Un colporteur sans Platon au pays des pingouins
Par Christian le vendredi 1 janvier 2010, 18:10 - Anecdotes - Lien permanent

Je venais à peine de quitter une petite pingouin de mes amis et son plongeon en Manche glaciale, remuante et venteuse lorsque je vis sur un chalet provisoire un placard de facétieuses aquarelles : celles de René Cocagne. Sur le côté, une ouverture découvrait un étal recouvert de livres de belles textures. L’image d’un âne, un nom qui ne m’était pas étranger, un caractère : mais oui ! Ce sont les livres du fameux colporteur Robert Bruce qui chemine souvent avec son âne Platon.
Il était derrière moi, le sourire aux lèvres. Je pris d’une main son Allumeur de réverbères pendant que de l’autre je serrais chaleureusement la sienne. Le gel écourta notre conversation et n’ai su lui dire à quel point j’étais réjoui de le rencontrer. Pourtant une personne qui aime lire et parfois écrire, dit-on, manquait : Platon, son âne.
CD, 2010.
PS je n’ai encore lu L’allumeur de réverbères, j’ai pourtant apprécié le court avertissement en début de volume : « Comme il est d’usage, je dois préciser que les personnages de ce livre ne sont pas complètement imaginaires, puisque je les ai inventés. »
(photo : framapix, LL de Mars, Harrypopof, , licence creative common)
Commentaires
Monsieur Robert Bruce est le dernier des colporteurs écrivains vivant. Non pas vivant de ses ventes, car sinon ce serait le dernier des écrivains colporteurs mort. Heureusement pour lui et pour tous, il a plusieurs cordes à son harpe. Et il sait - enjoué - nous surprendre...
Lecteur officiel,
Merci de cette visite et de votre commentaire. Il ne m'étonne pas que Robert Bruce puisse nous surprendre, notre échange même bref fut intense.
Pour le « dernier des colporteurs écrivains vivant », je ne me prononcerais pas, la terre est si vaste et l'originalité des hommes si surprenante parfois.
Je tiens tout de même à préciser à Christian que je suis détendeur d'une carte officielle de colporteur établie par la Préfecture de Police de Paris.Cette dernière étant abrogée, je pense par conséquent qu'il n'est pas faux de dire que je suis le dernier écrivain colporteur vivant.
Salut Robert,
ça me fait plaisir de te voir passer par ici. Dernier écrivain-colporteur vivant ! C'est quelque chose. N'oublie pas, si tes pas te mènent jusqu'en Gallésie orientale que j'y suis bel et bien. Il y a d'ailleurs deux ânes non loin de chez moi : Justine et Virgule, ils ont de la conversation, tu peux me croire. Je leur apporte des friandises, de l'herbe, quelques pommes, etc. Mieux qu'un banquet républicain (il me semble entendre Platon braire) !
Amitiés.
Bonjour Christian,
Ainsi donc te voilà exilé au milieu des ânes. Si je viens à toi avec Platon, tu seras entouré de trois ânes, et comme tu le sais, trois ânes font un marché. Mais trêve de plaisanterie, je suis heureux de constater que tu vas bien, et que ton esprit est toujours aussi brillant. Mets une bouteille de cidre au frais...Qui sait, un jour je viendrai. Amitiés
Robert Bruce
Esprit brillant et même très acerbe !
Bonjour cousine Mac Miche,
Que voulez-vous, ils sont tous comme ça, ces intellos. Ils sont capables de vous expliquer pendant 48 h le mode de reproduction des escargots en Amérique du Sud.
Sincères salutations
Intello, je ne sais si Roseau appréciera, mais un érudit, oui. Mais je vous reconnais, vous savez. C'est ici, chez lui, que j'ai connu votre âne. Platon cela rime avec Cadichon... http://www.ecrivaincolporteur.info/...
Oh ! J'ai oublié de vous dire merci pour les salutations.
Bonsoir Robert,
Prends ton temps, le vin de noix préparé en juin ne sera débouché qu'au printemps. Mais pour le cidre point n'est besoin de le mettre au frais, il coule à flots dans plusieurs petites cidreries aux alentours. Sinon, je viens de demander aux ingénieurs de Google de me tracer l'itinéraire pour rejoindre mon logis, il sont bizarres... Ils veulent te faire passer par Portsmouth ! Pourquoi pas par Istanbul ?
