Journal des penchants du roseau

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samedi 4 février 2012

Des échasses pour franchir la bissextile & vogue la galiote

Little Nemo

La porte était restée entrouverte, il ne pouvait en être autrement. La réflexion fut donc trop courte et demandera trois entretiens, ceux que j'aurai ce mois de février. La facétie césarine me permettra le 29 de ce mois de vous en dire plus sur ce projet de conseil qui revient ici comme le serpent, vague et la mer.

Quelques nouvelles pourtant, elles figurent ou figureront dans l'agenda :

Les collections « côté cour » - textes ultra courts dans de tous petits livres - et « côté jardin » - textes intimistes - devraient voir le jour à partir du 22 février avec « côté jardin » la parution de Sel et menthe séchée de Mariana Iacoblev-Barbu.

L'appel à nouvelles coïncidant avec Le Printemps des poètes est annulé - ce n'est que partie remise pour une autre saison.

Les penchants seront présents au salon du livre de Vitré, les 21 et 22 avril, avec Padrig Moazon et son cargo - du moins ses mémoires.

Le numéro 1 de la collection Scènes étranges d'une enfance de garçon devrait voir le jour au printemps sous la forme d'Un mal nécessaire.

Ce même printemps paraîtra Lisière de M. D., notre onzième petit penchant.

Le 12 mai, la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier accueillera Yasmina Hasnaoui, ses Peaux de papier, autour d'une tarte d'un gâteau aux pommes.

°°°

Je vais dans les jours qui viennent intégrer le prix des envois dans celui des livres, cela facilitera le rapport avec les libraires. Donc tous les prix seront franco de port pour la France. Pour l'étranger je préciserai en temps utile le forfait à ajouter.

°°°

Et vogue la galiote !

dimanche 29 janvier 2012

Fermeture provisoire de ce journal pour cause de réflexion

(et non pas réfection... et un arrêt d'une semaine minimum dans la fabrication des livres. Les commentaires restent ouverts)

Jérôme Bosch, Le jardin des délices - panneau droit, détail

Quelques lieux à visiter... & à lire.

... et pourquoi pas Dangereuse expédition de Scènes étranges d'une enfance de garçon dont voici les fichiers pour fabriquer le livre : la couverture, le corps ; ou feuilleter Mémoires du Cargo ou Bleu Terre.

À bientôt...

mardi 3 janvier 2012

Aujourd'hui sera une journée sans billet ni colle

Juste celui-là pour le dire.

dimanche 1 janvier 2012

Je penche à vous

Pendre la crémaillère

Et me souvenir...

Ajout au p'tit matin - sans pommé - de cette belle phrase attribuée à Averroès retrouvée dans ma boîte à malices : « Une vérité ne contredit pas une autre mais s'accorde avec elle et témoigne en sa faveur. Cependant, concordance ne veut pas dire équivalence et témoigner en faveur d'une chose ne veut pas dire s'identifier à elle. »

mercredi 21 décembre 2011

Cocasse

Patio des lions

Voûtes de mocárabes des salles du palais du patio des Lions.

Cocasse, oui. Et quelques pistes :

mardi 6 décembre 2011

Gel

[ajout du 6 décembre : ça n'a pas loupé, j'ai été un peu distrait par des conversations dans le train - je vous promets, je n'y suis presque pour rien.... du coup j'ai encore du pain sur la planche]

Oh ! ce gel annoncé est bien relatif, une fine pellicule glacée qui ne sera pas difficile à lézarder.

Je vais profiter d'un voyage en train, demain lundi, pour écrire le brouillon d'un futur « conseil » des penchants du roseau ou comment poursuivre cet apprentissage en librairie par la création d'une colibrairie. Le cheminement du retour devrait me permettre de peaufiner un peu et pouvoir le rendre public sur ce journal dans la semaine. Ce sera une proposition donc. Tant qu'elle ne trouvera pas un prolongement concret, le gel se poursuivra.

