Journal des penchants du roseau

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Tag - Michel Gros Dumaine

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mercredi 16 mai 2012

Rencontre autour de Staccato de Michel Gros Dumaine Emission RCF Accord

Il suffit de cliquer sur ce lien pour écouter l'émission autour de Staccato.

samedi 21 avril 2012

Brève vitré(e)

Première journée, courants d'air, plaisir de revoir Padrig et Michel, beaucoup de passants, moins de causants, il faut dire que je suis taiseux aussi - enfin parfois - notre voisine, ô sort plaisant !, est Bernadette - pas eu le temps de causer avec Pierrot - Carmen écrit toujours de beaux poèmes, elle m'a remis un manuscrit, je verrais pour la suite, mes premiers regards sont favorables - Imre présentait sa Taupographie de l'orthographe, un manuscrit resté (trop) longtemps sur ma table de chevet, il devrait venir le 12 pour la rencontre avec Yasmina - ai rencontré Michèle (j'ai ajouté un "l" à votre prénom, désolé), une lectrice attentive des penchants, mes yeux souriaient - Pluie parfois, j'ai offert deux impairs à Martine, je n'ai pas fait gaffe, du moins je l'espère - deux, trois idées (nouvelles ?) dans ma besace, reste à faire, pas le plus simple.

Padrig et Michel, merci et belle soirée, je vais - de mon côté - l'écourter.

dimanche 4 mars 2012

Les gens difficiles ou je est une autre

Hier soir en rentrant chez moi, j'ai eu deux surprises.

La première n'en est pas vraiment une, c'est parmi des centaines d'autres la réception d'un courrier indésirable appelé spam (cf. Monty Python). Pour une fois, je l'ai lu et ne résiste pas à vous le recopier ici :

« Comment Faire Face aux Gens Difficiles

Vos relations quotidiennes

Ne vous êtes-vous jamais heurté à un patron autoritaire, à des collègues sournois, à un fonctionnaire grincheux, à une belle-mère abusive, à un client hostile, à un mari macho, à un vendeur arrogant, à une épouse geignarde, à des adolescents apathiques, à un voisin jaloux, à un entourage défaitiste... ?

Si vous répondez par la négative, c’est que vous habitez une île déserte !

Combien la vie serait plus facile sans tous ces gens « difficiles » mais ces gens existent et nous les côtoyons tous les jours !

On peut les classer en trois grandes familles : les agressifs (hostiles, blessants, sarcastiques, arrogants, narquois...), les négativistes (plaintifs, geignards, défaitistes, pessimistes...) et les inertes (apathiques, renfermés, muets, laconiques...). Vous en connaissez sûrement plusieurs dans votre entourage.

Ne vous découragez pas ; vous n’êtes plus condamné(e) à être la proie de ces « persécuteurs en tout genre ».

Plusieurs méthodes psychologiques concrètes et largement expérimentées existent pour vous aider à sortir de ces situations délicates : contrôle émotionnel, bouclier intérieur, défense verbale, art de la négociation, humour...

L’auteur, master en sociologie de la communication, vous fait ici partager ses secrets et ses méthodes (avec tests et exercices) pour ne plus vous « laisser marcher sur les pieds » et passer dans le camp de ceux qui parviennent toujours subtilement à leurs fins.

La capacité que vous aurez alors de vous entendre avec ces gens « difficiles » - et de vous en faire des alliés - deviendra vite l’un de vos atouts les plus précieux, tant dans votre profession que dans votre vie privée. »

Bref, c'est un tâcheron masteurisé qui cherche à vendre son bouquin – fort cher d'ailleurs – comme ces charlatans ambulants du far-west. Mais de son texte, attrape-couillon, se dégage une idée forte : l'autre est toujours indésirable sauf si vous le maîtrisez dans vos filets, ceux que vous allez apprendre à mailler serré. C'est une conception commune, je la rejette. Je ne saurais faire de longues phrases pour m'en expliquer, mais voyez-vous, si je lis un texte et qu'il me bouscule, je m'y penche plus. Surtout lorsqu'il frise – comme la corde d'une guitare peut le faire en vibrant sur une frette : lorsqu'il a cette proximité et l'agace.

L'autre, cette proximité ? J'ai ri en cours de semaine. J'avais entre les mains un rapport médical me concernant avec des graphes et tout un tas de mots que je ne saurais comprendre, accompagné de volumes et de pourcentages, mon regard se précipita sur les conclusions qui me semblèrent compréhensibles et me réconfortèrent ; il glissa alors sur l'entête du feuillet : mon nom, mon âge et mon sexe : « femme ». Ah ces cliniciens et leur sens du détail ! Fort de cette découverte, je sais maintenant que je est aussi une autre, foin de ventricules et d'alvéoles.

