Journal des penchants du roseau

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lundi 26 mars 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Peaux de papier

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Chers lecteurs de Peaux de papier de Yasmina Teterel, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer ; ou gardez le silence si vous le préférez.

[je réactualise ce billet-accueil des lecteurs de Peaux de papier en y glissant au fur et à mesure que j'en prends connaissance des avis glanés ici ou là, n'hésitez pas à me faire parvenir les vôtres]

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En général la poésie n'est pas mon genre préféré, mais je n'ai éprouvé aucune peine à entrer dans l'univers de Yasmina. Ici, aucune affectation, juste des mots vrais et sincères. Au fil des pages j'ai été bouleversée (Mary Eye Liner) nostalgique (Lever) révoltée (Le Chien de garde) et même joyeuse ( le soleil brille...)

Mon texte préféré? Peut-être Le voleur de rêves....Et tous les autres.

En reprenant certains textes j'ai ressenti plus profondément la grande tristesse, la noirceur même de ces poèmes. Le temps qui passe en laissant des blessures , les amours absentes, la froide solitude sous la lune, la vie avec ses douleurs..

"Et un jour, les yeux ont tiré leur couverture "..

Dimitra (recopié de commentaires ci-dessous)

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Je viens de lire et de relire Peaux de papier.

Quelle profondeur dans votre pensée, quelle fluidité dans votre écriture !

Votre chant est fort comme un opéra, parfois en relief, parfois en creux, parfois sage, parfois douloureux. C'est une langue universelle, celle de l'innocence ou de la souffrance, de la raison démesurée ou des illuminations. Vous répugnez à la laideur, vous magnifiez les bonheurs. Alors, je vous dis simplement merci, merci et à bientôt.

Robert Bruce (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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J'ai pris le temps, ou plutôt "Peaux de papier" me l'a pris et je l'ai laissé faire avec délectation...

Yasmina Teterel est une vraie poétesse! Quel talent!

Il y a de l'élégance, de la délicatesse, de l'humble justesse, et surtout une discrète mais si éclatante profondeur dans ses peaux de mots!

Sous ce bel épiderme perce sans saigner l'humanité entière faite de retenue y versant à la fois ses douleurs et ses petits bonheurs..

Yasmina ne s'efface pas, elle laisse de vraies et belles traces:

   "là où le futur est passé
Là, au centre,
Percer l'oeuf.
Ecrire."

Cécile Delalandre (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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S'il y a bien un pan du registre de la chose écrite qui me met toujours un peu mal à l'aise, c'est bien celui de devoir donner un avis sur des poèmes. Tant il me semble que c'est de l'ordre de l'extrême intime. Dans le cas de Yasmina je suis, en premier, infiniment séduite par le titre. Les mots qui prennent chair dans ce recueil étincelant témoignent que le creuset est douloureux et profond, mais aussi d'une belle élégance. S'il ne fallait en choisir qu'un seul pour exprimer mon penchant de l'instant présent, ce serait peut-être celui de la page 21... Mais aussi celui de la page 13 et... les suivants ! Bien évidemment. Si l'amour et la mort sont, comme il est dit, les mamelles éternelles du poète, il me semble que Yasmina Teterel le confirme.

Véra (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Peaux de papier est arrivé chez moi par surprise... Il repose depuis sur ma table de chevet pour que je puisse le lire et le relire. J'ai une sensibilité toute particulière au Voleur de rêves et au Chien de garde. Des mots solaires, tout en douceur, pour dire la noirceur d'un monde de douleur. Merci Christian de m'avoir fait découvrir Yasmina Teterel. Merci Yasmina pour vos merveilleux mots.

Anne Laure (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Le lecteur lit Peaux de papier comme on déguste un thé rare. J’ai bien aimé la phrase mise en exergue : "Si je me tue tu m’en voudras toute ma vie ", cela sonne comme un lapsus, c’est un présent du ciel reçu par lecteur ou par la lectrice. Les poèmes de Yasmina Teterel reflètent la lumière d’étoile dans la noirceur de la matière noire. De cette noirceur de charbon Yasmina Teterel a su ciseler un diamant. On ne lit pas seulement les vers, les lettres ont leurs mots à dire. Yasmina Teterel est un auteur inspiré, une femme de lettres. Ces peaux aime fait de papier couleur chair poursuivent longtemps le lecteur après la fermeture du livre.

