
Le journal des penchants du roseau - ce blog - est né en novembre
2009 avec pour l’inaugurer ce billet : Souffle ride le marigot. Il m’a
paru, dès la création des penchants du roseau, qu’il était important
qu’il y ait un lieu ouvert pour accompagner les publications mais aussi parler
d’une manière de faire et d’agir. Au-delà d’un bilan chiffré (700 billets, 6000
commentaires, environ 300 visiteurs différents par jour – cela varie de 100 à
800 suivant les jours), ce journal prolonge le choix des textes, mais ouvre
d’autres perspectives, elles peuvent être reprises par les uns et les autres en
toute autonomie ; il favorise aussi les relations ce qui ne va pas sans
frictions : l’homme restera un homme pour l’homme et la femme
aussi.
Ces frictions s’y manifestent non seulement par des échanges de point de vue
plus ou moins acerbes, mais par l’importation de conflits nés ailleurs pour des
raisons – s’il y en a – complètement étrangères à l’objet de ce journal. Je
pourrais citer sans grand problème des dizaines de commentaires de
personnes différentes dont le seul objet est de tenter d’en salir une
autre ou de la mettre en colère. J’ai d’ailleurs – moi aussi – été
« victime » de ces commentaires venimeux venant de diverses
directions. Ce n’est pas agréable. C'est déplorable ou pis. Et
pourtant…
Pourtant il me paraît important de maintenir ce lieu où la parole ne sera ni
auto-bâillonnée, ni bâillonnée.
Maintenant, je vous pose la question, doit-on le maintenir ou le fermer (ce
qui me ferait des vacances) ?
L’alternative pour moi est en ces termes. Toute demi-mesure ferait assécher
le marigot et participerait à cette hypocrisie où l’on hue le politiquement
correct ou la censure tout en s’y adonnant à tour de bras sur son pré carré. De
plus, cette censure, appelée parfois « modération », voudrait dire pour
celui qui l’exercerait que tout commentaire qu’il laisse paraître a son aval –
au moins dans l’expression –, et tout autre qu’il supprimerait partiellement ou
totalement ne l’a pas. Autant dire qu’il pourrait lui-même écrire les
commentaires puisqu'il endosserait la responsabilité de leur contenu - et puis,
après tout, il n'est pas si difficile d'écrire à la manière de.
Mais je me trompe peut-être.
Je comptais vous poser cette question, peut-être en d’autres termes, le mois
prochain, mais ce vif échange (voir en annexe) et les demandes qui me sont
faites la précipite un peu.
Qu’en pensez-vous ? La réponse la plus concrète et la plus
précise possible m’intéresse quelle qu’en soit la teneur.
PS : avec ce souhait que s’expriment aussi ici les centaines de
visiteurs réguliers qui s’en abstiennent d’habitude.
°°°
Annexe :
L’échange en question est sous ce billet de Cécile Delalandre :
Le Bac à sable :
20. Le mardi 19 juillet 2011, 21:26 par Cécile
Delalandre
J'ignorais en intitulant ce texte "Bac à sable" qu'il en serait ici si bien
illustré ... Cela m'a, je l'avoue peinée, car j'ai mis du cœur et un peu,
beaucoup, de sang d'enfance à l'écrire.
Alors j'aimerais très sincèrement que cesse la guerre des boutons et qu'on
en revienne à ce que l'hôte accueillant de ce roseau qui un instant a penché,
souhaite: parler de nos "enchantements" respectifs face à l'écriture et la
littérature.
Après les "battles", il y a toujours un temps de paix. je voudrais me le
souhaiter tout autant qu'à vous. Continuer à écrire, à échanger , et comme l'a
souvent dit la douce et sage Yasmina à partager...
je revendique bien sûr la contestation, l'adhésion ou la non-adhésion, la
non-complaisance surtout , bref la critique d'un TEXTE tant qu'elle demeure
respectueuse et ne concerne que le texte. Les effets miroirs, les résonances
des lecteurs et des lectrices qu'engendrent l'écrit exposé sont par ailleurs
plaisants souvent cocasses, mais toujours riches d'enseignements pour tous et
notamment pour l'auteur.
