Journal des penchants du roseau

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jeudi 19 janvier 2012

Un courrier qui fait plaisir

En ouvrant son courrier on éprouve parfois un vif plaisir à le lire. Celui d'Anne, reçu en début d'année, concerne les penchants du roseau ; avec son accord, je vous le fais partager & le plaisir aussi.

°°°

« (...) Je souhaitais venir vous donner mes impressions, après lecture des ouvrages, mais je « navigue » entre le Québec et Saint-Malo.
(...) je tiens à vous dire que j'aime vraiment la texture du papier et le format. Vous éditez des ouvrages de qualité et c'est très agréable de compulser vos livres.

Concernant le contenu j'ai beaucoup aimé L'Homme qui plantait des arbres. Magnifique et tellement rafraîchissant que cet homme qui, en toute simplicité, sans « flon-flon » soigne et aide la terre, notre terre des hommes, à vivre et à s'enrichir grâce à des gestes simples mais grandioses en même temps. Merveilleux vraiment.

J'aime le style des poèmes de Padrig Moazon peut-être parce que je suis une fille de la mer, une fille du vent, une voyageuse dans ma jeunesse qui a adoré la Mer Rouge et l'Océan Indien. Ses formules concernant la nuit sont d'une grande poésie. Bleu Terre, le seul titre me plaît déjà. Les textes ont trouvé accord avec mon esprit et ma façon de penser. Je suis heureuse de ce choix qui m'a été imposé par les titres avant les auteurs que j 'ai eu le bonheur, grâce à vous, de rencontrer au fil des pages. J'ai été moins séduite par Infinis paysages, cependant quelques poèmes m'ont été droit au cœur dont Croquis Marin de Stanislas Fleury , Un chat de Dzovinar et Là-bas de Fanie Vincent. J'ai été surprise par La Chèvre Jaune dont j'ai apprécié la lecture au fur et à mesure que ma lecture avançait.

Christian, en conclusion, j'aime profondément Les Penchants du Roseau. Une de mes résolutions de l'an nouveau est d'aller faire un petit tour chez vous pour rencontrer l'éditeur que vous êtes. (...) »

Anne

°°°

À bientôt, Anne, et merci.

Hic, rogo, non furor est, ne moriare, mori ?

Saint-Aubin-du-Cormier

mercredi 18 janvier 2012

Ce soir

Je ne parlerai ni de Staccato, ni de Peaux de papier, ni d'Un jour de grosse lune, ni des Conards de Rouen, ni de Descriptions, ni de Bankster, ni du Souvenir de personne, ni de L'Homme qui plantait des arbres, ni d'Infinis paysages, ni de Scènes étranges d'une enfance de garçon, ni d'Instants tannés, ni de Retours difficiles, ni de La Chèvre jaune, ni de Dangereuse expédition, ni de Mémoires du cargo, ni de Bleu Terre, ni de leurs auteurs.

Ce soir non, mais demain sans doute & d'autres encore.

(ça y est, l'apprenti débloque)

mardi 17 janvier 2012

« Marie Eye Liner » de Yasmina H. pour A.

Marie Eye Liner

Icône glacée
Femme adrénaline
Les bas-ventres affamés de ces chiens
Crient ton nom

Ô Marie Eye Liner
Cesse de pleurer

Toi, si adulée
Acidulée
Rondeur platine sur cheval désaxé
Croupe offerte aux loups enragés

Ô Marie Eye Liner
Cesse de pleurer

Corps praline
Au cœur de porcelaine
Brisé sous le joug
De ces sculpteurs cupides

Ô Marie Eye Liner
A Cessé de pleurer

Peaux de papier, Yasmina Teterel

Encore, Babette pub

Babette, vous vous souvenez de Babette et ses boules :

LES BOULES

J'ai les boules, t'es pas là
J'ai les boules, j't'en veux pas
J'ai les boules, j'pense à toi
J'ai les boules, t'en fais pas
J'ai les boules, j'm'ennuie pas
J'ai les boules de Geisha!