La deuxième surprise, je l'attendais, avec toujours cette appréhension qu'elle n'arrive pas : je recevais la deuxième édition papier du Souvenir de personne de Cécile Fargue-Schouler, celle publiée par m@n. Le cuir vivant n'est jamais tanné – il faut sacrifier la bête avant – , j'avais une légère fébrilité en ouvrant l'enveloppe et, lorsque j'en ai extrait le livre, m'est revenu en mémoire cet article, non signé, publié confidentiellement il y a 37 ans, qui surgissait soudain dans une revue à fort tirage – toujours non signé (ouf). Je l'avais relu alors, il était différent. Pourtant chaque mot et chaque phrase étaient à leur place. Lorsque ce n'est son regard, c'est la peau de l'autre qui transforme le nôtre.

Le Souvenir de personne - m@n

Je relirai donc ce Souvenir de personne pour vivre cette métamorphose.

°°°

Et de vous, j'ai parfois des nouvelles, je vous en livre ici trois :

Manon Godeau de la librairie Gargan'mots de Betton m'a envoyé ceci :
« Le vendredi 23 mars, nous recevrons Christine Lapostolle. La sortie de son dernier livre Latham, publié chez Flammarion, nous fournit l'occasion de l'inviter en dédicace de 17h à 19h et pour une soirée à 20h30.
Une photo du célèbre aviateur lui inspira ce livre, réflexion et évasion sur les événements relatifs sur la vie de Latham mais aussi sur l'art de voler et sur tout ce que ce mot libère.
Elle est également l'auteur de plusieurs autres romans: Regarder la mer (ed Léo Scheer), Nous arrivons (ed Seuil). »

J'aurai le plaisir d'y revoir Christine.

Michel Gros Dumaine participera au salon du livre d'auteurs charentais le 18 mars 2012 à Magnac sur Touvre avec son Staccato.

« Mein Meisterstück. » Robert Bruce publie son nouveau livre : Un café et l'addition, il le présentera au salon du livre de Dieppe le 12 mai 2012.

« C'était ce moment sans gloire, un peu désespoir, un peu noir, un peu hasard du dimanche soir. A l'heure avancée de l'après-midi, l'arrière quartier se pétrifie dans l'immobilisme dominical. Seuls deux ou trois cafés ouverts sur la place, pauvres isolats humains, expurgent régulièrement d'heure en heure, leur lot quotidien d'ivrognes, jambes en compas, mains indécises contre la clôture, rotant et pestant sans retenue comme des chauffeurs routiers ukrainiens....

  Dehors, le toit poussiéreux du véhicule bleu délavé stationnant depuis des semaines au coin de la rue, futur butin des épavistes, s'était recouvert des empreintes des chats du voisinage, formant ainsi un curieux tableau pointilliste, car les félidés avaient élu à l'unanimité la vieille carrosserie déglinguée, châtellenie du quartier.

  Sur les murs et poteaux de la rue, un prédicateur exalté a collé partout des affichettes portant le message suivant :

  Dieu te cherche !

  Quelqu'un répondit au stylo : Dis-lui que je suis au bistrot ! »

Un café et l'addition, Robert Bruce, 2012.

PS : Vous... n'hésitez pas à vous emparer de cette rubrique, il suffit de me contacter.

vendredi 20 janvier 2012

Staccato : première invitation à Neuvicq

Château de Neuvicq

L’association pour la mise en valeur et l'animation du château et de son site est heureuse de vous inviter samedi 21 janvier 2012 à 15 heures, salle boisée du château, 17490 Neuvicq-le-Château, à la première présentation publique du livre de Michel Gros Dumaine : Staccato publié par les éditions les penchants du roseau.

Michel Gros Dumaine est « un enfant de Neuvicq », arrière petit-fils du maréchal-ferrant Oscar Martineau (1874-1953) et de son épouse Maria (1879-1959).

Son roman raconte l’histoire d’un homme touché par la maladie d’Alzheimer dont les souvenirs d’enfance se déroulent dans notre village.

Des tableaux réalisés par Jean-Paul Ingrand « Étude d’atmosphère pour Staccato » seront exposés.

Entrée gratuite

dimanche 15 janvier 2012

Staccato de Michel Gros Dumaine est publié

« Il sourit. Il sourit toujours Simon. Sauf quand il râle. »

