bons livres selon mes critères, c'est-à-dire reflétant des univers forts et originaux, écrits par de vrais écrivains pourvus chacun d'un style qui leur est propre et ayant quelque chose d'important à écrire.

En ce qui concerne l'objet, j'ai apprécié la qualité du papier, la qualité de l'impression, le travail de mise en page. Un seul regret quand même : j'aurai trouvé plus jolie une couverture un peu plus épaisse.

Carine-Laure Desguin (1 livre lu : Infinis paysages) : J'ai apprécié le choix des textes et au sujet du livre en lui-même, la qualité du papier, le choix de la mise en page.

Anonyme (1 livre lu : Staccato) : Superbe.

Anonyme (0 livre lu) : J'ai, sur ma table de nuit, en attente, « Staccato » et « Le souvenir de personne ». Je n'ai encore attaqué ni l'un ni l'autre... Non par manque d'intérêt. Bien au contraire... Mais j'avais d'autres lectures urgentes en cours ( dont Tristram ) et, l'âge aidant, de sérieux problèmes de vue me handicapent sérieusement...

Anonyme (1 livre lu : Bleu Terre) : J'ai aimé, certains passages plus que d'autres forcément, mais impression globalement bonne.

J'ai aimé le petit mot de « l'apprenti libraire » qui me souhaitait une bonne lecture. Une goutte d'humanité dans l'océan du net...

Isabelle Giordani-Durand (2 livre lus) : Voir mon petit compte-rendu transmis par message séparé que je vous autorise à publier.

Christine Lapostolle (13 livres lus) : Ayant lu presque tous les livres édités aux « Penchants... », je suis d'abord sensible à un esprit de collection, de maison d'édition, quelque chose qui traverse la singularité de chaque volume et les fait se retrouver, aussi grave soit parfois leur thème, autour de la recherche d'un rapport léger, allégé à la vie et au monde. Quelque chose qui va avec une discrétion, quelque chose de tourné vers l'ineffable. Je pense à ce que dit Spinoza (là il le dit dans mes mots !) que si on veut que la vie soit gaie, c'est à nous d'y apporter la gaité.

Il me semble qu'il y aurait place au sein du groupe des livres déjà existants à des textes plus de type essai ou, plus spontané, mouvement d'humeur, point de vue oblique sur une question philosophique, sociale, politique... je pense aux courts textes que publient parfois les éditions cent pages... ex: http://atheles.org/centpages/cosaques/jemmerdelemondeuptheworlds/index.html

Sonia Winterfeld (17 livres lus) : Que dire à propos des livres, si ce n'est que ce fut chaque fois un plaisir subtil renouvelé ? Malgré que je n'aime guère comparer - pas plus que la compétition - préférant jouir de l'instant présent d'une lecture, je m'abstiendrai donc de dire celui ou ceux qui ont eu ma préférence. Aimer ne serait-il un détachement plutôt qu'un attachement ?

Dzovinar (4 livres lus) : Les livres que j'ai eu l'occasion de découvrir m'ont apporté, à divers titres, beaucoup de plaisir. Et plus particulièrement, dans l'ordre, ceux de Jean Giono et Paul de Musset.

Anonyme (8 livres lus) : Une tendresse toute particulière pour L'Homme qui plantait des arbres. Une émotion partagée avec Le Souvenir de personne. Mécanique tranquille et séduisante du Bankster.

Peaux de papier étaient la première rencontre avec l'écriture de Yasmina. C'est son cheminement (qu'elle partage) jusqu'à ses textes d'aujourd'hui qui me séduit le plus.

Scènes étranges demeure un agréable mystère pour moi. Un sentiment confus lié peut-être à l'absence de signature ?

Anonyme (14 livres lus) : J'aime particulièrement l'écriture des « Scènes étranges », celle de Cécile Fargue aussi, dans un autre genre. Yasmina Teterel et J-F Joubert m'ont réconciliée avec la poésie contemporaine.

