Journal des penchants du roseau

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Tag - Confidentiels

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mardi 21 juin 2011

Pourquoi les Confidentiels de Combourg ne répondent-ils pas ?

[épilogue ajouté le 21 juin 2011 au bas de ce billet]

Souvenez-vous, je vous avais brièvement parlé de la première édition du salon d'automne à Combourg : les Confidentiels :

Ce salon m'avait plu par son ambiance et ses tables rondes biseautées.

Bien que la taille des penchants du roseau soit ridicule (mais faut-il tailler les roseaux et surtout leurs penchants ?), j'avais touché deux mots à l'organisatrice (ou l'une des organisatrices) de ce salon en sa librairie à Combourg en décembre 2010 : lui suggérer la participation des penchants lors de la deuxième session, celle de 2011. Noël - sa fureur commerciale - pointant, le moment n'était pas propice.

J'ai donc choisi ce début de printemps pour adresser par mails successifs aux deux adresses officielles de ce salon, ainsi que par un court commentaire sur son blog, une demande de ce type :

« Aujourd'hui je me demande s'il est possible de faire partie des invités bien qu'apprenti libraire. Mon catalogue n'est pas encore confidentiel, il l'est ultra ; pourtant il allie la fragilité de sa constitution artisanale à la singularité, au ton et à la profondeur de l'écriture des auteurs qui ont bien voulu l'enrichir. »

À ce jour, après dix semaines, aucune réponse.

Je m'en étonne ouvertement.

Christian Domec, apprenti grognon (mais, non, je ne suis pas grognon, je titille les positions assises, même fraîchement).

PS : ceci dit, si ce salon est de même teneur que le premier, n'hésitez pas à vous y rendre, c'est donc le 12 & 13 novembre 2011.

Épilogue (ajout du 21 juin 2011)

J'ai pu converser avec Hélène Camus, co-organisatrice des Confidentiels et libraire à Combourg, ce jour. Nous avons eu une explication courtoise.
Rendez-vous donc aux Confidentiels les 12 & 13 novembre, j'y serai assurément en visiteur et peut-être, mais cela se décidera ultérieurement, en pouvant exposer mes « penchants ».

samedi 13 novembre 2010

Vers Combourg sous les nuées soufflées percées

nuée

« Les voyages me tentaient, mais je sentais que je ne les aimerais que seul, en suivant ma volonté. Enfin, donnant la première preuve de mon inconstance, sans en avertir mon oncle Ravenel, sans écrire à mes parens, sans en demander permission à personne, sans attendre mon brevet d'aspirant, je partis un matin pour Combourg où je tombai comme des nues. »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe.

Les nuées de Chateaubriand sont soufflées percées ce matin. Je n'ai trouvé fleur de tournesol à glisser en ma boutonnière, des mésanges gourmandes en picorant les graines ont fané ses pétales ; la voracité de ce passereau agrippé penché, bec acéré, est si charmante à zieuter qu'elle enlève le regret d'un jaune éclatant. Alors, bottes, pardessus ? Non tenue plus légère, le carrosse métallique me protègera, juste éviter de glisser. Le fossé.

Qu'emmener à Combourg pour ces Confidentiels ?

Une main pour en serrer quelques-unes, un peu d'oseille pour lever le coude avec Cyrille Audebert ou joli damoiseau ou donzelle, et choisir deux trois livres : une présentation de mes penchants en douze exemplaires et ceux, les miens, déjà usés du Souvenir de personne, de Bleu Terre, de La Chèvre jaune et des Conards de Rouen, ils pourraient appuyer un propos, une esquisse ou un rire.

PS : j'ai appris par Denis qu'il était trop tard pour serrer la main de ce monsieur. Nous n'y pourrons jamais rien.

(photo de Bruno Bord, licence creative common)

jeudi 11 novembre 2010

Les Confidentiels à Combourg, Ille-et-Vilaine

À Combourg, Ille-et-Vilaine, le samedi 13 et le dimanche 14 novembre se tiendra « Les Confidentiels », salon des petits éditeurs indépendants.