A l'heure où notre monde se consume dans la haine, l'insensé, la tuerie, la
folie, l'innommable souvent, il est si regrettable (et en disant cela je me le
dis à moi-même) que des petites cellules de vie sociales et culturelles comme
celles formées en ce lieu se vivent à l'exemple de ce monde que nous bannissons
toutes et tous.
je vois tant de gens dits "bien" qui militent pour de belles et nobles
causes mais qui dans leur quotidien sont incapables de mettre en pratique ces
belles et sages maximes revendiquées au vu et au su de plus grand nombre, que
je n'aimerais pas croire qu'ici des lecteurs sont affectés de ce syndrome.
Aussi, me reste qu'un signe à vous faire: aller poser votre regard sur "les
Mots candy" de Yasmina Testerel dont la tendresse apaise.
21. Le dimanche 5 février 2012, 16:07 par Chipie
L@virée
Il n'empêche que ce vingtième commentaire à la limite du préchi-précha, me
laisse, aujourd'hui, comme un goût amer dans la bouche. Un peu comme ces curés
d'un temps non passé à qui l'on pourrait reprocher de ne pas faire ce qu'ils
disent et prêchent, faut-il ainsi croire que Cécile Delalandre n'est capable de
donner le meilleur d'elle-même que lorsqu'elle écrit ?
22. Le dimanche 5 février 2012, 23:42 par Cécile D.
Véra Stépanowa alias ChipieL@virée (toujours aussi franche au demeurant et
pas faux-cul ni intrigante pour un rond, ben non) ta bête hargne à mon égard me
flatte certes, mais tu ne me connais pas et ce serait bien que tu me lâches les
baskets une bonne fois pour toute. Merci
23. Le lundi 6 février 2012, 07:18 par Michel Gros
Dumaine
Cher Christian,
J'espère que tu vois enfin à quel degré de bassesse doivent se soumettre tes
auteurs pour avoir le sentiment de se défendre faute d'avoir celui d'être
défendu. Sur mon propre blog "Stécriture" je n'ai aucun scrupule à pratiquer la
modération, allez disons-le avec ce grand mot qui fait si peur la CENSURE. J'ai
encore moins de scrupule quand les pathos qui tentent de s'accrocher telle
l'arapède à mes billets le font sous le couvert d'un pseudonyme. Alors là je
censure à tout de bras faute de temps pour prendre en consultation.
La personne soupçonnée ici est bien sûr Véra Stépanowa dont tu as
certainement eu le plaisir de publier un poème mais je n'en doute pas
aujourd'hui le déplaisir de la voir déverser sa bile (aidée en cela par deux ou
trois complices) en permanence sur le site des Penchants, vitrine indispensable
pour la mise en valeur de notre travail commun. Je ne sais pas ce que va
décider Cécile. Mais en ce qui me concerne si aucune mesure n'est prise pour
débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux auteurs,
je n'y interviendrai plus.
Amitiés.
Michel GD
24. Le lundi 6 février 2012, 07:50 par Cécile D . Venir en
catimini sur un article qui date du mois d'Août 2011 pour déverser sa bile sous
un texte qui m'est cher, n'est en effet pas très digne. J'accepte bien sûr
volontiers la critique de mes écrits, mais le commentaire de Véra Stépanowa /
ChipieL@virée n'en est pas une. Il attaque ma personne et il est juste
gratuitement méchant.
Pour faire suite au commentaire ci-dessus de Michel, et là je m'adresse
directement à toi, Christian, si, comme le dit Michel, "aucune mesure n'est
prise pour débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux
auteurs", je n'y interviendrai plus non plus.