Anne-Laure (10 livres lus) : J'aime l'attention qui entoure la naissance des livres, elle me donne en elle-même envie de les découvrir et toujours beaucoup de plaisir à les recevoir. Le papier cristal, la lettre manuscrite qui accompagne les envois, la qualité du papier. J'aime la sensibilité éditoriale des Penchants et son audace, la diversité des auteurs et la grande qualité de leur écriture. J'y découvre un univers poétique à fleur de peau, où l'on se promène (en étant parfois très bousculés) à travers l'âme humaine, un peu en dehors du temps. Mes préférés : Le Souvenir de Personne, Jour de Grosse Lune, l'Homme qui plantait des arbres, Peaux de Papier et Mémoires du cargo. Ah oui et aussi La Chèvre jaune, Bankster, Bleu Terre, Retours difficile (un peu dur)... bon mais c'est juste mon goût.

Agatha (17 livres lus) : « Le Souvenir de personne » semble provoquer du remous. De plus belle... Chez Bertrand : http://www.editions-man.com/notes-de-lecture/le-souvenir-de-personne-458. Qui prévenir ?

(je ne vois nul remous. Un avis d'un lecteur sous forme de conseils en écriture (sic) et d'une série de questions balourdes ou tronquées du style « Je trouve qu’un récit doit procurer à son lecteur sa problématique. » (resic) ou « Pourquoi vous n’ » (reresic) est, à moins d'être excessivement poli, à négliger. CD).

Iris G (17 livres lus) : « Le Souvenir de personne » semble provoquer du remous. De plus belle... Chez Bertrand, par exemple, il y a peu : http://www.editions-man.com/notes-de-lecture/le-souvenir-de-personne-458 Mais faut-il réagir ou qui prévenir ?

(idem CD).

Anonyme (10 livres lus) : (...)

Anonyme (0 livre lu) : (...)

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Question n ° 2 : vos appréciations, critiques et suggestions à propos du site et du journal des penchants du roseau

Véra Stépanowa : Sans la moindre hésitation : un cinq ***** !

Dimitra : Le site n'est pas mal, intéressant et plutôt agréable à fréquenter, mais je le trouve un peu tristounet. Je suppose toutefois que le maître des lieux n'a guère le temps nécessaire pour l'illustrer davantage, et le rendre plus attrayant.

Anonyme : Changer quoi que ce soit serait pure folie suicidaire.

Yasmina Hasnaoui : Quelques suggestions concernant le site :

- rubrique auteurs : peut-être créer une mini fiche biographique et de présentation (du moins pour celle ou celui qui désire se présenter).
- rubrique livres : une présentation par catégorie (poésie, fiction, ....)
- Moderniser un peu l'accueil sans être tape à l’œil non plus.
- Le Journal : je me demande si le journal ne doit pas être dissocié du site, à savoir s'il ne doit pas exister ailleurs. Un lien à l'accueil du site nous y mènerait. Le nouveau visiteur ne sera pas de ce fait un peu perdu et cela éviterait entre autres une visibilité trop frappante de certains débordements ;-) D'autre part, dans ce nouveau lieu, il sera alors possible de créer une boite de dialogue entre auteurs et lecteurs. Un lien pourrait être mis sur la fiche de l'auteur.

SC Habens : Voilà un site non seulement fort instructif pour qui s'y pencherait plus longuement avec gourmandise parce qu'il est d'un goût certain, mais aussi parce que dans sa ligne directrice, il ressort que « le gars est incorruptible ». De nos jours, faut-il le souligner encore, c'est plus que rafraîchissant. Bravo !

Maïa : Très contente d''avoir découvert ce site et son journal qu'un apprenti-magicien anime avec maestria ! Félicitations et bonne continuation Christian !

Anonyme : Je visite régulièrement le site et le journal : j'apprécie les informations qui s'y échangent et les points de vue qui s'y confrontent. Dans un petit monde littéraire parfois très incestueux, j'aime aussi l'ouverture dont vous faites preuve en évoquant ce qui se passe ailleurs, du côté des éditeurs, des blogs, etc.

J'avoue tout de même que certaines polémiques me semblent inutiles, relevant du bac à sable et de petits règlements de compte entre amis dont l'internaute de base se moque éperdument.

Carine-Laure Desguin : J'aime cette sobriété qui caractérise la présentation des sites.

Anonyme : Très intéressant et original à l'image de son apprenti libraire.

Anonyme : J'en apprécie la vivacité et l'humour décalé...

