Journal des penchants du roseau

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vendredi 27 avril 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs d'Un jour de grosse lune

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Chers lecteurs d'Un jour de grosse lune de Cécile Delalandre, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

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Ce Vendremanche, j'ai pris le livre de Cécile Delalandre et je ne l'ai pas lâché.. Sans bouger, j'ai été transportée. J'ai pris une rame de métro infernale, je suis allée à Casablanca, j'ai vu au loin les côtes de Tanger , j'ai traîné place Clichy, et humé avec délices le parfum du premier matin d'Octobre.. Un conte fantastique avec des tranches de vie faites de paysages et de rencontres magiques, glauques et maléfiques, avec des couleurs et des odeurs entêtantes..

Et puis surtout le langage de Cécile, un style baroque et riche... couleur d'Azerty.

Dimitra (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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Il y a des jours comme ci, des jours comme ça, des jours avec ou sans et il y a les jours de Cécile Delalandre. Et là, nous entrons dans un monde, un autre monde dont on ne veut plus sortir.

Une explosion d’odeurs, de couleurs, de sons qui vous transporte dans un imaginaire extra-ordinaire où même le lecteur le plus terre à terre ne peut être insensible. Des tranches de vie, banales, magnifiées par la plume de Cécile et la musicalité de son verbe. La musique est partout, par le rythme, les mots et j’ai eu le sentiment, à la lecture, d’être une groupie accompagnant des artistes en tournée.

Hier, en recevant le livret, c’était un jour, ni sans, ni avec, ni comme ci, ni comme ça, c’était un autre jour. Merci.

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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J'ai joué au petit Poucet avec les textes de Cécile, les découvrant un à un sur mon chemin, éclairés par cette grosse lune qui les faisait luire. Puis j'ai eu le bonheur de recevoir mon exemplaire et de m'imprégner d'eux 'à la suite'... ils m'ont ramenée vers une maison dont l'hôtesse accueille en Rabelais les amants de ses mots.

Marie-Agnès Michel (recopié d'un commentaire ci-dessous).

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J'ai lu deux fois ce petit livre. La première fois, j'ai été poussé dès les premières pages par la curiosité: le besoin d'avoir une impression globale, une apprehension, une compréhension, une intuition de la nature du texte et des sentiments qui s'y expriment.... A la fin, j'avais le goût d'un journal d'automne dans le coeur (ben oui..) La deuxième fois, j'ai relu doucement. J'ai oublié les fautes (il y en a peu) et je me suis arrêté sur les merveilles (il y en a beaucoup)que j'avais soulignées à ma première lecture... J'ai parfois regretté les ellipses parisiennes, l'addition des métaphores, ou la complexité de certaines phrases... J'ai souvent regretté la brièveté du texte (certaines paragraphes méritent plusieurs pages)... J'ai toujours adoré le mélange pudique-m'astuvu du langage, si fort, si difficile, si juste..... Surtout je n'ai jamais boudé mon plaisir ! Le goût qui m'en est resté est plus complexe: subtile, gai, doux, amer, une sorte poétique très parnassienne (ben oui). Je me suis dit que j'avais oublié ce qu'il y a entre les lignes, entre les mots.. Dans ce petit livre, il y a beaucoup à lire.. Avec un grand bonheur. Merci.

Je vais le relire.

Michel Dalmazzo (commentaire recopié)

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Tout d'abord merci d'avoir usé ainsi des mots et de cette idée de les pousser parfois à bout ; la promenade est maîtrisée, cocasse, l'ambiance intime et sincère.

On sent que tu as pris plaisir à t'affranchir de certaines logiques rationnelles, et l'onirisme teinte continuellement l'aventure intérieure d'un souffle très personnel. Peut-être que cette dernière phrase ne veut rien dire... mais un peu à l'image de certaines phrases de ton texte, sur lesquelles je me suis interrogé également :-)

On a affaire, assurément, à un bel exercice de style. Les mots se marient, les duos séparés se rabibochent de force... de force, oui. Tour de force, ou tour forcée ?