Sur l'agenda, le givre est déjà perceptible :

  • aucun nouveau manuscrit reçu ne sera lu,
  • aucune publication nouvelle n'est prévue hors celles déjà annoncées, celles prévues seront parfois reportées,

Les dates sur lesquelles je vais essayer de me tenir sont :

  • Fin décembre : création de la collection Scènes étranges d'une enfance de garçon avec la publication d'un numéro 0, il sera gratuit et accompagnera certains envois dont les futurs livres de cette collection.
  • Mi-janvier : sortie de Staccato de Michel Gros Dumaine.
  • Fin janvier : création de deux nouvelles collections « Côté cour » (textes ultra-courts) et « Côté jardin » (textes intimistes)
  • Avant de mordre le printemps : publication de Lisière.
  • Toute l'année 2012 : opération bibliothèques, objectif contacter une à une chaque bibliothèque publique de quelque importance (environ 500) et restituer ici chaque démarche et leur suivi.
  • Toute l'année : faire vivre les livres déjà publiés.

Pour le reste, je vous inviterai très certainement à voir ça ensemble.

CD

°°°

« Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer, comme les œufs durs, les journaux illustrés, les jeux de cartes, les rivières où des barques s'évertuent sans avancer. À un moment où je dénombrais les pensées qui avaient rempli mon esprit, pendant les minutes précédentes, pour me rendre compte si je venais ou non de dormir (et où l'incertitude même qui me faisait me poser la question était en train de me fournir une réponse affirmative), dans le carreau de la fenêtre, au-dessus d'un petit bois noir, je vis des nuages échancrés dont le doux duvet était d'un rose fixé, mort, qui ne changera plus, comme celui qui teint les plumes de l'aile qui l'a assimilé ou le pastel sur lequel l'a déposé la fantaisie du peintre. Mais je sentais qu'au contraire cette couleur n'était ni inertie, ni caprice, mais nécessité et vie. Bientôt s'amoncelèrent derrière elle des réserves de lumière. Elle s'aviva, le ciel devint d'un incarnat que je tâchais, en collant mes yeux à la vitre, de mieux voir car je le sentais en rapport avec l'existence profonde de la nature, mais la ligne du chemin de fer ayant changé de direction, le train tourna, la scène matinale fut remplacée dans le cadre de la fenêtre par un village nocturne aux toits bleus de clair de lune, avec un lavoir encrassé de la nacre opaline de la nuit, sous un ciel encore semé de toutes ses étoiles, et je me désolais d'avoir perdu ma bande de ciel rose quand je l'aperçus de nouveau, mais rouge cette fois, dans la fenêtre d'en face qu'elle abandonna à un deuxième coude de la voie ferrée ; si bien que je passais mon temps à courir d'une fenêtre à l'autre pour rapprocher, pour rentoiler les fragments intermittents et opposites de mon beau matin écarlate et versatile et en avoir une vue totale et un tableau continu. »

À l'ombre des jeunes filles en fleurs, Marcel Proust.

samedi 3 décembre 2011

Le gel laisse les Conards froid

Pensez-vous, cela fait près de quatre cents ans qu'ils sont oubliés, liquidés, pis congelés ; ce n'est pas cette brève résurrection – le 3 décembre 2009 – de leur verve ancienne qui les réchauffa suffisamment pour faire sonner le phiffre et retentir le tabour. Imaginez un peu les Conards aujourd'hui, s'ils s'en prenaient à l'ex boursoufflé de service, celui qui fait la une de tous les magazines de pub ou le sujet d'opportunistes de la littérature, ils se gausseraient certainement des errements de son vit, mais plus encore de son enflure à vouloir réduire le monde à un meccano chiffré ; celle d'un prélat moderne de l'ordre – l'économique – , de ses fidèles braillards aux corbeilles pleines ou bas de laine planqués, et de ses mécréants qui n'ont que la marge pour ultime territoire.

Alors que du côté des penchants nous gelions l'appel à dix dizains de Conards contemporains, parce que le froid sied à l'hiver, parfois, ce ne sera rajouter que quelques mois à cette glaciation, celle qui faudra bien un jour fendre. & en rire.

CD

Extrait de la Notice sur l'Abbaye des Conards de Jacques-Xavier Carré de Busserolle,1839.

