Journal des penchants du roseau

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Tag - Platon

Fil des billets

mercredi 23 mai 2012

Ah ! j'aime lorsque Robert Bruce est en pétard, remonté comme un ressort

« J'en ai assez du diktat de certains éditeurs (...) je suis et resterai fidèle à ma logique éditoriale et "commerciale", un camelot de la littérature, un colporteur, un vendeur de rue pour mon plaisir, mon bonheur et celui de mes lecteurs »

Robert Bruce (lire le billet ici)

« (...) je vais entreprendre un grand et bel ouvrage sur le colportage. (...) Les passionnés aiment bien les traces écrites pour y revenir à l'occasion. Je me fais un devoir sacré d'écrire ce livre en tant que dernier colporteur officiel de France. (...) »

Robert Bruce (lire le billet ici)

PS : le dernier livre de Robert est Un café et l'addition, tout chaud publié. Le contacter directement pour toute commande (cf. liens ci-dessus).

samedi 24 décembre 2011

Il eût fallu tout reprendre de zéro

Robert Bruce écrivain colporteur et son âne Platon

jeudi 15 décembre 2011

À bientôt Robert !

« Hier, à Bacqueville-en-Caux, mon village d'adoption depuis plusieurs années, la vieille maxime populaire qui dit que nul n'est prophète en son pays, s'est vérifiée une fois encore.

Pourtant, j'avais préparé ma table de dédicace en grand, avec pas moins de 8 titres tels que romans, essai philosophique, nouvelles, carnets de voyage, et même une BD dans laquelle Platon, mon âne préféré est l'acteur principal.

Rien n'y fit. Ils sont passés à côté de mon stand d'un air indifférent, au pire dédaigneux, sans y prêter la moindre attention.

Bien qu'un peu désabusé aujourd'hui, cette indifférence d'un certain public vis-à-vis du livre n'entamera jamais ma conviction profonde, ma conviction secrète de ce à quoi je pense, de ce à quoi je crois, de ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles et culturelles, je veux parler de l'écriture et du livre. Pourtant, malgré ces échecs, je recommencerai encore, et encore, et toujours...

L'essentiel, n'est-il pas de semer aux vents d'orient, d'occident, d'autan, ces petites graines d'où germera un jour l'espoir. »

Robert Bruce

mardi 23 août 2011

Le Banquier de Platon

L'âne à la lyre

Si anales il y a, on dira que ça a commencé comme ça (cf. ici) :

°°°

Robert Bruce :

À la bourse, le pognon part en fumée
L'édifice se fissure prêt à s'écrouler
Les politiques vont au secours des banquiers
Rassurez-vous, dans un endroit bien planqué
Le magot entre riches, ils vont se partager.

À un sot il est facile de tout faire avaler
La note, c'est toi ou tes enfants qui allez la payer
Âne je suis, mais contrairement à toi « je le sais »
Je suis difficile à manœuvrer

Pour un vulgaire billet de banque, un sale bout de papier
La tête, ils vous font tourner
Derrière son guichet, cela fait rire le banquier
Pauvre sot que tu es,au diable ton âme tu as donné

Avec vos infos,vos histoires de tarés, votre société dégénérée
Vous nous faites bien rigoler
On arrive même à s'étouffer
On fait des paris, jusqu'où vous irez

Moralité

Je suis âne, et de moi on va se méfier
Je mords, je donne des coups de pied
Et plus encore, un billet de banque ne me fait pas avancer

Un sot, on peut tout lui soutirer
Lui faire miroiter le manège enchanté
Lui lier les mains et les pieds
Les paumes il viendra te lécher

Franfreluche

Robert, plus je vous pense - vous ENTENDS - et plus que je me dis que vous êtes la personne idéale pour adaptater les mémoires de l'âne de Jacques. Ainsi, Platon serait son nom. « Les Mémoires de Platon » où les banquiers seraient fustigés, voilà une idée qu'elle est bonne ! Je fus « banquière » dans une autre vie. Un vrai défi...

Robert Bruce

Chère Franfreluche, c'est une idée sympa à explorer. Voulez-vous travailler ce thème avec moi ?

Christian

Fanfreluche & Robert, si vous désirez travailler ensemble sur cette idée à « ciel ouvert », je vous ouvre un billet.

Vous pourrez utiliser les commentaires de celui-ci comme lieu d'échange.

Qu'en pensez-vous ?

Robert Bruce

Cher Christian, j'en pense le + grand bien, mais ma partenaire est-elle ok ?

Christian

Eh bien, cher Robert, attendons la réponse de Fanfreluche Franfreluche.

Franfreluche

Chat alors ! (sic) Malgré que morte de trac - quoique - et que que que que ce n'est pas la première fois que j'y pense (en secret), je veux bien tenter. Mais voilà. Par où et comment commencer ?

Christian, oui. Ouvrez-nous donc une page. Merci !
Robert, essayons, on verra. Nous verrons. = :o)--

NB : "Penser" est un grand mot, car j'en avais surtout "rêvé" lorsque j'ai lu les chapitres fort amusants consacrés aux "huiles" par Albert Cohen dans la Belle du Seigneur... Excusez du peu !

PS : veuillez, mais non ! "Je vous prie de bien vouloir excuser" ma si tardive réaction, mais j'étais en train de vadrouiller sur d'autres scènes et rives telle ma grande et incorrigible copine. :)

°°°

Voilà qui est fait & lyre.

