Oui, je voulais vous dire que de ce blog je vais m'écarter un peu ; juste d'une côte. Pourquoi ? C'est un manuscrit, un texte plein et lié : une œuvre, elle demande mon attention. Je pense, je suis persuadé, que si le roseau se penche sur ces mots, il rencontre sa réson d'exister. Ah non ! Ne vous méprenez pas, je suis fier des Conards, sensible à Bleu Terre, réjouis de La Chèvre et de son jaune, mais là, pour moi, il s'agit d'autre chose. Une œuvre, née ailleurs, bourgeonnera ici pour s'épanouir plus loin. Oui, je le sais. Elle sera vagabonde.

Sa publication en nos penchants est déjà prévue pour l'automne, il viendra vite l'automne, novembre serait bien, le mois du neuf.

Il n'est pas possible de tout faire simultanément. Se pencher profondément demande du temps et du silence, des promenades aussi pour lire le texte à haute voix, l'écouter sans s'en distraire.

Alors oui, une pause ici, une pause aussi là où l'actualité de l'instant efface la précédente. Une pause sans oublier de se tourner vers hier. Nous penchons depuis une année bientôt, j'aimerais vous la conter un peu, j'aurai besoin de vous, je vous ferai signe, parce qu'hier c'est demain aussi. Je reprendrai ainsi quelques correspondances négligées. Il y aura donc des « demain les Conards », « demain Bleu Terre », « demain La Chèvre jaune » et cet autre demain qui me fait déjà trembler.