On assiste finalement à une artiste chanteuse d'Opéra, sensible, expérimentée, qui vient s'échauffer la voix avant son grand récital.

Elle teste sa voix, l'élève en des trilles forcées, la met en sourdine curieuse, la place en des accords virtuoses et inattendus. Cela émerveille, surprend, agace parfois, émeut souvent. On peut même parfois trouver quelques répétitions, et se dire que cet échauffement peut paraître vain.

Le Jour de bal sur le pont Caulaincourt émerveille par ses descriptions inquiétantes et drôles.

Jour couleur d'Azerty surprend : c'est beau, mais quoi ?

Jour de premier octobre agace : ce n'est pas de la poésie, ce n'est pas de la prose ; l'auteur s'est fait plaisir.

Jour de Nuit émeut parce que deux solitudes se ratent dans des mots plus simples et moins alambiqués.
Des formules ou images répétitives ont élu adresse (« ... ton présent se mirera... tu projetteras ton futur » - page 22, « ... s'évaporèrent dans un hier qui disparut dans un demain » - page 26 , et à un autre endroit aussi il me semble.)

Curieusement, ce sont les textes les moins "travaillés" qui m'ont le plus plu.
Tel ce Jour de Rame assise qui lorgne du côté du petit sketch poétique de la vie quotidienne.
Tel ce Jour de Septembre, abusée, et surtout, le plus beau, celui qui clôt ce petit recueil, Frontières, qui raconte beaucoup en peu, qui parle beaucoup sans force mots.

On est loin « des vieilles moules enshalimarées d'où émanait un stupre peint sur une french manucure clinquante comme un bling-bling de culture dégoulinante qu'annoncerait un big-bang », qui donnerait l'envie de crier « Stop ! Trop, c'est trop ! »

Résumons : bravo l'artiste, l'échauffement de la voix est prometteur. C'est virtuose, beau, un peu forcé, mais on devine la douceur et la maîtrise. Alors, une fois les vocalises achevées, on attend, silencieux, le début du vrai récital, de l'œuvre écrite et ambitieuse qui nous prouvera que l'on a eu raison d'écouter jusqu'au bout ces arpèges et ces belles gammes.

Stanislas Fleury

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J'ai reçu le livre ce midi, j'ai décacheté le délicat emballage avec soin, car il s'agit d'un livre précieux par sa forme et par son contenu. Il faut lire plusieurs fois les textes pour bien les comprendre. On éprouve beaucoup de plaisir à relire cet ouvrage. Cécile Delalandre est un artisan des mots. L'auteur a accompli un travail d'orfèvre, ces mots sont des bijoux précieux, j'aime les relire. Si il y a un effet miroir dans ce livre, c’est un effet miroir universel, car les textes de Cécile peuvent s’appliquer à tous et à chacun, même si les situations décrites sont issues de ces observations, et interprétations. C’est un livre d’une délicate poésie.

Rémy (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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J'ai lu, relu, et encore... Les phrases vif argent claquent comme des balles de tennis. On les tâte, on les monte, on les démonte, on les associe... mais elles vous échappent sans préavis. Ce sont des écorchures, de sublimes fêlures,d'impérissables ratures. Je n'ai jamais ressenti pareille commotion en lisant un texte aussi raisonnablement démesuré,d'un auteur qui défend le temps du rêve ou le temps éveillé,l'hyperbole ou le mot juste, l'aile ou la main.

La Fourche, le Wepler, Mancey, Caulaincourt, autant de lieux que je frôlais chaque jour à longueur de temps.

C'est vous dire que je ne suis pas peu fier d'avoir commenté une œuvre exceptionnellement lumineuse un jour de grosse lune.

