Journal des penchants du roseau

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Tag - Carmen Pennarun

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mercredi 19 octobre 2016

Poème de Carmen Pennarun pour la famille Karasani

Albanie

Ils étaient une cellule, déjà,
elle et lui unis par le même amour
un amour de maçon
tourné vers l’édification
un amour de soignante
tout dévoué aux autres.

Ils étaient une cellule
– agrandie sous le ciel de Grèce –
qui ne rêvait que de présenter
ses enfants à la famille
restée
sur la terre des anciens.

Mais la société et ses violences
les a chassés de cette matrice
et sur la cellule planétaire
ils ont choisi un nouveau berceau.
Le hasard leur fut bénéfique
qui à Saint Aubin les conduisit
mais les codes, toujours ces codes,
s’agitent tout à coup, s’interrogeant
sur la légitimité de leur présence, ici.

Entretenir le jardin médiéval, pour lui,
offrir sa présence à la vie associative, pour elle,
ne suffit pas à cautionner l’intégration
Pas plus ne suffit la mobilisation
de tout un village, alors…
que peut dire le poète ?

Qu’ils sont une cellule
qu’on ne peut malmener
et que chacun, seul, hurle
quand interfèrent des mesures
où le H de l’ahurissement
et le R du refoulement
les rejettent aux frontières du Pays.
On peut, certes, jouer avec les lettres
mais non subtiliser des personnes !
Les codes de la dignité humaine
devraient s’appliquer à protéger
cette cellule qui vit en harmonie
avec la résonance universelle
de notre monde – même à l’étroit
d’un Pays qui interroge son identité.

Carmen Pennarun

100 poèmes pour la famille Karasani

« 100 poèmes pour que la famille Karasani vive dans sa commune sans être inquiétée » (poèmes ou courtes proses qui seraient rendus publics).

La matière de ces textes pourrait s'inspirer des quelques éléments présents sur cette page de soutien à la famille Karasani qui vit à Saint-Aubin-du-Cormier : https://www.facebook.com/SoutienFamilleKarasani/

Chaque poème peut être déposé sur cette page/événement avec la signature du poète (elle accompagnera le poème lors de sa publication sous tout support : web, affichettes, voire brochure), sur la page facebook de « soutien à la famille Karasani », par message privé sur le compte https://www.facebook.com/CultureCormier ou à l'adresse mail : christian.domec@wanadoo.fr .

Merci pour vos contributions !

jeudi 18 février 2016

Dimanche 6 mars, Les poètes Marc Baron, Carmen Pennarun, Denis Heudré à Saint-Aubin-du-Cormier

30e rencontre autour du livre, à fleur de zinc

Marc Baron, poète, au Bar d'à côté

avec les poètes Carmen Pennarun & Denis Heudré

Dimanche 6 mars de 10h à 12h30

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose une rencontre avec le poète fougerais Marc Baron, créateur du Salon du livre jeunesse, auteur de livres pour enfants, mais surtout de poèmes qui de 1975 à aujourd’hui sont parus dans de nombreux recueils. Il présentera en particulier le dernier paru Dans le chemin qui s’ouvre, éd. Vagamundo, 2015.

Carmen Pennarun - Nuit celte, land mer - et Denis HeudréBleu naufrage et Sèmes semés - présenteront à cette occasion leurs dernières publications poétiques.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux

En savoir plus sur Marc Baron : wikipedia, Carmen Pennarun : facebook, Denis Heudré : site.

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette

Le livre au Bar d'à côté, 6 mars 2016

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Troisième saison 2015/2016

Comme pour les saisons précédentes (2013/2015), ces rencontres ont lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, conteur, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, photographe, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

vendredi 5 juin 2015

Ce 7 juin, des auteurs et des livres à Mézin et à Laillé

Si vous ne pouvez vous rendre au Bar d'à côté à Saint-Aubin-du-Cormier pour notre rencontre à fleur de zinc ce dimanche 7 juin, n'hésitez pas à visiter Mézin dans le Lot-et-Garonne ou Laillé en Ille-et-Vilaine : des auteurs et des livres vous y attendent.

Mézin : fête les écrivains avec Marianne Desroziers

Mézin

L'association Des livres et nous animée, en particulier, par Marianne Desroziers organise son premier festival littéraire à Mézin. Douze auteurs y sont invités : Marlène Tissot, Derek Munn, Serge Cazenave-Sarkis... Une documentation détaillée, prélude à ce festival, est présente sur un site dédié à celui-ci : http://mezinfetelesecrivains.blogspot.fr/

°°°

Laillé : rencontre avec Carmen Pennarun

Laillé

C'est autour du livre Rose garden que la médiathèque de Laillé vous convie à rencontrer son auteur : Carmen Pennarun ses 6 et 7 juin.

