
Je poursuis la présentation de Scryf en
dévoilant des bribes de ce qui s’y passe, vu de l’intérieur. Comme j’aime bien
mettre la tête en bas, je commence par un « retour de lecture » de
Marc Sefaris et les commentaires qui y sont liés. Dans Scryf, l’idée est assez simple : on dépose un
texte, on lit un autre et on écrit un retour de lecture avec une appréciation
(sous la symbolique d’une couleur). Ce « retour » fait à son tour
l’objet d’une discussion et d’une appréciation. Bien sûr nulle obligation,
c'est pourtant certainement ce qui est le plus stimulant.
Le « retour », ci-dessous, est celui d’une nouvelle de Nat Renard,
La Main des Autres, écrite lors de sa participation à un petit
concours interne à Scryf ayant pour thème… (je ne m’en rappelle plus) ;
une écriture rapide donc. Vous pourrez lire La Main des Autres dans
une bonne semaine sur les penchants du roseau. Si vraiment vous êtes pressés,
rendez-vous sur Scryf, vous la retrouverez
facilement.
Nota : je livre ces éléments brut de fonderie, j’ai juste
« anonymisé » par des initiales les interventions des différents
commentateurs hors Nat Renard et Marc Sefaris.
Retour de lecture de La Main des Autres de Nat Renard par
Marc Sefaris
On retrouve dans cette nouvelle les qualités d'écriture de nat : style
travaillé mais limpide, sérieux et goût pour les grandes questions universelles
(qui donne à cet "entre nous" une portée inattendue), beau titre suggestif - et
en prime le final, mélancolique et discrètement lyrique, qui ne laisse pas
indifférent.
Mais pour moi la magie n'opère pas, parce que dès les dix premières lignes,
je sais qui sont ces Front-plats et on peut deviner la nature de la tristesse
du vieux tailleur (la nouvelle perception de Néandertal a été largement relayée
par de nombreux livres et documentaires grand public, sans être spécialiste de
paleoanthropologie, on peut difficilement ignorer aujourd'hui sa richesse et sa
singularité). Du coup, le deuxième dialogue est en quelque sorte la
confirmation, à peine le prolongement du premier; ce dont le jeune Homo Sapiens
sapiens prend conscience, on a pu le comprendre bien avant lui. Autre
conséquence (à mes yeux): les détails donnés sur les différents personnages ou
leur attitude apportent peu (à part nous dire qu'ils sont humains), ce qui
n'était pas le cas de "Retour de Mission" ou de "Hors-Réseau", où chaque détail
avait son importance, dans une atmosphère immersive qui s'imposait à la
lecture. Là, Mirin est "timoré", il "fit sonner un bâillement manifeste" etc.,
soit, mais so what? Ils ont beau agir et parler, ces personnages me semblent
trop abstraits. Ce n'est donc pas le manque d'action que je critique - une
nouvelle peut tenir sur le ton, la sensation etc., mais le fait qu'il s'agit
d'une réflexion habillée par des échanges de paroles qui ne sont finalement
qu'informatives. Je suis certain que tu pourrais, Nat, donner corps à cette
grande solitude, par une situation qui implique davantage les personnages de ta
tribu, qui là restent en quelque sorte en position
d'observateurs-archéologues-philosophes.
(débats en perspective - pas de violence svp)
Commentaires de ce retour de lecture
D
Je pense que si Nat avait développé le sujet les dialogues etc, elle serait
parvenue à quelque chose de plus abouti bien sûr et de vraiment passionnant.
Néanmoins je trouve le texte très beau tel quel (ne pas oublier qu'il
s'agissait d'un concours de nouvelles) C'est curieux mais j'ai l'impression
qu'on a tendance à se montrer particulièrement exigeant avec Nat, je sais,"qui
aime bien châtie bien " mais quand même!
M
Et avec la racine (un pauvre végétal qui écrit, c'est déjà un exploit, non
!?), on n'est pas exigeant non plus !?... hi hi je charrie... mais ne châtie
point ;-))
Nat Renard
Hé, j'suis non-violente, moi !
Alors là, vraiment, Marco, je ne te suis pas, au sens où je ne comprends
pas. Je reprends point par, parce que, que tu sois accroché, ou pas, je me dois
de défendre cette nouvelle sur les points incriminés !
