La Guêpe
Par Christian le jeudi 26 novembre 2009, 22:12 - Atelier - Lien permanent

Un bourdonnement et vite, avec sa forme rebondie, elle connut le succès auprès d’une jeunesse dorée et aventureuse dans les années 1950. Un jeu permettait de la déplacer avec des pions et faire le tour du monde. Je ne l’ai jamais chevauchée : juste lancer les dés et voyager. Depuis quelques années, elle a un regain de succès. On l’appelle plus souvent scoot que guêpe. Elle se vend encore sous ce nom et, avec ses 50 cc, a fière allure. Elle n’est pas donnée pourtant, juste une petite saignée pour sentir le vent par temps doux, se faufiler, se serrer et vivre d’un bzzzzzzz.
Lorsque j’ai décidé de monter mon atelier d’apprenti libraire, c’est à elle que j’ai pensé. Trouver matière et matériaux pour, à ce prix, me griser et si un accident survenait les regretter avec la douceur d’un souvenir.
(photo de la Vespa: LX 50 2t)
Commentaires
L'idée est belle et parlante! Vivre d'un bzzzzzz et en faire son miel! *_*
Cécile, votre lien, http://www.restelaforet.blogspot.co... : charmant jet d'encre blanche.
(je n'ai pu le dire là-bas, je ne dois pas avoir le bon trousseau.)
Cécile,
Si vous passez par ici, à propos de miel et de roseau, je suis tombé en butinant sur cette notice :
L’expression « miel de roseau » peut à juste titre surprendre, dans la mesure où c’est habituellement dans les fleurs que les abeilles collectent le nectar. Or le roseau est un végétal qui ne donne aucune fleur et ne sécrète par conséquent aucun nectar. « En Inde, il existe un roseau capable de produire du miel sans l’entremise des abeilles. ». C’est ce que notait, dans son journal, Néarque, compagnon d’Alexandre le Grand (356–323 avant J.C.) lors de sa campagne d’Inde.Voir l'article : Le miel de roseau de Wolfgang Werner traduit par Anne-Sophie Gomez.
Vous avez buzzé ma curiosité avec ce "miel de roseau", une ribambelle de trois petits mots qui me râvit, du reste!..Merci Christian pour cette indication... je suis alors allée butiner quelques infos aussi concernant cete friandise inconnue et alléchante et j'y ai trouvé cela:
" Dans l'alimentation et la médecine des Grecs et des Romains, le miel [MEL] tenait lieu de sucre : c'est seulement au moyen âge et par l'intermédiaire des Arabes que l'usage du sucre de canne s'est répandu en Occident. D'après Strabon, on dit que les Indiens peuvent se passer d'abeilles ; avec le fruit de certains roseaux ils composent un miel qui enivre. Strabon n'est ici que l'écho de Néarque ; la première connaissance scientifique de l'Inde et la première mention du miel de roseaux remontent effectivement à l'expédition d'Alexandre, 327 av. .l.-C. De la même source proviennent les informations de Théophraste qu'il oppose aux deux autres espèces de miel, celui que distillent les abeilles et celui qui tombe du ciel sous forme de rosée. Ératosthène, cité par Strabon, note que dans l'Inde quelques racines de roseaux sont douces au goût naturellement et aussi après avoir été cuites. Varron assure que le suc de ces racines rivalise avec le miel. Lucain sait que les Indiens boivent le jus très doux des roseaux. C’est un miel qu'on recueille sur les roseaux ; il est blanc comme la gomme et se brise sous la dent; ses morceaux ne sont jamais plus gros qu'une noisette ; Solin rappelle simplement qu'on extrait des racines de roseaux indiens une liqueur douce comme le miel…."
j'aime vraiment toutes ces correspondances qui tombent à point comme un miel tombe du ciel sous forme de rosée... *_*
Oui, Cécile, les correspondances. Elles sont, je crois, ce qui dans ma vie m'étonne le plus et me fait sourire.
Le passage que vous m'offrez est une petit nectar, mes babines sont ravies de le pourlécher. Une bruine de miel, dites-vous : nous devrions alors furieusement tirer la langue : je ne suis pas assez huppé pour d'une mèche faire banane.
Merci,
Christian.
Coucou !!
Coucou ma Lulu,
ça me fait plaisir de voir ta frimousse, ici.