Journal des penchants du roseau

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jeudi 9 février 2012

Conseil : question n° 6 ou des ateliers publics d'auteurs

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Je poursuis mes petites questions...

Cette sixième, je l'avais gardée sous le coude pour mars, mais le courrier que j'ai reçu d'un des auteurs édités par les penchants me fait la précipiter.

Comment la poser ? Tiens, prenons cet exemple venant de chez POL : les ateliers d'auteurs. À parcourir rapidement ceux-ci qu'y voit-on : la possibilité offerte aux auteurs qui le désirent d'ouvrir leur « atelier ».

Vous savez que je ne suis pas friand de centralité, donc encapsuler des blogs d'auteurs dans les penchants ne m'intéresse pas, des liens suffisent pour y faire référence et permettre aux visiteurs de ce lieu de le quitter et découvrir ceux conçus par leurs auteurs.

Pourtant, non seulement j'ai au moins une demande, mais il m'est parfois difficile de suivre - pour les auteurs les plus « changeant » - les différentes adresses et les mettre à jour ici.

Il existe des moyens assez simples à mettre en œuvre pour créer ce genre d'espaces/ateliers où des billets peuvent être écrits, mais aussi des brouillons, manuscrits ou textes finis déposés et visibles pour tous les curieux d'une écriture ; et ce en toute autonomie (rédaction, ouverture, modération, etc.). Assez simple aussi de pouvoir faire apparaître sur les penchants les mises à jour de ces ateliers (comme POL, par exemple).

Ma question devient triple :

1- pensez-vous que proposer une solution « clef en main » de ce genre est vraiment digne d'intérêt ?

2- serait-ce une bonne idée de l'étendre à d'autres auteurs (qui n'ont jamais été publiés par les penchants du roseau) ou à des lecteurs en quête d'expression ?

3- est-ce que je ferais mieux d'agir au lieu de vous poser toutes ces questions ?

lundi 6 février 2012

Conseil : question n° 5 de l'ouverture ou la fermeture de ce journal

apparence du journal des penchants du roseau

Le journal des penchants du roseau - ce blog - est né en novembre 2009 avec pour l’inaugurer ce billet : Souffle ride le marigot. Il m’a paru, dès la création des penchants du roseau, qu’il était important qu’il y ait un lieu ouvert pour accompagner les publications mais aussi parler d’une manière de faire et d’agir. Au-delà d’un bilan chiffré (700 billets, 6000 commentaires, environ 300 visiteurs différents par jour – cela varie de 100 à 800 suivant les jours), ce journal prolonge le choix des textes, mais ouvre d’autres perspectives, elles peuvent être reprises par les uns et les autres en toute autonomie ; il favorise aussi les relations ce qui ne va pas sans frictions : l’homme restera un homme pour l’homme et la femme aussi.

Ces frictions s’y manifestent non seulement par des échanges de point de vue plus ou moins acerbes, mais par l’importation de conflits nés ailleurs pour des raisons – s’il y en a – complètement étrangères à l’objet de ce journal. Je pourrais citer sans grand problème des dizaines de commentaires de personnes différentes dont le seul objet est de tenter d’en salir une autre ou de la mettre en colère. J’ai d’ailleurs – moi aussi – été « victime » de ces commentaires venimeux venant de diverses directions. Ce n’est pas agréable. C'est déplorable ou pis. Et pourtant…

Pourtant il me paraît important de maintenir ce lieu où la parole ne sera ni auto-bâillonnée, ni bâillonnée.

Maintenant, je vous pose la question, doit-on le maintenir ou le fermer (ce qui me ferait des vacances) ?

L’alternative pour moi est en ces termes. Toute demi-mesure ferait assécher le marigot et participerait à cette hypocrisie où l’on hue le politiquement correct ou la censure tout en s’y adonnant à tour de bras sur son pré carré. De plus, cette censure, appelée parfois « modération », voudrait dire pour celui qui l’exercerait que tout commentaire qu’il laisse paraître a son aval – au moins dans l’expression –, et tout autre qu’il supprimerait partiellement ou totalement ne l’a pas. Autant dire qu’il pourrait lui-même écrire les commentaires puisqu'il endosserait la responsabilité de leur contenu - et puis, après tout, il n'est pas si difficile d'écrire à la manière de.