Eh bien Babette a sorti un recueil cet automne : Encore, il sera chroniqué dans l'émission « Pluriel » animée par Gabriel Aubert de Radio Rennes (100.8 MHz), vendredi 20 janvier à partir de 10 h 10 et de 23 h10 : « Dans la chronique 'L'instant érotique' : Encore, un recueil de poésie coquine de Bernadette Guillouët. »

lundi 16 janvier 2012

Il y aura de la tarte aux pommes ? Entretien avec Yasmina Hasnaoui

Yasmina H.

Christian : Yasmina, si j'avais à caractériser votre écriture - ce que vous écrivez et publiez dans divers lieux, principalement sur internet, et dans Peaux de papier -, deux mots me viendraient à l'esprit : nette et écorchée. Comme si vous utilisiez la précision d'un scalpel et la sûreté d'une main pour détacher la peau du corps de votre propos. Et cette présence, celle de la peau - comme dans votre dernier texte, Chute : « Avide de corps neufs, elle l’avait rongé et dérobé ses rêves, ne laissant plus qu’une peau usée sur le point de tomber, elle aussi. », sauriez-vous me dire pourquoi ?

Yasmina : Vers l’âge de 9/10 ans, je me rendais seule à la bibliothèque municipale et empruntais régulièrement des ouvrages sur l’histoire de la médecine, surtout un ancien livre – je me souviens très bien – avec des illustrations sur les amputations et les autopsies. Je ne voulais pas « être docteur » mais j’étais fascinée par le corps humain et surtout par ce qui se cachait sous la peau. Je voulais comprendre de quoi nous étions faits à « l’intérieur ». La peau protège le corps, elle est son enveloppe mais il arrive qu’à la surface du derme, il y remonte les blessures de l’âme. Il faut alors les décoller. J’aime les armes blanches pour leur silence et l’écriture est une parole silencieuse. Quand j’écris, j’autopsie ce qu’il y a à l’intérieur de moi. Je tranche alors dans le vif pour libérer l’émotion, avant qu’elle ne souille. Je l’extrais. Oui, on peut dire que la plume se fait scalpel. Écrire c’est faire peau neuve à chaque fois.

C : Faire peau neuve... Et me reviens en mémoire la chute de votre Sur mes traces : « Je veux aller là-bas Là où le futur est passé Là, au centre. Percer l'œuf. Écrire. », cet œuf qui concentre en son centre ce liant cher aux peintres où le passé est promesse d'à venir. Ce jaune qui est souvent sombre dans vos écrits est-il l'encre, votre encre, celle où le passé se délie sur la page blanche ?

Y : Oui tout à fait et le nier serait absurde. Le passé est mon présent de l’écrit, ma nourriture, celle qui permet de construire cet à venir. Le temps, dans l’écriture, perd ses repères naturels. Passé, présent, avenir, rien n’est distinct franchement, tout est lié. Du moins, c’est ainsi que je le conçois et le ressens. L’intemporalité de l’écrit, de la chose dite. Aussi, pour reprendre les termes de l’art pictural, cet œuf, outre son rôle de liant, a un pouvoir fixatif.

Cela dit, il n’y a aucun apitoiement sur ce passé au jaune sombre. Il est, c’est tout et il a droit à sa place puisque sans lui, il n’y aurait ni présent, ni d’à venir. Et silencieusement, je l’étale au couteau sur la page blanche pour en respecter le relief.

C : Cette page blanche - à vous lire depuis quatre ans maintenant - à peine maculée, et vous la déchirez facilement ; comme si le temps de sa publication - sur internet - devait être confidentiel et court. J'ai cru comprendre que vos poèmes, ceux de Peaux de papier, ont été sauvés d'une disparition imminente. Est-ce vrai ?

Y : S’il n’y avait pas eu un roseau pour s’y pencher, Peaux de papier n’existerait pas. Aucune trace. D’ailleurs je n’ai aucun de ces textes sur un carnet ou cahier, ni feuille volante et encore moins dans la mémoire de mon ordinateur.

J’avais tendance – beaucoup moins à présent – de détruire ce que j’écrivais. Vous savez, j’ai beaucoup écrit à mon adolescence (inutile de vous préciser qu’il ne reste rien de ces textes) et je suis restée silencieuse une bonne partie de ma vie d’adulte. Aussi, ce sursaut ne pouvait que s’accompagner d’un besoin d’effacer aussitôt.