La joyeuse confrérie avait acquis une grande célébrité. On en parlait beaucoup à la cour de France en 1550, et les gens qui l'avaient vue à l'œuvre racontaient d'elle tant de merveilles, que le roi Henri II, lors de son voyage à Rouen, à la fin de cette même année, voulut jouir du spectacle des fêtes conardiques. Dans cette circonstance, la société se surpassa ; sa chevauchée fut magnifique, et la verve satirique des acteurs, s'enhardissant de la présence du roi au lieu de s'en trouver intimidée, se montra plus incisive, plus folle et aussi plus insolente que jamais. « Huictains, dixains, quatrains, pasquils, tombèrent sur Rouen comme grêle ; rien n'y fut épargné , ni personne non plus , on le peut bien croire, hormis Henri II, comme de raison, qui, n'en revenant pas, si bien averti qu'il eût été, voulut bien confesser qu'il n'en avait pas tant attendu des Conards , et leur accorda authentiquement sa protection royale.

Cette sauvegarde leur arrivait comme marée en carême, ainsi qu'ils le disaient eux-mêmes, l'Abbaye étant alors menacée de suppression en raison d'attaques trop vives qu'elle avait dirigées contre le chapitre de la cathédrale de Rouen.

Depuis deux mois, arrêts de la cour, sentences des baillis, interdictions de la police, défenses du lieutenant général, significations des sergents, pleuvaient avec rage sur la confrérie. Mais les intrépides Conards faisaient gorge chaude de ces averses de procédures et tourmentaient de plus belle les pauvres chanoines, devenus le plastron favori de leurs plaisanteries.

Les animosités et le système de persécution dont le chapitre était victime dataient de longues années. En 1509, quelques chanoines avaient été surpris dans la cour de l'Albane, montrant leurs mains à des bohémiens et se faisant dire la bonne aventure ; malheureusement pour eux, le fait parvint .à la connaissance des Conards, toujours à l'affût des faiblesses du prochain, et, dès le lendemain, une farce originale, représentant trait pour trait ce qui s'était passé, souleva dans les rues de Rouen une hilarité générale. En vain les pauvres chanoines protestèrent de la pureté de leurs intentions et s'efforcèrent de prouver qu'en se mettant en rapport avec des bohémiens, ils avaient uniquement pour but de démasquer la fourberie des diseurs de bonne aventure : leur culpabilité demeura bien et dûment établie aux yeux de tous , de par le tribunal conardique, heureux de trouver un nouvel aliment à ses épigrammes dans les explications des accusés.

Tel fut le point de départ des vexations diaboliques que les Conards exercèrent pendant quarante années contre le chapitre de Notre-Dame de Rouen. Alors, autant les chanoines, qui après tout n'étaient pas obligés d'avoir une patience surhumaine, mettaient d'ardeur à se défendre et à solliciter près du Parlement de Normandie l'abolition de l'Abbaye, ce qui eût été justice , autant leurs persécuteurs redoublaient d'acharnement et de violence dans leurs attaques. Il s'ensuivit des scènes scandaleuses où certaine portion du public, fort avide de tout ce qui pouvait vexer le clergé, trouva matière à une gaîté maligne. En 1544 et en 1545 notamment, le chapitre essuya de sanglantes avanies dans la personne de deux de ses membres , les chanoines Restout et de la Houssaye. Ces ecclésiastiques furent promenés en effigie par la ville, au milieu des huées et des brocards de la foule, et le rôle qu'on leur prêta était si ignoble, que d'honnêtes bourgeois, touchés de pitié, essayèrent, de leur autorité privée, de faire cesser ce spectacle abominable. Les Conards ne reculaient devant aucun moyen dans cette guerre à outrance. Ils avaient fini par organiser, autour du cloître de Notre-Dame, un cordon d'espionnage dont ils tiraient grand profit pour accabler leurs victimes de quolibets et d'injures souvent diffamatoires. « Aussi, dans la peur qu'ils éprouvaient de leurs ennemis, les chanoines en étaient-ils venus à n'en plus oser parler entre eux dans leurs assemblées capitulaires qu'à huis bien clos, tout bas encore, après qu'on avait bien regardé si personne n'écoutait aux portes, et en défendant chacun des assistants, sous peine de suspension , comme pour crime de parjure, de révéler un seul mot de ce qui s'allait dire. »

Vers le mois d'octobre 1550, le chapitre obtint enfin du Parlement la promesse d'un arrêt qui devait prononcer la suppression de l'Abbaye des Conards. La sentence était rédigée, et la cour se disposait à la publier, quand des lettres de sauvegarde et de protection délivrées par le roi Henri II, vinrent à point nommé, comme nous l'avons dit, pour préserver la confrérie du coup de foudre qui allait l'atteindre. La déception des chanoines fut d'autant plus amère qu'elle leur tombait juste à l'instant où ils se flattaient de toucher au port. Ils la dévorèrent en silence, et, depuis, ils endurèrent avec une résignation héroïque les rudes représailles dont les Conards ne manquèrent pas de les gratifier.

