Journal des penchants du roseau

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Tag - Paris Normandie

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vendredi 12 novembre 2010

Non ! Luciline n'est pas un ru

Mon apprentissage se poursuit.

Cet après-midi, coup de fil (1) de Conardie, un homme (2) passionné, chaleureux et outré me fait part d'un article dans la feuille locale. La Luciline, projet immobilier ambitieux, tirerait (3) son nom d'un ruisseau se jetant dans la Seine à l'ouest de Rouen ! Mes lointains souvenirs de la toponymie conardienne où le bec n'est pas loin n'avaient retenu un tel nom, mais plutôt des Cailly, Robec, Aubette ou Clairette. Mon interlocuteur me raconta toute l'histoire Luciline ; elle aurait plu à l'auteur de L'Allumeur de réverbères, puisque de son huile, pétrole lampant, le couvre-feu pouvait être retardé pour les bourgeois égarés entre théâtre, grisettes et ruisseau. Luciline , comme Lucie, doit son nom au luxe de la lumière ; tel l'a voulu le créateur de cette raffinerie Alfred Guérard en 1868. Malheureusement, n'ayant pris de notes, je n'ai retenu le reste de l'histoire. Tant pis. Mais j'ai promis à mon informateur d'écrire une brève ici. Dont acte.

C'est sans doute du jeune Guérard dont parle Flaubert dans sa correspondance à Louis Bouilhet en 1854 : « Quel voyage d'artistes vous allez faire, vous deux Guérard. Combien peu vous étudierez les monuments ! quelles minces notes vous prendrez ! comme Chéruel serait indigné ! et même Du Camp. Ce sera un voyage oenophile, tout à fait Chapelle et Bachaumont, on ne peut plus dix-septième siècle et dans les traditions. Un financier voyageant dans la société d'un poète et tous deux se soûlant conjointement, à la gauloise, dans les cabarets de la route. Je te recommande, à Poissy, chez le sieur Fient, aubergiste, une cuisine où il y a, peint sur la porte, un gastronome s'empiffrant. Cela réjouit le voyageur. »

(1) Moi qui d'habitude ne décroche jamais.
(2) Désolé de n'avoir retenu votre nom.
(3) notez mon emploi journalistique et jésuitique du conditionnel, je n'ai pu vérifier la teneur de l'article.

jeudi 4 mars 2010

Paris Normandie (re)parle des Conards de Rouen : cornes de bouc !

Je m'étonnais, hier, de l'article de Paris Normandie dont l'incipit et la conclusion nous présentaient les Conards de Rouen en évitant soigneusement de citer toute référence bibliographique.

Je viens de le relire et suis pris d'un éclat de rire, ça tire dans tous les sens et mériterait un petit coup de badine : « Les Conards, bouffons, badins de Rouen s'associaient tous les ans au Carnaval et avaient le privilège reconnu par le parlement de la ville de défiler masqués avec à leur tête un abbé mitré et de jeter aux tout-venant des rébus et des satyres. »

Jouvencelles & jouvenceaux de Conardye voicy de quoy nous réjouyr sy d'aventure les Conards revenayent.

Cornes de bouc !

mercredi 3 mars 2010

Paris Normandie (re)parle des Conards de Rouen

Paris Normandie - journal du groupe Hersant Média - à l’occasion d’un article sur l’excellente librairie L’Écho des vagues, évoque les Conards de Rouen. Il est dommage qu’il ne cite pas une seule référence bibliographique dont notre Les Conards de Rouen qui non seulement est en vente dans toutes les bonnes librairies dont L’Écho des vagues, mais librement consultable via notre bibliothèque numérique.

Il est vrai que ce journal n’est pas prompt à connaître et relater les sources : voir ici et .

Christian Domec, apprenti libraire.

PS : j’aurais bien laissé un commentaire au bas de l’article, mais, ici aussi, il faut s’inscrire : marchand mais frileux !

dimanche 27 décembre 2009

Rien ne presse... ou presque

J’ai dû me débrouiller comme un manche – vous me direz que lorsqu’elle se fait majuscule, elle borde au nord la Conardie.

Le 24 novembre dernier, une bonne semaine avant la sortie des Conards de Rouen, j’ai contacté la presse. Voici comment je m’y suis pris : j’ai envoyé un courriel personnalisé à une liste de journalistes et de responsables de publications institutionnelles. Courte liste, ne voulant arroser trop largement, je me concentrais sur le territoire rouennais (1). J’ai été déçu de ne recevoir aucune réponse (2), même pas le plus lapidaire accusé de réception et bien sûr, à ma connaissance, aucune mention, ni insert, ni critique, à l’exception d’Hervé Debruyne de Rouen Magazine (malgré ce problème de tueur de spam) et de Vincent Lalire (ajout du 13 janvier 2010).

N’ayant aucun stock à écouler, cela ne me gène pas outre mesure : il est bien question de manières (3).

Lorsque j’aurai le texte d’un auteur vivant à défendre, il faudra que je trouve le moyens d’atteindre des personnes de qualité.

Christian Domec, apprenti libraire.

(1) en particulier, furent contactés :

Hervé Debruyne de Rouen Magazine que je remercie
Benoit Vochelet de Paris Normandie
Philippe Goudé de France 3
Annie Le Fléouter de France Bleu Haute-Normandie
Marc Parrad, correspondant agence de presse (Reuter)
Dominique Aubin, correspondant agence de presse (AFP)
Michaël Gossent d’Agglo Mag
Nathalie Lecerf de Ma Région
Étienne Banzet de fil-fax Normandie
Vincent Lalire de Seine-Maritime magazine que je remercie

(Ce 6 janvier, Vincent Lalire me fait part : il n'a point reçu ce courrier - en fait deux -. Il est en effet possible que cet Onard fut jugé, par un programme automatique, indésirable. Il serait toutefois souhaitable, en terre de Conardie, de lever ce soupçon et ses automatismes guère humains)

(2) prenant mon balai, je vais au devant de ma porte et m’aperçois qu’il m’arrive de ne pas répondre à des courriels...

(3) « Il est des noms de rues comme de nos manières, elles furent frustes mais gaies, pieuses mais irrespectueuses. » (incipit de l’Adresse à Madame le Maire de Rouen).