La publication de Peaux de papier est en quelque sorte le remède à cette manie (sourire). Les mots sont figés, là une bonne fois pour toutes, et je ne peux et ne veux plus les ignorer. Ce que j’avais écrit pour moi est maintenant partagé. À moi de l’assumer. C’est une belle leçon n’est-ce pas ?

C : Je ne sais pas... Une très longue période sans écrire, des déchirures depuis ; vous excellez dans des textes très courts - poétiques souvent - qui se réduisent parfois à une phrase, comme si vous vouliez concentrer tout ce que vous aviez omis d'exprimer, ce qui fut sevré de bonne heure. Pensez-vous écrire un jour un texte plus long ? Vous essayer au roman... Remplir l'espace qu'il offre et ses replis inattendus ?

Y : J'aime le texte court et m'exercer à en écrire long dans un format réduit. En quelques mots, quelques phrases, il est possible de frapper très fort et de faire exploser l'émotion. Sur le net, ce genre s'y prête bien et la poésie est un beau concentré.

Oui, l'écriture d'un roman est envisagée. J'ai quelques idées, une ébauche sur un cahier, des bouts de textes sur plusieurs carnets mais je prends mon temps. J'ai l'écriture laborieuse, je peux passer quinze jours et même plus pour écrire une phrase. Je ne veux pas d'un roman où j'aurais le sentiment de me répéter sans cesse. Je veux surprendre, dérouter, émouvoir et par conséquent, chaque mot doit être choisi avec soin.

Pour l'instant, j'ai deux projets en cours, auxquels je tiens. Attentes, un recueil poétique en réponse aux Mémoires du cargo de Padrig Moazon et un recueil de portraits : Pourtant, ils ont demandé à la poussière (des textes plus ou moins courts/longs) dont on pourra lire des extraits sur le blog du même nom.

C : Pourtant, ils ont demandé à la poussière : quel titre ! À propos de poussière, j'ai ouï dire que vous monteriez une petite semaine en terre gallèse ce printemps, je sais que plusieurs lecteurs (lectrices surtout) vous y attendent et parlent déjà de comment vous recevoir. Qu'aimeriez-vous leur dire ?

Y : Et bien qu'il ne faut surtout pas s'inquiéter, je suis simple. Je suis très touchée par cet enthousiasme et me languis de rencontrer mon lectorat. Je n'ignore pas qu'il est essentiellement féminin. Peaux de papier est une histoire de femme.

Je ne cache pas que je suis aussi un peu anxieuse car je n'ai jamais vécu ce genre de situation. Mais je pense que tout viendra naturellement dès que j'aurai mis le pied en Gallésie.

Ah oui une chose. Il y aura de la tarte aux pommes ?

C : Oui ! avec des biscuits pour tremper dedans.

°°°

Réf. :

dimanche 15 janvier 2012

Staccato de Michel Gros Dumaine est publié

« Il sourit. Il sourit toujours Simon. Sauf quand il râle. »

« Simon enjambe les hautes herbes. Saute le petit fossé. Quitte le pré. Il sourit. Le chemin blanc, enfin. À l’ombre des noisetiers. À travers le feuillage, au loin, il devine les premières maisons du village. Le toit d’ardoises des deux tours rondes du château. Simon serre sa besace contre son ventre. Il sent la boîte d’allumettes. Sous la toile. La bloque contre lui avec une main. Il s’apprête à courir. On l’attend. Là-bas, au bout du chemin blanc. Au village. Neuvicq-le-Château. Il n’oublie plus le nom. Comme avant. Quand il est tout petit. Il y a longtemps. Il surgit au loin. Tout d’un coup. Quand Simon arrive pour les vacances. Dans la voiture de ses parents. Ils disent : « Regarde Simon, c’est Neuvicq ! ». Ils oublient le nom, eux aussi. Jusqu’à l’entrée du village. Le nom, tout entier, sur le panneau. Maintenant, Simon sait lire. Il dit le nom. Le voilà à l’entrée du village. Il est en sueur. À courir tout le long du chemin blanc. Malgré l’ombre des noisetiers. À serrer contre lui le petit grillon dans sa maison d’infortune. Neuvicq-le-Château. Il se dit : « Regarde Simon, c’est Neuvicq-le-Château ! » Il sourit. Il sourit toujours Simon. Sauf quand il râle. »

extrait de Staccato de Michel Gros Dumaine.

