Journal des penchants du roseau

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Gaël Brunet

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 3 janvier 2012

Tous les trois, Gaël Brunet : une flûte de traverse

Lectures, mes lectures, je n'en parle peu ici. Pour une raison très simple : je ne sais pas le faire. Une autre aussi, je n'ai ni le talent de susciter l'envie ni la précision d'un critique. J'aime lire, oui. Je lis beaucoup, certes. Je lis trop, peut-être. Et puis, il y a des lectures différentes... Tiens, par exemple, lorsque vous êtes apprenti, peu importe en quoi, vous avez tendance à voir ce qui est créé sous le prisme de votre apprentissage – là où vous peinez –. Je me souviens très bien de mon dernier diplôme – c'est vieux –, je m'en fichais, j'en suis fichtrement fier aujourd'hui – je ne vous en parlerais pas sinon – : c'était mon CAP de menuiserie. CAP, un sigle, on oublie, c'est le certif, celui de l'aptitude professionnelle qu'ils disent. Profession jamais exercée. Je tenais trop à mes doigts. Pas comme le patron qui toujours dans ce métier avait été ouvrier. Oui, celui qui me fit passer l'oral. Sa main, il l'a gardée dans la mienne une bonne minute, c'est long une minute surtout lorsque vous avez un moignon à serrer. Et me demander : « voulez-vous vraiment exercer ce métier ? ». Enfin. Il a dû me tutoyer, le vieux. Je dis vieux parce qu'il est mort depuis longtemps. Bah oui. Eh bien, voyez-vous, à ce moment, chaque fois que j'allais chez quelqu'un, je regardais les assemblages, ceux du bois, les tenons, les mortaises et les chevilles aussi. Nous pouvions parler de Foucault, de Folie et déraison, mon œil examinait le meneau et sa traverse. L'apprentissage déforme beaucoup, il obnubile. Il est écueil à la contemplation, cette théorie.

Aujourd'hui j'ai lu – relu pourrais-je dire, mais avec distance – Tous les trois de Gaël Brunet. Tranquillement. Je n'en ai retenu qu'une chose : une douceur. Celle du texte, son écriture. Cette lumière d'avant saison, l'oblique, qui estompe les reliefs, comme un doigt effleurant le pastel. Une douceur aussi contemporaine que les cris et les fracas urbains. Elle porte loin l'ombre de ces trois êtres moins une, allant cahin chaos sur leurs sentiers intimes. Je ne suis pas tombé par terre en lisant ce livre, il m'a juste touché.

C'est beau un livre qui touche.

Merci Gaël. Mais pourquoi ce saxo, j'y voyais une flûte traversière où la plainte même adoucit.

Tous les trois, Gaël Brunet, éd. du Rouergue,2011.

samedi 3 septembre 2011

Vilaine ! le voilà l'agenda

Dans le repli de l'Ille & de la Vilaine, je vous propose quelques dates à cocher. Occasions de nous rencontrer, si d'aventure...

J'essaie de reporter ces dates du côté de l'agenda, sauf lorsque j'oublie.

Mais commençons par quelqu'un qui n'est nullement lié aux penchants du roseau, mais a eu la gentillesse d'assister à une présentation lorsque je faisais mes premiers pas en Gallésie :

  • Dimanche 4 septembre : Gaël Brunet, invité par la bibliothèque de Châtillon-en-Vendelais, présentera Tous les trois, à partir de 10 h, Complexe du Lac.
  • Vendredi 23 septembre, présentation « du choix d'un texte à sa métamorphose en livre », suivie de celle de Mémoires du cargo par son auteur Padrig Moazon. Bibliothèque Erik Orsenna, Châtillon-en-Vendelais, à partir de 18 h.
  • Samedi 24 septembre, signature de Mémoires du cargo par Padrig Moazon à la librairie L'Encre de Bretagne à Rennes, de 16 h à 17 h 30.
  • Samedi 1er octobre, les penchants du roseau seront présents au salon du livre de Liffré, toute la journée.

« Plus mon petit Liffré, que la ville de Nankin, »

Anonyme, XXIe siècle.

vendredi 13 mai 2011

Poésie & sous-sol

nombril de Vénus

Brève

Il y des cents et des milles nombrils de Vénus accrochés à une souche, un tronc, une pierre.

Parmi les cents et les milles soirées poétiques, il existe celle d'aujourd'hui, le vendredi 13 mai 2011 à 20 h à la médiathèque de Saint-Aubin-du-Cormier : Camille Kerdellant avec la complicité de Alain Philippe nous chanteront Apollinaire, Parent, Darwich, Michaux, Maeterlinck...

Parmi les cents et les milles blog à vocation littéraire, il existe celui de Marc Séfaris, la littérature du sous-sol, qui après une longue absence nous offre deux billets : l'imaginaire en littérature & trois livres abordés, ceux de Jean-Louis Fournier, Gaël Brunet et Thomas Mèneret.

Manière d'être cent et mille fois bref.

(photo de Arpent Nourricier, licence creative common)