Isabelle Giordano-Durand : Pas mal, sans plus. mais il y a un problème de configuration toutes les infos sur les côtés se chevauchent. (Pas besoin de publier cela)

(je l'écrit ici. Je suis au courant de ce problème qui touche les navigateurs Internet explorer 7 et peut-être 6 en voie de disparition. Ne les ayant pas, je ne peux intervenir pour vérifier une éventuelle correction. Comme ce « défaçage » ne touche que peu de visiteurs, environ 6 %, je n'ai pas consacré du temps à essayer d'y remédier. CD).

Christine Lapostolle : C'est très bien, animé, réactif, et je regrette souvent de ne pas y consacrer un peu plus de temps. Merci bien sûr.

Sonia Winterfeld : De nos jours il est, hélas, souvent « de bon ton » de freiner ses enthousiasmes ou de manifester son admiration avec trop d'ardeur, mais pour ma part, site et journal sont une belle réussite. Que ce soit sur le plan du bon goût que celui de la richesse de ses nombreuses références pédagogiques fort instructives. Je ne peux que lui souhaiter une très longue vie, et dire merci !

Une suggestion ? Maintenir le cap qui vous éloigne chaque jour de la sphère formatée « chic et branchée » du « marketing politique » si facile. Ce qui fait votre singularité. A mon humble avis...

Dzovinar : Le site est une invitation au voyage ... car il faut parfois se perdre un peu ... pour mieux trouver !

Anonyme : Visite quotidienne sur le site et le journal. Agora bizarre (ce qui fait son charme) ou coin du zinc où les débats sont parfois surprenants...

Finalement, ça ressemble terriblement à un véritable espace de liberté !

Anonyme : J'apprécie beaucoup de découvrir des textes ou extraits, toujours intéressants (le dernier en date, le texte de Tchekhov, m'a énormément plu !). Je lis les commentaires avec intérêt même si parfois certains sont assez désagréables, ce qui me surprend et me désole toujours.

VS : Devrait figurer dans une anthologie scolaire reprenant les sites web à conseiller aux élèves mais aux profs aussi.

Anne-Laure : Le site est simple, sobre, agréable.

L'ancrage très local me plait bien, dès lors que je peux lire les livres, même si je ne suis pas du coin...

En revanche, j'aimerai que des rencontres autour des livres puissent avoir lieu aussi ailleurs. Les rencontres décrites dans le Journal me rendent assez jalouse. Je veux bien d'ailleurs en organiser de temps à autres en région parisienne, si notre apprenti libraire y consent ?

J'aime bien les avis de lecteurs. Après une lecture un peu sensible, je trouve agréable de pouvoir échanger avec d'autres lecteurs ou lire ce que d'autres ont pu ressentir. En revanche, je me sens complètement décalée par rapport aux discussions qui ont lieu sur le site, c'est pourquoi je n'y participe pas, mais n'en éprouve aucune gêne.

Merci Christian à toi et tes auteurs pour les belles découvertes :-)

Iris G : Il y aurait beaucoup trop à en dire. Surtout que pour le faire bien, demanderait du métier. Alors autant rester silencieux, donc se taire ! Mais non moins en penser, tout en disant merci ! D'exister.

°°°

dimanche 29 avril 2012

Conseil : la question (suite et fin provisoire)

(ajout le dimanche 29 avril : ce questionnaire sera clos le 1er mai, les réponses et mes commentaires feront l'objet d'un billet par la suite. Vers la mi-mai, la première lettre mensuelle sera envoyée aux inscrits, dans la foulée j'exposerai dans une suite de billets quelques propositions à propos de ce Conseil et des questions posées).

Merci à toutes les personnes qui ont déjà répondu au questionnaire. Je le laisse en ligne jusqu'à début mai et vous communiquerai les remarques, critiques et appréciations qui me seront parvenues. Elles feront partie des décisions que je prendrai alors pour l'à venir des penchants du roseau. La première lettre mensuelle sera envoyée à la mi-mai exclusivement aux personnes inscrites.

Orangeraie

Lien vers le questionnaire des penchants du roseau

mercredi 18 avril 2012

Conseil : la question

Ajout du 18 avril 2012 :

Je remercie les personnes qui ont déjà répondu au questionnaire. Je le laisse en ligne jusqu'à début mai et vous communiquerai les remarques, critiques et appréciations qui me seront parvenues. Elles feront partie des décisions que je prendrai alors pour l'à venir des penchants du roseau. En mai, j'enverrai un courrier à chaque auteur (vivant;-) édité aux penchants afin de confirmer (ou infirmer) notre coopération (en fait son autorisation de la publication de son ou ses textes par les penchants du roseau). A bientôt de visu - le 21 et 22 avril à Vitré pour ceux qui se rendront au salon du livre, le 12 mai à Saint-Aubin-du-Cormier pour la venue de Yasmina Hasnaoui - ou de plus loin si vos pas ne vous y mènent point.

