Journal des penchants du roseau

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mardi 23 novembre 2010

Quel est son nom ? Libellule ou papillon ?

araignée

Je recherche une petite pochette en papier.

Rappelez-vous ! Ce papier translucide assez résistant, souvent utilisé naguère pour protéger les livres dans les bibliothèques publiques. Cela ressemble un peu au papier calque, mais bien plus souple.

Je recherche en fait son nom ; si je le connais, je pourrai certainement trouver des références.

Je dis une pochette, mais elles seront centaines, celles pour les fragiles « petits penchants », j’ai bien trouvé des pochettes transparentes, mais en matière plastique. À défaut je prendrai ça, mais je préfèrerais la modernité désuète du papier translucide ; le plastic me glace un peu.

Si vous savez son nom, nous l’appellerons ensuite, si tel est votre désir, libellule ou papillon.

Merci.

Réponse trouvée et donnée par Marie : du papier cristal ,et intéressante suggestion de Savina. Merci.

(photo : jmptophoto, licence creative common)

samedi 8 mai 2010

Bleu Terre - Abysse

Tu es une araignée muette dans l’arène de mars à décembre, un trait d’inconscience dans le silence de la mer, un plongeon dans le noir des phosphorescences, la lumière des abysses et la bise d’une fée. Le dé de la chance coule comme le murmure vague d’une raie. Depuis que, dans sa vie, cet homme a perdu les clefs du secret, le soleil s’absente... Pourtant, à l’est, les jours se lèvent. Dans sa nuit, la lave rouge transpire de cendre, brûle les arbres et transcende. Lui, il nage dans l’oubli, danse en folie, et pense aux chats qui s’amusent sous la pluie. L’île respire l’essence du lendemain, des fleurs mauves au parfum sauvage et l’espoir de croiser un oiseau-dauphin.

Voler vers un nuage de soie, enfin dormir dans ses bras, croire aux baisers de feu du dragon.

Aussi léger que peut l’être une plume, sortir de la misère, d’une solitude assassine.

Rire.

in Bleu Terre, Jean-François Joubert, 2010.

mardi 27 avril 2010

Bleu Terre - Terre minus

Une prairie de protection violette permet à une araignée de lumière de se protéger des tempêtes solaires. Des masses de protons, d’électrons, arrosent notre peau blanche et éclairent nos étoiles. Divine toile. Pas un artiste-peintre sur la Terre n’est capable de reproduire ce joli tableau… L’autoroute de protons navigue dans l’espace à grande vitesse et traverse des montagnes d’illusion, comme ma peine de te savoir lointaine. Mon corps s’expose et mon cœur explose si je pense à ma reine du silence, mon ex… piration s’arrête. La solitude me traverse comme un champ de chansons, il est difficile de trouver une raison pour survivre à un abandon. Heureusement, la vue d’une mer de feu rose incandescente me transmet sa force tranquille, et j’avance vers ce chemin inconnu qui mène à la fosse commune, ce lieu si sage, où le silence dort. Secrètement, j’aimerais que nous partagions cette route. Ton charme m’envoûte et je plane sur mes souvenirs d’Espagne. Tu vis en moi. Cette folie me berce, me transperce comme ces glaives de rayons. Je saigne et me sais si fragile, j’ai perdu le mode d’emploi pour sourire à la vie, depuis que tu as quitté le nid que je construisais en oubliant de dormir la nuit.

Combien d’étoiles brûlent pour que mes vœux s’exaucent ?

De pleines poignées identiques à ce sablier qui laisse le temps s’envoler...

Et mes rides construisent un rideau, un voile que tu voles, mon innocence. Sans partage, la vie n’est rien qu’un soupir, une île déserte qui transpire d’ennui. Moi, je voyage dans l’absolue certitude d’avoir rencontré ma sœur d’âme.

Oui, je suis fou !

in Bleu Terre, Jean-François Joubert, 2010.