« Sont interdits :

La pêche à pied des coquillages, le ramassage des galets,
la promenade des chiens même tenus en laisse,
la cigarette sur le sable
et la baignade non surveillée.

Sont autorisés :

Les tirs de missile,
les sous-marins nucléaires,
les nitrates et les pesticides,
le dragage du sable,
le clapage des boues,
les déchets flottants,
les pavillons de complaisance,
les chalutiers industriels
et le nettoyage des plages au bulldozer. »

Padrig Moazon in Autopsie du paysage, éd. Stellamaris, octobre 2015.

Autopsie du paysage de Padrig Moazon

Padrig Moazon vient donc de publier un nouveau recueil de poèmes dont le titre définit les contours et dévoile déjà le verbe. Le scalpel utilisé pour cette autopsie possède trois tranchants : « Passages », « Regards » et « Vaches », ce dernier n'étant pas le moins incisif pour décrire ces paysages froissés, ces territoires déménagés par l'activité humaine. La stupide métaphore du « regard bovin » en prend un sacré coup à l'avantage de nos tendres cousines.

Les lecteurs qui auront aimé Mémoires du cargo ou Une gorgée de cailloux seront comblés par la lecture de ce nouveau recueil. Les autres y trouveront une belle entrée dans l’œuvre - modeste - de Padrig Moazon.

Une première après-midi de rencontre avec l'auteur et de signature est prévue à la librairie L'Encre de Bretagne à Rennes le samedi 7 novembre à partir de 16h30.