Bonjour très cher Christian,
Si j'avais comme compagnon de voyage un verrat à la place de Platon, c'est sûr, je me garderais bien de passer à Istanbul avec lui.
Bonne journée
Robert Bruce
Bonsoir cousine Mac Miche,
Je m'appelle Robert et suis un bon petit diable. Nous sommes-nous déjà rencontrés ? Connaissez-vous Christian Domec ?
Sincères salutations
Bonjour Robert,
Rencontrés ? Non, jamais, en vrai... Mais je préfère que notre hôte vous dise lui-même, s'il me connait. Je ne sais plus ce que je peux dire.
Je vous souhaite un beau dimanche, à vous et à Platon.
Bonjour cousine Mac Miche,
Vous me paraissez bien frileuse par cette belle journée d'automne. Christian Domec me boude un peu, beaucoup... je ne sais. Alors, que puis-je lui demander ?
Amical souvenir
Oh ? S'il vous boude, il ne vous dira rien ! Mais peut-être pourriez-vous, malgré tout, lui demander pourquoi il me boude, lui ?
PS : la prochaine fois, je vous préviens, je changerai de costume. Mon chignon postiche me pèse.
PPS : frileuse, moi ? Et vous ?
C'est bien mon genre de faire du boudin, moi qui tourne l'œil dès qu'une goutte de sang perle.
Enfin, Robert, j'ai longé le Couesnon cet après-midi le long de « ma » rive gauche, j'ai bien observé trois troncs d'arbres, passerelles branlantes d'une rive à l'autre, mais j'ai pris le parti de ne pas jouer au funambule. Tiens, à propos de bouder, tu me donnes une idée. Je t'en reparle la semaine prochaine.
La semaine prochaine ? Ce qui veut dire dans quelques minutes ?
NB : Si si, Christian, peut-être pas du boudin, mais rappelez-vous de son Ô ! Ce fut le début d'un grand déluge parisien.
Bonjour cousine Mac Miche
Ainsi donc vous changez de chignon ? Prudence ! Il y a tant de choses sous les chignons. Je peux citer pêle-mêle, un tiroir-caisse, des poésies, de la répartie...
Bonne journée
Cher Robert,
Je vous remercie de vos conseils de prudence, mais j'ai besoin de leçons, malgré la patience et les signaux répétés de notre hôte.
En réalité, je n'aime guère les chignons, et vous m'avez fait sourire.
Enfants insolents, lorsque la mode voulait qu'ils fussent portés très hauts, crépus et laqués, nous plaisantions derrière le dos de nos demoiselles, en nous demandant ce qu'elles pouvaient bien élever là-dedans !
Pour le tiroir-caisse, en dépit de mon masque, je n'y comprends encore que goutte.
Quant à la répartie, mon petit noeud rond a fait de moi une lente et pas une puce !
Bonsoir cousine Mac Miche
Vous commencez à m'intriguer. Seriez-vous une émule, une amie ou une aficionado de Chrisian ?
Cher Robert, bonsoir,
Les trois, j'espère, j'espérais, mais ! Qui sait ? Tant de suppositions sont possibles, et les lettres ne peuvent-elles quelquefois faire tourner bien des têtes ? Voyez vous-même : http://www.archipope.net/article-13...
Bonjour Iris,
Ouf ! Quel soulagement, vous baissez enfin la garde et annoncez votre prénom. J'ai lu Stendhal et son phénomène de cristallisation.Ne suis pas entièrement convaincu malgré quelques très belles idées. Enfin ! J'ai des nouvelles de Cristian. Il ne longe plus les rives, et a quitté provisoirement le Couesnon.
Amicalement
Bonjour Robert,
Oui, il nous l'a dit, mais c'est pour créer des livres à sa façon ! Saint-Aubin-du-Cormier, vous connaissez ? Le plus troublant est que maintenant il est d'une rue d'un bourg du loup. Le vieux solitaire de Vigny, vous aussi, je suppose, vous a tant et tant ému naguère, et encore ?
PS : quand on fait un clic sur votre lien couleur lie de vin, plus rien ne vient. Et pourquoi avoir revêtu notre hôte d'une coquille ? C'est du joli ! Seriez-vous un grand étourdi, vous aussi ? ^^