[courrier envoyé par mail, hier, à des lecteurs d'un des livres des penchants du roseau]

Bonjour,

Je vous envoie ce mail parce que j’ai besoin de vous. Les penchants du roseau vont fêter leur première année d’existence, je compte donc d’ici quelques semaines tenter d’en dresser un bilan vivant. Hors, pour un apprenti libraire, ce qui compte avant tout est de connaître l’avis des lecteurs des ouvrages qu’il façonne et publie. Avis sur les choix qu’il fait : choix ingrat, car il consiste à refuser beaucoup et proposer peu. Avis donc sur les textes que vous auriez pu lire. Avis aussi sur son enveloppe (j’essaie de l’améliorer sans cesse, mais ai encore beaucoup de dextérité à acquérir). Avis aussi sur le déroulement d’une commande et de sa livraison. Bref, vous l’aurez compris, j’exige beaucoup de vous afin de pouvoir décider où me mèneront mes prochains pas. J’aimerais, si vous voulez bien me répondre, que vous soyez sans concessions : que vous vous exprimiez librement et pleinement. Il ne s’agit pas ici de m’encourager ou de me faire plaisir, mais de me permettre de voir mieux. C’est le regard des autres, le vôtre, qui importe, le mien est trop près de l’ouvrage.

Pourriez-vous me préciser, aussi, à quel(s) livre(s) vous faites référence : Les Conards de Rouen, Bleu Terre ou La Chèvre jaune et me dire si votre réaction peut être publiée sur le Journal des penchants du roseau.

De plus, j’aimerais récolter les articles qui ont pu chroniquer tel ou tel ouvrage, sur le net ou sur le papier, si vous avez des références à m’indiquer, n’hésitez pas – même si la récolte est maigre, il m’est impossible de veiller à tout ça.

Enfin – si tant est qu’elle existe – veuillez m’excuser d’envoyer un mail « collectif », ce n’est pas dans mes habitudes, mais ça me simplifie bien les choses. J’ai actuellement beaucoup de courrier en retard et, c’est promis, je répondrai à ceux d’entre vous qui ont eu à subir l’indélicatesse de ma part de ne pas leur répondre et ce depuis quelques semaines.

Bien à vous,

Christian Domec

PS : Ah oui ! Je ne connais bien évidemment qu’une petite partie des lecteurs. Vous pouvez sans hésiter transmettre ce message aux personnes que je n’aurais contactées, celles qui auraient lu un de ces livres (il peut y avoir « doublon » ; par discrétion je ne puis me permettre de vous communiquer la liste des personnes à qui j’envoie ce mail).