Robert Bruce__ (copié d'un commentaire ci-dessous)

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Mardredi, jour de marché ; Lundredi, jour de nuit ; Mercremanche jour de kiss ; ainsi s'égrènent les jours de l'univers de Cécile Delalandre. Tout un monde décalé et visuel... on se croirait sur une scène abandonnée, dans un espace cerné de pendrillons noirs où un projecteur éveillerait des mondes improbables : tel ce voyage à bord d'un bateau à voile qui avance à l'air décomprimé, ou celui d'un certain septembre, en subaru sur un chemin bordé de pruniers et de figuiers...

Une vingtaine de petits textes tricotés avec grâce et humour comme « des enluminures sous les draps de sa retirance... qui fait du vert de flambe dans sa mélancolie »

Becdanlo (copié d'un commentaire ci-dessous)

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La poèsie de Cécile, belle à en crever, belle à en déchirer les pages puis les manger afin d'absorber, s'imprégner un peu de cette rime, la sienne, pour en faire ressortir quelque chose de plus léger que la lourdeur. Trop en dire serait mentir, ralentir la naissance de ses mots, les goûter, pour les voir s'envoler vers de lointains azur et disparaître, nous laisser pantois, à faire couler un pleur.

Deville (copié de ce commentaire)

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J'ai tellement aimé ce jour de grosse lune - je ne suis pas une grande lectrice mais je le redis j'ai tellement aimé !!!- merci pour ce moment délicieux

Chantal (copié de ce commentaire)

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« (...) Le vocabulaire est riche et précis, poétique en diable, léger comme une plume de colibri. L’écriture de Cécile Delalandre est pleine de sensibilité et de tendresse et la nostalgie qu’on sent poindre souvent n’empêche pas des accès de drôlerie, de jeux de mots et d’invention langagière (le mardredi). La plume flirte à la fois avec Boris Vian, Queneau et une certaine littérature américaine à l’élégance un peu déglinguée.(...) »

Marianne Desroziers, in « Un Jour de grosse lune » de Cécile Delalandre (Les Penchants du roseau).

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A la réception de l'enveloppe, je découvre un livre fin, fragile, 50 pages qui me disent qu'elles vont vite être lues. Non, il n'en est point. Tout de suite, dès la première page, les mots précis, subtils, tordus freinent mon élan. La brièveté des chapitres me permet de les relire pour mieux m'imprégner du sens et des images que transmettent ces mots. Une histoire où je me suis laissée entraîner agréablement dans les tourbillons des bons et mauvais souvenirs de la narratrice. Des souvenirs qu'elle égrène dans une balade féérique et une vision optimiste, au fil des jours aux évocations originales. Une balade, où à travers des mots précis, inhabituels, et de multiples métaphores, j'ai pris des étoiles pleins les yeux.

Seule, la rencontre inattendue, à la fin, m'appelle à la réalité.

Mary Troillard

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Je perçois l’écriture de Cécile Delalandre comme l’expression d’une sensibilité viscérale, au travers d’une langue maîtrisée, travaillée, au point que certains passages me laissent imaginer, que peut-être il existerait une soixante-quinzième langue parlée au monde, que j’aurais découverte à la faveur de mes promenades virtuelles...

Bien que reliés par un lien invisible, les chapitres, se succèdent et ne se ressemblent pas nécessairement, semblant témoigner d’instants de vie, ceux d’un être humain fictif ou réel — peu importe, peu m’importe ; avec des mots bien façonnés, pour qu’un sens émerge au coin des lettres, sans trahir complètement l’intimité du personnage. Ce ne sont pas les mots de tout le monde : ils méritent un effort... Tantôt assemblés dans des phrases courtes qui font aussitôt sens, nous donnant l’illusion d’être tapis dans l’esprit de la narratrice, tantôt à cru, bientôt enjolivés pour claquer à l’oreille, puis agencés et bien choisis pour créer des métaphores surprenantes. Vous vous trouvez transporté de l’imaginaire à l’ordinaire, du très intime, au très anonyme.

C’est sûr, il vous faudra relire certaines phrases plusieurs fois, mais une belle lecture peut être balade ou randonnée, que l’on soit : « Jour de marché, jour d’Azerty ou Mercremanche »...