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Belles découvertes et rencontres !

mardi 30 décembre 2014

Belle fin d'année !

Je vous souhaite une belle fin d'année !

Pour ceux qui ont suivi, j'ai arrêté le façonnage et la fabrication de livres dans mon atelier depuis maintenant huit mois. Le stock existant m'a permis d'honorer toutes les commandes (assez rares, il est vrai).

Je reprendrai cette activité dès que possible, mais autrement. En particulier je réduirai le nombre d'exemplaires fabriqués à quelques unités par référence. Comme les impressions dites de tête dans l'édition classique. Pour compléter, je vais certainement faire appel à un imprimeur qui puisse s'adapter à des petites quantités pour l'impression courante.

J'ai envoyé hier soir une commande/test à l'imprimeur Sobook d'une centaine d'exemplaires avec deux types du couple papier/couverture. Cet imprimeur - ex sprintoo -, situé à Roubaix, je le connais un peu via des livres de Brumerge (Bernard Fauren) ou tout récemment via Rose garden de Carmen Pennarun. Je saurai dans quelques jours si je poursuivrai cette piste.

Pour cette commande, j'ai choisi un format utilisant les proportions du nombre d'or (ici : 130 x 210) ainsi que le court texte d'Octave Uzanne : La Fin des livres. Dès la première page vous comprendrez à quoi je le destine. Vous pouvez vous-même le fabriquer à l'aide des deux fichiers que je vous propose de télécharger sous les images de la couverture.

Belle fin d'année, donc, et à bientôt !

La couverture (première)

La fin des livres - couverture 1

La couverture (quatrième)

La fin des livres - couverture 4

jeudi 25 décembre 2014

Carmen Pennarun invitée de radio laser

« Carmen Pennarun,

possède un secret, celui de la composition d’onguents et de tisanes, non pas ceux qui évitent les angoisses, les peines, les joies, mais au contraire les courbent par pointes de douceur. Tisane de thym au jardin d’hiver, après L’Oiseau ivre de vent, l’illustre, poème après poème, de sa douce saveur.

Carmen dessine, sculpte et vit non loin de la Vilaine et s’en défend bien.

___

« Je regarde les vieilles branches se tendre haut dans le ciel
Si Terre me veut vieille
si Être me veut belle
alors je cièle l’avenir
― harponne l’envie ―
et je greffe l’amour
encore et toujours
sur chaque gravier
qui me blesse au pied »

Tisane de thym au jardin d’hiver » (cf. Tisane de thym au jardin d'hiver)

Ce mois de décembre, à l'occasion de la sortie de Rose garden, Carmen Pennarun fut l'invitée de Félix Boulé pour son émission littéraire mensuelle sur Radio laser :

Félix Boulé invite Carmen Pennarun première partie :

Félix Boulé invite Carmen Pennarun seconde partie :

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vendredi 5 décembre 2014

Dimanche 7 décembre, deux poètes à Saint-Aubin-du-Cormier

Deux poètes au Bar d'à côté

Carmen Pennarun & Muriel Vautier

Dimanche 7 décembre de 10h à 12h30

Le Bar d'à Côté – 33 rue porte carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier – vous propose une rencontre avec :

  • Carmen Pennarun : poète et nouvelliste, auteur de Tisane de thym au jardin d'hiver et de Rose garden.
  • Muriel Vautier : poète, auteur de Route dite inutile.

Rendez-vous inspiré et chaleureux à venir.

Amoureux et curieux des livres, venez nombreux

► renseignements auprès de Christian Domec - christian.domec@wanadoo.fr

L'affichette (en cliquant sur l'image, vous pouvez la télécharger)

Le livre au bar d'à côté, 7 décembre 2014

  • Poème de Carmen Pennarun mis en exergue de L'Œil de l'ange, seconde nouvelle du recueil Rose garden :

Il est une source
dont l'eau serpente
souterraine
vers ce jardin d'elle
enclos de haies vives
– un écrin de cristal où l'âme végétale
bâille aux étoiles et frissonne des racines –

L'eau trace son sillon
en long ruban de Lune
elle enlace ce bout de terre

Au présent de lui
sous la candeur du temps
chaviré
d'algues douces

il est un jardin d'elle

  • Vague de Muriel Vautier, un poème de Route dite inutile :

Vivre l'immobilité
Tapie dans l'obscurité
Sans être importunée
Pouvoir achever
La phrase commencée
Ne pas suspendre
Laisser dérouler
La vague affolée
Le long de l'étrave.