- on peut deviner la nature de la tristesse du vieux
tailleur : oui, et alors ? Il ne s'agit pas de faire du
suspense ! Quant à la nature précise de sa tristesse, je ne suis pas
d'accord avec toi. Le vieux n'est pas triste pour les Fronts-plats, il est
triste pour le monde. Cela est-il si évident, là, avant la fin ? Je ne le
crois pas.
- la nouvelle perception de Néandertal a été largement relayée par de
nombreux livres et documentaires grand public, sans être spécialiste de
paleoanthropologie, on peut difficilement ignorer aujourd'hui sa richesse et sa
singularité : là encore, et alors ??? Cela fait 20 ans que
j'ai étudié la (les) culture(s) de Néandertal, il n'y avait pas pour moi de
grrrand secret à dévoiler ! Il y a bien longtemps, au moins 20 ans, donc,
qu'on sait que Néandertal était un homme "évolué". On a même régressé un peu
récemment puisqu'on l'a sorti du groupe des Sapiens (on le nommait il y a peu
encore homo sapiens neandertalensis, et nous sapiens sapiens).
- Du coup, le deuxième dialogue est en quelque sorte la confirmation, à
peine le prolongement du premier : pas d'acc du tout. Dans le
premier, le jeune entend que les fronts-plats n'étaient pas des grosses
brutasses. La mise en perspective par rapport à ce qui fait leur humanité à eux
est un aspect tout à fait différent. L'idée d'un autre différent, non par sa
simple morphologie et sa façon de vivre, mais par ce qu'entraîne la première,
cela va bien au-delà d'une simple apologie de la différence.
- le fait qu'il s'agit d'une réflexion habillée par des échanges de
paroles qui ne sont finalement qu'informatives : Il y a le fond,
certes, je n'ai pas caché son importance à mes yeux dans les comm échangés avec
D, mais il y a aussi l'idée de voir les uns avec les yeux des autres, de se
placer dans la tête d'un cro-magnon pour voir un Néandertal. Et cela en deux
coups de cuillère à pot comme le format l'impose.
Par ailleurs, rapporté à tes autres retours de lecture, j'ai l'impression
que tu évalues ce texte par rapport à moi et non pour lui-même. Ce jaune qui
m'a fait frémir, je l'avoue, dit quand même aux lecteurs potentiel que c'est
mauvais. Que la magie n'opère pas, certes, je le comprends, mais ça
??? Cela me laisse vraiment perplexe.
V
Pardon d'apporter mon grain de sel, je ferai un retour détaillé dès que
possible. Mais c'était une de mes nouvelles préférées du concours, Nat, ce qui
ne m'empêche pas de me retrouver dans l'ensemble des critiques de Marco.
L'idée générale me plaisait (l'énigme de leur disparition, la
confrontation), et l'écriture est réussie. Mon curseur, emporté par ce
mouvement général sera donc plus vert. Il reflètera mon plaisir de lecture.
Mais, il ne me semble pas que Marco ait tort dans ses remarques.
Nat Renard
(je précise que j'écris tout ça sans animosité. Une fois de plus je ne suis
pas dans la récrimination, seulement dans l'exigence légitime de ma propre
compréhension :)
M
Tu t'enfonces, Goupil... Tu t'enfonces... ;-)))
Au fait, moi, j'avais rien compris de l'intrigue... j'avais pas pigé que
l'histoire se rapportait à la fin des hommes de Nez-en-tergal !... Vous pensez
pas que j'suis p'têt un Front-Plat moi aussi !? ;-)))
- Ce jaune qui m'a fait frémir, je l'avoue, dit quand même aux lecteurs
potentiel que c'est mauvais. Que la magie n'opère pas, certes, je le comprends,
mais ça ??? Cela me laisse vraiment perplexe. --> et si on essayait les
2 CURSEURS !?... Noooooooon, pas la maquette grandeur nature du
favicoooooooooooon ... BONG!
Nat Renard
On s'est croisés, V. Merci de me soutenir en ces intants douloureux... Ben
s'il a le temps, Marco répondra à ma contre-proposition :) . Je maintiens,
persiste, et signe !
(ça fait quoi comme bruit, une racine, quand on l'arrache de son mauvais
terreau, hein ?)(sluuurp ?)
M
La racine, brune à l'extérieur, blanche à l'intérieur, est du type
pivotant, souvent lignifiée et peut atteindre après plusieurs années des
dimensions impressionnantes (jusqu'à 60 à 80 centimètres et plusieurs
kilogrammes). (source wiki) : au-delà du phantasme féminin, Nat,
n'épuise pas tes petits biceps!!! Je suis inamovible (et même pas admin !