Rémy (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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Cela fait déjà un bon moment que je suis en possession de votre beau recueil "Peaux de papier" que je lis et relis éblouie par la beauté des poèmes, leur profondeur, leur style fluide et élégant.

Chère Yasmina, vous me faites aimer la poésie contemporaine et je vous en remercie.

Maïa (recopié d'un commentaire ci-dessous)

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vendredi 24 février 2012

C'est fou !

Oui, c'est fou comme je peux être oublieux, mais c'est ainsi. Où avais-je la tête ? Il faut dire que c'est le même jour. Et arroser, arroser, ça finit par assécher.

Pourtant de commentaires, Véra arrose nos penchants habillée de mille manières. On sourit parfois, on est agacé de temps en temps, on est en colère même. Mais lorsqu'ils disparaissent, ils nous manquent un peu. On est compliqué, donc. Humain encore, quoi.

Bon anniversaire donc, Véra, pour ce 21 dernier. Votre boîte aux lettres devrait se garnir très bientôt d'une brassée de tilleul, de menthe, et de fleurs de sel.

Je le sais, je suis oublieux, je le sais, je le serai encore. On y peut rien. On a été distrait par des pécadilles, mais ça n'excuse rien.

On est un autre, drôle de jeu.

(je ne crédite pas l'image, c'est trop fastoche)

dimanche 1 janvier 2012

Bienvenue aux lectrices et lecteurs de Mémoires du Cargo

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Chers lecteurs de Mémoires du cargo de Padrig Moazon, les commentaires, ci-dessous, vous sont ouverts. N'hésitez pas à vous exprimer.


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Magnifique
Quelle douceur - quelle beauté
Le cargo glisse et vous emmène très loin dès le matin......
Un voyage inoubliable que je referai

Bidet (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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C'est un cargo envoûtant qui transporte l'âme au gré de la houle. Il m'a emmenée, toutes sensibilités dehors comme autant de voiles, légère. De paysages en parfums, de langueurs en mouvements, de douceurs en lenteurs, il avance, tangue et fait escale, figeant l' instant de vie comme sur pellicule, imprègne de sa tendresse ou de sa lassitude. Il effleure les courbes de la terre et de l'eau, amant mélancolique. Les phrases ondulantes et poétiques impriment les images, le temps et l'espace comme ces petits poèmes japonais. Passagère du cargo, je n'ai pas pu le quitter. Bonheur.

Kayenn (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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On lit les Mémoires du cargo comme on feuillette un album photos. Ce fut ma première impression à la lecture de ce recueil, le sentiment que Padrig Moazon a cherché, avant tout, à fixer ses mots comme on fixe une image, une scène, sur pellicule. D’ailleurs, l’usage de termes en rapport à la photographie, tels que mémoire photographique, dispositif, vient conforter cette idée. Et cette impression est d’autant plus forte quand un dernier vers, posé un peu en retrait, semble commenter et/ou illustrer l’image évoquée. De plus, le rythme de certains vers, court, bref, un peu sec, semble être un clic de l’auteur. Cependant, ces images ne sont pas aussi figées qu’elles le paraissent. Padrig Moazon sollicite nos sens et un bouquet de couleurs, de senteurs, de sons, nous transporte avec ce cargo dans ces voyages et ces escales. Sous nos yeux, les mots se meuvent et se transforment en paysages.

Nous découvrons alors ce que l’auteur a vu et ressentons son profond respect pour son environnement. Ce dernier est le personnage principal de ces mémoires et s’il y a mouvement, ce n’est pas celui du cargo, ni celui des hommes, mais bien celui de la Nature à laquelle le poète cède verbes et actions. Les îles élaborent des stratégies, le crabe s’interroge, le bigorneau est en colère…

La poésie de Padrig Moazon est profondément humaine, respectueuse de notre monde et surtout nous ramène à l’essentiel. L’homme doit rester humble. « La terre et la mer mettent leur problème en commun, l’homme ». Merci au poète. Du grand art !

Je crois que vous l’aurez compris, j’ai aimé.