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Rencontres autour du livre, à fleur de zinc

Deuxième saison 2014/2015

Deux poètes, deux femmes sont nos invitées pour ce nouveau rendez-vous de cette deuxième saison(1) autour du livre au Bar d'à côté(2). Venant de Laillé et de Québriac en Ille-et-Vilaine, Carmen Pennarun et Muriel Vautier nous parleront de leurs inspirations, leur écriture et leurs ouvrages ; notamment de Rose garden, un recueil de nouvelles, et de Route dite inutile, un recueil de poèmes(3).

Comme pour la première saison (2013/2014)(4), ces rencontres auront lieu chaque premier dimanche matin du mois de 10 h à 12 h 30 avec comme invité une ou plusieurs personnes ayant un lien fort avec le livre (auteur, poète, éditeur, librairie, illustrateur, relieur, etc.) dans le cadre chaleureux et détendu du bar associatif. Une manière plaisante de lever le voile sur les sources de l'écriture, les coulisses de l'édition et d'en débattre tranquillement.

Lors de ces rencontres nous sommes aussi attentifs aux animations proposées par la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : en faire l'écho est un minimum ; créer des passerelles, un souhait.

À dimanche matin donc !

(1) Les premiers invités furent Claude Bougeot, auteur et humoriste ; Serge Prioul, poète ; Patricia Godard & Lydie Porée, écrivains.

(2) Bar d'à côté, 33 rue Porte Carrée – 35140 Saint-Aubin-du-Cormier, est un bar associatif.

(3) Rose Garden de Carmen Pennarun, publié en 2014, Route dite inutile de Muriel Vautier, publié en 2009.

(4) Les invités furent : Pascale Goze éditrice (éd. Lunatique) ; Nicole Laurent-Catrice, poète, romancière et traductrice ; Padrig Moazon, poète ; Flora Delalande, poète et romancière ; association Tazart & George Orwell via son journal ; François Houtin, artiste graveur ; Pascal Rougé, essayiste philosophe. La rencontre avec Rachel Guitton, libraire, fut hélas annulée.

jeudi 9 octobre 2014

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Cargo blues

Cargo blues, Yasmina Hasnaoui, première de couverture

Chers lecteurs de Cargo blues, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.

°°°

« Après une première lecture de Cargo blues, je suis sous l'émotion de sa découverte car j'y retrouve la même profondeur, la même finesse et ce style fluide des Peaux de Papier, mais en plus dense, plus fort.

Chère Yasmina, vous êtes allée encore plus loin dans votre quête du sens de la vie.

Certes, « On ne fuit pas dans l'écriture », toutefois, il est des moments où l'on entends son appel impérieux et alors on est mû par cette voix et on la suit jusque « Là, au centre./Percer l’œuf./Écrire. »

Écrire comme un cri...et pendant que je lisais, instantanément, m'est venu à l'esprit le Cri de Munch et comme lui « je sentais un cri infini qui se passait à travers l'univers et qui déchirait la nature. »

Félicitation Yasmina et merci pour cet émouvant ouvrage. »

Maïa

°°°

« Les Peaux de papier* ne sont pas loin de Cargo blues. Elles se décollent des murs qu’elles tentent de repousser afin de gagner du terrain, toujours un peu plus, sur les contrées inexplorées de l’écriture.

« N’oublie pas les jours sont des îles que nous foulons »
Pour atteindre ces îles, une seule voie, la mer, et chaque nuit est une escale.
C’est dans un lieu trempé de nostalgie que nous embarquons avec Cargo blues. Ici, le décor s’effrite sous la corrosion d’une âme soumise à l’in-solitude.
Parce qu’elle n’est pas seule.
Parce qu’on ne naît pas seul.
Il y a toujours un autre, quelque part.
La solitude est une illusion, contre nature.
Quel est cet autre qui prend la mer, alors que Je reste enchaîné(e) à ce désir, crucial, d’écrire.
C’est la mer, « cette garce » qui a ravi ce double vivant, celui qui disait « Tu es » et laisse un Je, pantelant, au bord du vide.
Ce vide se dessinait déjà avant, il rendait les contours de l’autre flou, déliquescents. L’absence laisse son empreinte sur le paysage, elle s’empare des êtres, elle occupe l’espace dépossédé.
Il est hors de question de la laisser pénétrer en soi. L’attente ne sera pas signe de passivité.

