27 mai 2011, 20 h, à la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier avec Padrig Moazon
Par Christian le mercredi 25 mai 2011, 16:00 - Journal - Lien permanent

Les penchants du roseau sont les invités de la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier (Ille & Vilaine) ce 27 mai pour y présenter leurs publications. Padrig Moazon, poète, auteur de Mémoires du cargo - à paraître ce 31 mai - nous offrira le plaisir de sa présence.
Présenter les onze livres qui ont suivi la parution des Conards de Rouen, ce sera parler de cheminements, de rencontres, de choix et de textes. J'aime improviser. Je ne dérogerai pas. Pourtant lorsqu'on m'invite à lire un extrait, je me trouve parfois dépourvu : lequel choisir ?
Je vous propose - vous qui connaissez bien un ou plusieurs de ces livres - de m'aider à les choisir. Pour éviter un blanc, j'inscris, ci-dessous, mon premier choix. Merci de me confier le vôtre dans les commentaires au bas de ce billet.
Christian.
Bleu Terre, Jean-François Joubert
Éclats de lune
Une lune écarlate éclaire quelques voiliers. Moi, je promène chien et nostalgie sur l’écran de ma mémoire. Des couleurs s’invitent. Ivre de dunes, je m’absente dans ce tableau. Les blés sont ocre jaune, la lavande respire le vert, le blanc. La terre s’inhale, de vieilles pierres de taille comptent les ans. Enfant, je courais sous les bois ; maintenant, j’attends les vents d’ouest, pour me sentir vivant. Mille fois je suis mort, pris en otage de ton absence. Alors je m’aère l’esprit en regardant Ouessant, et la mer translucide me transcende, quand je ne suis que la cendre de notre histoire d’amour. Je patiente face à la roue qui tourne. Sans montre, j’ai le temps de compter les éclats du Stiff et de mon cœur. Les nuages pourpres inventent la joie de te savoir heureuse.
Tu es ma source de jouvence et quand je pense au charme des bateaux fantômes, je sais que j’ai raison de croire à cette histoire. L’horizon me bouscule, sensible charme de l’être lumière, lui qui dessine le monde en éclairs de génie. Cette poussière qui pense me hante. Déguisé en plaie ouverte, ce paysage me transporte vers l’œil-porte de l’univers.
Demain, ta robe volera sur mon dessein...
La Chèvre jaune, Paul de Musset
On fait, en Sicile, une grande consommation de lait de chèvre. Tous les matins, quantité de troupeaux descendent des montagnes et parcourent les villes en distribuant le lait de maison en maison. Le dormeur, réveillé par le son joyeux des clochettes, ouvre sa fenêtre et s’amuse à regarder ces escadrons de nourrices qui apportent dans leurs mamelles le remède des poitrines malades et le déjeuner des enfants sevrés. Les chèvres possèdent la mémoire spéciale des localités. Le troupeau s’arrête avec un instinct merveilleux devant chaque porte où il y a un chaland, et la nourrice chargée d’alimenter la maison se détache aussitôt de la bande pour venir se faire traire avec un air soumis et grave, comme si elle comprenait l’importance de ses fonctions. Les chevriers, n’ayant pas de coups à donner ni de cris à pousser comme les conducteurs de bœufs, sont des gens d’humeur douce qui gagnent leur vie sans beaucoup de fatigue, finissent leur journée de bonne heure, et vivent plutôt en associés qu’en maîtres avec leurs compagnes cornues.
En 1842, il y avait, dans la pauvre ville de Syracuse, un petit chevrier âgé de seize ans, qu’on appelait Cicio…
Le Souvenir de personne, Cécile Fargue
Et puis tu sais, je ne crois pas tout ce que l’on raconte sur ces morts dont il faut, dit-on, un jour ou l’autre lâcher la main. Il ne faut pas trop croire en la mort, elle n’interrompt rien. Les vivants sont trop sûrs de leur réalité. Il y a des conversations souterraines qui n’en finissent jamais. Il n’est pas toujours besoin de remuer les lèvres pour pouvoir s’articuler. Nous avons encore à nous écouter et à nous dire, je le sais. L’absence n’est pas un silence, juste une note à contre temps, qu’il faut lire sur une bouche fermée.