(photo : L'âne à la lyre empruntée à Fragments de rue, demande d'autorisation de reproduction en cours)

jeudi 10 juin 2010

Et maintenant ?

La Caverne aux livres

(photo d'Alexandre Duret-Lutz, La Caverne aux livres, licence creative common)

mardi 23 mars 2010

À défaut de Platon, un fameux gueuleton (Quévreville-la-poterie)

Au pays des trois chèvres et du pot il y avait donc ce salon. Il faudrait l'œil oblique et la souplesse du poignet de Maupassant pour en faire complète chronique. Portant lorgnons et métacarpe rigide, je ne m'y risquerai pas. Vous ne saurez donc rien sur la brièveté répétitive des discours inauguraux de quelques édiles vite évanouis après les bravos d'usage, ni de ces livres vendus comme des mouchoirs le furent de bourg en bourg dans le Bas-Maine, ni de ces yeux épiant la taille de la pile d'en face et son oscillation. Non, non juste ce qui m'a plu.

À peine arrivé, j'apercevais mon nouvel ami, Robert Bruce, mais fut déçu de ne voir son âne Platon, je comptais sur lui pour évoquer la chose publique lors du banquet de la mi-journée. Robert, percevant mon dépit, me présenta Marie, la délicieuse Marie qui fut presque la seule à s'intéresser à « ma tête de Conards ». Plus avant, je retrouvais une amie d'enfance, Catherine Laboubée qui poursuit son aide-mémoires. J'ai installé sur une petite table mes Conards, des Bleu Terre, « ma tête de Conards » et des Poupie Limpopo avec un mode d'emploi. Ils me sauvèrent – je ne pouvais rester en place choisissant tout prétexte pour quitter cette table, échanger un mot ici, questionner une bibliothécaire, chantonner là, fumer dehors, sourire au regard franc de Sonia Vandoux –, ils me permirent de distraire cette table du pliage aidé des enfants s'en approchant. Il en est un, pris certainement d'une frénésie digne d'un apprenti libraire, qui en plia une petite dizaine.

Je vais vous le dire franchement, le clou de la journée fut pour moi le repas, fameux festin, buffet à l'éphémère esthétique avidement détruite par des papilles émoustillées. Aidé par un bon petit rouge, Marie, Robert et moi-même avons « luronné » une bonne petite heure en oubliant totalement que le livre nous devions servir (servir ? À ce propos je remercie les organisatrices de ce salon particulièrement charmantes).

Bon alors, ai-je vendu un Bleu Terre ? Euh non, je n'y ai pas pensé... Surtout n'en parlez pas à Jean-François Joubert, Platon n'est pas là pour me défendre.

vendredi 19 mars 2010

Trois chèvres et un pot

sente de la chèvre qui bâille

Dimanche 28 février, en ma malle-poste, j’ai eu le plaisir de découvrir un court message m’invitant à partager bonne chère dans le village de Quévreville-la-poterie ce 21 mars 2010. Vous me connaissez, ça n’a fait qu’un court pli, j’ai accepté, d’autant que ce repas est le mitan d’un dimanche littéraire où je pourrai, à la criée, proposer mes Conards et le Bleu Terre de Jean-François Joubert.

Ce village, sur le plateau qui surplombe par l’est la capitale de la Conardie, je ne le connais pas vraiment – il n’est pas loin pourtant. Alors, en préparant mes petites affaires, je plisse les yeux et imagine trois chèvres et un pot : nos anciennes compagnes méprisées et l’une des plus vieilles réalisations humaines, prémisse de l’art en cuisine et matrice étymologique de notre tête (cf. testa).

Alors, outre – elle ne saurait rester vide – Bleu Terre et Les Conards de Rouen, j’emmènerai cette vraie tête de Conard en terre cuite façonnée par Jocelyne et un petit livret à plier, pour les enfants curieux, contenant l’amorce de l’histoire de Poupie Limpopo de Cécile Delalandre.

Ah oui, c’est ce dimanche de 9 h 30 à 18 h, salle de l’Europe, si d’aventure…

PS : Platon sera-t-il là ?

vendredi 1 janvier 2010

Un colporteur sans Platon au pays des pingouins

Pingouins

Je venais à peine de quitter une petite pingouin de mes amis et son plongeon en Manche glaciale, remuante et venteuse lorsque je vis sur un chalet provisoire un placard de facétieuses aquarelles : celles de René Cocagne. Sur le côté, une ouverture découvrait un étal recouvert de livres de belles textures. L’image d’un âne, un nom qui ne m’était pas étranger, un caractère : mais oui ! Ce sont les livres du fameux colporteur Robert Bruce qui chemine souvent avec son âne Platon.

Il était derrière moi, le sourire aux lèvres. Je pris d’une main son Allumeur de réverbères pendant que de l’autre je serrais chaleureusement la sienne. Le gel écourta notre conversation et n’ai su lui dire à quel point j’étais réjoui de le rencontrer. Pourtant une personne qui aime lire et parfois écrire, dit-on, manquait : Platon, son âne.

CD, 2010.

PS je n’ai encore lu L’allumeur de réverbères, j’ai pourtant apprécié le court avertissement en début de volume : « Comme il est d’usage, je dois préciser que les personnages de ce livre ne sont pas complètement imaginaires, puisque je les ai inventés. »

(photo : framapix, LL de Mars, Harrypopof, , licence creative common)