Elle n’attendra pas « au hublot de sa chambre » comme ces femmes, résignées, depuis la nuit des temps. Elle endiguera l’absence au-delà de l’effacement des traits. Elle voit bien qu’ils ont déserté l’endroit où elle vit : elle ne se reconnaît plus.

Un vent de douloureuse lucidité a chassé les rêves, ne laissant d’autre alternative que l’enfermement. Un face à face avec l’absent. Un duo avec le silence. Un corps à corps avec le mystère. Écrire encore. Écrire sans trahir l’histoire des hommes en laissant un espace entre les mots, un espace de vérité. Un souffle.

Le rêve, on le laisse aux enfants, les « seuls vivants » capables de le construire, tandis que l’écrivain jette son ancre dans l’innocence des premiers regards, dans l’étouffement d’un cri auquel elle souhaite redonner sa puissance. S’entend le blues de la séparation originelle.

Le goût de la vie est peut-être matérialisé sous d’autres cieux, mais l’amour en restitue les saveurs, les couleurs et les odeurs venues du lointain. L’insaisissable de ces instants, en l’absence ou en présence de l’autre, est une lumière pareille à la lune qui veille et dissipe les doutes.

« Je veux ramener à ma mémoire les corps des anciens pour donner sens à qui je suis », nous dit Yasmina, et je visualise, en la lisant, toutes les promesses que sont l’or, l’encens et la myrrhe, elles reviennent vers l’humanité à qui elles étaient destinées.

La confrontation au vide n’aura pas été vaine, le lecteur en savoure les présents. »

« (*) Peaux de papier : précédent recueil de Yasmina Hasnaoui, édité aux Penchants du roseau. »

Carmen Pennarun

°°°

J'ai lu "Cargo Blues" trois fois, c'est beau, puissant comme une lame de fond...

Cela me déglingue, car comme dans tous les livres des "Poètes maudits".
J'irai un jour, jusqu'à l'évanouissement...

Merci, Yasmina.

Denis

°°°

« Écrire, c’est avancer sur la corde fragile et assurée d’un funambule. Écrire, c’est s’engouffrer dans un lieu aussi transparent que labyrinthique. Écrire, c’est, pour Yasmina Hasnaoui, déplacer le bleu insolent des rêves vers le Blues incandescent du réel. Et tenter ainsi de trouver une harmonie entre nuage gris des songes et dénudement des nerfs à vif. Écrire, c’est donc vivre jusqu’à l’extrême pour que la douleur vibre encore d’une présence essentielle dans un monde désaccordé. De la périphérie de cette douleur vers le centre, c’est à ce mouvement que nous invite le Cargo blues de la poète. Creusant le motif de la barque à la dérive, de l’homme à la mer, du navire comme éloignement et rapprochement de soi au monde. Tendant à dire autant qu’à tenir à distance la perte comme une exploration d’un exil intérieur, où une femme condamnée à un univers âpre essaye de trouver sa place dans cette même douleur. Afin qu’une fois la haute marche du doute passée, l’écriture maintienne la beauté des souvenirs et de l’Attente. Ainsi la voix poétique ouvre d’emblée les yeux sur un déséquilibre, refuse de se noyer dans un non-lieu. L’écrivain apparaît comme une vigie au-devant des tempêtes, ses mots tentant de dévoiler un univers où nos actes s’accouplent avec la parole, délivrant un souffle et accordant une respiration. Dans un désir de dire l’infime instant de la pose et celui plus violent des tempêtes :

« Mon ventre est gémissements. Il n’a pas faim, non, juste envie de se faire entendre. C’est lui le cœur.

Il fait froid, l’air est bleu comme les lèvres d’une morte. . Je veux ramener à ma mémoire les corps des anciens pour donner sens à ce que je suis .... Il faut que j’ouvre toutes ces tombes… »

(...) »

Sylvie Besson

Lire l'ensemble de ce billet à cette adresse : Yasmina Hasnaoui, Cargo Blues par Sylvie Besson.

°°°

mercredi 24 septembre 2014

Pli à pli

« L'escargot construit la délicate architecture de sa coquille en ajoutant l'une après l'autre des spires toujours plus larges, puis il cesse brusquement et commence des enroulements cette fois décroissants. C'est qu'une seule spire encore plus large donnerait à la coquille une dimension seize fois plus grande. Au lieu de contribuer au bien-être de l'animal, elle le surchargerait. »

Ivan Illich in Le genre vernaculaire.