Hi hi, le French paradox à moi tout seul ;-))))
racine (suite) : Les vieux sujets peuvent s'enfoncer à plus d'un
mètre dans la terre et sont donc difficiles à arracher. : Ha ha, tu
vois! c'est pas moi qui le dit !
L
Je suis assez d'accord avec Vilnus (et donc assez proche de Marco ;-)):
j'avais mis ce texte en deuxième place lors du concours, j'ai trouvé l'idée
très bonne, la fin est touchante et bien vue, le texte est bien mené, mais
pourtant je n'étais pas si enthousiaste que ça, je me suis presque ennuyé sur
la deuxième partie (la veillée près du feu) j'ai eu un peu l'impression d'une
répétition par rapport au premier dialogue, alors qu'à la réflexion, Nat, je
suis d'accord avec toi qu'il y a bien plus de choses dans le deuxième que dans
le premier mais c'est surtout la fin qui apporte ce plus...
Bon, je ne sais pas trop bien expliquer ce manque d'enthousiaste, mais
encore une fois il m'a tout de même bien plu, et je lui mettrais un "vert" plus
qu'un "jaune"... mais on en revient à ces histoires de curseur: celui de Marco
est au dessus de mitigé, mais tu le perçois comme "mauvais". je pense que vous
ne réglez pas le curseur de la même manière pour un ressenti proche. Par
exemple, de mémoire, j'avais reçu le même vert de toi et de Marco sur "Samedi",
alors que tes critiques étaient bien plus négatives ("bonne idée mais
traitement décevant", en gros), personnellement j'aurais plutôt associé un
jaune qu'un vert à ta critique (mais tu n'es pas obligée d'aller rectifier,
hein ;-)).
D
C'est bien compliqué ces histoires de couleur ! Et si on faisait un
curseur arc-en-ciel?
Nat Renard
@L : on peut tout à fait avoir des réglages de curseur propre, ce que
je dis, c'est que au vu de toutes les évaluations de Marco et de son intro de
retour, il me semble qu'il évalue plus le texte par rapport à ce qui peut être
attendu de Nat que le texte tout court. Tu vois ? Moi, j'ai le curseur
généreux, peut-être parce que je n'aime pas le curseur...
On aime, on n'aime pas, là n'est pas le propos. dans ce que dit Marco, je
lis des intentions que je n'ai pas eues, et qu'il me prête par exemple par
rapport à un contexte médiatique (on a pas mal parlé de néandertal récemment).
Mais je ne vais pas redire ce que j'ai dit plus haut...
En tout cas, ce n'est qu'une petite nouvelle. C'est juste que quand mon
intelligence est heurtée, c'est un principe, hein, je veux aller plus loin. La
parole est à Marco, donc, je sais qu'il lira attentivement ce que j'ai
expliqué.
M
Aaaaaaaaaa-telier Peinture! Aaaaatelier Peinture! Aaaaaaaaaquarelle...
Piiiiiinceaux Toâââââles vierges ! Aaaaaaaaachetez mes gouaaaaaaaaaches !!
Aaaaaaaaaa-telier Peinture! Venez colorier le(s) curseur(s) selon votre
goût !
- Oui, ma petite D !?... du rose?... mais pourquoi pas!
- Hmm, Potatoe?... du noir? Mais c'est une bonne idée, ça, mon petit (qu'il
est mignon, ce gosse) ! - Moui, Renardeau?... Ahh, tu veux plus dessiner,
toi!?... Parce...parce que les pinceaux sont en poils de renard ! Ah ben
oui, j'avais pas remarqué!... Mais j'ai rien d'autre à te proposer, moi !? Cet
aprèm', c'est Atelier peinture. Point. ... hmm, tu veux tout repeindre en
blanc!? Bon, d'accord alors, je te donne du canson violet... Voi-là !