Yasmina Teterel (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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Dès les premiers mots, j'ai su que j'aimerais les Mémoires du cargo, tant elles m'ont, d'emblée, par ses touches impressionnistes fait rêver. Présentées tel un journal de bord poétique, il me semble que Padrig Moazan renoue ou rejoint la tradition de ce grand poète voyageur d'autrefois que fut Pierre Loti. Du moins pour les souvenirs qu'il me laisse. Et comment ne pas avoir une pensée pour les croquis des carnets de voyages d'Eugène Delacroix ?

Véra (recopié d'un commentaire ci-dessous)


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(...) Sa dernière page tournée, il continue de naviguer en songes. Pour longtemps.

Philippe Simon in Ouest-France, le 8 juillet 2011.


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mardi 8 mars 2011

Infinis paysages - Véra : Flâneries

Flâneries

Les rues de ma ville, chaque fois que je m’y aventurais, s’auréolaient d’un halo doux, insolite et fascinant. C’était au siècle dernier...

Ô toi lecteur, qui me fait l’honneur de te pencher, devineras-tu de quelle ville il s’était agi ?

Alors suis-moi et regardons.
Tu veux bien ?
Imaginons...

Vers la droite, surélevé sur une douce colline, dominant un quartier engourdi par une vie immobile, se dresse, sombre, vétuste et vénérable, le dernier vestige d’une enceinte, offrant créneaux, mâchicoulis, serrures rouillées, portes criardes et fenêtres gémissantes...

De l’allée grise et large, ombragée d’arbres vieux comme les pierres, j’aperçois les pentes fléchissantes des toits ; les pignons dentelés ; les fumées ; le ciel lourd et bas que transperce une flèche hardie. Les vois-tu ?

Nous sommes sur le mont baptisé, autrefois ou naguère, par un amoureux des Muses.

Vois la vaste étoile de gazon frais rasé où fourmillent enfants aux cris aigres et doux. Un caillou vole ?
Cris, larmes
Un attroupement
S'en suit
Une boule écarlate sautille,
Roule, rebondit.
Les enfants courent et rient,
L’attrapent.
Plus de larmes
Ni de cris !

Entends comme le trottoir devient soudain sonore. Les pavés sont tout petits,
Déchaussés
Pointus
Mauves ?

Voici que nous frôlons le mur d’une chapelle fragile, tant elle ploie sous le poids des jours. Si ce n’est sous les larmes de tant de Madeleine qui vouent un culte à Rita, la Sainte, patronne des filles,
De joie !

Voici encore qu’une bâtisse d’allure ancienne, étonnée d’avoir survécu, elle aussi, précède tout un rang de très vielles maisons fort amusantes. Elles se rient, ces vieilles, de leurs balcons fleuris ; des lézardes des vieux plâtres ; de leurs vitres aux reflets verdâtres.

J'imagine que derrière cette massive et sombre porte cochère, une main à lourdes bagues tourne peut-être lentement une clé énorme, dure, grinçante ? Rouge, peut-être ? Tu souris ? Dans ta barbe ? Oui ! Ici c’est le rendez-vous des vieilles choses où j'aimais musarder...

Véra

Flâneries ? Celles d'une feuille d'écolière enfouie en son « bonheur-du-jour », legs de la tante Viette à Véra.

À paraître : Infinis paysages.

dimanche 6 mars 2011

Quinze jours, quinze poètes, dix-sept poèmes

Dès demain, jour après jour, jusqu'au 21 mars - deuxième jour de printemps – s'afficheront, sur les penchants du roseau, les infinis paysages de quinze poètes. C'est une invitation à les cueillir un à un à l'heure des premières rosées, ils seront ensuite reliés et rejoindront la collection des « petits penchants » en avril ou mai 2011.

Au bas de ces poèmes, la possibilité de commenter sera vivante, je vous demanderai de saisir cette occasion pour parler du poème ou d'échanger avec son auteur, de négliger tout autre sujet qui ne respecterait ni l'auteur ni ce qu'il expose.

Ces hors-sujet, vous pouvez les aborder au bas de ce billet.

Je tâcherai de ne pas interrompre cette exposition par un autre sujet – si pour une quelconque raison il m'arrivait de le faire, je jouerai avec les dates du billet pour qu'il n'apparaisse que brièvement en accueil de ce journal. Je reporte donc le gras du mardi à de futures calendes. Les publications de Descriptions - Jean-Yves, chevrier - Éric, potier, de Christine Lapostolle et de L'Homme qui plantait des arbres de Jean Giono se feront le 22 mars 2011.