Mais je me trompe peut-être.

Je comptais vous poser cette question, peut-être en d’autres termes, le mois prochain, mais ce vif échange (voir en annexe) et les demandes qui me sont faites la précipite un peu.

Qu’en pensez-vous ? La réponse la plus concrète et la plus précise possible m’intéresse quelle qu’en soit la teneur.

PS : avec ce souhait que s’expriment aussi ici les centaines de visiteurs réguliers qui s’en abstiennent d’habitude.

°°°

Annexe :

L’échange en question est sous ce billet de Cécile Delalandre : Le Bac à sable :

20. Le mardi 19 juillet 2011, 21:26 par Cécile Delalandre

J'ignorais en intitulant ce texte "Bac à sable" qu'il en serait ici si bien illustré ... Cela m'a, je l'avoue peinée, car j'ai mis du cœur et un peu, beaucoup, de sang d'enfance à l'écrire.

Alors j'aimerais très sincèrement que cesse la guerre des boutons et qu'on en revienne à ce que l'hôte accueillant de ce roseau qui un instant a penché, souhaite: parler de nos "enchantements" respectifs face à l'écriture et la littérature.

Après les "battles", il y a toujours un temps de paix. je voudrais me le souhaiter tout autant qu'à vous. Continuer à écrire, à échanger , et comme l'a souvent dit la douce et sage Yasmina à partager...

je revendique bien sûr la contestation, l'adhésion ou la non-adhésion, la non-complaisance surtout , bref la critique d'un TEXTE tant qu'elle demeure respectueuse et ne concerne que le texte. Les effets miroirs, les résonances des lecteurs et des lectrices qu'engendrent l'écrit exposé sont par ailleurs plaisants souvent cocasses, mais toujours riches d'enseignements pour tous et notamment pour l'auteur.

A l'heure où notre monde se consume dans la haine, l'insensé, la tuerie, la folie, l'innommable souvent, il est si regrettable (et en disant cela je me le dis à moi-même) que des petites cellules de vie sociales et culturelles comme celles formées en ce lieu se vivent à l'exemple de ce monde que nous bannissons toutes et tous.

je vois tant de gens dits "bien" qui militent pour de belles et nobles causes mais qui dans leur quotidien sont incapables de mettre en pratique ces belles et sages maximes revendiquées au vu et au su de plus grand nombre, que je n'aimerais pas croire qu'ici des lecteurs sont affectés de ce syndrome.

Aussi, me reste qu'un signe à vous faire: aller poser votre regard sur "les Mots candy" de Yasmina Testerel dont la tendresse apaise.

21. Le dimanche 5 février 2012, 16:07 par Chipie L@virée

Il n'empêche que ce vingtième commentaire à la limite du préchi-précha, me laisse, aujourd'hui, comme un goût amer dans la bouche. Un peu comme ces curés d'un temps non passé à qui l'on pourrait reprocher de ne pas faire ce qu'ils disent et prêchent, faut-il ainsi croire que Cécile Delalandre n'est capable de donner le meilleur d'elle-même que lorsqu'elle écrit ?

22. Le dimanche 5 février 2012, 23:42 par Cécile D.

Véra Stépanowa alias ChipieL@virée (toujours aussi franche au demeurant et pas faux-cul ni intrigante pour un rond, ben non) ta bête hargne à mon égard me flatte certes, mais tu ne me connais pas et ce serait bien que tu me lâches les baskets une bonne fois pour toute. Merci

23. Le lundi 6 février 2012, 07:18 par Michel Gros Dumaine

Cher Christian,

J'espère que tu vois enfin à quel degré de bassesse doivent se soumettre tes auteurs pour avoir le sentiment de se défendre faute d'avoir celui d'être défendu. Sur mon propre blog "Stécriture" je n'ai aucun scrupule à pratiquer la modération, allez disons-le avec ce grand mot qui fait si peur la CENSURE. J'ai encore moins de scrupule quand les pathos qui tentent de s'accrocher telle l'arapède à mes billets le font sous le couvert d'un pseudonyme. Alors là je censure à tout de bras faute de temps pour prendre en consultation.