« Simon enjambe les hautes herbes. Saute le petit fossé. Quitte le pré. Il sourit. Le chemin blanc, enfin. À l’ombre des noisetiers. À travers le feuillage, au loin, il devine les premières maisons du village. Le toit d’ardoises des deux tours rondes du château. Simon serre sa besace contre son ventre. Il sent la boîte d’allumettes. Sous la toile. La bloque contre lui avec une main. Il s’apprête à courir. On l’attend. Là-bas, au bout du chemin blanc. Au village. Neuvicq-le-Château. Il n’oublie plus le nom. Comme avant. Quand il est tout petit. Il y a longtemps. Il surgit au loin. Tout d’un coup. Quand Simon arrive pour les vacances. Dans la voiture de ses parents. Ils disent : « Regarde Simon, c’est Neuvicq ! ». Ils oublient le nom, eux aussi. Jusqu’à l’entrée du village. Le nom, tout entier, sur le panneau. Maintenant, Simon sait lire. Il dit le nom. Le voilà à l’entrée du village. Il est en sueur. À courir tout le long du chemin blanc. Malgré l’ombre des noisetiers. À serrer contre lui le petit grillon dans sa maison d’infortune. Neuvicq-le-Château. Il se dit : « Regarde Simon, c’est Neuvicq-le-Château ! » Il sourit. Il sourit toujours Simon. Sauf quand il râle. »

extrait de Staccato de Michel Gros Dumaine.

Et le plaisir de vous annoncer cette publication. Ce 15 janvier. En sourire comme Simon. Râler qu'elle tombe un dimanche. Celui de Rémi. Seconde majeur. Bref. Un staccato.

Couverture Staccato 1

Couverture Staccato 4

En savoir plus et la page de bienvenue aux lecteurs.

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(1) Attention ! Vous recevrez la réponse d'une personne et non d'un robot, n'en soyez pas surpris.

(2) chèque à l'ordre de Christian Domec,
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Christian Domec
9 rue du Bourg au Loup
35140 Saint-Aubin-du-Cormier

(3) les références vous seront communiquées par retour de mail
(4) compte : christian.domec@wanadoo.fr

vendredi 30 décembre 2011

Staccato : quatrième de couverture

Couverture Staccato 1

« Se glisser dans le cerveau d’un homme atteint par la maladie d’Alzheimer n’est pas chose aisée tant cette terrible affliction est encore un mystère. Michel Gros Dumaine y parvient magistralement en s’immisçant dans l’esprit lézardé de Simon dont la mémoire vacille.

L’auteur sculpte des phrasés syncopés sur la tête d’une hampe créant avec ses mots une magnifique partition qu’il nous joue staccato. Tout au long du roman, il y pose son archet sans jamais quitter la corde. Le rythme saccadé de son style nous entraîne dans l’instant de Simon errant dans cette maison blanche, « Une vieille carcasse abandonnée dans les sables » face à la mer avec son flux et son reflux telle la mémoire de Simon où chaque embrun vient par vagues réveiller le passé.

Un passé que l’auteur fait ressurgir, entre deux staccati, dans un concerto des quatre saisons. Celles de Simon ressuscitées par le souvenir de ceux qu’il a aimés. Le printemps, l'enfance, le lever du soleil, l'été, la jeunesse, le soleil au zénith, l'automne, le temps des moissons, mais aussi celui des regrets. Enfin, l'hiver, le repos, la mort peut-être, en tous cas là où « Simon ne sent plus la caresse du monde. Perdu dans l’infini où sa mémoire le porte. »

Staccato, un magnifique roman à lire legato. »

Cécile Delalandre, écrivain.

°°°

Staccato de Michel Gros Dumaine paraîtra le 15 janvier 2012.

jeudi 29 décembre 2011

Staccato attendu le 15 janvier 2012

« À Louise, Françoise, Martine… »

De l’autre côté de la baie, la vitrée, ce dimanche 15 janvier 2012, paraîtra Staccato de Michel Gros Dumaine. À l’émotion de sa lecture se joint celle de sa publication. Et Simon.

(Michel, toi qui connais mon atelier, tu verrais, il est sans dessus dessous. Jules Verne n’y est pour rien, le vergé se bat avec la colle pendant que l’imprimante vrombit. Un vrai spectacle de fin de… d’année).

« Elle est seule. Posée sur la plage. Parfois, au soleil levant, ses murs blancs donnent l’impression d’une antique bâtisse. Une vieille carcasse abandonnée dans les sables. Assis sur le canapé du salon. Seul, aussi, Simon regarde la mer. À travers la grande baie vitrée. Elle envahit la maison, rythmant les journées de ses allées, de ses venues. Son horizon, courbé, esquisse la rondeur du monde. Simon regarde le monde. Courbé, lui aussi. Par le temps. Et…

Un vieux tourne-disque. Glenn Gould déplie les Variations Goldberg. Simon écoute le jeu non legato. Léger, lent. Frappé, vif. C’est du temps. Du temps qui joue. Comme celui de Simon. Avant. (…) »

Michel Gros Dumaine in Staccato

Couverture Staccato 1

Illustration de couverture d’après une Étude d’atmosphère pour Staccato.
Jean-Paul Ingrand, octobre 2011.

Couverture Staccato 4

Présentation en quatrième de couverture par Cécile Delalandre, écrivain.