« Après les danses et les spectacles, venait la grande affaire de l'abbaye des conards, c'est à dire le prix à décerner au bourgeois qui, au dire des prud'hommes, se trouvait avoir fait la plus sotte chose de l'année et les concurrents involontaires ne manquaient pas. Déclaré sot et glorieux conard, le sceau lui revenait de droit et lui était remis par le Seigneur-Abbé détenteur de la crosse.

Pensez-vous que je puisse y prétendre ai-je glissé sans trop y croire. Il a éclaté de rire. Vous manquez un peu d’expérience. Pour le sceau vous repasserez, histoire de ne pas passer pour un con, publiez on vous jugera. Pour la crosse il vous faudra attendre, deux abbesses se la partagent, elles le doivent à leur rouerie et à leur friponnerie, j’ai cru comprendre que vous les connaissiez un peu. »

Lu dans Visa pour la Conardie, m@nuscrit déposé par Jean Houraà ce 21 décembre 2009.