La colombe se torche sur nos lumières de paix, triste étincelle, qui se pose au pied de nos cités. Une idée fleuve parcourt mon dos quand je pense à ceux qui jettent leur vie et embrasent les cieux de croyance d’un ailleurs rose. Le paradis, pour eux, devient une idée fixe, étoile éphémère, surbrillance quotidienne de ces bombes humaines. Le cœur à l’envers, ils tuent pour leurs vertus, confondant les sens de la vie et l’essence du feu. Ces êtres blessent l’innocence pour de virtuelles croyances, et si vous promenez votre nostalgie sur leurs chemins, ils brûlent votre corps sans se poser de question. Adorateurs de l’éternel, leurs désirs sont charnels. Ne croisez pas leur route, sinon vous pouvez dire adieu à vos frères. Voyage garanti vers le tourbillon de l’Enfer, pleurez mes amis !

Silence. Offrez votre sueur de danse quand eux sont en transe. La décadence n’a pas de camp, et l’offense de la pensée suprême se transforme en fleurs, les jours où ces joueurs aux troubles désirs sèment la démence, exposent leur plan et explosent au grand jour, autour de deux sœurs, jumelles. Certains se balancent sur des musiques aux accords majeurs, pendant que des mineurs volent vos ailes. Méfiance. Le calme isole la tempête, certaine camisole me lamine le moral, quand je vois ce râle de mort subite. Patience. L’oiseau est tête en l’air, quand la science heurte de plein fouet vos volets, vos écrans. Naissance d’une panne de secteur, la peau n’a plus d’odeur et je tremble face à l’évanescence et la transcendance de ces tueurs nés. Pourquoi l’Orient ne se fiance-t-il pas à l’Occident ?

in Bleu Terre, Jean-François Joubert, 2010.