Si en premier fut le verbe, n’était-il douter ?

Cette inextinguible soif d’exprimer ce qu’il y a d’enfoui en nous par un silence, une mémoire, la manière particulière de nouer un fichu, une mélopée, la trace d’un charbon prolongeant notre main sur une roche… et plus tardivement – plus récemment donc ; voie ultime ? – l’écriture est certainement ce qui nous est propre, ce qui nous est commun. Cette expression a un compagnon fidèle : le doute.

Le doute ne tétanise pas, il n’empêche la décision, il la tremblote, la bafouille, la lapsus (il travestit un nom en verbe comme une voix sensible chevrote).

Le doute accompagne celui qui écrit, celui qui choisit, celui qui passe.

Alors lire la critique de Cécile Delalandre, celle de Bleu Terre, fait un bien fou. Certes j’avais déjà lu des mots encourageants de Véra, Bernard, Corinne, Valérie… Mais là !

Oui, Cécile, merci pour Jean-François, merci pour nos penchants, merci de substituer à un doute le prochain.

Christian Domec, apprenti libraire.