Je me ferai un plaisir de m’y rendre en visiteur et, qui sait – mais je n’en doute pas –, y faire de belles rencontres.

Ce qui est prévu :

Samedi 13 :

À 10 h ouverture du salon : thé-café des éditeurs.
À 11 h 30 inauguration avec un hommage à Yves Prié, (éditions Folle Avoine), parrain de cette première édition du salon : « Les 30 ans de Folle Avoine » par Mérédith Le Dez.
À 14 h 30 table ronde « La petite édition indépendante, constat », modérateur, Christian Ryo.
À 15 h 30 spectacle jeune public : « Le Contoir d'images » par les éditions Grandir.
À 17 h, spectacle tout public avec Okon Ubanga-Jones : « Jazzoetry is poetry ».
À 20 h 30 au cinéma Chateaubriand : « Lettres à mes filles, Xavier Grall », en présence du réalisateur Ariel Nathan. La projection sera suivie d'un débat avec Olivier Rougerie et Ólöf Pétursdóttir, présidente de l'association des Rives et traductrice en islandais de l'oeuvre de l'écrivain.

Dimanche 14 :

À 10 h, ouverture du salon : thé-café des éditeurs.
À 14 h 30, table ronde « La petite édition indépendante prospective », modérateur : Didier Lhôte. Autour de chaque table ronde : un auteur, un éditeur, un libraire, le modérateur, un lecteur, un traducteur, un institutionnel.
À 15 h 30 spectacle jeune public : « Le contoir d'images », par les éditions Grandir.
À 17 h, spectacle tout public : Cuadro Flamenco La Bambina, musique andalouse.

Pendant toute la durée du salon :

« Une heure avec... », un éditeur, ses auteurs, les lecteurs. Les stands : des rives..., le calligraphe Patrick Cutté, le relieur Emma Coll, et chacun des éditeurs. En exposition : Au Verso de ce monde, photographies de Julie Rozenn, les calligraphies de Hélène Denis autour des textes de Xavier Grall, et Folle Avoine.

Organisé par : Association des rives, Librairie Tournez la page.

Éditeurs présents (liste partielle) :

Je rajoute cette photo, elle me plaît beaucoup, elle est à l'accueil des éditions Rougerie. J'espère pouvoir serrer la main de ce Monsieur et saisir, même un bref instant, son regard.

« Si j’ai passé à Harrow sans savoir que lord Byron enfant y respirait, des Anglais ont passé à Combourg sans se douter qu’un petit vagabond, élevé dans ces bois, laisserait quelque trace. Le voyageur Arthur Young, traversant Combourg, écrivait :

« Jusqu’à Combourg (de Pontorson) le pays a un aspect sauvage ; l’agriculture n’y est pas plus avancée que chez les Hurons, ce qui paraît incroyable dans un pays enclos ; le peuple y est presque aussi sauvage que le pays, et la ville de Combourg, une des places les plus sales et les plus rudes que l’on puisse voir : des maisons de terre sans vitres, et un pavé si rompu qu’il arrête les passagers, mais aucune aisance. — Cependant il s’y trouve un château, et il est même habité. Qui est ce M. de Chateaubriand, propriétaire de cette habitation, qui a des nerfs assez forts pour résider au milieu de tant d’ordures et de pauvreté ? Au-dessous de cet amas hideux de misère est un beau lac environné d’enclos bien boisés. »

Ce M. de Chateaubriand était mon père ; la retraite qui paraissait si hideuse à l’agronome de mauvaise humeur n’en était pas moins une belle et noble demeure, quoique sombre et grave. Quant à moi, faible plant de lierre commençant à grimper au pied de ces tours sauvages, M. Young eût-il pu m’apercevoir, lui qui n’était occupé que de la revue de nos moissons ? »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, 1848.