Bleu Terre - Le Parfum
Par Christian le lundi 10 mai 2010, 22:50 - Bleu Terre - Lien permanent
J’aimerais être une fleur que tu caresses du regard, puis devenir ton parfum. Des nuances de seringa qui se colleraient à ton cou, je te suivrais partout sur cette mer de Chine où tu jetterais ton ancre. Ton corps serait mon nid, et sur ta peau je serais cette goutte que tu respires. Une perle du sud qui s’écoule comme le temps sur tes reins. Dans le noir, je t’imagine brûlante. Tu es l’ampoule de ma mémoire refusant de descendre de ce nuage amer. Ensemble, nous croiserions des étoiles filantes qui tireraient leurs derniers traits citron et animeraient le ciel du feu de notre passion. Un sourire éternel masquerait l’abandon du fruit de nos raisons.
Là, et seulement là, dans l’essence du réel, unis.
in Bleu Terre, Jean-François Joubert, 2010.
Commentaires
Vous avez dit seringa ?
Cher Jean-François Joubert,
Votre subtile, et ô combien enchanteresse ballade, bientôt s'achève.
Elle représente, certes, le plus beau présent du passé que femme aimante et comblée - mère de la fille lumière - ait jamais reçue.
NB : même s'il m'apparait plus gracieux dès lors qu'il en est dépourvu, pourquoi donc alors en d'autres chemins - voir mon couvre-chef - l'enivrant seringa est-il orné d'un T inutile ?
Cerf-volant,"laisse aller, c'est une valse"...
merci à tous es lecteurs, vous m'enchantez quand dans mes silences, l'amer devient trop chaud et que je rêve de l'au-delà, il faut que j'apprenne à vire au présent
Et lever l'ancre ? Merci Jean-François, et aussi Christian des Penchants, pour ces quelques semaines inoubliables.
Après Ulysse, Joachim, Villon, et Ronsard, j'ai rêvé au doux nom d'un certain Théocrite...