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Chers lecteurs de Lisières de Marianne Desroziers, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

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Lire Lisières c’est entrer dans un monde où l’ordinaire et l’extraordinaire se confondent. C’est accepter de voir des ombres furtives, des souvenirs se matérialiser, un horizon trouble où des êtres semblent sortir de nulle part. En un mot c’est être dans un ailleurs.

C’est avec talent que Marianne Desroziers entraîne son lecteur dans cet univers tout en ambiguïté. Très friande, je me ne suis pas laissé prier.

Marianne a su dans ces courtes nouvelles plonger le lecteur dans une atmosphère, parfois lourde et angoissante, tout en laissant à celui-ci le choix d’interprétation et c’est ce que j’ai apprécié dans ce recueil.

J’ai particulièrement aimé « La couverture rouge », texte à la sensibilité à fleur de peau, porte ouverte à cette possibilité de se jouer de la mort. Le texte est court comparé aux autres mais je pense qu’il est le cœur de ce recueil.

J’ai moins aimé La disparition de la photo. Je lui trouve quelques faiblesses. Je crois que plus court, avec moins de détails sur les souvenirs de cette femme, ce texte aurait gagné en force. En fait, j’ai deviné très tôt, trop tôt. L’effet de surprise n’était pas au rendez-vous.

Le Vice enfin puni est une petite récréation dans cette lecture. En quelques pages, le lecteur est invité à faire une pause ludique, le temps de se remettre avant de s’asseoir sur cette fameuse couverture rouge.

Marianne crée, dans un style simple et clair, usant de monologues intérieurs, une ambiance et suggère sans dire. Il y a, à mon avis, une petite faiblesse quant à la voix de ce livre. D’une histoire à l’autre, j’ai eu le sentiment d’entendre la même. C’est un petit reproche qu’on pourrait lui faire. La boîte, le fauteuil sont des objets que nous retrouvons au moins déjà dans deux nouvelles.

Mais, au moment même où j’écris cette phrase, je me dis que peut-être cette voix unique est voulue.

Ne serait-ce pas un seul être qui, à l’instar du personnage du Vice enfin puni qui nous parle ?

Tout est possible. A nous d’interpréter.

Yasmina Hasnaoui (commentaire ci-dessous)

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Pre­mier recueil de nou­velles de Marianne Des­ro­ziers, Lisières doit se lire dans l’idée qu’on va frô­ler quelque chose, l’effleurer. Ce geste de tou­cher à peine n’est pas syno­nyme de super­fi­cia­lité, au contraire : on peut frô­ler quelque chose sans pour autant pas­ser à côté ni mettre les pieds dans le plat. Frô­ler c’est cares­ser l’envie d’entrer subrep­ti­ce­ment dans un uni­vers et d’en res­sor­tir sans rien y dépla­cer : “…le vent a décidé de me frô­ler, poli­ment, timi­de­ment, comme s’il deman­dait la per­mis­sion” peut-on lire dans Depuis les ter­rasses. (...)

Sébastien Marcheteau (lire la suite sur Labyrinthes avec vue)

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Je ne suis pas restée à l'orée de ce recueil à l'écriture ciselée presqu'épurée où la tessiture de la mémoire en est le fil d'Ariane...En peu de mots, l'auteure nous fait pénétrer dans des univers (le décor est campé, les personnages prennent vie,) en nous contant des histoires mêlant le dicible et l'indicible...univers à la frontière...invitant à pousser la porte de l'imagination ce que je ne me suis pas privée de faire...Gros coup de cœur pour la couverture rouge où Marianne a su saisir cet instant d'amour fou et dès lors l'on sait que la vie de l'héroïne ne sera jamais la même..que dire du vice enfin puni où cette lectrice semble avoir une étrange ressemblance avec l'humble lectrice que je suis...que j'ai souri...actrice des romans...merveilleuse métaphore...Je remercie à nouveau la main innocente qui m'a fait gagner ce recueil que j'ai pris grand plaisir à lire...les mots sont des poésies, la lecture un voyage et ne puis que recommander chaleureusement ce premier recueil de nouvelles et merci aux penchants du roseau et à l'illustration de William Mathieu. Musique écoutée pendant la lecture l'Intermezzo de Brahms interprété par Lev Oborin.

Cathie (copie d'un commentaire ci-dessous)

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(...) Les pieds sur terre, ou bien la plume trempée dans les ambiances fantastiques de la littérature sud-américaine, Marianne Desroziers cherche son chemin d'écriture dans ce premier recueil de nouvelles prometteur. Dommage que le premier texte de l'ouvrage soit aussi le plus difficile à lire. Sautez-le et gardez-le pour la fin ! »

Jean-Louis Le Breton extrait tiré du Canard Gascon numéro 45

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Ces petites histoires sensibles, originales, se situent à la lisière du réel, au bord du fantastique, en marge des souvenirs, dans le creux vague et fragile d’un certain malêtre des personnages encore jeunes, ne sachant franchir le fossé qui sépare de la maturité.