Isabelle Giordani-Durand (voir l'ensemble de sa lecture)

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lundi 26 mars 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Peaux de papier

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Chers lecteurs de Peaux de papier de Yasmina Teterel, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

[je réactualise ce billet-accueil des lecteurs de Peaux de papier en y glissant au fur et à mesure que j'en prends connaissance des avis glanés ici ou là, n'hésitez pas à me faire parvenir les vôtres]

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En général la poésie n'est pas mon genre préféré, mais je n'ai éprouvé aucune peine à entrer dans l'univers de Yasmina. Ici, aucune affectation, juste des mots vrais et sincères. Au fil des pages j'ai été bouleversée (Mary Eye Liner) nostalgique (Lever) révoltée (Le Chien de garde) et même joyeuse ( le soleil brille...)

Mon texte préféré? Peut-être Le voleur de rêves....Et tous les autres.

En reprenant certains textes j'ai ressenti plus profondément la grande tristesse, la noirceur même de ces poèmes. Le temps qui passe en laissant des blessures , les amours absentes, la froide solitude sous la lune, la vie avec ses douleurs..

"Et un jour, les yeux ont tiré leur couverture "..

Dimitra (recopié de commentaires ci-dessous)

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Je viens de lire et de relire Peaux de papier.

Quelle profondeur dans votre pensée, quelle fluidité dans votre écriture !

Votre chant est fort comme un opéra, parfois en relief, parfois en creux, parfois sage, parfois douloureux. C'est une langue universelle, celle de l'innocence ou de la souffrance, de la raison démesurée ou des illuminations. Vous répugnez à la laideur, vous magnifiez les bonheurs. Alors, je vous dis simplement merci, merci et à bientôt.

Robert Bruce (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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J'ai pris le temps, ou plutôt "Peaux de papier" me l'a pris et je l'ai laissé faire avec délectation...

Yasmina Teterel est une vraie poétesse! Quel talent!

Il y a de l'élégance, de la délicatesse, de l'humble justesse, et surtout une discrète mais si éclatante profondeur dans ses peaux de mots!

Sous ce bel épiderme perce sans saigner l'humanité entière faite de retenue y versant à la fois ses douleurs et ses petits bonheurs..

Yasmina ne s'efface pas, elle laisse de vraies et belles traces:

   "là où le futur est passé
Là, au centre,
Percer l'oeuf.
Ecrire."

Cécile Delalandre (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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S'il y a bien un pan du registre de la chose écrite qui me met toujours un peu mal à l'aise, c'est bien celui de devoir donner un avis sur des poèmes. Tant il me semble que c'est de l'ordre de l'extrême intime. Dans le cas de Yasmina je suis, en premier, infiniment séduite par le titre. Les mots qui prennent chair dans ce recueil étincelant témoignent que le creuset est douloureux et profond, mais aussi d'une belle élégance. S'il ne fallait en choisir qu'un seul pour exprimer mon penchant de l'instant présent, ce serait peut-être celui de la page 21... Mais aussi celui de la page 13 et... les suivants ! Bien évidemment. Si l'amour et la mort sont, comme il est dit, les mamelles éternelles du poète, il me semble que Yasmina Teterel le confirme.

Véra (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Peaux de papier est arrivé chez moi par surprise... Il repose depuis sur ma table de chevet pour que je puisse le lire et le relire. J'ai une sensibilité toute particulière au Voleur de rêves et au Chien de garde. Des mots solaires, tout en douceur, pour dire la noirceur d'un monde de douleur. Merci Christian de m'avoir fait découvrir Yasmina Teterel. Merci Yasmina pour vos merveilleux mots.