La personne soupçonnée ici est bien sûr Véra Stépanowa dont tu as certainement eu le plaisir de publier un poème mais je n'en doute pas aujourd'hui le déplaisir de la voir déverser sa bile (aidée en cela par deux ou trois complices) en permanence sur le site des Penchants, vitrine indispensable pour la mise en valeur de notre travail commun. Je ne sais pas ce que va décider Cécile. Mais en ce qui me concerne si aucune mesure n'est prise pour débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux auteurs, je n'y interviendrai plus.

Amitiés.

Michel GD

24. Le lundi 6 février 2012, 07:50 par Cécile D . Venir en catimini sur un article qui date du mois d'Août 2011 pour déverser sa bile sous un texte qui m'est cher, n'est en effet pas très digne. J'accepte bien sûr volontiers la critique de mes écrits, mais le commentaire de Véra Stépanowa / ChipieL@virée n'en est pas une. Il attaque ma personne et il est juste gratuitement méchant.

Pour faire suite au commentaire ci-dessus de Michel, et là je m'adresse directement à toi, Christian, si, comme le dit Michel, "aucune mesure n'est prise pour débarrasser le site de ces interventions qui sont préjudiciables aux auteurs", je n'y interviendrai plus non plus.

mercredi 11 janvier 2012

Conseil : question n° 4 ou éditer hors note, éditer

apparence du journal des penchants du roseau

La quatrième question qui va suivre peut aisément être couplée avec la deuxième.

Dans l'histoire de la librairie, l'éditeur - « auteur, homme d'étude qui a soin de l'édition de l'ouvrage d'un autre » - est apparu tardivement. De manière timide vers la fin du XVIIIe siècle, il commença a prendre sa place au XIXe siècle industriel où la division du travail colonise toutes les activités pour devenir un personnage central au XXe. Central pour la seule et unique raison qu'il va décider ou non de la parution d'un texte et de sa diffusion. Choix littéraire donc, mais industriel aussi. Avant la Seconde guerre mondiale, il était encore aisé de nommer l'éditeur, celui qui faisait - en dernier ressort - ces choix : un Gaston Gallimard par exemple. Depuis, l'essentiel des livres proposés en librairie ou garnissant les bibliothèques publiques sont produits par de grands groupes industriels aux multiples filiales - anciennes maisons absorbées (1) , gardant pour des raisons essentiellement marketing leur nom initial.

L'éditeur, celui qui accompagne le texte d'un auteur jusqu'à sa publication ne sera bien souvent qu'une personne - ayant souvent les qualités pour le faire - employée dans l'un de ces grands groupes, mais n'ayant que peu de poids de décision.

Pourtant cette personne existe, une fourmi laborieuse ou cigale haut-en-couleur dans la grande édition, essentielle dans la petite édition, seule dans la micro-édition. Si le choix de ce qui sera publié ne lui appartient pas, elle devra remplir ce rôle d'accompagnement avec plus ou moins de talent.

Ma question arrive, patience...

Cet accompagnement se fait de diverses manières - in vivo constatées (je vous donnerai des exemples concrets et précis, si vous venez me visiter) ! - ; elles pourraient être caricaturées à grands traits comme ceci :

- aucune discussion sur le texte, juste une correction orthographique plus ou moins approfondie avant publication,
- discussions plus ou moins longues sans intervention sur la structure du texte ni sur l'essentiel de l'écrit, corrections partagées,
- discussions et proposition de revoir le manuscrit, sa structure, son découpage, son style,
- réécriture du manuscrit.

Et vous, comment voyez-vous ce rôle ?

(1) Exemples :

Autrement c'est Flammarion qui appartient à RCS MediaGroup
Plon c'est Éditis qui appartient à Planeta
Fayard c'est Hachette édition qui appartient au groupe Lagardère
etc.

lundi 9 janvier 2012

Conseil : question n° 3 ou d’amour et de clairette

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Je poursuis mes questions ouvertes… Celle-ci pourra être aisément liée à la première.

Les chiffres et les lettres ne font pas toujours bon ménage. Pour le livre, comme pour toute marchandise nous sommes confrontés à une chose pas si simple que ça : la formation de son prix. Là aussi il s’agit de faire des choix.