Ce n’est ni mon rôle, ni ma place ici de me permettre une critique, c’est délicat face à un jeune auteur qui se lance avec courage dans la publication de ses récits. Je dirai simplement que le style m’a un peu déçue, demanderait à être plus travaillé, mais je sais que je suis excessivement exigeante, trop contemplative, plus facilement fascinée par une forme surprenante d’écriture que par un contenu original.

Bref, j’adresse mes plus vifs encouragements à Marianne !

Grillon du foyer extrait d'un billet de ce blog

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Un premier recueil de nouvelles sensibles très réussies. Explorez ces subtiles Lisières, vous succomberez à leur(s) charme(s).

S. libraire à Lesparre Médoc

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« Lors du marché aux livres organisé par l'association Arrebiscoula, dimanche dernier, parmi les libraires et bouquinistes, une jeune auteure de 33 ans, domiciliée à Mézin (47), est venue présenter et dédicacer son premier recueil de nouvelles intitulé « Lisières », édité depuis le 1er juin par Les Penchants du roseau.

Avec ces six nouvelles, Marianne Desroziers entraîne les lecteurs dans son monde imaginaire, où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire, où deux mondes se confondent à la lisière de la vie et de la mort. Ces histoires sont remplies de mystère, d'étrangetés et d'ambiguïtés, où les personnages vivent beaucoup dans les non-dits. (...) »

Henri Portes, Sud-Ouest.

Lire l'article complet.

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J'ai feuilleté le e-book Lisières. Il n'y a pas à dire. Malgré le fond un peu énigmatique et le style prismatique utilisés par l'auteur, on arrive quand même à comprendre le sens et l'orientation des textes. J'ai surtout aimé Marie-Josée et les répétitions à chaque paragraphe. Cela me rappelle une chanson ou un poème ressemblant à une chorale ou un choeur. La sculpture des mots et des phrases menée avec une certaine aisance démontrent une maîtrise de la narration, bien qu'à la fin, je suis resté sur ma faim. J'aurais aimé une oeuvre plus longue, un roman en quelque sorte, car (...) je suis un ancien nostalgique des écrivains du siècle des lumières, de Chateaubriand ( Ah! St Malo ). De toutes les façons, Marianne Deroziers a beaucoup de talent et sait capter la curiosité du lecteur.

Yacine (copie de ce commentaire)

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« (...) Bien qu’ayant chacune leur univers, les nouvelles de ce recueil ont une cohérence évidente : elles nous emmènent toutes à la lisière de la réalité et du fantastique, à celle de la vie et de la mort, à celle du passé, du présent et du futur. En peu de mots, dans un style épuré, Marianne Desroziers a su planter les décors et atmosphères de ces histoires qui nous transportent vers un ailleurs. Une volonté de l’auteur que l’on retrouve dès la quatrième de couverture : « Lecteur, suis-moi sur ce chemin, à la lisière, même- et surtout- si tu ne sais pas où il te mènera. La lecture est un risque à prendre. Ceci est une invitation au voyage, au périple le long de la frontière de toutes les frontières Celles poreuses entre la réalité et l’illusion, le banal et l’extraordinaire, le monde des vivants et celui des morts. » (...) »

Julie Lecanu extrait de son billet lisible dans Le Salon Littéraire.

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« (...) Voilà le lecteur condamné à vaciller d’un mot à l’autre, jamais certain d’échapper aux sables mouvants des atmosphères chuchotées par l’auteur. Que l’on se laisse prendre par les vagues de monologues intérieurs (Depuis les terrasses, texte écrit à l’ombre de Virginia Woolf) ou piéger dans une bibliothèque (Le vice enfin puni, hommage pétillant à Borgès, confirmant, si l’on en doutait, que l’écrivain est avant tout un lecteur) ; que l’on tente d’élucider le mystère d’un cliché (La disparition de la photo, plaisante variation autour d’un thème fantastique rebattu) ou de la disparition d’une jeune fille (Marie-Josée, jolie ré-appropriation d’une œuvre de Boltanski, dont le rythme, très travaillé, emporte) ; que la frontière soit matérielle (Le bar d’acajou, intéressante interprétation du rôle de garde-frontière) ou spirituelle (La couverture rouge, morceau de bravoure sensible), l’écrivain travaille à cristalliser ces bordures intimes et à confondre son lecteur, lui laissant le choix entre le mystère et l’introspection. (...) »

De Litteris, extrait de ce billet du site du même nom.

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imagination 1

(Dimanche ensoleillé de fin d'été, photo de William Mathieu)

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imagination 2

(Au plus près des mots, photo de William Mathieu)

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L'isière

L'isière

Photo de Jacques Cauda

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Autoportrait en lisière

Autoportrait en lisière

Photo de Danièle Gheerbrant

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« (...) Marianne Desroziers sème au gré de ses nouvelles des madeleines proustiennes qui réveillent chez ses personnages la mélancolie liée aux souvenirs, et les font déambuler -et nous avec- le long d'une frontière devenue poreuse, séparant le réel de l'inconcevable, le passé du présent, les vivants des morts. Un simple objet suffit. L'inspiration de l'auteure fait le reste, lui permettant de nourrir les rêveries de ses protagonistes, ou d'imaginer des aventures insolites, des existences multiples... (...) »

Ingannmic, (lire l'ensemble du billet.

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