Sel et menthe séchée I

Chers lecteurs de Sel et menthe séchée de Mariana Iacoblev-Barbu, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

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Le livre est beau. C'est un plaisir de l'ouvrir et de lire ce texte imprimé sur un beau papier avec des caractères élégants.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton enfance en Roumanie, enfance qui par certains côtés, ressemble à notre enfance bretonne.
Il y a aussi bien des similitudes quant à nos mères.
Les recettes, j'essaierai un jour celle d'un gâteau et la soupe à la salade.

En tous les cas, c'est formidable. Bravo

Morwena R.

J'ai lu Sel et menthe séchée et j'ai pu me laisser prendre par le charme, l'envoûtement des choses passées qui, grâce à toi, sont si présentes. A bientôt pour en parler et si tu veux bien une dédicace.

Olivier Barrault

Le dernier paragraphe m'émeut beaucoup car c'est ce que j'aurais pu écrire de ma maman, si j'avais eu le don d'exprimer aussi bien que vous ce que je ressens.

Armelle

(extraits de courriers reçus par Mariana Iacoblev)

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Aujourd’hui dire « je t’aime » serait presque une obligation et on nous culpabiliserait même si nous le taisions. On nous rabâche qu’il est important de le dire, alors on dit, on le jette à la face de l’autre qui est en demande et qui de ce fait se sent rassuré.

Cela ne se faisait pas à l’époque. Joséphine le disait peu, elle n’avait sans doute pas le temps. Ce dernier était exigent et il fallait donc aller à l’essentiel. Mais si Joséphine ne le verbalisait, elle l’actait à chaque instant.

Sel et menthe séchée est écrit dans une langue simple et fluide, à l’image de cette mère. Chaque mot a un sens (pratique ?) et ne se perd pas dans des divagations diverses et variées. Dans les scènes quotidiennes où le père est absent, Mariana dresse un tableau émouvant de cette mère, pilier de ce cercle familial, dont l’amour de la vie et l’humour permettent à « ses protégés » de traverser les moments difficiles et d’oublier le manque. Quelle force que cette femme !

J’ignore si c’est voulu et seule Mariana pourra répondre, le récit s’ouvre sur l’automne avec le rituel de la fabrication du coulis de tomates. La petite fille et sa mère écrasent ces fruits pour en extraire le jus, l’essentiel. Ce jus est rouge, rouge comme le sang, symbole de vie mais aussi celui du lien. Ce dernier, très fort, habite Mariana.

Mariana a reçu en héritage un trésor, celui de la générosité et pour l’avoir rencontrée, je peux l'affirmer, l'amour de l’autre transpire chez elle.

A l’ère de la consommation, de la malbouffe, du je te jette et te remplace, Sel et menthe séchée est une belle leçon de vie et une belle preuve d’amour d’une fille à sa mère.

Yasmina Hasnaoui (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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