On nêm le nước mắm
Par Christian le mercredi 24 novembre 2010, 11:08 - Clin d'oeil - Lien permanent
Hier, dans ma boîte aux lettres, une belle enveloppe débordait la fente. Mince, elle ne m’était adressée, le nom était le bon, mais le prénom celui de ma fille.
Je dus attendre son retour pour discrètement regarder par-dessus son épaule
– je me le permettais, vu qu’il s’agissait d’un imprimé –. Une fine revue
jaillit : Cuizine.
J’attendis avec impatience l’inspection de ma fille avant de pouvoir en
feuilleter le contenu et lire, ici ou là, une liste d’ingrédients, une manière
de faire.
Eh bien ! Cette petite Cuizine, au parfum du n° 5, me plaît. Texture artisanale (graphisme et textes), une pincée d’humour et l’originalité de recettes à portée du premier gâcheur de sauce venu, glanées – en situation – aux contours du monde habité. Une simplicité de l’ensemble qui masque élégamment l’attention portée par les éditions Catalpas à sa réalisation.
À oui !, avais-je la tête en fumet ? L’adresse : http://catalpas.org/

Commentaires
Bonjour Christian !
C'est quoi "un fanzine" ?
Bonjour Savina,
Un fanzine ? C'est un mot qui a eu du succès vers la fin des années 70 pour un magazine créé par des amateurs passionnés - souvent des jeunes autour de leurs goûts musicaux, mais pas du tout exclusivement, et un peu à la marge (en dehors des circuits classiques de distribution). Je suppose que Cuizine - le mot - vient de ça : magazine de cuisine publié par soi-même avec passion. Mais je ne suis pas le mieux placé pour le dire.
Dans un tout autre ordre d'idées, un phénomène en France en terme de magazine, est la Hulotte ; revue qui a maintenant près de quarante ans d'âge - j'ai lu les premiers numéros, les derniers ma fille les lit -, absolument remarquable, et qui est, en terme de diffusion uniquement par abonnement, une exception rare (160 000 exemplaires d'après wikipedia). L'article de wikipedia, résume brièvement mais bien son histoire ; celle d'un passionné.
Cher Christian,
Merci pour les explications et les liens "La Hulotte"... J'ai jeté un rapide coup d'oeil sur ceux-ci et effectivement, ce magazine est empli de fraîcheur et de méthode d'apprentissage "intelligente"... A méditer pour chez le miens, qui sait ?
Merci encore:-)
Bonjour (presque bonsoir) Monsieur Christian des Penchants du Roseau !
Un enchantement, pour les 7 à 77 ans, "tout ça". Merci pour la découverte. J'aime bien la trouvaille. Même vu des cabris, hi hi. (La tantine, retombée en enfance, n'a pu résister. A offert un Catalpas au petit loup derechef !)
Ma question du jour fut fanzine aussi. J'exerce donc mon droit pour EN poser une autre : dans le titre - en breton ? - "nước mắm" veut dire ? Quant au numéro 5 du parfum - une espièglerie ? - le timbre de voix de la prof de chant du 21 a rendu l'oeil plus brillant. Une aïeule garda le même jusqu'à 77 ans. Que tout cela sent le bon le frais le léger et la grâce... En tout cas, bravo à votre fille pour son choix si charmant !
bonsoir Christian, du Roseau..
un article très gai,un tantinet ironique
pour nous conter vos tribulations culinaires..
@Serpentin: le nuoc-mam, n'a rien de breton, il s'agit d'une sauce chinoise à base d'extrait de poisson, rappelant en aucune façon le 5, mais Roseau a-t-il un nez plus "odoriférant" que nous!!
merci pour cette rafraichissante chronique..
Ariane, merci pour la chinoiserie ! Me sens, en effet, plus douée pour les soupes et le stoemp aux légumes à la la belge, garni d'andouillettes grillées, que pour assortir des glutamates à l'orientale. :)
Le numéro 5 ne serait donc une espièglerie, mais un rappel subtil à un univers ou flottait, naguère ou jadis, un parfum délicat de colophane couleur d'ambre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Coloph... La Cuizine, dès l'aurore, a déjà le fumet d'une douce et moelleuse madeleine.
Bonsoir Ariane au serpentin enroulé,
Il n'y avait nulle ironie dans ce court billet, mais quelques espiègleries, j'en conviens. Merci, Ariane, pour votre définition du nước mắm qui souvent fabriqué en Chine, en Asie et même dans quelques pays d'Afrique est une recette Vietnamienne. Le numéro cinq faisait bien référence à celui de ce fanzine qui secrète ses propres parfums (celui du poisson m'est plutôt agréable).
Mais revenons à mon absence d'ironie. J'aime bien ce qui est fait main ; et dans ce fanzine, l'essentiel l'est y compris certains caractères (je ne retrouve plus le lien vers la fonte Catalpas..., pour me faire pardonner, j'ai trouvé celui-ci, c'est simple, c'est vrai)
Oui, médusé. Une réponse déjà présente à peine la souris envolée ? C'est a-ri-pottérien... Mais chic ! le numéro 5 le voici ! http://cuizine.catalpas.org/
Un petit dernier et je file ! J'ai abusé, je sais... ;) http://caroline-cesareo.com/anticor...
Serpentin au pluriel, je ne comprends pas très bien ce que vous dites. Est-ce un rébus ? Je ne vois que le manque de sardines dans la recette.
Comme c'est passionnant !
Quoi passionnant ? Vous n'avez donc pas vu le dessin de la recette où figure une énorme tête de chèvre avec une grosse queue de poisson ? Je trouvais ça fort rigolo. Mais si vous le prenez ainsi... D'ailleurs, je me sens très bien chez les enfants. Ils font beaucoup moins de chichis.
Ils aiment pourtant les chichis aussi, une fête foraine s'installe près du Cormier, « ChiChi ! » orne une des carrioles, à proximité du lieu où leur rencontre se fera en se tamponnant hardiment.
Tiens, v'là encore haut'chausse... Et je suis priée de vous croire ?
Mais si vous me prenez par les sentiments des petites tamponneuses, je suis fichu(e). Les chichis sont aussi des rubans élastiques dont j'entoure parfois mes cheveux en queue de cheval, en été. Sauf quand je danse... http://www.rtbf.be/sanschichis/lois...
Oui.
Pas de chichis entre nous.
Chiche ? http://www.youtube.com/watch?v=QPdg...