À l’heure des premières amours, beaucoup se construisent de petites chapelles à taille humaine où apprendre à croire. Nous, nous nous sommes édifié une cathédrale où il a fallu se battre des ailes pour professer nos miracles. Aujourd’hui dépliées, elles traînent au sol et menacent de ne jamais trouver la prochaine marche assez haute, assez infranchissable. Nous nous sommes condamnés aux victoires sur l’impossible et tout le reste semble du coup insipide…
Mais même si en une seule saison nos terres ont donné leurs plus beaux fruits, éventré leur ventre de la plus monstrueuse des moissons. Même s’ils sont difficiles à dessiner les prochains sillons et que l’on se dit surtout à quoi bon puisque nos greniers débordent encore, et qu’on n’aura jamais assez de dents pour mordre dedans…
Même si tout cela existe, je continue pourtant de creuser cette terre, de vivre de miracles… et sans lâcher la tienne garder mes demains libres. La mort n’a pas fait de moi ta veuve. Je ne le serai jamais. Je suis notre descendance.
Bankster, Robert Bruce
À première vue, notre homme n’a ni l’entregent d’un Stasvisky, ni la révolte d’un Mandrin, encore moins la farouche combativité de Villon, la canaillerie d’un Cartouche, d’un Guilleri ou tous ces autres légendaires malandrins des grands chemins de France. Non, ce personnage ne leur ressemble pas, il est d’une espèce différente, de celle qui, secrètement, méthodiquement, solitairement, dans une sorte de jouissance intellectuelle intérieure inouïe monte une seule mais spectaculaire carambouille, puis son forfait accompli, tire sa révérence et disparaît définitivement de la scène. L’on pourrait le comparer à cette patiente petite graine sommeillant des années sous terre, qui un jour, sent la nature se réveiller et commence à monter vers le soleil pour disparaître aussitôt après la floraison. Des années plus tard, bien qu’il ait définitivement disparu de ma vie, je revois encore flotter sur son visage cet éternel sourire d’adolescent le caractérisant si bien.
J’ai rencontré notre héros un certain jour du mois d’août dans un bouillon du quartier des Halles à l’enseigne du Merle Moqueur où…
Un jour de grosse lune, Cécile Delalandre
Jour comme un ibis sacré
(…) — Vous êtes anglais ?
— Oui.
Il a souri en regardant le ciel.
— Je m’en vais faire comme ces oiseaux : me laisser porter par des flux plus chauds du côté de Marrakech.
Il a tiré sur sa clope, a toussé encore, puis a suggéré qu’on aille s’asseoir sur des transatlantiques qui gisaient non loin de nous. Il a parlé des heures, sans répit, je l’ai écouté des heures, à l’envi.
Quand les côtes de Tanger se sont mises à blanchir, il s’est tu. Moi j’étais groggy, à terre, par tout ce qu’il venait de me révéler.
Il a tenté de me consoler en me disant qu’il avait eu le temps de voir les mûres rougir, d’écouter la chouette chevêche, de caresser l’aubépine, de souffler sur les séneçons, d’humer les tanaisies, de délainer des chèvres maltaises... qu’il allait bientôt aspirer un autre air et qu’il avait moins peur du crochet des serpents que celui du big brother !
Avant de partir, il m’a dit s’appeler Eric ou Arthur, je ne sais plus. Il a sifflé Marx, son chien, a toussé, encore, puis il a disparu comme on s’était trouvés.
Je ne sais pas vraiment si ça s’est passé, mais ça reste toujours comme un ibis sacré échappé du Nil, au-dessus duquel Kate Bush entonnerait Brazil sur un nuage éparpillé comme une grenade.
Peaux de papier, Yasmina Teterel
Sur mes traces
Sur la route du temps divisé
J’avance, le cœur suspendu
Au plafond de ma mémoire
Précédée de mes empreintes
Je cherche mes silences
Sur les pages de neige
Et une lune de sang et de chair
Éclaire le chemin.