Aux époques de la Réforme et de la Ligue, la confrérie eut à traverser de bien mauvais jours. Violemment attaqués par les Conards, les disciples de Calvin menacèrent de se servir de leurs arquebuses, et en attendant ils rossèrent quelque peu les plaisants qui tombèrent dans leurs mains. En même temps l'austère Théodore de Bèze appelait sur la confrérie les foudres de la justice, et réclamait son abolition au nom de la morale et de la religion. Un peu plus tard , un ardent ministre, prêchant en Avent à Notre-Dame, tonna si éloquemment contre les licences des Conards, que personne ne douta de leur perte. D'un autre côté enfin le Parlement, s'armant d'une sévérité qui était à l'ordre du jour dans tout le royaume depuis le commencement des guerres de religion, rendit un arrêt équivalant presque à une ordonnance de suppression : il fut défendu aux membres de la société de se servir dans leurs exhibitions de croix, de mitres, de rochets, de soutanes et autres vêtements ou ornements sacerdotaux, comme aussi d'user des qualifications de cardinal, d'évêque, d'abbé, de lieutenant, d'enquêteur et autres. De plus, ils eurent ordre de substituer à leur titre d'Abbaye des Conards. la désignation dérisoire de Maison de Sobriété.

Il fallut bien, pour le moment du moins, se soumettre docilement à cet arrêt, derrière lequel on faisait entrevoir la prison, voire même la potence. Mais, en 1594, le calme n'étant rétabli dans les affaires politiques, et par suite, la justice s'étant relâchée de sa rigueur, les Conards se hâtèrent de revendiquer leurs anciens priviléges. Ils firent si bien près du Parlement, très disposé du reste à se laisser fléchir, qu'on les autorisa « à user de leurs faceties et joyeusetez accoustumees faire avant les troubles. »

La confrérie reparut donc vive et pimpante comme autrefois, avec son joyeux attirail de titres, avec sa verve mordante, ses privautés, ses gaillardises, et il fut encore donné à la vieille cité rouennaise d'admirer des chevauchées tout aussi brillantes que celle de 1540. Au milieu de ses nouveaux triomphes, elle s'attira de temps à autre , par une vieille habitude, quelques vertes réprimandes du Parlement, en raison de certains écarts licencieux. Entre autres arrêts qui furent rendus contre la société depuis son rétablissement en 1594, on peut citer ceux des 30 janvier 1595, 3 décembre 1596 , 23 décembre 1603 , 10 mars 1607, et 3 février 1621.

Les Conards faisaient mine de contrition et promettaient toujours de se conformer à l'avenir aux sentences du Parlement ; mais au fond, comme le dit une chronique, on s'en souciait ni plus ni moins que d'un coup de bonnet. Il vint cependant un moment où ils n'osèrent pas se rire d'une autorité bien autrement intolérante que le Parlement et qui, sur les plaintes du clergé, avait résolu de dissoudre leur société. Cette autorité, c'était le cardinal de Richelieu. Un édit dicté à Lyon , le 21 juin 1630, par le ministre despote, et prononçant l'abolition de la société de la Mère-Folle, à Dijon, anéantit du même coup et pour toujours l'Abbaye des Conards. A l'occasion de cette mesure, il y eut quelques murmures à Rouen ; mais personne n'osa protester tout haut, tant le pouvoir du cardinal inspirait de terreur.

lundi 28 novembre 2011

Chut !

Je réfléchis (mais ne suis de glace).

dimanche 27 novembre 2011

...du côté des penchants du roseau, une diffusion à 100 exemplaires est déjà une réussite !