Orangeraie

Il ne s'agit pas d'être mis sur la sellette ni d'imaginer le tableau ; non plus de répondre à une question, mais à quelques-unes... Le doute, c'est comme ça, il s'habille souvent de questions à défaut d'une assurance policée (de petits caractères).

Dans les jours qui viennent, je vais envoyer un message à nombre de lecteurs des livres publiés par les penchants du roseau. Ce sera une invitation à répondre aux quelques questions posées ici. Début mai, je tâcherai d'un dresser un bilan. Nous verrons bien alors.

N'hésitez pas à vous en saisir, ça me ferait plaisir.

Ah oui, je le dirai mieux dans peu de jours - du moins de manière plus voyante à l'accueil des penchants du roseau -, je pars me balader à la fin de la semaine qui vient et ferai couic à toute connexion, ne vous étonnez donc pas de mon absence de réponse à un message, une commande, etc. Mon retour sera annoncé à Vitré.

Lien vers le questionnaire des penchants du roseau

jeudi 9 février 2012

Conseil : question n° 6 ou des ateliers publics d'auteurs

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Je poursuis mes petites questions...

Cette sixième, je l'avais gardée sous le coude pour mars, mais le courrier que j'ai reçu d'un des auteurs édités par les penchants me fait la précipiter.

Comment la poser ? Tiens, prenons cet exemple venant de chez POL : les ateliers d'auteurs. À parcourir rapidement ceux-ci qu'y voit-on : la possibilité offerte aux auteurs qui le désirent d'ouvrir leur « atelier ».

Vous savez que je ne suis pas friand de centralité, donc encapsuler des blogs d'auteurs dans les penchants ne m'intéresse pas, des liens suffisent pour y faire référence et permettre aux visiteurs de ce lieu de le quitter et découvrir ceux conçus par leurs auteurs.

Pourtant, non seulement j'ai au moins une demande, mais il m'est parfois difficile de suivre - pour les auteurs les plus « changeant » - les différentes adresses et les mettre à jour ici.

Il existe des moyens assez simples à mettre en œuvre pour créer ce genre d'espaces/ateliers où des billets peuvent être écrits, mais aussi des brouillons, manuscrits ou textes finis déposés et visibles pour tous les curieux d'une écriture ; et ce en toute autonomie (rédaction, ouverture, modération, etc.). Assez simple aussi de pouvoir faire apparaître sur les penchants les mises à jour de ces ateliers (comme POL, par exemple).

Ma question devient triple :

1- pensez-vous que proposer une solution « clef en main » de ce genre est vraiment digne d'intérêt ?

2- serait-ce une bonne idée de l'étendre à d'autres auteurs (qui n'ont jamais été publiés par les penchants du roseau) ou à des lecteurs en quête d'expression ?

3- est-ce que je ferais mieux d'agir au lieu de vous poser toutes ces questions ?

lundi 6 février 2012

Conseil : question n° 5 de l'ouverture ou la fermeture de ce journal

apparence du journal des penchants du roseau

Le journal des penchants du roseau - ce blog - est né en novembre 2009 avec pour l’inaugurer ce billet : Souffle ride le marigot. Il m’a paru, dès la création des penchants du roseau, qu’il était important qu’il y ait un lieu ouvert pour accompagner les publications mais aussi parler d’une manière de faire et d’agir. Au-delà d’un bilan chiffré (700 billets, 6000 commentaires, environ 300 visiteurs différents par jour – cela varie de 100 à 800 suivant les jours), ce journal prolonge le choix des textes, mais ouvre d’autres perspectives, elles peuvent être reprises par les uns et les autres en toute autonomie ; il favorise aussi les relations ce qui ne va pas sans frictions : l’homme restera un homme pour l’homme et la femme aussi.