La pratique habituelle dans l’édition (petite, moyenne et grande, hors auto-édition) est de partir du prix de l’impression d’un exemplaire et de le multiplier par un facteur de 5 ou 6. Ainsi le prix de la fabrication matérielle d’un exemplaire représente en moyenne 18 % de son prix de vente public. Le reste se répartit entre tous ceux qui vont proposer ce texte au public. Je ne parlerai pas de cette répartition qui, toujours, fait débat mais qui ne change en rien ce fait : un livre neuf sera vendu à un prix public qui sera au moins cinq fois le coût de la fabrication d’un exemplaire, pour une raison bien simple, ce n’est qu’à ce prix – hors édition ultra-confidentielle – qu’un livre peut vivre.

Pour les penchants, prenons deux exemples (je viens de faire le calcul précis) :

Un jour de grosse lune : (52 p. papier vergé 100 g. couverture idem, format 14x20,5, inséré dans une pochette cristal) revient en matériel (papier, encre, colle, etc.) à au minimum 2,40 €, cinq exemplaires peuvent être fabriqués à l’heure (ce qui fait, si l’apprenti est indemnisé au smic, environ 1,50 € par exemplaire). Si nous appliquons le coefficient bas de 5 au coût sans main d’œuvre, le prix serait de 12 €, sinon son prix monterait à 19,50 € : son prix de vente actuel est de 4,50 €.

Staccato qui paraîtra ce 15 janvier : (104p. papier vergé 100 g., couverture vergé Lalo 160 g. , format 14x20,5, inséré dans une pochette cristal) revient en matériel (papier, encre, colle, etc.) à au minimum 4,60 €, trois exemplaires peuvent être fabriqués à l’heure (ce qui fait, si l’apprenti est indemnisé au smic, environ 2,50 € par exemplaire). Si nous appliquons le coefficient bas de 5 au coût sans main d’œuvre, le prix serait de 23 €, sinon son prix monterait à 35,50 € : son prix de vente actuel est de 13,00 €.

Les prix obtenus ne sont pas si délirants si nous comparons ce qui peut l’être.

Pourtant je souhaite que les livres proposés par les penchants soient à un prix abordable tout en respectant la contrainte légale du prix unique du livre.

Comment faire ?

(je vous avais prévenus, la question est vraiment ouverte).

vendredi 6 janvier 2012

Conseil : question n°2, les manuscrits

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« Les penchants du roseau ne reçoivent plus de manuscrits », c'est la phrase soulignée de rouge qui accueille le visiteur. Avouez que ce n'est pas très hospitalier. Pourtant elle répond à une réalité bien plus tangible que l'hypothèse d'école de la question n°1 : dans les faits, depuis que les penchants du roseau existent, plus de personnes ont proposé un manuscrit que passé commande.

Je ne retirerai pas cette phrase qui fait son œuvre - tarir à la source cet afflux et s'y référer lorsqu'un manuscrit m'est proposé depuis - tant que je n'aurai pas résolu la « gestion » de ces manuscrits : leur lecture, le choix, sa communication à l'auteur.

Ma question est donc double :

  • que me suggérez-vous ?
  • qui serait prêt à m'accompagner dans la lecture de ces manuscrits (qualités essentielles : discrétion, esprit critique et ouvert, capacité de trancher et de dire, faible amour-propre) ?

Merci.

mercredi 4 janvier 2012

Conseil : question n°1, des 100 et des 1000

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Vous le savez sans doute, depuis plusieurs mois je réfléchis à un conseil des penchants du roseau. Je vais bientôt dérouler ici plusieurs propositions. Mais avant de le faire, parce que j'hésite encore beaucoup, je vais poser ici, très ouvertement, quelques questions en espérant que vos réponses publiques me permettront de mieux trancher.

La première donc :

Imaginons, qu'un ou plusieurs livres publiés par les penchants aient soudainement un petit succès, oh ! pas bien important, juste mille exemplaires à distribuer sur deux mois, par exemple. Compte tenu des conditions réelles actuelles pour créer, façonner, distribuer des livres. Que proposeriez-vous ?