Je veux aller là-bas
Là où le futur est passé
Là, au centre.
Percer l’œuf.
Écrire.
L’Homme qui plantait des arbres, Jean Giono
J’avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d’Elzéard Bouffier, d’autant que, lorsqu’on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu’à mourir. Il n’était pas mort. Il était même fort vert. Il avait changé de métier. Il ne possédait plus que quatre brebis mais, par contre, une centaine de ruches. Il s’était débarrassé des moutons qui mettaient en péril ses plantations d’arbres. Car, me dit-il (et je le constatais), il ne s’était pas du tout soucié de la guerre. Il avait imperturbablement continué à planter.
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme – sans moyens techniques –, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.
Descriptions : Jean-Yves, chevrier - Éric, potier, Christine Lapostolle
Ce qui est parfois difficile, pas douloureux, parce que c’est un peu trop fort, mais ça peut arriver, en pleine saison d’été, que le matin – c’est toujours très excitant, ça c’est un grand plaisir que j’ai, c’est d’ouvrir le four. Quand j’ai une cuisson émaillée, c’est-à-dire des objets terminés, il faut sortir les objets un à un, j’aime bien être seul dans ces cas-là. La boutique est fermée, et donc je regarde ce que j’ai fait, et puis, c’est assez rare, mais ça arrive parfois que parmi les 30 objets qui ont été cuits, il y en ait un – parfois il n’y en a pas du tout – il y a un objet que je trouve beau, que j’aime énormément. Et ce qui est terrible c’est qu’il arrive que cet objet je le vende dans l’heure – ça c’est quelque chose de frustrant. Maintenant, depuis quelque temps, je fais des photos (ce n’est pas moi qui les fais), mais je trouve que ça ne représente pas grand-chose. Ce sont des objets qui sont partis…
Infinis paysages, Quinze poètes
Né en Maurienne
J’ai voulu que tu naisses au pays des rochers
Lorsque sourd une eau pure du ventre de la terre,
Caressé par le foehn, par un berger veillé,
J’ai voulu que Maurienne soit ton autre mère
J’ai voulu que tu saches les parfums d’alpages
Divine récompense en haut des sentiers fous
Qui mènent nulle part, mais t’emplissent d’images
Les cailloux trahissant soudain les éterlous
J’ai voulu que la vie, mon enfant, te soit belle
Quand d’autres s’épuisent à vouloir davantage
J’ai voulu que l’effort te soit si naturel
Que ta simplicité s’étonne des hommages
Tu es né en Maurienne, qu’importe d’où je viens
J’ai choisi ton pays ainsi que ton berceau
Je sais qu’il t’aimera comme il aime les siens
Et qu’il élèvera ton regard vers le beau.
Annie David
Retours difficiles, Scènes étranges d’une enfance de garçon
Son père l’observait manœuvrer en souriant, et chaque fois Wems sentait sa main qui venait se poser sur son épaule ou contre sa nuque. Cela aussi lui semblait bon et réconfortant. Ce genre de petit geste tendre et pudique que vous n’oublieriez jamais parce qu’il venait de votre père que vous aimiez, dans un moment où vous deviez vous conduire comme un homme et ne rien montrer de ce que vous ressentiez puisque vos sentiments étaient ces sentiments de petit môme pas si loin de se mettre à chialer. Vous les détestiez, ces sentiments idiots et à peine dignes d’une fille, ils vous faisaient honte puisque vous étiez un garçon et déjà presque un homme, et vous vous détestiez aussi de les éprouver mais ils étaient bel et bien là, à vous serrer la gorge. Tout était si difficile en grandissant avec les sentiments. Ils s’accrochaient aux basques du petit môme d’autrefois que vous n’étiez plus et refusaient de vous quitter, ainsi il vous fallait apprendre à leur mener la vie dure, les obliger à lâcher prise. Vous vous sentiez parfois malheureux de cette dureté qui s’installait peu à peu en vous bien sûr, mais elle était nécessaire : comment grandir autrement ?