Ces frictions s’y manifestent non seulement par des échanges de point de vue plus ou moins acerbes, mais par l’importation de conflits nés ailleurs pour des raisons – s’il y en a – complètement étrangères à l’objet de ce journal. Je pourrais citer sans grand problème des dizaines de commentaires de personnes différentes dont le seul objet est de tenter d’en salir une autre ou de la mettre en colère. J’ai d’ailleurs – moi aussi – été « victime » de ces commentaires venimeux venant de diverses directions. Ce n’est pas agréable. C'est déplorable ou pis. Et pourtant…

Pourtant il me paraît important de maintenir ce lieu où la parole ne sera ni auto-bâillonnée, ni bâillonnée.

Maintenant, je vous pose la question, doit-on le maintenir ou le fermer (ce qui me ferait des vacances) ?

L’alternative pour moi est en ces termes. Toute demi-mesure ferait assécher le marigot et participerait à cette hypocrisie où l’on hue le politiquement correct ou la censure tout en s’y adonnant à tour de bras sur son pré carré. De plus, cette censure, appelée parfois « modération », voudrait dire pour celui qui l’exercerait que tout commentaire qu’il laisse paraître a son aval – au moins dans l’expression –, et tout autre qu’il supprimerait partiellement ou totalement ne l’a pas. Autant dire qu’il pourrait lui-même écrire les commentaires puisqu'il endosserait la responsabilité de leur contenu - et puis, après tout, il n'est pas si difficile d'écrire à la manière de.

Mais je me trompe peut-être.

Je comptais vous poser cette question, peut-être en d’autres termes, le mois prochain, mais ce vif échange (voir en annexe) et les demandes qui me sont faites la précipite un peu.

Qu’en pensez-vous ? La réponse la plus concrète et la plus précise possible m’intéresse quelle qu’en soit la teneur.

PS : avec ce souhait que s’expriment aussi ici les centaines de visiteurs réguliers qui s’en abstiennent d’habitude.

°°°

Annexe :

L’échange en question est sous ce billet de Cécile Delalandre : Le Bac à sable :

20. Le mardi 19 juillet 2011, 21:26 par Cécile Delalandre

J'ignorais en intitulant ce texte "Bac à sable" qu'il en serait ici si bien illustré ... Cela m'a, je l'avoue peinée, car j'ai mis du cœur et un peu, beaucoup, de sang d'enfance à l'écrire.

Alors j'aimerais très sincèrement que cesse la guerre des boutons et qu'on en revienne à ce que l'hôte accueillant de ce roseau qui un instant a penché, souhaite: parler de nos "enchantements" respectifs face à l'écriture et la littérature.

Après les "battles", il y a toujours un temps de paix. je voudrais me le souhaiter tout autant qu'à vous. Continuer à écrire, à échanger , et comme l'a souvent dit la douce et sage Yasmina à partager...

je revendique bien sûr la contestation, l'adhésion ou la non-adhésion, la non-complaisance surtout , bref la critique d'un TEXTE tant qu'elle demeure respectueuse et ne concerne que le texte. Les effets miroirs, les résonances des lecteurs et des lectrices qu'engendrent l'écrit exposé sont par ailleurs plaisants souvent cocasses, mais toujours riches d'enseignements pour tous et notamment pour l'auteur.

A l'heure où notre monde se consume dans la haine, l'insensé, la tuerie, la folie, l'innommable souvent, il est si regrettable (et en disant cela je me le dis à moi-même) que des petites cellules de vie sociales et culturelles comme celles formées en ce lieu se vivent à l'exemple de ce monde que nous bannissons toutes et tous.

je vois tant de gens dits "bien" qui militent pour de belles et nobles causes mais qui dans leur quotidien sont incapables de mettre en pratique ces belles et sages maximes revendiquées au vu et au su de plus grand nombre, que je n'aimerais pas croire qu'ici des lecteurs sont affectés de ce syndrome.

Aussi, me reste qu'un signe à vous faire: aller poser votre regard sur "les Mots candy" de Yasmina Testerel dont la tendresse apaise.

21. Le dimanche 5 février 2012, 16:07 par Chipie L@virée

Il n'empêche que ce vingtième commentaire à la limite du préchi-précha, me laisse, aujourd'hui, comme un goût amer dans la bouche. Un peu comme ces curés d'un temps non passé à qui l'on pourrait reprocher de ne pas faire ce qu'ils disent et prêchent, faut-il ainsi croire que Cécile Delalandre n'est capable de donner le meilleur d'elle-même que lorsqu'elle écrit ?

