Si la littérature interroge, comme le fait si finement Tout pour Titou de Violaine Bérot - nous en reparlerons un autre jour -, si elle peut éviter une exaltation soudaine et dérisoire à un fait, un acte ou une simple rumeur. Elle n'arme en rien et n'offre aucune réponse. Elle n'habille pas et c'est tant mieux. Reste le nu de la vie, toujours.

Dans ce charmant bourg de Saint-Aubin-du-Cormier où les salutations sont chaleureuses la plupart du temps. Un homme, un très vieil homme - né en 1917 ou 1918, une espérance ? - fut secoué hier, à l'aube-vitre-fracassée, par trois cagoulés.

Les faibles toujours, pour trois sous.

C'est triste.

(image : À la porte de l'éternité, Vincent van Gogh, 1890)