Qu'a-t-il donc bu ?
Par Christian le dimanche 28 février 2010, 10:39 - Journal - Lien permanent
Ce matin je lis le billet de notre apprenti libraire. J'avoue ne pas tout saisir. Ses phrases se heurtent. Le sens a pris la poudre d'escampette. Qu'avait-il donc bu ? Je crains le pire pour les livres qu'il doit relier et lui rappelle que l'ordre des pages a son importance sinon à quoi bon les numéroter (1).
La photo du Caribou aurait suffi.
PS : ai lu, à l'aube (hum !), une note sautillante de Cécile Delalandre sur sa Lunule de Chios, oui, l'auteur de La Bézote, de Poupie Limpopo et de Reste la forêt.
(1) d'ailleurs, je ne vois pas trop l'intérêt de numéroter les pages d'une œuvre de fiction, comme si en cours de lecture, pour retenir l'endroit où nous nous sommes assoupis, nous n'avions qu'un nombre en tête pour tristement peupler nos rêves. Il est des mauvaises habitudes dont il faudrait s'affranchir.
Commentaires
Cui cui. Moi, je n'ai pas imaginé qu'il avait bu, votre apprenti, mais déjá que le mot cocu me répugne et que c'est un mot que je sais n'avoir jamais prononcé dans ma vie, c'est á sa tendre poutre et Venise que que je n'ai rien compris. Pour ce qui concerne les pages, je suis une adversaire des livres numériques, de plus en plus, même si je fréquente votre site.
Voici que je me mets à écrire à un pingouin... heureusement, je ne suis pas manchot. Ceci dit, à Cherbourg, ils avaient aussi leurs Conards !
Oh cette histoire de poutre, ça fait une paille. C'était il y a une petite trentaine d'année. Pour cocu, je ne sais, le mot est laid, ce qu'il traduit est plus ridicule qu'autre chose, d'où le rire. J'ai un petit livre qui date du XVIIe, je crois, il faudrait que je le retrouve et vous en copie un morceau.
Non rien.
Si quand même ! Oui, il vaut mieux rire de tout. Je devrais peut-être me remettre au théâtre dit de boulevard ? Ou le vaudeville ? :)
Oui, je me doute, la sonorité d'un mot dépend de la perception que l'on en a : l'histoire particulière qui le tinte, comment il résonne au contact de notre épiderme.
Regardez comme celle d'un prénom peut évoluer en fonction des rencontres que nous pouvons faire.
Plus proche de nous, j'imagine, un mot comme Conard qui pouvait parfois nous heurter, nous devient sympathique et se travestit en qualité. Aujourd'hui quelqu'un me traite de Conard et déjà j'entends le son des « phiffres et des tabours ».
Du prénom, ne m'en parlez pas ! Tout est parfois dans le canif, nif nif nif, etc.
Mais vive les subterfuges, n'est-il pas ?
Quant au Conard sans les deux n, le mot me fait sautiller comme un joyeux cabri, depuis plus de deux ans "à peine".
PS : pour le lapin de la devinette de l'autre jour, c'était bien celui que j'ai sur le lien de ma tête auquel je pensais. Mais comme souvent sur la toile le nom est effacé. Votre apprenti, lui au moins, c'est toujours la vraie classe. Vous pouvez le con-gratuler.
5. Rapminot. Avec les temps qui circulent, je me demandais si le Baron du Roseau voit d'un oeil bienveillant que vous vous saisissiez du Rapminot comme pseudo ? (cf la naffaire ELS du fantôme du vieux professeur Alphonse Duraurier, lequel a dû rendre chapeau et tablier).
Rapminot :
PS : je devine que votre allusion au vaudeville a voulu faire lien avec la troublante Conardie. Mais si vous ne le dites, peut-être que nul ne le devinera ?
Je ne voudrais pas interrompre votre conversation, sauf à le dire.
Rire.