Ce titre est l'extrait d'une phrase qui figure presque depuis l'origine de ce site il y a deux ans à cet endroit. Est-elle toujours exacte ? Oui.

Ce 27 novembre 2011, Je viens de prendre une photographie numérique de l'activité des penchants dans la fabrication et la diffusion des 14 titres actuellement disponibles. Chaque auteur recevra, aujourd'hui, le ou les clichés le concernant. Je dépose, ci-dessous, l'image numérique globale, sans commentaires. Ils viendront, si vous en suscitez le besoin dans l'échange qui peut se faire au bas de ce billet.

Façonnés : 1496
Stock : 210
Diffusés : 1286

  • donnés : 261 (18,64 %)
  • vendus direct : 384 (27,43 %)
  • vendus auteur : 356 (25,43 %)
  • vendus libraires : 71 (5,52 %)
  • vendus bibliothèques : 19 (1, 48 %)
  • dépôts : 98 (7,62 %)
  • impayés : 97 (7,42 %)

Sur les 14 livres, 7 ont été diffusés à plus de 100 exemplaires (un seul frise les 200), 2 ont été vendus à plus de 100 exemplaires.

Légende :

Façonnés : nombre total de livres fabriqués un à un.
Stock : nombre de livres disponibles.
Diffusés : nombre total de livres distribués y compris les dépôts en cours.

Composant les diffusés nous avons :

  • les donnés : ceux donnés (auteurs, dépôt légal, et toute autre personne),
  • les vendus en direct : ceux vendus directement par les penchants du roseau (via internet, salons, conférences...) avec paiement,
  • les vendus via l’auteur : ceux vendus par l’intermédiaire de l’auteur avec paiement.
  • les vendus via les libraires : ceux vendus par les libraires avec paiement (suite à commandes, bibliothèques, dépôts et animation),
  • les vendus aux bibliothèques : ceux vendus directement à des bibliothèques avec paiement.
  • les dépôts : ceux actuellement en dépôt principalement dans des librairies.
  • les impayés : ceux reçus quelque soit le destinataire et non encore payés.

jeudi 10 novembre 2011

Bulletin n° 35 (ça c'est du titre mon roro !)

Le bulletin est mis à jour, pour les habitués de ce journal, rien de neuf. Il est téléchargeable, ci-dessous, au format pdf, j'en reproduis le contenu dans ce billet (d'ici).

Bulletin n°35 contenant le catalogue des livres disponibles actuellement

les penchants du roseau n° 35

Chers lecteurs,

« Les penchants du roseau », librairie artisanale, vous propose un petit choix de livres fabriqués à l'unité dans son atelier sis au bord de l'étang de Saint-Aubin-du-Cormier en Ille-et-Vilaine. Chaque livre peut bien sûr être commandé directement ou acheté chez votre libraire. Il vous est loisible de le feuilleter dans sa bibliothèque numérique ainsi que dans les feuilles correspondantes du journal des penchants du roseau ou, plus charnellement, dans votre bibliothèque préférée, si vous en demandez l'acquisition.

« Les penchants du roseau » prend le plus grand soin dans le choix des textes qu’il publie ; se défiant des genres, l’accent est mis sur la singularité, le ton et la profondeur de l’écriture de leur auteur.

Christian Domec, apprenti libraire.

Christian Domec - 9, rue du Bourg au Loup - 35140 Saint-Aubin-du-Cormier

http://domec.net
roseau.penchant@orange.fr

Au catalogue en novembre 2011

Cécile Fargue Schouler
Instants tannés — Textes & autres miniatures
« Petits penchants » — 10

« (…) Oui, elle voudrait qu’il y ait un cheval pas loin, un cheval qui s’ennuie. Il s’ennuierait et alors, devant son enclos, elle pourrait s’arrêter, l’appeler, le caresser et croire qu’il l’attendait. En le quittant, elle se dirait, au dedans d’elle, que les hommes n’ont décidément rien compris, que ce sont les bêtes qui savent, et ainsi de suite en reprenant son chemin. Elle continuerait de se rabâcher ces choses qu’on dit pour avoir moins froid, pour croire que toute cette solitude c’est un choix. Même que ça lui ferait du bien ces petits mensonges, parce que ce ne sont jamais les gros arbres qui font les radeaux de fortune, mais les petites branches qu’on accumule. (...) »
2011 — ISBN : 978-2-916965-14-7 — 48 p. — 5,00 €