Mémoires du cargo, Padrig Moazon
(paraîtra le 31 mai & le 27 aussi !)
Le Suzuki 50 chevaux fredonne sa litanie.
La pirogue déchire la peau brûlée du Saloum.
Les vagues soulevées par le moteur viennent lécher les cicatrices de la
mangrove, tatouée de tentacules.
Mélancolie des albatros attendant que le soleil sèche les plumes de leurs ailes
déployées.
Le delta neutralise le fleuve, lui impose l’immobilité.
Les pêcheurs ont pris le parti de ne pas provoquer l’horizon.
Un vol de pélicans pour justifier le ciel.
***
(photo de Égoïté, auteur du tableau : Jos Goemaer, Détail de « Le Christ chez Marthe et Marie », de Jos Goemaer, exposé au Musée de la Gourmandise de Hermalle-sous-Huy, licence creative common)
Commentaires
Bah, chacun d'entre nous a forcément une préférence pour tel ou tel extrait de livre, ou certain choix de poème, mais je pense sincèrement que le florilège que vous proposez est très judicieux ; il ouvre une large et belle fenêtre sur le travail présenté aux Penchants, et c'est exactement ce qu'il convient de faire, je pense.
Mon souci est de choisir un extrait court, se suffisant à lui-même et significatif du livre présenté. Pas sûr d'y être arrivé d'où ma question.
Pour Cécile, si je puis me permettre, il me semble que c'est un choix simplement parfait.
C'est-à-dire que pour La Chèvre jaune, il me semble qu'il ait un léger goût de trop peu, ou alors c'est fort sage. Car j'ai le souvenir d'aventures tumultueuses et très colorées sur fond de passion et de vengeance.
Mais comme vous ne craignez pas les improvisations, rien n'empêche de glisser quelques mots sur le caractère onirique et romanesque de ce conte méconnu.
Un peu pareil pour Bankster, oserais-je dire. Deux trois mots qui annonceraient l'espièglerie d'un fieffé coquin pas comme les autres, peut-être ?
En revanche, j'ai particulièrement apprécié tous vos autres choix !
PS : je vois, à l'instant, que Gondolfo me précédait, et j'ai très envie d'ajouter que je pensais aux deux Cécile !
@Marc, merci, pour l'extrait d'Un jour de grosse lune, j'ai un peu triché : c'est un passage où je me retrouve un peu... de très loin.
@Sandra, oui, bonnes remarques. Je vais voir. J'ai pris ces deux passages comme introduction aux textes. Il y a aussi une espièglerie de ma part concernant Bankster. Vous connaissez sans doute comme moi les "il ne faut pas écrire patati patata", or ce passage non seulement campe le personnage, mais aussi le style de l'auteur et ces trois longs adverbes : « secrètement, méthodiquement, solitairement » suivis de trois adjectifs (à jouissance) : « intellectuelle intérieure inouïe » pour se précipiter sur le gouailleur « carambouille » caractérisent bien cette écriture... et disent merdre ! à ceux qui répètent encore "il ne faut pas écrire patato pititi".
En tout cas, j'aime beaucoup le passage du livre de Christine Lapostolle ; ce morceau est particulièrement bien choisi car il montre bien ce dilemme de l'artisan content de son travail: vendre un objet signifie aussi s'en séparer..
Très bien aussi "Jour comme un ibis sacré" de Cécile et le poème de Yasmina, très beau (mais ils le sont tous)
Oui, Dimitra, pour le potier, ici, c'est ce que je voulais souligner. Et l'écriture aussi avec son oralité que les virgules bousculent.
Yasmina, oui, c'est un recueil rare. Ce dernier poème de Peaux de papier sans doute parce qu'il ouvre... sur l'écriture.
Twist again
Je viens de lire ça :
Karinesperanto%%%@proseau présente ce soir les livres qu'il a édités aux Penchants du Roseau. #livre
Karinesperanto%%%
#livre "Bleu terre" texte poétique en prose. Il existe un enregistrement très réussi sur CD. C'est magnifique.