Anne Laure (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Le lecteur lit Peaux de papier comme on déguste un thé rare. J’ai bien aimé la phrase mise en exergue : "Si je me tue tu m’en voudras toute ma vie ", cela sonne comme un lapsus, c’est un présent du ciel reçu par lecteur ou par la lectrice. Les poèmes de Yasmina Teterel reflètent la lumière d’étoile dans la noirceur de la matière noire. De cette noirceur de charbon Yasmina Teterel a su ciseler un diamant. On ne lit pas seulement les vers, les lettres ont leurs mots à dire. Yasmina Teterel est un auteur inspiré, une femme de lettres. Ces peaux aime fait de papier couleur chair poursuivent longtemps le lecteur après la fermeture du livre.

Rémy (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Cela fait déjà un bon moment que je suis en possession de votre beau recueil "Peaux de papier" que je lis et relis éblouie par la beauté des poèmes, leur profondeur, leur style fluide et élégant.

Chère Yasmina, vous me faites aimer la poésie contemporaine et je vous en remercie.

Maïa (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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dimanche 1 janvier 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Retours difficiles

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Chers lecteurs de Retours difficiles des Scènes étranges d'une enfance de garçon, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.


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Avant de livrer mes appréciations, je tiens à préciser que je n’ai lu aucune critique, aucun commentaire sur les écrits d’Eric Meije – même pas l’échange mis en ligne ici sur le site accompagnant l’annonce de sa publication -, tenant ainsi à préserver un regard nouveau, « innocent » sur les Retours difficiles. Dès les premières lignes, j’ai eu le sentiment de connaître cette écriture ou plutôt cette voix. Voix d’un narrateur nous rapportant une histoire, vous savez ce genre de voix que l’on entend dans les films, alors que les images défilent.

Quand nous lisons, notre imaginaire se met en route et va à la rencontre de l’auteur, le rejoint sur son terrain créatif. Ici, c’est l’imaginaire d’Eric Meije qui vient à nous et de lecteur nous devenons spectateur. Nous devenons « voyeur ». C’est une des grandes forces de ce récit.

L’écriture d’Eric Meije est simple avec de longues phrases dont le rythme met en haleine, l’image est en perpétuel mouvement avec des sensations de gros plans, de digressions, pour revenir ensuite au sujet premier. J’ai été très frappée par ce style et je rejoins ce qui a été mentionné en préambule au récit. L’écriture est cinématographique.

Ces Retours difficiles dégagent une atmosphère pesante. Certes, nous ressentons l’angoisse de ce petit garçon ayant peine à retourner au pensionnat – comment ne pas l’être avec l’évocation des châtiments ? - mais nous sommes également gênés par la normalité d’un contexte qui est tout sauf normal. C’est cette évocation d’acceptation qui est dérangeante. Soumission à une autorité quelle qu’elle soit, quoiqu’elle exige. Le passage évoquant son amour pour son père est très éloquent. Ces répétitions de mots tel que « père », ces insistances, sont comme des martèlements jusqu’à assimilation.

Si l’histoire se déroule dans un lieu sorti de l’imagination de l’auteur, elle n’a aucune difficulté à entrer dans notre réalité. La situer dans un lieu connu et réel n’aurait pas eu le même impact. Dans le cas présent, ce lieu inconnu permet à chacun de se situer dans cette histoire. C’est très judicieux de la part d’Eric Meije. Il est fait appel à une mémoire, à celle que l’histoire nous a malheureusement léguée. Chacun peut faire le rapprochement avec des faits, des lieux.

Eric Meije nous livre cette histoire et je l’y ai senti très impliqué, ce qui fait la beauté de ce récit. S’il n’y a pas d’effets de style, d’écriture pompeuse, d’artifices inutiles, il y a de l’humain dans ces mots et en cela on ne peut être indifférent.

J’ai été fascinée et dans le même temps perturbée par cette lecture et je crois que ces sensations sont normales même si elles surprennentt. Je crois que c’est le but recherché de ces récits. Ils touchent à nos sentiments les plus profonds, à ceux que nous avons enfouis.

Pour finir - du moins pour l’instant – j’avoue que cela faisait bien longtemps que je n’avais lu un tel ouvrage et je remercie l’auteur et l’éditeur.

