Journal des penchants du roseau

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vendredi 2 avril 2010

La Planète aux crayons

Êtes-vous galeriste ou en quête d'illustrations ? Auriez-vous le désir de voir votre doigt avoir bonne mine et frotter le papier de graphite ? Il existe une Planète aux crayons, elle demande vos incursions, non loin de la Seine à Duclair. Elle est habitée par Teddy Gardez.

Par dessus son épaule (*), mes yeux volèrent - hier soir - quelques traces griffonées sur son agenda :

Du 1er au 30 Avril 2010 : Exposition personnelle au restaurant La P'tite ardoise à Rouen.

Du 1 au 31 Mai 2010 : Exposition Golf du Havre

Du 5 au 13 Juin 2010 : Exposition à la Galerie BIJ KREPEL (Klarenbeek - Pays-bas)

En permanence 2009/2010 : « Nature pas complétement morte » en exposition itinérante dans le département de l'Orne avec l'Atelier Balias .

En permanence: Exposition en projection Galerie Art Project à Mougins (06).

Contact : teddy.gardez@orange.fr

(*) entre deux bières, il me subtilisa une volée de Conards.

mardi 24 novembre 2009

Glissement vocalique des canards aux Conards

Chercher un début, une origine et entamer ce journal ? Une anecdote toute chaude y suppléera bien.

Cécile Delalandre qui, à n’en pas douter, aime les clins d'œil nous sert l’extrait d’un article de Fulbert Dumonteil à propos du fameux canard rouennais. Sa langue, celle de Fulbert et non du canard, savoureuse était, dit-on, guidée par la délicatesse de ses papilles. Or, samedi, en revenant « de la tournée des libraires », je repensais au texte d’Hervé Bréchet, à son glissement vocalique des canards aux Conards de Rouen. Je descendais tranquillement la rue de la République en pestant contre son nom : il épousa si bien les différents régimes : Royale, Impériale, (Nationale ?) République... « Il faudrait proposer à notre Maire un autre nom, un nom qui ne fluctue pas au gré des passions humaines, un nom qui donne splendeur à celle qui éventra de nombreux quartiers populeux pour tracer droite : rue des Conards ou rue de la Conardie. Oui. Les riverains y retrouveraient fierté et les passants souriraient. » Soudain, là où la rue rejoint le quai qui borde la Seine, je vois dans un vaste couffin, deux magnifiques canards de Rouen – d’une ferme proche de Duclair – qui paradent à la porte du restaurant le Réverbère. Un homme, un verre à la main, veille sur eux, il se présente comme maître canardier.

C’est décidé, j’écris au Maire le 3 décembre.