Karinesperanto%%%
#conte "la Chèvre jaune" de Paul de Musset. En Sicile, la mafia face à des brigands dans les années 1840. Avec un personnage de chèvre.
Karinesperanto%%%
#roman "le souvenir de Personne" de Cécile Fargue. Un texte d'amour pour une personne disparue trop tôt. Bouleversant : je le recommande.
Karinesperanto%%%
@proseau présente sa collection "les petits penchants" destinée à des textes courts : nouvelles, poésie... Imprimé sur du beau papier !
Karinesperanto%%%
#nouvelle Une histoire très brève : "Bankster" de Robert Bruce. Une écriture classique mais gouailleuse, drôle. Haut en couleur.
Karinesperanto%%%
Cécile Delalandre "un jour de grosse lune" : une sacrée écriture ! Récit d'un voyage. #Orwell
Karinesperanto%%%
#poésie "peaux de papier" de Yasmina Teterel : la poésie dans toute sa splendeur - une obsession pour la peau. Magnifique !
Karinesperanto%%%
#poésie "infinis paysages" - sélection de 15 poèmes écrits par les lecteurs du blog des Penchants du Roseau. Dépaysement !
Karinesperanto%%%
#livre Très belle édition de "l'homme qui plantait des arbres" #Giono aux Penchants du Roseau. #cadeau
Karinesperanto%%%
#livre de Christine Lapostolle "Description" - récit de vie d'habitants du Cap Sizun qui vivent leur passion : le potier et le chevrier.
Karinesperanto%%%
#livre "Retours difficiles" - scènes étranges d'une enfance de garçon, par un non-auteur, passeur de manuscrit. Aux Penchants du Roseau.
Karinesperanto%%%
#poésie "Mémoires du cargo" de Padrig Moazon. Escales, navigation et marines. Voyages : senteurs, couleurs. Présenté par l'auteur lui-même.
***
Du direct en différé.
Sourire ! Il y avait tant et tant d'autres choses que j'aurais aimé écrire sur ces livres... Peut-être bien que je vais le faire sur l'"Aile du papillon", parce qu'en 140 caractères, c'était limité !
Bonne chance aux Penchants du Roseau... Merci pour cette délicieuse soirée aux saveurs multiples (et je ne parle pas que du cidre et du gâteau !), merci de m'avoir fait confiance pour lire ces extraits bien choisis... et merci pour le cadeau à lire que tu m'as donné, Christian. On ne peut pas me faire de plus beau cadeau qu'un livre : c'est m'offrir le monde ! Bonne soirée !
Du gâteau ? Tiens, tiens, tiens, mais pourtant le Roseau avait annoncé que la pâtissière s'était dégonflée... C'était quel gâteau ? ;)
"N'allez pas Julie, vous rouler dans l'herbe
Quand Monsieur l'abbé déjeune au château
N'allez pas non plus jouer aux proverbes
Avec les bergers aux tendres flûtiaux.
Et je vous défends, vilaine petite,
Nue dans la rivière, au milieu du bourg,
De dire aux pêcheurs : " je suis une truite.
Me pêche qui veut m'apprendre l'amour !"
Refrain :
Les yeux baissés,
Les genoux serrés,
Faites de la dentelle
Faites de l'aquarelle,
De la tapisserie,
De la pâtisserie,
Mais n'allez pas surtout
Courir le guilledou
Avant de prendre époux."
(Paroles : Marcel Amont)
Mouais, Dourakine, décidément vous ne pensez qu'à vous pencher sur votre panse... Si ça se trouve, c'est encore don Roseau qui, par-dessus le marché, s'est retrouvé aux fourneaux. Quel crac !
Ceci dit... une soirée, quand il y a des enfants, est toujours réjouissante. La tradition ne veut-elle que le Christ les écoutait sans relâche ?
@Karine, je n'avais pas aperçu tes doigts et leurs twitt-twitt. Je sais quel cadeau t'offrir.
@Dourak, bien croustillante cette chanson d'Amont.