Et le plaisir de vous annoncer cette publication. Ce 15 janvier. En sourire comme Simon. Râler qu'elle tombe un dimanche. Celui de Rémi. Seconde majeur. Bref. Un staccato.

Couverture Staccato 1

Couverture Staccato 4

En savoir plus et la page de bienvenue aux lecteurs.

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(1) Attention ! Vous recevrez la réponse d'une personne et non d'un robot, n'en soyez pas surpris.

(2) chèque à l'ordre de Christian Domec,
adressé à :

Christian Domec
9 rue du Bourg au Loup
35140 Saint-Aubin-du-Cormier

(3) les références vous seront communiquées par retour de mail
(4) compte : christian.domec@wanadoo.fr

samedi 14 janvier 2012

Un jour de grosse lune, Bankster & Peaux de papier

C'était il y a un an, déjà. Trois livres, fins & délicats, dont le papier cristal les enveloppant allait protéger leurs styles si différents. Des petits penchants partagés, ceux que l'on ne tait pas, car on aime les faire découvrir. Trois rencontres et leurs frictions, ces étincelles qui nous rassurent au point du jour. Celle de Robert, de Cécile & de Yasmina. Merci.

Bankster

Un jour de grosse lune

Peaux de papier

vendredi 13 janvier 2012

Clignette à A.-C. et à Véra

« Pray, my dear, quoth my mother, have you not forgot to wind up the clock ? ――― Good G ! ――― cried my father, making an exclamation, but taking care to moderate his voice at the same time, ――― Did ever woman, since the creation of the world, interrupt a man with such a silly question? Pray, what was your father saying ? ―――
Nothing. »

in The Life and opinions of Tristam Shandy, Genteman de Laurence Sterne, 3e éd., 1760.

(lire l'intégralité ici)

Une belle traduction en français de ce côté là

mercredi 11 janvier 2012

Interview : Cécile Fargue Schouler par m@n

Après celui de Nicole Schou qui présente sur m@n son manuscrit : Seuls, Cécile Fargue Schouler s'est livrée à ce drôle d'exercice, celui de répondre à cinq questions, voici ses réponses :

Pouvez-vous vous présenter à l’ensemble de la communauté ?

Bien sûr, je m’appelle donc Cécile, j’ai 32 ans, déjà quelques cheveux blancs et aucune envie de les cacher. J’ai pas mal de bonnes grosses casseroles qui me suivent et des valises bien pleines, à côté de cela des envies, des rires et des projets plein la musette : bon an, mal an, tout ce patchwork fait un déséquilibre quasi parfait pour avancer. Côté professionnel, j’ai essentiellement travaillé jusqu’ici dans les médias : presse web, presse écrite , agence de communication, radio... En radio, par exemple, j’ai été plusieurs années journaliste pour RCF (Radio Chrétienne en France) et durant deux ans animatrice-réalisatrice sur radio Primitive ( radio anarcho- punk), autant dire que les grands écarts ne m’effraient pas, bien au contraire. Je crois d’ailleurs que cette liberté et ce goût pour les opposés résument assez bien aussi ma vie personnelle. J’ai fait, j’ai été beaucoup de choses : j’ai aimé des hommes et j’ai aimé des femmes ; j’ai fait 120 kilos et j’en ai fait 60 ; j’ai eu des amis braqueurs et d’autres prêtres ; j’ai crevé la dalle et j’ai diné dans des 4 étoiles ; j’ai été faune la nuit et plante verte le jour... et je pourrais encore allonger la liste tant je suis un paquet de contradictions ! Mais ce paquet, avec ses fils tout emmêlés, est sans nul doute mon plus grand bien. J’ai de plus la chance aujourd’hui d’avoir rencontré, épousé même, un homme qui, loin d’en avoir peur, joue avec ces fils, s’en amuse, m’en amuse et me donne plus encore le goût de cette liberté et du partage. Et puis, au centre de tout cela, il y a des mots. Des mots qui font des phrases, qui parfois même font des livres et qui sont plus intéressants je crois à lire que toutes les lignes ci-dessus.

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ?

