À Combourg, Ille-et-Vilaine, le samedi 13 et le dimanche 14 novembre se tiendra « Les Confidentiels », salon des petits éditeurs indépendants.

Je me ferai un plaisir de m’y rendre en visiteur et, qui sait – mais je n’en doute pas –, y faire de belles rencontres.

Ce qui est prévu :

Samedi 13 :

À 10 h ouverture du salon : thé-café des éditeurs.
À 11 h 30 inauguration avec un hommage à Yves Prié, (éditions Folle Avoine), parrain de cette première édition du salon : « Les 30 ans de Folle Avoine » par Mérédith Le Dez.
À 14 h 30 table ronde « La petite édition indépendante, constat », modérateur, Christian Ryo.
À 15 h 30 spectacle jeune public : « Le Contoir d'images » par les éditions Grandir.
À 17 h, spectacle tout public avec Okon Ubanga-Jones : « Jazzoetry is poetry ».
À 20 h 30 au cinéma Chateaubriand : « Lettres à mes filles, Xavier Grall », en présence du réalisateur Ariel Nathan. La projection sera suivie d'un débat avec Olivier Rougerie et Ólöf Pétursdóttir, présidente de l'association des Rives et traductrice en islandais de l'oeuvre de l'écrivain.

Dimanche 14 :

À 10 h, ouverture du salon : thé-café des éditeurs.
À 14 h 30, table ronde « La petite édition indépendante prospective », modérateur : Didier Lhôte. Autour de chaque table ronde : un auteur, un éditeur, un libraire, le modérateur, un lecteur, un traducteur, un institutionnel.
À 15 h 30 spectacle jeune public : « Le contoir d'images », par les éditions Grandir.
À 17 h, spectacle tout public : Cuadro Flamenco La Bambina, musique andalouse.

Pendant toute la durée du salon :

« Une heure avec... », un éditeur, ses auteurs, les lecteurs. Les stands : des rives..., le calligraphe Patrick Cutté, le relieur Emma Coll, et chacun des éditeurs. En exposition : Au Verso de ce monde, photographies de Julie Rozenn, les calligraphies de Hélène Denis autour des textes de Xavier Grall, et Folle Avoine.

Organisé par : Association des rives, Librairie Tournez la page.

Éditeurs présents (liste partielle) :

Je rajoute cette photo, elle me plaît beaucoup, elle est à l'accueil des éditions Rougerie. J'espère pouvoir serrer la main de ce Monsieur et saisir, même un bref instant, son regard.

« Si j’ai passé à Harrow sans savoir que lord Byron enfant y respirait, des Anglais ont passé à Combourg sans se douter qu’un petit vagabond, élevé dans ces bois, laisserait quelque trace. Le voyageur Arthur Young, traversant Combourg, écrivait :

« Jusqu’à Combourg (de Pontorson) le pays a un aspect sauvage ; l’agriculture n’y est pas plus avancée que chez les Hurons, ce qui paraît incroyable dans un pays enclos ; le peuple y est presque aussi sauvage que le pays, et la ville de Combourg, une des places les plus sales et les plus rudes que l’on puisse voir : des maisons de terre sans vitres, et un pavé si rompu qu’il arrête les passagers, mais aucune aisance. — Cependant il s’y trouve un château, et il est même habité. Qui est ce M. de Chateaubriand, propriétaire de cette habitation, qui a des nerfs assez forts pour résider au milieu de tant d’ordures et de pauvreté ? Au-dessous de cet amas hideux de misère est un beau lac environné d’enclos bien boisés. »

Ce M. de Chateaubriand était mon père ; la retraite qui paraissait si hideuse à l’agronome de mauvaise humeur n’en était pas moins une belle et noble demeure, quoique sombre et grave. Quant à moi, faible plant de lierre commençant à grimper au pied de ces tours sauvages, M. Young eût-il pu m’apercevoir, lui qui n’était occupé que de la revue de nos moissons ? »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, 1848.