Marc Sefaris
Oui oui, je viens de lire vos coms, peux pas rester, là, mais je reviens te
répondre dès que possible, Nat. Ta réaction est bien sûr plus que légitime
(j'aurais été déçu et inquiet si tu avais dit: "ah... bon... merci, Marco"). Il
y a juste un malentendu à lever (sur la "mode" néandertal, je n'ai pas dit ce
que tu sembles penser dans ton dernier com') (bon, un désaccord persistera,
mais c'est ça aussi, l'intérêt du Regard des Autres ;)))
M
@ Marc Sefaris : j'espère que tu as noté la non-violence de la racine
!? Tout par l'humour dorénavant ;-)
@ C : Dis, dis, c'est bon !?... Je suis pris dans ton groupe d'écriture
de pièces de théâtre ? ;-))
@ Nat : Bizarre... Je vois toujours pas passer la pétition en faveur
des 2 curseurs !?... Tu sais pas à qui tu l'as passée en dernier par
hasard ? (suis sûr qu'il/elle l'a planquée! ;-)))
Nat Renard
@Marco, mode ou pas mode (j'avais peut-être mal compris), l'idée n'est en
rien de défendre le fait que Néandertal était un mec cool. Mais j'attends ton
vrai com sur mon com sur ton com.
@la racine : hum, comment dire... tu ne trouves pas que tu squattes un
peu partout avec ton doubeul curseur de la mort qui (me) tue ? Hein ?
Ce n'est pas le fond de ma requête à Marc. Non, non.
M
'Scuse, Goupil, j'avais oublié un smiley de clôture ! C'est fait
;-)
D'un autre côté, les discussions sur les curseurs en sont à choisir entre
des diodes colorées façon K2000 et des smileys qui vomissent !!!
Sûr que personne ne veut 2 curseurs ?... 1... 2... 3.... Adjug...Ah ouiii...
à ma droite?... Une proposition? Oui... allez-y! ... non non, n'ayez pas peur
du goupil, il est empaillé ;-))
Marc Sefaris
Donc, Nat, rapidement sur un peu tous les points: 1) sur le "jaune", je
reprends ce que dit L. Non, personne ne peut penser que jaune c'est "mauvais".
Ou alors, quoi? orange c'est ignoble et rouge ça dépasse l'entendement
tellement que c'est nul? Un moment donné, l'histoire des curseurs généreux ou
radins, faut arrêter. Les mots ont un sens jusqu'à preuve du contraire: pour
moi, "enthousiasmé" ça veut dire que le texte m'a enthousiasmé (et ça commence
dès "8", puisque pour l'instant c'est le vert foncé la couleur ultime),
"intéressé" c'est intéressé, "mitigé" a priori veut dire mitigé, "déçu" a
tendance à signifier déçu, et je n'exclus pas que "consterné" évoque un
sentiment proche de la consternation. Donc, quand je te mets le curseur au délà
du milieu, ça signifie, pour tout scryfeur, que je ne l'ai pas trouvé faible ou
mauvais, mais moyen (moyen + si on veut être précis). Ce qui est bel et bien le
cas: je l'ai trouvé moyen. 2) Nat ou pas Nat? Bah non, j'étais mitigé en lisant
ce texte pendant le concours. Et en le relisant: pareil. Qu'il soit écrit par
toi ou par Cash Advance ou par Marcel Proust ou par Néandertal I° n'y change
rien. (j'en profite pour te répondre volontiers, M : le double curseur ne
changeait rien non plus dans ce cas précis, puisque "techniquement" je trouve
le texte bien écrit mais mal construit: mitigé, donc). Et je redis ce que j'ai
déjà dit: si quelqu'un trouve mes textes moyens ou mauvais, qu'il n'hésite pas
à rectifier d'éventuels curseurs abusivement verts, pour moi ça n'a aucune
importance, seuls les commentaires/retours de lecture comptent, le curseur
donne une indication utile (pour les autres lecteurs) sur le plaisir de
lecture, pas plus pas moins, il n'y a donc pas à ménager qui que ce soit. 3)
Oui, j'ai bien vu que le deuxième dialogue ajoutait quelque chose - mais fort
peu à mon sens: désolé de me répéter, mais le manque de l'Autre était déjà
perceptible dans le premier dialogue, le vieux sage en dit ou suggère trop, je
pense (je me doute qu'il n'est pas triste pour les Néandertals qu'il n'a jamais
vus!). Pas de suspense, soit, mais pour moi trop de sur-place. Si tu
retravaillais ta nouvelle (ce que tu ne feras sans doute pas, tu as vraiment
l'air de la trouver très bien telle quelle ;)), ça serait peut-être en
apportant plus de complexité, de controverse (il y a bien des gens dans le clan
qui peuvent se réjouir de la disparition définitive des Fronts plats, non? qui
continuent à les imaginer comme des monstres mi-hommes mi-animaux?) et
peut-être placer le temps du récit plus proche de la séparation à la place de
ces regards très retrospectifs (par exemple en mettant en scène l'agonie de la
dernière représentante Front plats qu'ils aient connu, et les réactions
contradictoires autour de cette disparition imminente - enfin bref, c'est une
piste sans doute peu intéressante, mais c'est pour expliquer ce qui me semble
manquer). 4) Bizarre, ton histoire sur les intentions que je te prête - ce que
je dis dans le retour de lecture est très clair: point de vue du lecteur
lambda, uniquement. Tout ce que je dis, c'est que Néandertal "nous" parle, et
donc le manque de cet Autre est une idée certes fascinante, mais finalement
assez répandue, qui peut se résumer brièvement. Ou si tu préfères: le lecteur
moderne (le tien, hein) est pré-disposé à méditer sur ta méditation - ça
n'enlève rien à ta réflexion personnelle, ta passion (je sais bien que ton
propos ne suit pas la mode de Néandertal hype et pacifique, voyons!), mais ça
enlève, à mes yeux toujours, de l'intérêt à ce genre de développement. En toute
subjectivité.