22. Le dimanche 5 février 2012, 23:42 par Cécile D.

Véra Stépanowa alias ChipieL@virée (toujours aussi franche au demeurant et pas faux-cul ni intrigante pour un rond, ben non) ta bête hargne à mon égard me flatte certes, mais tu ne me connais pas et ce serait bien que tu me lâches les baskets une bonne fois pour toute. Merci

23. Le lundi 6 février 2012, 07:18 par Michel Gros Dumaine

Cher Christian,

J'espère que tu vois enfin à quel degré de bassesse doivent se soumettre tes auteurs pour avoir le sentiment de se défendre faute d'avoir celui d'être défendu. Sur mon propre blog "Stécriture" je n'ai aucun scrupule à pratiquer la modération, allez disons-le avec ce grand mot qui fait si peur la CENSURE. J'ai encore moins de scrupule quand les pathos qui tentent de s'accrocher telle l'arapède à mes billets le font sous le couvert d'un pseudonyme. Alors là je censure à tout de bras faute de temps pour prendre en consultation.

La personne soupçonnée ici est bien sûr Véra Stépanowa dont tu as certainement eu le plaisir de publier un poème mais je n'en doute pas aujourd'hui le déplaisir de la voir déverser sa bile (aidée en cela par deux ou trois complices) en permanence sur le site des Penchants, vitrine indispensable pour la mise en valeur de notre travail commun. Je ne sais pas ce que va décider Cécile. Mais en ce qui me concerne si aucune mesure n'est prise pour débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux auteurs, je n'y interviendrai plus.

Amitiés.

Michel GD

24. Le lundi 6 février 2012, 07:50 par Cécile D . Venir en catimini sur un article qui date du mois d'Août 2011 pour déverser sa bile sous un texte qui m'est cher, n'est en effet pas très digne. J'accepte bien sûr volontiers la critique de mes écrits, mais le commentaire de Véra Stépanowa / ChipieL@virée n'en est pas une. Il attaque ma personne et il est juste gratuitement méchant.

Pour faire suite au commentaire ci-dessus de Michel, et là je m'adresse directement à toi, Christian, si, comme le dit Michel, "aucune mesure n'est prise pour débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux auteurs", je n'y interviendrai plus non plus.

mercredi 11 janvier 2012

Conseil : question n° 4 ou éditer hors note, éditer

apparence du journal des penchants du roseau

La quatrième question qui va suivre peut aisément être couplée avec la deuxième.

Dans l'histoire de la librairie, l'éditeur - « auteur, homme d'étude qui a soin de l'édition de l'ouvrage d'un autre » - est apparu tardivement. De manière timide vers la fin du XVIIIe siècle, il commença a prendre sa place au XIXe siècle industriel où la division du travail colonise toutes les activités pour devenir un personnage central au XXe. Central pour la seule et unique raison qu'il va décider ou non de la parution d'un texte et de sa diffusion. Choix littéraire donc, mais industriel aussi. Avant la Seconde guerre mondiale, il était encore aisé de nommer l'éditeur, celui qui faisait - en dernier ressort - ces choix : un Gaston Gallimard par exemple. Depuis, l'essentiel des livres proposés en librairie ou garnissant les bibliothèques publiques sont produits par de grands groupes industriels aux multiples filiales - anciennes maisons absorbées (1) , gardant pour des raisons essentiellement marketing leur nom initial.

L'éditeur, celui qui accompagne le texte d'un auteur jusqu'à sa publication ne sera bien souvent qu'une personne - ayant souvent les qualités pour le faire - employée dans l'un de ces grands groupes, mais n'ayant que peu de poids de décision.

Pourtant cette personne existe, une fourmi laborieuse ou cigale haut-en-couleur dans la grande édition, essentielle dans la petite édition, seule dans la micro-édition. Si le choix de ce qui sera publié ne lui appartient pas, elle devra remplir ce rôle d'accompagnement avec plus ou moins de talent.

Ma question arrive, patience...

Cet accompagnement se fait de diverses manières - in vivo constatées (je vous donnerai des exemples concrets et précis, si vous venez me visiter) ! - ; elles pourraient être caricaturées à grands traits comme ceci :

- aucune discussion sur le texte, juste une correction orthographique plus ou moins approfondie avant publication,
- discussions plus ou moins longues sans intervention sur la structure du texte ni sur l'essentiel de l'écrit, corrections partagées,
- discussions et proposition de revoir le manuscrit, sa structure, son découpage, son style,
- réécriture du manuscrit.

