Journal des penchants du roseau

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mercredi 3 avril 2013

Tisane & canneberge

Un article de Ouest-France sur Carmen Pennarun lors de sa dédicace de Tisane de thym au jardin d'hiver. Ce que ne dévoile pas l'article est que Carmen a eu la très bonne idée d'apporter une tisane de thym maison et une poignée de canneberges secs. J'ai souris lorsqu'une personne a demandé à Carmen une tisane, voulant le livre, et qu'un verre parfumé lui fut proposé. Elle prit alors les deux.

Une petite séance de dédicaces bien sympathique et réconfortante en la librairie Page 5 de Bruz.

(je me suis régalé de canneberges, merci Carmen)

samedi 15 janvier 2011

Dépôt-vente enfants...

cochon

… Oui, vous avez bien lu ! Je ne sais si je deviens péquenot (1), mais en parcourant quelques ruelles d'une « métropole » régionale en attendant l'ouverture d'une librairie, j'ai découvert cette enseigne et me suis dit : « ça y est, ils ne cachent plus ce commerce et, Noël passé, il y a bien quelques soldes à faire sur le marmot. » Ah ! Déçu, déçu j'ai été, derrière la vitrine, il n'y avait que de la layette et des jouets, comme si l'étal d'une charcuterie était composé de cochons-tirelires. J'ai souri et pensé : « demain, ce sera le titre du billet pour remercier les libraires qui ont bien voulu accueillir quelques livres des penchants. »

Alors donc, je remercie pour leur accueil, les quatre libraires qui ont eu des petits et grands penchants pour les livres que je leur présentais, ils rejoignent ainsi la petite liste de celles qui ont osé les penchants :

  • Gargan'mots à Betton
  • Page 5 à Bruz
  • Lectures vagabondes à Liffré (toute jeune librairie à particulièrement encourager)
  • Le Failler à Rennes

Si vous passez par là, n'hésitez pas à leur rendre visite, juste comme ça, et faites-leur un grand salut. Vous verrez, ces quatre librairies fort différentes ont chacune leur charme. Et qui sait ? Vous y dénicherez certainement un livre qui vous plaira.

Ah oui, péquenot, mais sérieux (ça me fait penser à ce terrible « pauvre, mais honnête ») : comment cela se passe-t-il avec les libraires ?

Pour les éditeurs/distributeurs Il y a, pour dire vite, cinq manières d'alimenter en livres les libraires :

  • l'office (la grande bataille des multinationales de la distribution pour occuper les tables des librairies : imposer volumes, mais permettre les retours) ;
  • la vente avec possibilité de retour sur catalogue (le VRP présente son catalogue, le libraire choisit les références après avoir écouté le discours commercial et consulté un échantillon) ;
  • la commande ferme (le libraire choisit et commande les titres qui lui plaisent, ils constitue son fonds) ;
  • la commande ferme au coup par coup suite à la demande d'un lecteur (le libraire commande directement les exemplaires qui lui sont demandés, ceux qu'il n'a pas en stock) ;
  • le dépôt (le libraire prend en dépôt des livres sans avance de trésorerie) ;

L'indépendance et la singularité d'un libraire se mesurent à sa résistance à l'office, sa capacité à développer son fonds propre. De notre côté, nous n'avons connu que les deux dernières manières, ce que nous visons c'est la commande ferme même pour des toutes petites quantités : le dépôt ne peut se faire qu'à proximité, la commande au coup par coup est un pis aller. Nous reparlerons de tout ça bientôt.

(1) qu'on ne se méprenne pas, péquenot n'a pour moi aucun sens péjoratif, bien au contraire, mais les fabricants de vernis – cûltûrêl & mêtrôpôlhautain, mon cher – ont toujours de beaux jours devant eux.

(photo de Lilly Darma, licence creative common)