M : oui j'ai vu. Bravo bravissimo ;))
M
Well well well... attaquons-nous donc au retour du comm' du comm' du retour
du départ des fronts-plats (ouf!).
Sur le fond, beaucoup de bonnes choses, fort logiques par ailleurs comme
"il y a bien des gens dans le clan qui peuvent se réjouir de la disparition
définitive des Fronts plats", ce qui reflète sans aucun doute le
sentiments de certains lecteurs quant à l'orientation unilatérale de la
nouvelle, sans la présence physique des protagonistes prognathes comme souligné
également. Mais également des points moins aboutis, comme " "enthousiasmé"
... ça commence dès "8" " qui reflète plutôt
une notion tout à fait personnelle (voire personnalisée), mais qui peut
expliquer tous les quiproquos précédents. Maintenant que les scryfeurs savent
que 8/20 est une bonne not... euh, appréciation, tout le monde va se faire des
bisous, c'est évident ;-))
Sur la forme en revanche, même un 8 semble trop beau, tellement le texte
apparaît empâté, sans respiration ni retour à la ligne, voire lourd par
moments : apartés entre parenthèses agrémenté de signes de ponctuation,
style normalement dévolu à des analphabètes du dressage de tabl... euh de la
mise en forme (pardon!?... MasterChef sur France1?.... Meuh non, je suis
concentré là, pour ce retour éminemment politique! Tu rigoles! T'imagines s'ils
savaient que je fais ça en dilettante!?... Jamais je ne pourrais faire ça,
m'enfin) comme des Sans-fronts, des racines par exemple.
Quant à la conclusion, médite! médite!... Bon, ok, au final, je mets 10,
té !
Marc Sefaris
Quel enfoiré ;)) Mais oui, tu as raison pour le 8° degré de la graduation
(sur 10, eh! :)), on tend vers l'enthousiasme, mais ce n'est pas l'enthousiasme
absolu, ok. Boh ça confirme que je suis pisse-vinaigre (je ne sais pas si cette
expression existe encore?), voilà tout.
Et en effet, mon com' est lourd, et peut-être pas très sympa par moment,
dans le ton. Que Nat m'en excuse, je l'ai tapé vite, en réagissant aux
différents points.
Nat Renard
Bon, je ne vais pas reprendre point par point, hein. Si je n'écris plus de
nouvelles, c'est bien parce que je ne trouve là plus grand intérêt pour le
moment. Je ne vais donc pas épiloguer... Sur le fond (du texte), je crois qu'on
ne voit pas la même chose. Et finalement, je ne m'adresse sans doute pas à
grand monde. Une remarque sur tes suggestions : la controverse, le pathos
de l'agonie, ce sont justement pour moi autant d'écueils, de trucs faciles et
attendus. Quant à un récit plus proche de la séparation, eh bien non, c'est
justement un éloignement qui donne des airs de mythe à l'histoire qui
m'intéresse. Et que ce soit dans les émotions des persos ou dans le temps, je
veux garder de la distance.
En tout cas, évidence pour toi ne l'était apparemment pas pour tout le
monde.
Et pour finir : le manque de cet Autre est une idée certes
fascinante, mais finalement assez répandue ? Donne-moi des lectures
sur le sujet, trouve-moi un vermisseau à me mettre sous la dent. Soit on ne
parle pas de la même chose et j'ai décidément bien du mal à me faire comprendre
(et je n'ai qu'à mieux faire), soit un grand quelque chose m'a échappé et
j'aimerais (sincèrement) que tu m'éclaires (en me donnant des références).