Escargot origami

  • Premier pli : rendez-vous aux rencontres littéraires de Tréguier les 27 et 28 septembre ayant pour thème « le meilleurs des mondes ? »

plus d'infos :

  • Deuxième pli : rendez-vous au 6e salon du livre de Liffré le samedi 4 octobre. Carmen Pennarun y est aussi invitée. (plus d'informations bientôt)
  • Troisième pli, nos rencontres autour du livre au bar d'à côté à Saint-Aubin-du-Cormier, le premier dimanche matin de chaque mois, le 5 octobre donc. Nos invités seront Serge Prioul et ses Carnets du Barroso. (ils seront aussi présents au salon de Liffré, d'autres informations viendront prochainement)

Les autres plis suivront pour enfin retrouver avec plaisir l'allure altière et célère d'un escargot légèrement penché !

(source de l'image : escargot en origami, testé et approuvé par ma pomme.)

mardi 22 avril 2014

30 minutes et votre manuscrit deviendra livre ! rendez-vous à Vitré ces 26 et 27 avril

Pour les grincheux, 30 minutes c'est quand même 1800 secondes, le temps de cuire en dix casserolées des œufs à la coque, celui de les déguster avec force mouillettes croquantes adoucies de beurre fondant, arrosés d'un Valençay gouleyant. Envoyer quelques traits entre deux bouchées et que pupilles scintillent à ceux qui mordent. Une fraction d'éternité, quoi !

Pour les cliqueurs fous et les dingues de la poucette, c'est le temps pour consulter des centaines de brèves, envoyer des dizaines de tweet ou lever des centaines de doigts, se plonger dans le buzz planétaire, bref, vivre à donf.

« 30 minutes et votre manuscrit deviendra livre ! », ce titre, je l'ai chipé sur le blog des éditions lunatique en le déformant. Lorsque j'y ai lu « Faire d’un manuscrit un livre en 30 minutes », j'ai sursauté... le tressaillement d'un doute (« excuses m'en », Pascale), les publieurs en vogue proposent déjà cette gageure en caressant l'impatience contemporaine de chromos-clacs (1).

Ces trente minutes, ici, sont le temps imparti lors du Salon de Vitré aux éditions lunatique et aux penchants du roseau pour aborder ce thème : « faire d'un manuscrit un livre ou les palpitantes aventures de deux indépendants. » Une redoutable épreuve cet exercice de concision du dimanche 27 mai à 15 h à l'étage de l'office du tourisme de Vitré (voir affiche ci-dessous) !

Cependant, nous aurons tout le temps du salon, les samedi 26 et dimanche 27 pour en parler mieux et surtout présenter notre catalogue. Les éditions lunatique inviteront A. S. Nebojša et sa Toute petite fille monstre, aux Penchants du roseau vous pourrez rencontrer Carmen Pennarun, Tisane de thym au jardin d'hiver et Padrig Moazon, Mémoires du cargo & Une gorgée de cailloux.

Nous aurons aussi le plaisir d'y retrouver des amis, je vous laisse devenir deviner lesquels en consultant ce programme.

À ce week-end !

(1) je n'y résiste pas, par un curieux tour de passe-passe, les penchants du roseau s'y trouveraient presque associés, dingue ce que la télé réalité provoque !

samedi 11 mai 2013

Lectures buissonnières - un extrait de Tisane de thym au jardin d'hiver de Carmen Pennarun

Extrait des 1ères lectures buissonnières du 25 mai 2013 à Saint-Aubin-du-Cormier.

Variations d’un soir de mars

L’arbre froufroutant de chants
salue le duvet du ciel
que l’œil rouge soulève

°°°

La nuit est plaine de couteaux

Non, pas la ouate !
Non, pas la haine !

La nuit ― bleue de couteaux ― est pleine
ses lames entaillent l’aube

Le jour blême de son champ se vide

Au baldaquin du crépuscule pendent des voiles mauves

Les poings dans les gouffres suturent l’obscur

°°°

Je regarde les vieilles branches se tendre haut dans le ciel

Si Terre me veut vieille
si Être me veut belle
alors je cièle l’avenir
― harponne l’envie ―
et je greffe l’amour
encore et toujours
sur chaque gravier
qui me blesse au pied

Carmen Pennarun in Tisane de thym au jardin d'hiver.

(image : Fisherman at sea de J.M. William Turner,1796)

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