Scènes étranges d'une enfance de garçon
Dangereuse expédition
« Petits penchants » — 9

« — Un bébé pas maturé, c’est un bébé qui vient au monde avant le moment normal. Quand on l’attend pas, quoi… Et en plus, il est tellement fragile qu’il risque de mourir au dernier moment !
Serg plissait le front, comme pendant les dictées difficiles à l’école.
— Ils m’attendaient pas, papa et maman ?
— Ben non... »
2011 — ISBN : 978-2-916965-13-0 — 56 p. — 5,00 €

Padrig Moazon
Mémoires du cargo
« Petits penchants » — 8

« (…) Les vagues soulevées par le moteur viennent lécher les cicatrices de la mangrove, tatouée de tentacules. Mélancolie des albatros attendant que le soleil sèche les plumes de leurs ailes déployées.

Le delta neutralise le fleuve, lui impose l’immobilité.
Les pêcheurs ont pris le parti de ne pas provoquer l’horizon.

Un vol de pélicans pour justifier le ciel. »
2011 — ISBN : 978-2-916965-12-3 — 52 p. — 5 €

Scènes étranges d'une enfance de garçon
Retours difficiles
« Petits penchants » — 7

« Tout était si difficile en grandissant avec les sentiments. Ils s’accrochaient aux basques du petit môme d’autrefois que vous n’étiez plus et refusaient de vous quitter, ainsi il vous fallait apprendre à leur mener la vie dure, les obliger à lâcher prise. Vous vous sentiez parfois malheureux de cette dureté qui s’installait peu à peu en vous bien sûr, mais elle était nécessaire : comment grandir autrement ? »
2011 — ISBN : 978-2-916965-11-6 — 48 p. — 4,50 €

Quinze poètes
Infinis paysages
« Petits penchants » — 6

Yasmina Teterel, Matin vert.
Stanislas Fleury, Croquis marins & Croquis urbains.
Nourit Masson-Sékiné, Le Jour me lève.
Cécile Delalandre, Les paumés & Tess.
Dzovinar, Compagnon d’un moment.
Marie-Agnès Michel, Les Indiens.
Simon Camier, D’un qui dérivait.
Christelle Anjou, Farandole.
Luna Barbare, Le Crapaud, ma chère.
Robert Bruce, Mon frère.
Fanie Vincent, Là-bas.
Christine Leininger, J’entends mendier les bruits des secondes.
Patrick Aspe, Petites phrases
Véra Stépanowa, Flâneries.
Annie David, Né en Maurienne.

« D'infinis paysages, thème du Printemps des poètes 2011, fut l'occasion pour les penchants du roseau de lancer un appel à poèmes début février. Grande fut notre surprise de découvrir l'engouement qu’il suscita. Pendant plus d’un mois, plusieurs centaines de personnes venaient chaque jour déposer, lire, recopier, commenter des poèmes, ceux de leurs infinis paysages ; certains oubliés dans le fond d'un tiroir ou déjà en recueil, d’autres écrits pour l’occasion. Plaisir de découvrir que leurs paysages déchiraient les décors habituels pour y retisser de l’intime, du profond, de la nostalgie, du malicieux. Ce recueil présente ceux que nous avons choisis : quinze poètes et leurs infinis paysages. »
2011 — ISBN : 978-2-916965-10-9— 52 p. — 5 €

Christine Lapostolle
Descriptions — Jean-Yves, chevrier – Éric, potier
« Petits penchants » — 5

« J’ai parfois du mal à dire que je suis potier, je ne veux pas dire céramiste parce que je trouve que c’est prétentieux. Donc voilà, c’est un métier, enfin, c’est mon métier. »
« C’est nous qui avons décidé d’élever des chèvres, de venir ici. On n’a pas hérité d’une exploitation. Tout est notre choix. Je suis tout à fait d’accord avec ce que je fais. »
2011 — ISBN : 978-2-916965-09-3 — 52 p. — 4,50 €