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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Je viens d'achever ma lecture, et j'en reste sur les fesses ..

Bien sûr comme tout le monde, j'ai lu Dickens ou "Jane Eyre" mais à la lecture de ce livre je ressens moins de colère pour la cruauté des adultes que d'admiration pour le courage et la fierté du héros.Le livre décrit merveilleusement le caractère fort et l'orgueil de ce jeune garçon qui se refuse à laisser paraître la moindre faiblesse ..Curieuse époque où même le père de Wems, qui fait montre d'une grande affection pour son fils, donne malgré tout l'autorisation aux maîtres d'exercer leur droit de punir par châtiments corporels..

Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de voir dans ces coutumes une propension assez peu catholique de ceux-ci à se délecter de la douleur et de l'humiliation des enfants...

À ce propos , il me revient un souvenir qui prouve que ces temps ne sont pas si éloignés, car j'avais en cours primaire une maîtresse qui nous menaçait très souvent de nous fesser cul nu (sic).

Admirable récit en tout cas, et qui a produit chez moi une très forte impression, tant par le contenu que par le style , simple mais imagé et les descriptions d 'un paysage de mer, sauvage et envoûtant.

Dimitra (recopié d'un commentaire ci-dessous).


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Une sensation à la fois âpre, aigüe, tendre et sauvage de cet indicible petit-je-ne-sais-quoi qui nous serait, oserais-je dire, profondément familier - ou pas encore - mais semblable à une quête inconsciente, voire collective ?

Ce qui m'avait aussi fort impressionnée, troublée, émue, à l'époque..., c'est l’œil vif du narrateur. Celui qui observe tout scrupuleusement sans complaisance, comme s'il se mettait farouchement - volontairement - en retrait.

Or, il me semble que tout porte à croire que le lecteur serait en droit d'imaginer, sans trop s'égarer, que Wems est bel et bien ce narrateur mystérieux qui ne cesse de fouetter notre imagination...

Sonia Winterfeld... (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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J'ai aimé, beaucoup, Retours difficiles pour leur caractère universel, car il me fait penser à d'autres totalitarismes mais aussi à l'époque où petite écolière de 7 ans, chez les Ursulines, j'avais été punie pour avoir oublié à la maison ma broderie pour le cours de travaux manuels : la bonne sœur m'a ordonné de me mettre à genoux sur des grains de maïs pendant un temps qui m'a paru interminable. Je me rappelle encore aujourd'hui les larmes qui coulaient silencieusement sur mon visage et je n'ai jamais compris le sens de cette punition qui me semblait énorme par rapport aux faits.

Des "retours" douloureux donc dans mon passé.

À propos, qui pourrait bien être l'auteur de ces Scènes étranges ?
Tout un chacun ?
Sûrement quelqu'un qui sait dire, avec talent, ce que tout un chacun aurait pu vivre sans trouver les mots pour l'exprimer !

Maïa (recopié d'un mail reçu avec son autorisation)


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Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Descriptions

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Chers lecteurs de Descriptions de Christine Lapostolle, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.

[je réactualise ce billet-accueil des lecteurs de Descriptions en y glissant au fur et à mesure que j'en prends connaissance des avis glanés ici ou là, n'hésitez pas à me faire parvenir les vôtres]


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Très franchement, je ne me suis jamais vraiment intéressée aux chevriers et aux potiers. Je les rangeais dans la catégorie des velléitaires post soixante-huitards un peu illuminés..:)

Cependant, à la lecture de Descriptions, j'ai découvert deux hommes attachants, qui racontent simplement leurs motivations et leur travail, ainsi que les joies et soucis qui en découlent, sans chercher à convaincre ni à justifier le choix de cette existence.
Avec ces entretiens, Christine Lapostolle nous offre un court mais dépaysant voyage dans l'univers de Jean-Yves et de Éric, et nous fait partager un peu de leur passion.

PS J'ai également apprécié le joli coup de crayon de Ronan Riou.

Dimitra (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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