Et vous, comment voyez-vous ce rôle ?

(1) Exemples :

Autrement c'est Flammarion qui appartient à RCS MediaGroup
Plon c'est Éditis qui appartient à Planeta
Fayard c'est Hachette édition qui appartient au groupe Lagardère
etc.

lundi 9 janvier 2012

Conseil : question n° 3 ou d’amour et de clairette

apparence du journal des penchants du roseau

Je poursuis mes questions ouvertes… Celle-ci pourra être aisément liée à la première.

Les chiffres et les lettres ne font pas toujours bon ménage. Pour le livre, comme pour toute marchandise nous sommes confrontés à une chose pas si simple que ça : la formation de son prix. Là aussi il s’agit de faire des choix.

La pratique habituelle dans l’édition (petite, moyenne et grande, hors auto-édition) est de partir du prix de l’impression d’un exemplaire et de le multiplier par un facteur de 5 ou 6. Ainsi le prix de la fabrication matérielle d’un exemplaire représente en moyenne 18 % de son prix de vente public. Le reste se répartit entre tous ceux qui vont proposer ce texte au public. Je ne parlerai pas de cette répartition qui, toujours, fait débat mais qui ne change en rien ce fait : un livre neuf sera vendu à un prix public qui sera au moins cinq fois le coût de la fabrication d’un exemplaire, pour une raison bien simple, ce n’est qu’à ce prix – hors édition ultra-confidentielle – qu’un livre peut vivre.

Pour les penchants, prenons deux exemples (je viens de faire le calcul précis) :

Un jour de grosse lune : (52 p. papier vergé 100 g. couverture idem, format 14x20,5, inséré dans une pochette cristal) revient en matériel (papier, encre, colle, etc.) à au minimum 2,40 €, cinq exemplaires peuvent être fabriqués à l’heure (ce qui fait, si l’apprenti est indemnisé au smic, environ 1,50 € par exemplaire). Si nous appliquons le coefficient bas de 5 au coût sans main d’œuvre, le prix serait de 12 €, sinon son prix monterait à 19,50 € : son prix de vente actuel est de 4,50 €.

Staccato qui paraîtra ce 15 janvier : (104p. papier vergé 100 g., couverture vergé Lalo 160 g. , format 14x20,5, inséré dans une pochette cristal) revient en matériel (papier, encre, colle, etc.) à au minimum 4,60 €, trois exemplaires peuvent être fabriqués à l’heure (ce qui fait, si l’apprenti est indemnisé au smic, environ 2,50 € par exemplaire). Si nous appliquons le coefficient bas de 5 au coût sans main d’œuvre, le prix serait de 23 €, sinon son prix monterait à 35,50 € : son prix de vente actuel est de 13,00 €.

Les prix obtenus ne sont pas si délirants si nous comparons ce qui peut l’être.

Pourtant je souhaite que les livres proposés par les penchants soient à un prix abordable tout en respectant la contrainte légale du prix unique du livre.

Comment faire ?

(je vous avais prévenus, la question est vraiment ouverte).

vendredi 6 janvier 2012

Conseil : question n°2, les manuscrits

apparence du journal des penchants du roseau

« Les penchants du roseau ne reçoivent plus de manuscrits », c'est la phrase soulignée de rouge qui accueille le visiteur. Avouez que ce n'est pas très hospitalier. Pourtant elle répond à une réalité bien plus tangible que l'hypothèse d'école de la question n°1 : dans les faits, depuis que les penchants du roseau existent, plus de personnes ont proposé un manuscrit que passé commande.

Je ne retirerai pas cette phrase qui fait son œuvre - tarir à la source cet afflux et s'y référer lorsqu'un manuscrit m'est proposé depuis - tant que je n'aurai pas résolu la « gestion » de ces manuscrits : leur lecture, le choix, sa communication à l'auteur.

Ma question est donc double :

  • que me suggérez-vous ?
  • qui serait prêt à m'accompagner dans la lecture de ces manuscrits (qualités essentielles : discrétion, esprit critique et ouvert, capacité de trancher et de dire, faible amour-propre) ?

Merci.

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