Longtemps ça a été l’incapacité de parler. J’ai commencé à écrire pour ça, c’est à dire pour moi, très égoïstement, pour m’entendre, m’écouter, me construire, me reconstruire... Ces écrits d’ailleurs n’avaient pas pour vocation d’être lus et j’ai du remplir des dizaines de cahiers brouillon entre 10 et 15 ans, perdus aujourd’hui dans des déménagements successifs. Et puis, petit à petit, les mots m’ont prise à leur propre jeu : si je ne savais pas parler, eux ils avaient à dire. Ils ont donc commencé à inventer. Inventer des petits textes, des petites histoires, avec des petits bouts d’impressions, de sensations qui gravitaient sans raison apparente en moi. Ils se sont mis à légitimer ces émotions hétéroclites que j’ai toujours aimé ressentir et dont je ne savais pas trop quoi faire. J’ai alors découvert une liberté fantastique : cette possibilité de vivre mille vies dans la mienne. Voilà je crois l’envie de départ, ensuite il y a cet émerveillement de gamin devant la puissance du mot. Une phrase qui sonne juste, c’est presque un petit orgasme. Découvert aussi que peu importe le paysage, l’écriture peut éclairer n’importe quel motif, bon ou mauvais, triste ou gai, banal ou extraordinaire, elle peut l’approcher de si près, le caresser ou le mordre si justement qu’il en devient fatalement Beau. Et ça, quand on y arrive parfois, c’est un pur moment de magie !

Quelles sont vos références littéraires principales ?

Je n’ai pas vraiment de référence. Même pas du tout. Et je crois que je n’essaierai pas d’écrire si j’en avais. J’ai aimé, adoré, des livres (des romans de Troyat, Bazin, des poésies de Prévert, Desnos, des écrits d’Artaud, Cioran..), mais jamais d’auteurs je crois. L’idée même d’avoir un modèle, un quelque chose de juché sur un piédestal, me laisse perplexe. De plus, un référent est quelqu’un de qui on apprend et je pense qu’en écriture on est seul. On ne se demande pas si on va écrire mieux que machin, comme bidule ou à peu près à la même hauteur que truc, on écrit, point. Les références c’est utile à ceux qui parlent de littérature, à ceux qui classent, qui comparent, qui critiquent...on ne peut pas tout faire.

Quels sont vos centres d’intérêt autres que la littérature ?

Alors je viens de me découvrir il y a peu une passion dévorante pour le jeu World of Warcraft ! Je peux passer des nuits entières à jouer avec ma paladine, un paquet de clopes et une crampe au majeur. Sinon, il y a les arts plastiques qui m’ont toujours titillée, avec le dessin il y a quelques années et le collage aujourd’hui. Je m’amuse d’ailleurs à les signer du pseudo MadeMoiAiles : jeu de mot idiot qui, pour l’anecdote, me vient de l’époque où je fréquentais le milieu SM, comme quoi rien ne se perd, tout se transforme ! Je nourris ma marotte pour le Moyen Age également en me gavant de livres, de films, de balade « in situ » quand je peux. J’essaie de rire le plus souvent possible aussi et j’y arrive assez bien. Entrecoupez le tout de grandes plages de solitude et de musique, de crises d’angoisse et d’euphorie et voyez que la littérature se trouve plein de copines, autour de la machine à café, pour papoter de sa journée !

Avez-vous déjà des projets pour faire suite au Souvenir de Personne ?

Déjà essayer de suivre, d’accompagner au mieux cette nouvelle publication, en espérant au Souvenir de nombreux lecteurs ! Ensuite il y a un roman à venir, février 2013 normalement, aux Éditions Monplaisir (qui signe déjà Pauline Valmage - « La volonté des anges » - auteur suisse que j’apprécie beaucoup). Et puis, depuis plusieurs mois, je travaille sur deux fictions qui arrivent doucement à leur terme : « La Maison Rouge » et « Les riches heures du pauvre Berry » Je vais prendre le temps de les peaufiner encore un peu avant de chercher à les faire éditer. Et comme les chemins sont faits pour ne jamais se ressembler, je pense que j’essaierai pour eux deux de taper à de grandes portes : on ne sait jamais...

Merci de votre attention et en attendant vos commentaires !

Le site internet de Cécile Fargue Schouler : http://fargue-schouler.blogspot.com/

Sa page Facebook : http://www.facebook.com/cfargue

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