Damned, ma première idée était post-apocalyptique...
Clairement, sans le concours, je n'aurais pas écrit cette nouvelle. Mais
oui, je l'aime telle quelle, et non, je ne suis pas d'accord avec toi. Et je
pense que c'est vraiment une question de sensibilité, dans le sens de
Propriété de la matière vivante de réagir de façon spécifique à l'action de
certains agents internes ou externes. Avec ça, je reste dans le sujet
:)
Nat Renard
Et bien sûr, j'ai répondu sans avoir lu le dernier comm de Marco...
M
Pffff! Et dire que j'étais le King du comm' pavesque !! Me voilà piétiné à
la fois par un goupil ET par une Pomme de terre... Heureusement que les mois
chauds d'été, la mandragore végète... M'en vais bouder dans mon humus tiens!...
Hey, ptêt' que j'vais trouver des ossements paléolithiques ;-))
A propos de préhistoire, personne n'a vu les Autres ce soir? Hou hou, les
filles !?... Les gars, où êtes-vous?
@ Nat : oui, je comprends mieux ton texte au vu de tes arguments, et le
fait qu'il te soit cher. C'est en soi une performance de se mettre à la place
d'hominidés de cette époque. Toutefois, admets qu'il a pu ne pas enthousiasmer
certains lecteurs (d'autant moins qu'ils sont peu passionnés par la
préhistoire, comme moi, j'avoue) en raison d'une certaine immobilité et d'un
discours 'unilatéral'. Bisous ;-)
Nat Renard
Ah ben oui, la racine, je comprends qu'il n'enthousiasme pas tout le
monde ! Là n'était pas la question... (mais je sais aussi que j'ai des
fans pour ce texte, non déclarés, bien sûr, à part cette bien chère D, car ouf,
il y a aussi des lecteurs hors de Scryf)(enfin, il vaudrait mieux qu'ils
viennent aussi, mais on n'est pas encore tout à fait assez universels :)
Marc Sefaris
Damned, je vais arrêter de dialoguer avec toi, parce que tu vas finir par me
faire douter et un homo sefarisis a déjà trop tendance à douter :)
Sur la distance chronologique à garder dans ta perspective, tu as forcément
raison. Sur l'idée "répandue", je me suis mal exprimé, je ne voulais pas dire
"banal" (et donc on en trouverait plein d'occurrences ailleurs), mais plutôt:
une idée immédiatement familière - par toutes les notions d'empathie et de
regard de l'Autre qui nous sont inculquées très tôt (au collège/lycée, c'est un
thème tarte à la crème - on parle certes de cultures si voisines et si
différentes et non pas d'espèces voisines, mais l'analogie se fait facilement,
et dans mon souvenir, il devait bien y avoir un épisode de "L'Odyssée de
l'espèce" (ou une de ses nombreuses suites/annexes) qui évoquait la
proximité/distance Néandertal/Cromagnon - ok, ça n'était pas ton idée exacte,
j'ai bien compris, mais voilà, pas loin, au seuil de ton idée si tu préfères.
Et comme je le disais, en toute subjectivité (je ne prétends pas que tout le
monde doive ressentir cette "familiarité" en lisant ta nouvelle).
D
C'est drôle,je sens une ironie dans cette "bien chère D"...ou bien est-ce
que je deviens parano ?
Marc Sefaris
Nat te répondra, mais à mon avis: parano.
Comme tous les sapiens sapiens, du reste.
M
Hé hé! La racine y échappe donc, à la parano ;-))
Aaah ma bien chère D!!! Tu me manquais ;-)
Nat Renard
Oui, oui, parano Dimitra ! Bel et bien chère !
Et les gars et la fille, je crains là, je viens juste de me rendre compte
que mon fiston ne dormait pas encore, toutes lumières allumées, hop. Je vous le
dis, je passe trop de temps devant mon écran...
Marco : doute, mon garçon, doute... Car ce n'est pas de cette notion
d'empathie et de regard de l'autre, que je parle...
Hi hi.
hé hé.
Dodo
Marc Sefaris
tsss, ça c'est petit.
au seuil, disais-je, au seuil...
M
@ Nat : espèce de Doris !! T'avais oublié que t'étais maman !?... et
arrière²-arrière² petite-fille de fronts-plats alors ? ;-)))
°°° (à suivre) °°°