À votre service me presse ?
Par Christian le mardi 23 février 2010, 10:16 - Pécadilles - Lien permanent
– La consigne n'a pas changé, dit l'allumeur. C'est bien là le drame ! La planète d'année en année a tourné de plus en plus vite, et la consigne n'a pas changé !
Le Petit Prince, Antoine de Saint Exupéry, 1943.
Un bref échange de courriels, hier, entre le responsable de l’agence locale d’un organe de presse et moi-même me permet de préciser quelques petites choses.
Résumons nos propos :
Responsable agence locale de presse (Ralop) : « serait-il possible d'avoir un exemplaire du livre Les conards de Rouen afin de l'évoquer dans nos colonnes (…) »
Christian Domec (Céder) : « Les exemplaires des Conards de Rouen prévus pour le service de presse sont malheureusement épuisés, je garde les autres pour satisfaire les commandes client, en attendant une nouvelle édition. Quelques jour avant la sortie de ce livre le 3 décembre 2009, j'avais proposé ce service de presse à B. V., mais il ne m'a pas répondu. Néanmoins, vous pouvez prendre connaissance de l'ensemble du contenu de ce livre soit sur le journal des penchants du Roseau (…) soit, de manière plus confortable, via google books (…) »
Ralop : « le livre constitue le point de départ une autre fois peut-être »
Céder : « Je suis tout à fait d'accord avec vous. Vous avez, à proximité, la librairie l'Armitière, Chantefables, Élisabeth Brunet et un peu plus à l'est l'Écho des vagues, ils se feront un plaisir, je crois, de vous proposer les Conards de Rouen. Je peux aussi vous l'envoyer, vous avez dans ma page contact mes coordonnées postales (adresse et compte). »
Il me semble donc nécessaire de rappeler qu’ici un livre n’est pas l’élément d’un stock dont le premier souci serait qu’il s’épuise, qu’un article, une critique ou une chronique seront toujours bien venues, mêmes les plus acides, mais qu’en aucune manière un « service de presse » va de soi. Décidément le port de la chaîne du livre consigne d’étranges habitudes qui ne seront miennes. Je décide d’offrir un livre selon mon bon plaisir, les petites connivences et les « un prêté pour un rendu », au mieux, me fatiguent. En cela, je suis un vrai Conard et en tire quelque fierté.
Christian Domec, apprenti libraire.
Commentaires
Cher Ami,
Si je peux me permettre, vous ne croyez pas si bien dire !
Je voudrai vous applaudir. Que de souvenirs vous me rappelez, toutes proportions gardées, bien évidemment... Le processus du "star-syst" des journalistes "littéraires" corporatistes, un véritable creuset de vanités, un fléau, il serait grand temps qu'il cesse. Merci de me/nous le rappeler.
Chèvrement,
Dourakyne
voudrai s
Oui les vanités concourent, mais il est vrai qu'assez rapidement nous sommes passés d'une société de consommation à une société d'accumulation(1) y compris des déchets. Le vernis (ou le spectacle) seul fait s'ébahir, c'est bien dommage.
(1) avec ceci de chouette que l'accumulation des bombes nucléaires n'a pas provoqué leur éclatement et l'accumulation des enregistrements de musique ne nous empêche pas d'oublier de les écouter et nous rendre tranquillement dans un lieu de spectacle où, comme s'il voulait mêler son souffle au rythme, un pigeon roucoulera à mesure (ça, c'est une anecdote qui m'avait frappé il y a une bonne vingtaine d'années).
Ah ! Vous c'était pendant un spectable ? Moi ce fut pendant une grand messe de communion solennelle selon Grégoire. Etait-ce une colombe ou un ramier, je ne sais, mais les dames patronnesses étaient en extase. Quoique tout en art est un saint spectable, me direz-vous. Seul le porche a dû changer de place...
Clap! clap! clap! clap! Christian!
pas vendu! vous en êtes, ma foi! Bravo! *_*
Merci, Cécile... mais, vous savez, c'est une vieille habitude.
Dourakyne,
C'était dans la chapelle d'un lycée ; du Bartók.
Bizarre, ralop est l'anagramme de polar. Bizarre...
Pour la chapelle, un lycée en Conardie ?