Jean Giono
L’Homme qui plantait des arbres
« Petits penchants » — 4

« C’était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui. Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau – excellente – d’un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire.
Cet homme parlait peu. C’est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance. C’était insolite dans ce pays dépouillé de tout. »
2011 — ISBN : 978-2-916965-08-6 — 24 p. — 2,50 €

Yasmina Teterel
Peaux de papier
« Petits penchants » — 3

« L’essai se meurt
De ma main fébrile
Je ne suis qu’un brouillon
Voyez ! Je m’efface

Je … »
2010 — ISBN : 978-2-916965-07-9 — 36 p. — 4 €

Cécile Delalandre
Un jour de grosse lune
« Petits penchants » — 2

« Quand les côtes de Tanger se sont mises à blanchir, il s’est tu. Moi j’étais groggy, à terre, par tout ce qu’il venait de me révéler.
Il a tenté de me consoler en me disant qu’il avait eu le temps de voir les mûres rougir, d’écouter la chouette chevêche, de caresser l’aubépine, de souffler sur les séneçons, d’humer les tanaisies, de délainer des chèvres maltaises... qu’il allait bientôt aspirer un autre air et qu’il avait moins peur du crochet des serpents que celui du big brother ! »
2010 — ISBN : 978-2-916965-06-2 — 52 p. — 4,50 €

Robert Bruce
Bankster
« Petits penchants » — 1

« À première vue, notre homme n’a ni l’entregent d’un Stavisky, ni la révolte d’un Mandrin, encore moins la farouche combativité de Villon, la canaillerie d’un Cartouche, d’un Guilleri ou tous ces autres légendaires malandrins des grands chemins de France. Non, ce personnage ne leur ressemble pas, il est d’une espèce différente, de celle qui, secrètement, méthodiquement, solitairement, dans une sorte de jouissance intellectuelle intérieure inouïe monte une seule mais spectaculaire carambouille, puis son forfait accompli, tire sa révérence et disparaît définitivement de la scène. »
2010 — ISBN : 978-2-916965-05-5 — 32 p. — 3,50 €

Cécile Fargue
Le Souvenir de personne

« ce sont les mots de Sébastien, jeune garçon de 14 ans qui vit ses derniers instants. Une vie d’errance, à la marge de ce qui est bien, de ce qu’on regarde, et dont Cécile Fargue se souvient pour nous. Mais, Le Souvenir de personne n’est pas un témoignage de la misère, c’est une mémoire qui s’ouvre comme une prière, un cri contre l’indifférence. »
2010 — ISBN : 978-2-916965-04-8 — 120 p. — 13 €

Paul de Musset, Jean Domec
La Chèvre jaune & Balade caprine à travers la littérature
« Côte à cote » — 0

« On fait, en Sicile, une grande consommation de lait de chèvre. Tous les matins, quantité de troupeaux descendent des montagnes et parcourent les villes en distribuant le lait de maison en maison. Le dormeur, réveillé par le son joyeux des clochettes, ouvre sa fenêtre et s’amuse à regarder ces escadrons de nourrices qui apportent dans leurs mamelles le remède des poitrines malades et le déjeuner des enfants sevrés. »
2010 — ISBN : 978-2-916965-03-1 — 160 p. — 13 €

Jean-François Joubert
Bleu Terre, balade poétique & insulaire

« Une récréation d’un monde commence-t-elle par une comptine ? Jean-François Joubert le suggère en amorce de Bleu Terre, balade poétique. Son verbe, doux et sensible, sera ses conversations avec les êtres qui, entre estran et abysses, peuplent les redoutables récifs où se fracassent les coques égarées, les lames écumantes, sous le regard distrait de l’astre de nuit. Les toiles de Georges Briot sont, dans leur reproduction, sa respiration picturale. »
2010 — ISBN : 978-2-916965-02-4 — 112 p. — 13 €

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9 rue du Bourg au Loup
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(5) une facture sera jointe à l'envoi aux libraires ou bibliothécaires pour paiement à réception.

Frais d'envoi

Un forfait de 2 € de frais d'envoi pour la France et les pays limitrophes est ajouté à la commande lorsque son montant total est inférieur à 12 € ; les frais d'envoi sont inclus au-delà.

Remise

Sauf accord particulier, la remise libraire est de 30 % sur le prix indiqué hors frais d'envoi, la remise bibliothécaire est de 9 %.

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