Sous cet Été d'Alexey et Sergey Tkachev, 1991, cinq brèves, celles de préparatifs des 2es Lectures buissonnières du 24 mai 2014 à Saint-Aubin-du-Cormier, « Lectures & rencontres d'auteurs, d'éditeurs de romanciers et de conteurs à la médiathèque et entre ruelles, étang, places et buissons »

Été, Alexey et Sergey Tkachev, 1991

  • Depuis une bonne semaine, à l'occasion du Printemps des poètes, un arbre à poèmes trône au centre de la médiathèque. Toute personne est invitée à y accrocher une feuille composée au recto de l'affichette des lectures buissonnières et au verso du poème qu'il nous offre.
  • Rencontre avec des lycéens du club de lecture du Lycée agricole « La Lande de la Rencontre » cet après midi à la médiathèque. Outre Les Pieds nus de Zadkine de Gaëtan Lecoq, Mailles à l'envers de Marlene Tissot, Lisières et L'enfance crue de Marianne Desroziers qui seront au centre de nos lectures buissonnières, nous leur présenterons d'autres titres de la littérature vivante parmi lesquels : L’Adversaire d'Emmanuel Carrère, Lambeaux de Charles Juliet, Liberté dans la montagne de Marc Graciano, Le Souvenir de personne de Cécile Fargue ou Le Grand cahier de Agota Kristof.
  • Un book'awa (rencontre du soir à la médiathèque) aura lieu le vendredi 18 avril à 20 h autour des quatre livres de nos auteurs invités (cf. ci-dessus) : lectures et débat sont au programme.
  • Lors du deuxième café-littéraire, le samedi 19 avril à 20 h, organisé par Pascal Goze des éditions Lunatique au Barravel, rue d'Embas à Vitré où les invités seront Charlotte Monégier et son délicieux (cet adjectif est faible) Petite fille, nous ne manquerons pas de glisser un mot sur les Lectures Buissonnières à nos voisins vitréens.
  • Toujours à Vitré, nous serons présents avec Carmen Pennarun et Padrig Moazon au salon du livre des 26 et 27 avril. Comme pour le Festival Rue des livres à Rennes, l'annonce de ces lectures rencontrera un large public.

That's all folks !

PS (parce que je viens de découvrir ça !) : Jérôme Briard, vidéaste amateur, filmera des moments publics de ces lectures le 24 mai prochain, comme il le fit l'année passée, avec égards et dignité...

...Loin de l'esprit (?) de ce nouveau truc à buzz lamentable et ridicule : « Pauvre Balzac ! “Ils ont osé, se lamente Mohammed Aïssaoui dans Le Figaro. La téléréalité contamine désormais la littérature. Et quitte à désacraliser les lettres, autant aller jusqu’au bout : les Editions du Net, organisateurs de cette « Star Ac » de l’édition, ont donné à leur initiative le doux nom d’« Académie Balzac ». Le pauvre Honoré doit se retourner dans sa tombe. Le principe de ce projet est calqué sur toutes ces émissions qui, depuis « Loft Story », pullulent sur nos écrans : vingt apprentis auteurs se retrouveront dans un château – avec piscine ! – et seront observés vingt-quatre heures sur vingt-quatre en train de rédiger un roman à 40 mains. Une présélection est prévue jusqu’en août. Seule condition exigée : avoir déjà écrit un livre. Ensuite, les élus auront un mois pour produire un chef-d’œuvre. Leur exploit sera diffusé sur le site Internet de ladite Académie Balzac. Les organisateurs rêvent tout haut d’une diffusion sur une chaîne de télévision. Faudra-t-il que les candidat(e)s possèdent d’autre talents que littéraires ?” “J’ai hâte de découvrir quel gloubi-boulga nous produira cette chiourme, s’amuse François Taillandier dans sa chronique littéraire de L’Humanité, « Ecouter les mots ». Une remarque m’est venue à l’idée, poursuit l’écrivain, en considérant le patronage sous lequel s’est placée cette spectaculaire initiative : Balzac. Il y a là quelque chose de paradoxal qui donne à songer. Balzac, en effet, écrivit seul, tout seul, avec sa plume et du papier, la centaine de romans qui constituent sa Comédie humaine, et dans lesquels se croisent quelque 2 500 personnages, saisis à divers moments de leur vie, sans que l’on ait pu trouver dans tout l’ensemble plus de trois ou quatre erreurs ou incohérences de faits et de dates. Personne ne l’a filmé, et je pense d’ailleurs que cela n’aurait pas eu grand intérêt. On aurait vu un gros bonhomme nerveux et mal peigné, les pieds dans un baquet d’eau chaude, versant par distraction la moitié de son café à côté de la tasse, maugréant sans doute de façon inaudible contre la besogne de galérien à laquelle le condamnaient d’une part ses incessantes dettes, d’autre part son génie visionnaire. Il finit d’ailleurs par en crever d’épuisement à cinquante et un an. Sans vouloir sombrer dans un romantisme excessif, je voudrais, conclut le chroniqueur littéraire de L’Humanité, recommander à nos futurs « lofteurs » d’y réfléchir quelques instants.” » in Outrageons nos classiques, Revue de presse sur France-culture d'Antoine Guillot.